Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


HERVILLY, Ernest (d’) – Histoires divertissantes (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 8min | Genre : Nouvelles


Un bourdon

Quelques indications sur l’auteur, ami de Verlaine, Rimbaud et Hugo, vous attendent dans la première sélection des Histoires divertissantes (1876).

Moins célèbre que ses amis, Ernest d’Hervilly fut pourtant très prolifique et ses Histoires divertissantes atteignent la quarantaine.

Cueillette d’aujourd’hui :

- La Femme sans tête,
- La Dernière Heure,
- Un singulier personnage,
- Pour parler d’autre chose,
- Le Vent d’automne.

« Et vous qui, le menton sur la paume de la main, vous laissez quelquefois aller à remonter le courant de l’âge, écoutez-moi. Ma voix sera douce, elle traversera votre rêverie sans vous en tirer cruellement yeux à demi fermés, ma voix fera-t-elle sa partie avec grâce dans le concert qui vibre au fond de vos âmes. »

> Écouter un extrait : La Femme sans tête.

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SAND, George et SANDEAU, Jules – La Fille d’Albano

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


George Sand et Jules Sandeau

Richard est un roman de Jules Sandeau (1811-1883), La Mare au diable est due à George Sand et La Fille d’Albano est une nouvelle ébauchée par l’un, refaite par l’autre à l’époque de leur liaison et signée J. S. (Jules Sand).

Le sujet est le dilemme entre la vie bourgeoise exigée d’une jeune fille par le mariage et les nécessités de la création artistique qui demandent à une femme d’être libre.

La ravissante Italienne Laurence est sur le point de se marier ; Carlos, à la fois son père, son frère, son maître en peinture, la dissuade.

« Reste, reste, disait le peintre en la pressant sur son sein, et ses larmes tombaient sur la tête de la fiancée. Enfant, ajouta-t-il, enfant qui veux une famille ! Eh ! n’as-tu pas le monde ? Toi qui l’avais adopté pour patrie, le trouves-tu trop vaste ? déborde-t-il ton âme ? Que fait au Bohémien la terre qu’il foule de ses pas vagabonds, le ciel sous lequel repose sa tête indépendante ? La terre n’est-elle pas à lui ? tous les lieux n’ont-ils pas du soleil ? Ainsi l’artiste ; il a l’univers pour famille ; sa patrie, c’est le sol qui l’inspire. Et puis tu te plains d’être seule… Seule, ingrate ! et Carlos ? et ton frère ?…  »

Connaissez-vous la toile d’Horace Vernet qui représente cette fille d ‘Albano ? Le fiancé éconduit l’a vue, lui !

Illustration : Portrait de George Sand par Alfred de Musset (1833)Portrait de Jules Sandeau par George Sand (1831).

La Fille d’Albano.

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ANDREÏEV, Leonid – En attendant le train – La vie est belle pour les ressuscités

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Mikalojus Ciurlonis - Cimetière lituanien (1909)

Plusieurs nouvelles d’Andreïev sont accessibles aujourd’hui, qui ne l’étaient pas quand furent ici enregistrés C’était… en 2009, ou À Sabourovo en 2014.

En attendant le train nous décrit le comportement de quelques voyageurs patientant dans une petite gare. On y apprend, entre autres, que l’accès des compartiments était interdit, en Russie, aux individus en état d’ébriété !

La vie est belle pour les ressuscités commence ainsi :

« Vous est-il arrivé de vous promener dans des cimetières ?
Dans ces coins de terre emmurés, étroits et paisibles, pleins d’herbe épaisse, il y a une poésie troublante et toute particulière.
Jour après jour, on y amène de nouveaux morts ; l’énorme ville bruyante et grouillante est déjà tout entière transportée là, et la cité renouvelée attend son tour d’y venir. »

et se continue par :

« Mais que les morts ressuscitent ! Ouvrez-vous, tombeaux maussades, anéantissez-vous, pesants monuments, fendez-vous, grillages de fer !
Ne fût-ce que pour un jour, que pour un instant, rendez la liberté à ceux que vous étouffez de votre poids et de vos ténèbres !
Vous croyez qu’ils sont morts ? Erreur, ils vivent ! Ils se taisaient, mais ils sont vivants.
Vivants !
Laissez-les voir le rayonnement du ciel bleu et sans nuage, aspirer l’air pur du printemps, s’enivrer de chaleur et d’amour. »

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Mikalojus Ciurlonis, Cimetière lituanien (1909).

