Livres audio gratuits de la catégorie 'Philosophie' :


VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Tout est bien – Sens commun

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Philosophie


Mylord Bolingbroke

Ironie et philosophie dans ces deux mises au point du Dictionnaire philosophique de Voltaire.

Tout est bien

Selon Épicure
« Ou Dieu veut ôter le mal de ce monde, et ne le peut : ou il le peut, et ne le veut pas ; ou il ne le peut, ni ne le veut ; ou enfin il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut pas, c’est impuissance, ce qui est contraire à la nature de Dieu ; s’il le peut et ne le veut pas, c’est méchanceté, & cela est non moins contraire à sa nature ; s’il ne le veut ni ne le peut, c’est à la fois méchanceté & impuissance ; s’il le veut et le peut (ce qui seul de ces parties convient à Dieu), d’où vient donc le mal sur la terre ? »

Sens commun

« Cet homme n’a pas le sens commun, est une grosse injure. Cet homme a le sens commun, est une injure aussi ; cela veut dire qu’il n’est pas tout-à-fait stupide, et qu’il manque de ce qu’on appelle esprit. Mais d’où vient cette expression sens commun, si ce n’est des sens ? Les hommes quand ils inventèrent ce mot faisaient l’aveu que rien n’entrait dans l’ame que par les sens, autrement, auraient-ils employé le mot de sens pour signifier le raisonnement commun ? »

Illustration : Charles d’Agar, Portrait de Henry St John, 1st Viscount Bolingbroke (1678).

Tout est bien.

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MACHIAVEL, Nicolas – Le Prince

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 3h 52min | Genre : Philosophie


Machiavel

Le Prince est un traité politique écrit au début du XVIème siècle par Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin, qui montre comment devenir prince et le rester, analysant des exemples de l’histoire antique et de l’histoire italienne de l’époque. Parce que l’ouvrage ne donnait pas de conseils moraux au prince comme les traités classiques adressés à des rois, et qu’au contraire il conseillait dans certains cas des actions contraires aux bonnes mœurs, il a été souvent accusé d’immoralisme, donnant lieu à l’épithète « machiavélique ». Cependant, l’ouvrage a connu une grande postérité et a été loué et analysé par de nombreux penseurs. (Wikipédia)

« Je crois que la raison de cela est dans l’emploi bon ou mauvais des cruautés. Les cruautés sont bien employées (si toutefois le mot bien peut être jamais appliqué à ce qui est mal), lorsqu’on les commet toutes à la fois, par le besoin de pourvoir à sa sûreté, lorsqu’on n’y persiste pas, et qu’on les fait tourner, autant qu’il est possible, à l’avantage des sujets. Elles sont mal employées, au contraire, lorsque, peu nombreuses dans le principe, elles se multiplient avec le temps au lieu de cesser. [...] » (Extrait du Chapitre VIII).

Il es étonnant de constater que les principes décrits par Machiavel s’ils sont lus avec une certaine perspective peuvent tout à fait être appliqués aujourd’hui dans de nombreux domaines… la cruauté mise à part !

Traduction : Jean-Vincent Péries (1785-1829).

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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ÉGALITÉ selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Philosophie


Égalité

Voltaire, dans l’article Égalité du Dictionnaire philosophique :

« Il est impossible dans notre malheureux globe que les hommes vivant en société ne soient pas divisés en deux classes, l’une de riches qui commandent, l’autre de pauvres qui servent ; & ces deux se subdivisent en mille, & ces mille ont encor des nuances différentes. »

Article Égalité naturelle de L’Encyclopédie :

« L’égalité naturelle ou morale est donc fondée sur la constitution de la nature humaine commune à tous les hommes, qui naissent, croissent, subsistent, & meurent de la même maniere.
Puisque la nature humaine se trouve la même dans tous les hommes, il est clair que selon le droit naturel, chacun doit estimer & traiter les autres comme autant d’êtres qui lui sont naturellement égaux, c’est-à-dire qui sont hommes aussi bien que lui. »

+ « Le malheur est la véritable égalité » (Victor Hugo, Actes et paroles)

Illustration : Égalité (1793-1794).

Égalité (Dictionnaire philosophique).

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Deuxième Section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 2h 28min | Genre : Histoire


MarxPortrait Capital1872

Livre premier : Le Développement de la production capitaliste – Deuxième Section : La Transformation de l’argent en capital (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872).

Dans cette seconde section entrent en scène le capitaliste et le travailleur, comme les deux pôles opposés mais indissociables d’un même processus : la transformation de l’argent en capital puis le mouvement illimité d’accroissement du capital.

C’est que, comme on le voit au chapitre 4, à côté du mouvement  « vendre pour acheter », qui permet l’acquisition de biens utiles et qui trouve sa limite dans la satisfaction des besoins, explose, à un certain moment, le mouvement antagonique de la circulation des marchandises « acheter pour vendre » qui lui, n’a pas de limite. Ce dernier se révèle être en fait…           « acheter pour vendre plus cher ». De là, la formation du capital s’accroissant sans cesse – et l’apparition du capitaliste qui est l’ « agent conscient » de son mouvement.

Mais d’où vient la « plus-value » par laquelle le capital s’accroît constamment ? Le chapitre 5 étudie la question de savoir s’il ne proviendrait pas d’un écart entre le prix et la valeur des marchandises, écart qui serait empoché par le capitaliste pendant l’achat ou la vente. Il aboutit à la négative.

L’origine de la plus-value est élucidée au chapitre 6 : elle s’explique par la libre rencontre, quoi que « historiquement déterminée », entre le possesseur d’argent et le possesseur d’une marchandise spéciale, la force de travail. Car la force de travail a la propriété de créer… plus de valeur qu’elle n’en vaut.

Vraiment ?

La valeur de la force de travail étant examinée ici, il ressort que c’est bien en payant toutes les marchandises, y compris la force de travail, à leur valeur (en moyenne), que le capitaliste se trouve néanmoins posséder plus de valeur qu’il n’en a payé et que, dans la circulation, l’argent se transforme en capital.

Tout ceci se produit donc dans le respect le plus strict des « droits de l’homme et du citoyen ».

Si le « libre-échangiste vulgaire » s’en trouve satisfait, le possesseur de la force de travail, c’est-à-dire le travailleur, de son côté, bien que « libre »,  « juridi- quement égal » au capitaliste et « propriétaire » de sa « marchandise », se trouve « timide, hésitant, rétif, comme quelqu’un qui a porté sa propre peau au marché, et ne peut plus s’attendre qu’à une chose : à être tanné. »

Cette version audio est disponible ici avec ou sans les notes. Sans les notes, l’écoute est réduite à 1h33.

Une confrontation a été réalisée dans une « note de la donneuse de voix » avec la traduction de l’édition Quadrige, sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre, pour un court passage du chapitre 5 (65 mots).

Traduction : Joseph Roy (18?- 18?)

Illustration : Karl Marx (Le Capital, édition française de 1872).

> Écouter un extrait : Chapitre 04.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Lecteur et Lecteur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Philosophie


Adalbert von Rössler - Horace (1922)

L’article Lecteur de L’Encyclopédie définit celui que nous sommes et le lecteur « professionnel » du temps des Grecs et des Romains.

I

« Nous lisons un ouvrage, & nous n’en jugeons que par le plus ou le moins de rapport qu’il peut avoir avec nos façons de penser. Nous offre t-il des idées conformes aux nôtres, nous les aimons & nous les adoptons aussi-tôt ; c’est-là l’origine de notre complaisance pour tout ce que nous approuvons en général. Un ambitieux, par exemple, plein de ses projets & de ses espérances, n’a qu’à trouver dans un livre des idées qui retracent avec un éloge de pareilles images, il goûte infiniment ce livre qui le flatte. »

II
« Atticus ne mangeoit jamais chez lui en famille, ou avec des étrangers, que son lecteur n’eût quelque chose de beau, d’agréable & d’intéressant à lire à la compagnie ; de sorte, dit Cornelius Népos, qu’on trouvoit toujours à sa table le plaisir de l’esprit réuni à celui de la bonne chere. Les historiens, les orateurs, & sur-tout les poëtes étoient les livres de choix pendant le repas, chez les Romains comme chez les Grecs. »

Illustration : Adalbert von Rössler, Horace (1922).

Lecteur et Lecteur.

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NORMAND, Jacques – Des passions humaines – Petits conseils que nul ne suivra

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Philosophie


Jacques Normand

Jacques Normand (1848-1931), poète parisien, dramaturge, essayiste, romancier est l’auteur de Pensées de toutes les couleurs dont nous extrayons deux chapitres : Des passions humaines et Petits conseils que nul ne suivra, collection de pensées, d’aphorismes, de sentences, de « vérités » toujours remarquablement formulées qu’il faut lire lentement et méditer profondément en ayant souvent recours à la version texte.

« L’amour brûle, la tendresse réchauffe. »

« Liberté, Égalité, Fraternité : devise surhumaine, inventée par les hommes un jour… et oubliée le soir même. »

« La bonté peut parfois rendre bête, mais ridicule, jamais. »

« Vivre sans aimer, c’est regarder sans voir. »

« La santé, l’amour, l’argent, l’honneur : les quatre points cardinaux de la vie. »

« L’oubli… La mort… Deux grands oiseaux funèbres qui planent sur tout amour humain comme sur une proie assurée à l’un ou à l’autre, tôt ou tard. »

« On a souvent moins de mérite à faire le bien qu’à éviter le mal. »

« La liberté est une belle formule, mais n’est qu’une formule. Toute liberté se heurte à d’autres libertés aussi respectables qui lui barrent le chemin. Si bien que le plus certain, au milieu de toutes ces libertés contraires… c’est qu’on n’est jamais libre ! »

« Le meilleur conseil pour la conduite de la vie ? – Avoir toujours quelque chose à faire et quelqu’un à aimer. »

« Chaque matin, en aérant notre chambre, tâchons d’aérer aussi notre âme. »

C’est aussi enrichissant que du La Rochefoucauld, du Vauvenargues, ou du Chamfort !

Illustration : Photo de Jacques Normand par l’Atelier Nadar.

Des passions humaines.

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DIDEROT, Denis – Essai sur la peinture (1766)

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 48min | Genre : Essais


Denis Diderot

« Rendre la vertu aimable, le vice odieux, le ridicule saillant, voilà le projet de tout honnête homme qui prend la plume, le pinceau ou le ciseau. » Diderot, Essais sur la peinture (1766).

Diderot, à la demande de l’un de ses amis qui dirigeait le journal La Correspondance littéraire, commence des chroniques sur les expositions organisées tous les deux ans par l’Académie royale de peinture et de sculpture. Ces Salons, qui ne sont au départ que de simples jugements critiques d’un amateur éclairé, se transforment au fil des ans en analyses pointues et considérations philosophiques sur l’idée du Beau, le rôle du peintre et de son œuvre. Ils se doublent parfois d’écrits plus théoriques : l’Essai sur la peinture accompagne le Salon de 1765. (D’après la BNF)

> Écouter un extrait : Chapitre 01 : Dessin.

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VOLTAIRE – Relation de la mort du Chevalier de La Barre

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 52min | Genre : Essais


Chevalier de La Barre

La triste « affaire du Chevalier de La Barre » est ici traitée avec tout le talent de plume et les convictions de Voltaire.

Avertissement des éditeurs :

« Nous nous permettrons quelques réflexions sur l’horrible événement d’Abbeville, qui, sans les courageuses réclamations de M. de Voltaire et de quelques hommes de lettres, eût couvert d’opprobre la nation française aux yeux de tous ceux des peuples de l’Europe qui ont secoué le joug des superstitions monacales.
[...]
Il n’existe point en France de loi qui prononce la peine de mort contre aucune des actions imputées au chevalier de La Barre.
[...]
D’ailleurs la loi porte : « et autres actes scandaleux et séditieux », et non pas, scandaleux ou séditieux.
[...]
Il est donc trop vrai que le chevalier de La Barre a péri sur un échafaud parce que les juges n’ont pas entendu la différence d’une particule disjonctive à une particule conjonctive. »

Citation :
« On a voulu faire périr, par un supplice réservé aux empoisonneurs et aux parricides, des enfants accusés d’avoir chanté d’anciennes chansons blasphématoires, et cela même a fait prononcer plus de cent mille blasphèmes. Vous ne sauriez croire, monsieur, combien cet événement rend notre religion catholique romaine exécrable à tous les étrangers. Les juges disent que la politique les a forcés à en user ainsi. Quelle politique imbécile et barbare ! Ah ! monsieur, quel crime horrible contre la justice de prononcer un jugement par politique, surtout un jugement de mort ! et encore de quelle mort ! » Voltaire

Illustration : Le Chevalier de la Barre, à Paris, au pied du Sacré-cœur de Montmartre (1906).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Avertissement.

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