Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


BOVE, Emmanuel – Un malentendu

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Nouvelles


Un malentendu

On retrouve dans Un malentendu (1930) un héros désabusé (François Vaillant) comme celui de Mes amis, de Le Pressentiment ou d’Un Raskolnikov et les mêmes analyses psychologiques réalistes et dépouillées… Emmanuel Bove fouille à merveille ses personnages.

La vie de trois hommes, le chirurgien Jean-Marie Formont, Pierre de Rissac (« Il y avait alors un contraste extraordinaire entre l’homme qu’il semblait être et le ton patelin de ses propos, le respect visible qu’il avait pour l’intelligence, la curiosité qu’il portait à des problèmes auxquels il eût semblé devoir être le dernier à trouver quelque intérêt. ») et notre héros François Vaillant est subordonnée aux caprices de Simone Henné :

« Simone Henné était la fille d’un petit fonctionnaire dont la vie méthodique avait plané sur elle pendant toute sa jeunesse. À force de s’être pliée aux habitudes d’autrui, d’avoir été obligée d’obéir, de respecter, le désir était né en elle d’avoir plus tard, elle aussi, des habitudes, de faire plier à son tour ceux qui dépendraient d’elle. Aussi était-elle, à présent, attentive à voir ses moindres désirs exaucés. La plus petite contrariété l’irritait. Il lui semblait chaque fois que tout avait été plus facile pour les autres que pour elle. Et l’aigreur qui s’était développée en elle au cours de son enfance lui rendait cette prétendue injustice insupportable, maintenant que sa beauté l’avait rendue indépendante. Car les hommes qu’elle avait connus, elle avait eu assez d’habileté pour s’arranger que chacun d’eux eût une situation de fortune supérieure au précédent. »

Illustration : George Barbier, La Gourmandise (1925).

Un malentendu.

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TWAIN, Mark – Les Peterkins et autres contes (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Nouvelles


Les professeurs de langues des Peterkins

Quatre-vingt cinq articles, contes, nouvelles de l’humoriste américain Mark Twain sont accessibles sur notre site.

Le recueil Les Peterkins et autres contes (1910) nous permet d’en allonger la liste.

Les Peterkins (d’après The Peterkin study the languages, de Lucretia Peabody Hale (1820-1900))
« Monsieur Perkins désirait des professeurs récemment débarqués en Amérique, et il revint un soir chez lui avec une liste complète des étrangers nouvellement arrivés. [...] Mme Peterkins objecta que sa maison ressemblerait à une tour de Babel ; elle en prit cependant son parti. »
Une histoire très drôle. Exemple : « Mais voici qu’une difficulté inattendue surgit lorsqu’ils mirent dans la même voiture le professeur russe et le professeur d’arabe ; ce dernier était Turc et portait un fez sur sa tête ; il s’assit au fond de la voiture. Ils se regardèrent de travers et s’invectivèrent chacun dans leur langue sans que M. Peterkins pût comprendre un traître mot. Était-ce du russe, était-ce de l’arabe ? »

Nos diplomates
« À toute réception d’une cour européenne, les représentants des puissances étrangères portent des uniformes qui les distinguent du commun des mortels et indiquent qu’ils personnifient leur patrie. Notre représentant au contraire s’exhibe dans une lugubre queue de pie noire qui n’évoque aucune idée de nationalité. Cette tenue se rencontre dans tous les pays, on pourrait la désigner sous le nom de « Chemise de nuit internationale ». »
Cette question est capitale pour Mark Twain comme le prouvent ces lignes désabusées :
« P. S. Vienne, le 10 janvier. — Je vois dans les télégrammes de ce matin que je ne suis pas désigné comme le nouvel ambassadeur à Vienne. J’en demeure plutôt surpris et ne sais que dire. »

L’Homme le plus méchant et le plus stupide de Turquie
« Il y avait un homme appelé Mustapha qui vivait près de la Porte d’Or ; il était très vieux, très riche ; sur le point de mourir il fit venir son fils et lui tint le langage suivant : Mon cher enfant, je vais mourir ; avant de vous quitter, je veux vous indiquer mes dernières volontés. Voici cent livres, vous les donnerez à l’homme le plus méchant que vous rencontrerez. Voici cent autres livres, vous les donnerez à l’homme le plus stupide que vous découvrirez. »

Traduction : François de Gail (1910).

> Écouter un extrait : Les Peterkins.

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DUMAS, Alexandre – Herminie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


Vincas Slendzinski - Portrait de dame (1878)

À 42 ans, Alexandre Dumas publie Herminie, qui contient, certes, quelques longueurs, comme le chapitre Le Lansquenet, mais est une nouvelle fulgurante et envoûtante, bien que peu connue parmi les œuvres de Dumas. Elle est précédée d’un avant-propos où l’auteur déplore l’incrédulité des lecteurs face à la vérité exposée dans les romans et qui ne manque pas de pertinence.

Édouard, jeune Parisien oisif, mène une vie de plaisirs et de légèreté entre sa maîtresse Marie et ses cours de droit. Jusqu’à sa rencontre avec une mystérieuse femme, qui lui avoue tout à la fois sa passion et sa furieuse singularité : son amour est absolu et peut se changer en haine mortelle si Édouard…

Les titres des six chapitres sont parlants et la fin est tragique.

Illustration : Vincas Slendzinski, Portrait de dame (1878).

> Écouter un extrait : 01. Avant-propos.

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AHIKAR – Une pêche miraculeuse

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 49min | Genre : Nouvelles


Carpes

« Nous allions souvent pêcher à Chécy, non loin de la cale à Girard. La cale à Girard était un ancien bassin de radoub, construit au XIXe siècle pour réparer les bateaux. Il y avait belle lurette que tout ça était à l’abandon, envahi par des herbes bien plus hautes que nous. Quand nous arrivâmes, un parigot était déjà là, installé pile à notre emplacement habituel… »

Je dédie ce récit à M. René Depasse pour toutes ses lectures, et plus particulièrement celle de La Célèbre Grenouille sauteuse du comté de Calaveras. Depuis qu’il m’a fait découvrir ce récit truculent de Mark Twain, je n’ai eu de cesse d’y revenir et l’envie d’écrire une farce me taraudait.

P.-S. : La verve de Rémi, un des protagonistes de l’histoire, apparaîtra sans doute assez crue à certains. Cela n’engage bien sûr que l’auteur.

Une pêche miraculeuse.

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DORSENNE, Jean – Un parfum dans la nuit

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 25min | Genre : Nouvelles


Jean Dorsenne

Jean Dorsenne, pseudonyme d’Étienne Troufleau (1892-1945) est un poète et romancier spécialisé dans la littérature exotique et coloniale. De nombreux séjours en Océanie et en Polynésie ont inspiré cet auteur né à Constantine.

Un parfum dans la nuit raconte les malheurs causés par une femme fatale à un pauvre homme, héros en imagination et hanté dès son enfance par le goût de l’exotisme et le désir de l’aventure. Il rencontre, dans un cabaret louche, Conchita, la femme qui incarne ses rêves. Cette « Javanaise » est en fait née à Belleville, s’appelle Margot et l’histoire amusante que l’auteur nous présente est une satire de la manie de l’exotisme qui sévit en France dans les années 1930. (Rappelons-nous l’Exposition coloniale qui s’est tenue à Paris du 6 mai au 15 novembre 1931, à la porte Dorée et sur le site du bois de Vincennes (Entrée 3 francs))

Si Dorsenne s’attache tant à son héros, c’est qu’il est lui aussi hanté par ces pays inconnus qui le font rêver :

« Sur la cheminée de la chambre à coucher, je trouvais, comme il y en a dans tous les logis des ports de mer, de grandes coquilles dont l’orifice dentelé me paraissait contenir des trésors fabuleux. Je les appliquais contre mon oreille et j’entendais aussitôt le sourd mugissement du ressac marin. La poussière recouvrait une touffe de corail et un oursin séché. Dans le salon, je ne cessais de regarder, ici un personnage maladroitement taillé dans une racine, là un bouddha pensif en bronze noirci. Ici, sous les vitres embrouillées d’une armoire, des ivoires de toutes sortes, des coupes de jade, des brûle-parfums hindous en cuivre guilloché, mille bibelots dont la provenance faisait vagabonder sur des mers tropicales mon cerveau exalté, s’offraient à ma curiosité. »

Avec l’aimable autorisation de M. Dominique Troufleau.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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HERVILLY, Ernest (d’) – Histoires divertissantes (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 8min | Genre : Nouvelles


Un bourdon

Quelques indications sur l’auteur, ami de Verlaine, Rimbaud et Hugo, vous attendent dans la première sélection des Histoires divertissantes (1876).

Moins célèbre que ses amis, Ernest d’Hervilly fut pourtant très prolifique et ses Histoires divertissantes atteignent la quarantaine.

Cueillette d’aujourd’hui :

- La Femme sans tête,
- La Dernière Heure,
- Un singulier personnage,
- Pour parler d’autre chose,
- Le Vent d’automne.

« Et vous qui, le menton sur la paume de la main, vous laissez quelquefois aller à remonter le courant de l’âge, écoutez-moi. Ma voix sera douce, elle traversera votre rêverie sans vous en tirer cruellement yeux à demi fermés, ma voix fera-t-elle sa partie avec grâce dans le concert qui vibre au fond de vos âmes. »

> Écouter un extrait : La Femme sans tête.

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SAND, George et SANDEAU, Jules – La Fille d’Albano

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


George Sand et Jules Sandeau

Richard est un roman de Jules Sandeau (1811-1883), La Mare au diable est due à George Sand et La Fille d’Albano est une nouvelle ébauchée par l’un, refaite par l’autre à l’époque de leur liaison et signée J. S. (Jules Sand).

Le sujet est le dilemme entre la vie bourgeoise exigée d’une jeune fille par le mariage et les nécessités de la création artistique qui demandent à une femme d’être libre.

La ravissante Italienne Laurence est sur le point de se marier ; Carlos, à la fois son père, son frère, son maître en peinture, la dissuade.

« Reste, reste, disait le peintre en la pressant sur son sein, et ses larmes tombaient sur la tête de la fiancée. Enfant, ajouta-t-il, enfant qui veux une famille ! Eh ! n’as-tu pas le monde ? Toi qui l’avais adopté pour patrie, le trouves-tu trop vaste ? déborde-t-il ton âme ? Que fait au Bohémien la terre qu’il foule de ses pas vagabonds, le ciel sous lequel repose sa tête indépendante ? La terre n’est-elle pas à lui ? tous les lieux n’ont-ils pas du soleil ? Ainsi l’artiste ; il a l’univers pour famille ; sa patrie, c’est le sol qui l’inspire. Et puis tu te plains d’être seule… Seule, ingrate ! et Carlos ? et ton frère ?…  »

Connaissez-vous la toile d’Horace Vernet qui représente cette fille d ‘Albano ? Le fiancé éconduit l’a vue, lui !

Illustration : Portrait de George Sand par Alfred de Musset (1833)Portrait de Jules Sandeau par George Sand (1831).

La Fille d’Albano.

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ANDREÏEV, Leonid – En attendant le train – La vie est belle pour les ressuscités

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Mikalojus Ciurlonis - Cimetière lituanien (1909)

Plusieurs nouvelles d’Andreïev sont accessibles aujourd’hui, qui ne l’étaient pas quand furent ici enregistrés C’était… en 2009, ou À Sabourovo en 2014.

En attendant le train nous décrit le comportement de quelques voyageurs patientant dans une petite gare. On y apprend, entre autres, que l’accès des compartiments était interdit, en Russie, aux individus en état d’ébriété !

La vie est belle pour les ressuscités commence ainsi :

« Vous est-il arrivé de vous promener dans des cimetières ?
Dans ces coins de terre emmurés, étroits et paisibles, pleins d’herbe épaisse, il y a une poésie troublante et toute particulière.
Jour après jour, on y amène de nouveaux morts ; l’énorme ville bruyante et grouillante est déjà tout entière transportée là, et la cité renouvelée attend son tour d’y venir. »

et se continue par :

« Mais que les morts ressuscitent ! Ouvrez-vous, tombeaux maussades, anéantissez-vous, pesants monuments, fendez-vous, grillages de fer !
Ne fût-ce que pour un jour, que pour un instant, rendez la liberté à ceux que vous étouffez de votre poids et de vos ténèbres !
Vous croyez qu’ils sont morts ? Erreur, ils vivent ! Ils se taisaient, mais ils sont vivants.
Vivants !
Laissez-les voir le rayonnement du ciel bleu et sans nuage, aspirer l’air pur du printemps, s’enivrer de chaleur et d’amour. »

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Mikalojus Ciurlonis, Cimetière lituanien (1909).

En attendant le train.

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