En attendant le train.

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TINAN, Jean (de) – Annotation sentimentale

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Annotation sentimentale

« J’écrivis un soir ces pages pour une jeune femme très blonde qui collectionne des échantillons d’écriture, mais j’ai préféré les donner à un ami – parce que nous avons tous un peu les mêmes peines. »

Jean de Tinan, mort à 24 ans en 1898, est l’auteur d’Érythrée que nous avons accompagné d’une courte biographie. Jeune Casanova, passionné par les problèmes touchant à l’amour et à l’érotisme, il philosophe avec élégance :

« Bien des jeunes gens – Madame – ont aujourd’hui cette habitude fâcheuse de disserter sans précision sur la métaphysique d’amour : combien souvent ils se contredisent eux-mêmes. »

« Nous ne savons pas penser à l’amour, il y faut d’extraordinaires musiques, des fugues envolées et des arpèges lents. Nous comprenons presque, aux heures de demi-inconscience où nous échappons un peu à la tyrannie des sensations, lorsque le passé et le présent nous gênent moins, – alors seulement se précisent des représentations pieusement enfantines : murmurer son nom, écarter doucement ses mains pour adorer son regard, recevoir d’elle, d’elle ! – nous imaginons mal l’éblouissant mélange de la volupté et de l’amour. »

« Devrons-nous ainsi ricocher de cœur en cœur et de chair en chair jusqu’à l’apaisement d’un néant ou l’effarement d’un au-delà ! – l’effarement : car peut-être ne songeons-nous si souvent à la possibilité d’un ineffable devenir d’amour que parce que nous parvenons mal à y croire, et nous ne parvenons pas non plus à croire en l’anéantissement simple des personnalités ; nos souffrances d’amour sont comme des reflets de nos girations métaphysiques, seulement cela ne nous apparaît pas très nettement, parce qu’il y a rarement simultanéité. »

« Flirt ! – jeune dieu souriant, ceux-là seul médiront de toi qui ont mal connu ces joies factices et véritables ; tu marches indulgent appuyant doucement tes belles mains contre les lèvres qui les implorent – et tu sais que dans nos cœurs nous t’avons élevé des autels. Ce soir, il te plaira que nous allions en longues théories lentes sous les péristyles fleuris de tes temples en faisant semblant de nous aimer… »

Écoutons en souriant l’Annotation sentimentale (1921, posthume).

Dans Penses-tu réussir !!, le premier roman de Tinan, Mallarmé avait salué une nouvelle Éducation sentimentale.

Annotation sentimentale.

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WHARTON, Edith – Les Metteurs en scène

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Les Metteurs en scène

Jean Le Fanois mène la vie assommante et équivoque de « metteur en scène », de lanceur de nouveaux riches dans le monde parisien. De grosses pertes au jeu avaient sérieusement entamé sa modeste fortune. Il noua rapidement des relations avec un riche Américain qui le chargea de décorer son hôtel. Il toucha de fortes commissions de la part des antiquaires et brocanteurs. Après la mort de son mécène, il devint le conseiller attitré des Américains désireux de dépenser leurs millions au profit des oisifs parisiens.

Au cours de ses recherches, il rencontre miss Blanche Lambert, qui vit, comme lui, aux dépens d’une veuve milliardaire qui rêve d’un beau mariage. Très vite, les deux jeunes gens lui trouvent un mari digne de ses exigences.

Leur association continue à bien fonctionner. Ils lancent de riches bienfaiteurs dans le monde des aristocrates français ruinés.

Un jour, ils font la connaissance de deux riches et naïves Américaines, Mrs et Miss Smithers. La mère rêve d’un beau mariage pour sa fille. Jean le Fannois trouve rapidement un prétendant, un charmant jeune duc.

Les Metteurs en scène.

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MADELINE, Jean – Monsieur Chefdor

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


Monsieur Chefdor

Monsieur Chefdor est une amusante nouvelle de Madeline, dans laquelle le héros évoque immanquablement le Tartarin de Daudet, mais il est collectionneur plutôt que chasseur ! Il ne fallait surtout pas toucher à « sa » Fausta, petite pièce de monnaie représentant l’impératrice Fausta Maxima Flavia qui joue un rôle capital dans cette savoureuse histoire de petite ville, contée comme Luce Magali.

M. Chefdor était un homme extraordinaire par sa parole. « Son langage était toujours abondant et choisi. Sa conversation était une conférence, par les nobles périodes où elle se déroulait, et par l’unité où elle savait se maintenir. Car elle ne se fractionnait pas en mots épars, en menus épisodes, comme c’est l’habitude dans les salons modernes où les paroles légères sautillent autour des tasses de thé, se posent pour becqueter une miette de biscuit, et s’envolent, pareilles à des moineaux furtifs. M. Chefdor abordait un sujet, et ne le quittait plus d’une heure. Il ne l’aurait pas quitté de tout le jour, car il ne s’épuisait ni ne se fatiguait jamais. Mais ses auditeurs se fatiguaient beaucoup. »

Illustration : Monnaie de Fausta Maxima Flavia (IVe siècle).

Monsieur Chefdor.

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POE, Edgar Allan – Le Domaine d’Arnheim

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Le Domaine d'Arnheim

La nouvelle d’Edgar Poe Le Domaine d’Arnheim traduite en 1847 par Baudelaire dut séduire son traducteur par les problèmes qu’elle soulevait.

Le Domaine d’Arnheim, nom allemand, est l’équivalent de Home of the eagle, La Maison de l’aigle. Il s’agit d’un château et d’un jardin-paysage fictif des États-Unis ; Poe, dans une première partie, expose des réflexions sur les rapports de l’homme et de la nature et, dans la seconde, nous fait goûter les délices de ce jardin idyllique.
Un critique écrit : « La ville, la route d’eau, la végétation luxuriante… Le Domaine d’Arnheim est d’une souplesse déliée, d’une variété de tracés et de couleurs qui mêlent au romantisme du Voyage la fantastique et constante découverte de sites décalés et protégés, nostalgiques et rêveurs des Jardins de Babylone. »
Le bonheur que l’on peut trouver dans le pré, chantera plus tard Paul Fort, le héros le trouve dans ce domaine.

« Et je ne me sers pas ici du mot prospérité dans son sens purement mondain. Je l’emploie comme synonyme de bonheur. La personne dont je parle semblait avoir été créée pour symboliser les doctrines de Turgot, de Price, de Priestley et de Condorcet, – pour fournir un exemple individuel de ce que l’on a appelé la chimère des perfectionnistes. Dans la brève existence d’Ellison, il me semble que je vois une réfutation du dogme qui prétend que dans la nature même de l’homme gît un principe mystérieux, ennemi du bonheur. »

La lecture est souvent difficile, tant, parfois, les avalanches verbales déferlent dans cette prose qui annonce,vingt ans plus tard, les Chants de Maldoror. Jugez en :

« Toutes mes réflexions sur ce sujet reposaient sur cette idée, que l’intention primitive de la nature devait avoir disposé la surface de la terre de manière à satisfaire en tout point le sentiment humain de la perfection dans le beau, le sublime ou le pittoresque ; mais que cette intention primitive avait été déjouée par les perturbations géologiques connues ; – perturbations qui avaient été ressenties par les formes et les couleurs, dans la correction et le mélange desquelles gît l’âme de l’art. Mais la force de cette idée se trouvait très-affaiblie par la nécessité conséquente de considérer ces perturbations comme anormales et destituées de toute espèce de but. »

Illustration : Le Domaine d’Arnheim (1883).

Le Domaine d’Arnheim.

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PROUST, Marcel – La Fin de la jalousie

Donneuse de voix : Gaëlle | Durée : 51min | Genre : Nouvelles


Claude Monet - Déjeuner sur l'herbe

Profondément épris de Françoise Seaunes, Honoré de Tenvres s’émeut sans cesse de cet amour passionné et tendre. Mais il se trouve brutalement plongé dans les tourments de la jalousie et du doute. Sa vie s’en trouve bouleversée, jusqu’à son dernier jour.
Cette nouvelle, extraite du recueil Les Plaisirs et les jours publié en 1896, annonce les plus belles pages d’À la recherche du temps perdu.
La lecture est accompagnée des Gymnopédies d’Erik Satie.

Illustration : Claude Monet, Le Déjeuner sur l’herbe (1865-1866).

Licence Creative Commons

La Fin de la jalousie.

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