Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


LEOPARDI, Giacomo – Six Poèmes

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 17min | Genre : Poésie


torrents

Six poèmes du grand romantique italien…

« C’était le matin, et à travers les volets fermés, par le balcon, le soleil glissait sa première blancheur dans ma chambre sombre, quand, au moment où le sommeil plus léger et plus doux voile les paupières, se dressa à mon côté et me regarda en face le fantôme de celle qui, la première, m’enseigna l’amour, et puis me laissa dans les larmes. Elle ne me paraissait pas morte, mais triste, et telle que se montrent à nous les malheureux. Elle approcha sa main de mon front et me dit avec un soupir: « Vis-tu, et gardes-tu quelque souvenir de moi? — D’où viens-tu et comment es-tu venue, ô chère beauté ? répondis-je. Combien, ah ! combien je t’ai pleurée et te pleure encore ! Je ne croyais pas que tu dusses jamais le savoir, et’ cela rendait ma douleur plus inconsolable. »

Traduction : Victor Orban (1868-1946).

> Écouter un extrait : À la lune.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – Pour le premier jour de l’année (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 21min | Genre : Poésie


Lever de soleil, une douce aurore

Pour le premier jour de l’année
En ce 1er janvier, ce profond poème, issu du recueil Harmonies poétiques et religieuses de Lamartine, vous est proposé.
L’auteur, de sa si subtile sensibilité, nous invite à saluer le nouvel an qui arrive et à réfléchir au Temps, aux courts instants qui se succèdent et forment si vite une année.

Ainsi commence ce très beau texte :

« Des moments les heures sont nées,
Et les heures forment les jours,
Et les jours forment les années
Dont le siècle grossit son cours.
[…] »

Que cette nouvelle année soit douce, heureuse et sereine à toutes et à tous !

Illustration : Lever de soleil, une douce aurore.

Licence Creative Commons

Pour le premier jour de l’année.

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POE, Edgar Allan – Les Cloches (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Une des cloches de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève

