Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


ANDRÉAS – La Misère

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Théophile-Alexandre Steinlen - Misère (1896)

Andréas (alias Gabriel Roux, 18.-18.) est un inconnu. Peut-être est-il l’auteur d’une autre œuvre que La Misère, émouvant témoignage sobrement rédigé en 1841 qui fit moins de bruit littéraire que l’élection, la même année, de Victor Hugo à l’Académie française ou le succès de La Rabouilleuse et du Curé de village de Balzac.

La Misère s’achève par :

« Auguste, en sortant de l’hôpital, ne retrouva plus sa mère ; mais il sait qu’il a sur la terre des frères et des sœurs. Auguste est ouvrier compositeur. Puisse-t-il ne point faire défaut à la tâche qu’il a reçue de la destinée, en se souvenant que la sienne n’a été autre que par une faveur spéciale de cette Providence qui le fit entrer… à l’hôpital.

Voilà cette vie de Paris si brillante et si parée. Écrivains, artistes, qui avez de l’or au bout de la plume ou du pinceau, montrez-nous-en la médaille ; pour vous, au contraire, heureux du siècle, souffrez parfois qu’on vous en montre le revers. »

Il y a aujourd’hui des bureaux de bienfaisance, inexistants sous Louis Philippe, mais « le revers de la médaille » n’a pas disparu…

Illustration : Théophile-Alexandre Steinlen, Misère (1896).

La Misère.

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ANDREÏEV, Léonid – Le Cadeau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Jean Geoffroy - Jour de visite à l'hôpital

L’alcoolisme est dénoncé comme la cause de la remise trop tardive du cadeau, par Léonid Andreïev dans cette navrante histoire Le Cadeau (1901).

« L’enfant était mort solitaire, oublié, tel un petit chien jeté à l’égout. La veille encore, il aurait pu voir le cadeau de ses yeux qui s’éteignaient ; son cœur enfantin en aurait été réjoui, son âme se serait envolée vers le ciel sans douleur, sans effroi, sans l’angoisse terrible de la solitude. »

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Jean Geoffroy, Jour de visite à l’hôpital (1889).

Le Cadeau.

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SAND, George – Trois Légendes rustiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières

Trois Légendes rustiques cueillies parmi les douze publiées par George Sand en 1853.

L’Avant-propos nous montre comment les légendes (berrichonnes en particulier) naissent chez les paysans :

« Là où règne la paix, la guerre, la peste ou le désespoir ont passé, terribles, à une époque quelconque de l’histoire des hommes. Le blé qui pousse a le pied dans la chair humaine dont la poussière a engraissé nos sillons. Tout est ruine, sang et débris sous nos pas, et le monde fantastique qui enflamme ou stupéfie la cervelle du paysan est une histoire inédite des temps passés. »

Les Demoiselles :

« [...] M. de La Selle ne permit jamais un mot contre la probité du défunt, et quand on parlait de ces choses sans respect en sa présence, il avait coutume de dire : « L’homme ne peut pas tout expliquer. Peut-être vaut-il mieux pour ici être sans reproche que sans croyance. »»

Les Pierres sottes, ou Les Pierres caillasses :

« Nous avons vu quelquefois de ces pierres appelées pierres-caillasses ou pierres-sottes. Ce sont de vraies pierres de calcaire caverneux, dont les trous nombreux et irréguliers donnent facilement l’idée de figures monstrueuses. Quand les inspecteurs des routes les rencontrent à leur portée, ils les font briser et elles n’ont que ce qu’elles méritent. »

Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières :

« Autour des mares stagnantes et des sources limpides, dans les bruyères comme au bord des fontaines ombragées dans les chemins creux, sous les vieux saules comme dans la plaine brûlée du soleil, on entend, durant la nuit, le battoir précipité et le clapotement furieux des lavandières fantastiques. Dans certaines provinces, on croit qu’elles évoquent la pluie et attirent l’orage en faisant voler jusqu’aux nues, avec leur battoir agile, l’eau des sources et des marécages. Il y a ici confusion. L’évocation des tempêtes est le monopole des sorciers connus sous le nom de meneux de nuées. Les véritables lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelque objet qui ressemble à du linge mouillé, mais qui, vu de près, n’est qu’un cadavre d’enfant. »

Illustration : Les Laveuses de nuit, ou Les Lavandières, par Maurice Sand (1858).

> Écouter un extrait : Avant-propos.

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WHARTON, Edith – Les Marocaines chez elles

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Eugène Delacroix - Femmes d'Alger dans leur appartement

Dans cette nouvelle, Edith Wharton nous emmène dans des palais marocains du début du 20ème siècle. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, ce sont plutôt des souvenirs de son voyage et de l’accueil chaleureux des Marocains. L’auteure nous fait rêver en nous présentant les belles Marocaines, en costumes des Mille et une nuits, et tout le raffinement des harems de cette époque, assez différente de celle d’aujourd’hui.

Nous retrouvons tout le talent d’Edith Wharton et un agréable dépaysement dans l’espace et le temps.

Illustration : Eugène Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement (1834).

Traduction anonyme (1918).

> Écouter un extrait : Chapitre 1.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – Deux Contrats – Les Batteuses d’hommes – Krach en amour

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Les Batteuses d'hommes

Nombreux sont les critiques qui ont essayé de bien cerner le « masochisme ». Retenons celui de Gilles Deleuze : « Les goûts amoureux de Leopold von Sacher-Masoch sont célèbres ; jouer à l’ours, ou au bandit ; se faire chasser, attacher, se faire infliger des châtiments, des humiliations et même de vives douleurs physiques par une femme opulente en fourrure et au fouet ; se travestir en domestique, accumuler les fétiches et les travestis ; faire paraître de petites annonces, passer « contrat » avec la femme aimée, au besoin la prostituer. »
Nous en avons quelques exemples dans nos 13 textes enregistrés.

Le Contrat entre Wanda (sa femme) et Leopold von Sacher-Masoch :

« Renonciation tout à fait absolue à votre moi.
Hors la mienne, vous n’avez pas de volonté.
Vous êtes entre mes mains un instrument aveugle, qui accomplit tous mes ordres sans les discuter. Au cas où vous oublieriez que vous êtes mon esclave et où vous ne m’obéiriez pas en toutes choses absolument, j’aurai le droit de vous punir et de vous corriger selon mon bon plaisir, sans que vous puissiez oser vous plaindre. »

et le Contrat entre Madame Fanny de Pistor (une liaison) et Leopold de Sacher-Masoch :
« Sur sa parole d’honneur, M. Leopold van Sacher-Masoch s’engage à être l’esclave de Mme de Pistor et à exécuter absolument tous ses désirs et ordres et cela pendant six mois. »

sont on ne peut plus explicites !

Pour illustrer ces relations hommes-femmes, Les Batteuses d’hommes et Krach en amour compléteront notre connaissance du vrai masochisme.

Traduction anonyme (1906).

> Écouter un extrait : Contrat entre Wanda et Sacher-Masoch.

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ERCKMANN-CHATRIAN – L’Œil invisible, ou L’Auberge des trois-pendus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


L’Œil invisible, ou L'Auberge des trois-pendus

L’Œil invisible, ou L’Auberge des trois-pendus est une nouvelle publiée en 1859 par le tandem Erckmann et Chatrian.

« La nuit était calme. Des milliers d’étoiles scintillaient dans l’étendue. Un instant je contemplai ce spectacle sublime, et des paroles de prière me vinrent naturellement aux lèvres. Mais jugez de ma stupeur, quand, abaissant les yeux, je vis un homme pendu à la tringle de l’enseigne du Bœuf-Gras, les cheveux épars, les bras roides, les jambes allongées en pointe et projetant leur ombre gigantesque jusqu’au fond de la rue !
L’immobilité de cette figure sous les rayons de la lune avait quelque chose d’affreux. Je sentis ma langue se glacer, mes dents s’entrechoquer. J’allais jeter un cri ; mais, je ne sais par quelle attraction mystérieuse, mes yeux plongèrent plus bas, et je distinguai confusément la vieille accroupie à sa fenêtre, au milieu des grandes ombres, et contemplant le pendu d’un air de satisfaction diabolique. »

Tel est le climat de cette histoire qui a pour cadre Nuremberg.

L’Œil invisible, ou L’Auberge des trois-pendus.

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WHARTON, Edith – Verdict

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Georg Friedrich Kersting - Caspar David Friedrich dans son atelier

Verdict est une nouvelle du recueil Les Metteurs en scène, d’Edith Wharton.

Le narrateur, invité chez Gisburn, peintre à la mode, se demande pourquoi cet artiste a renoncé tout d’un coup à la peinture et a banni de sa maison toutes ses toiles.

Accuser sa femme? Ce serait trop simple.

S’agirait-il d’une rencontre entre un « peintre un peu au-dessous de la moyenne » avec une esquisse réalisée par un génie de la peinture ?

Edith Wharton nous montre ici une autre facette de son immense talent.

Traduction : Jane Chalençon (1861-1919).

Verdict.

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CERVANTES, Miguel (de) – La Force du sang

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Nouvelles


La Fuerza de la sangre

La Force du sang (La Fuerza de la sangre) est l’une des Nouvelles exemplaires publiées par Miguel de Cervantes en 1613.

Au début, le jeune Rodolphe, riche et impétueux, viole, à Tolède, Léocadie, jeune fille de 16 ans qui s’évanouit « et ne put voir qui l’emportait ni où il l’emportait ».
« Audacieux jeune homme, lui dit-elle,  car tes actions font assez voir que tu as peu d’âge, je te pardonne l’offense que tu m’as faite, pourvu seulement que tu me promettes, que tu me jures, qu’ainsi que tu l’as cachée, dans cette obscurité, tu la cacheras dans un perpétuel silence sans en rien dire à personne. »

À la fin de l’histoire, suite à un second évanouissement dû à une tout autre cause, Léocadie connaît le bonheur du mariage… et pourtant les acteurs n’ont pas changé.

La nouvelle vous permettra de tout comprendre.

Traduction : Louis Viardot (1800-1883).

Illustration : Luis Paret y Alcázar, La Fuerza de la sangre (XVIIIe).

La Force du sang.

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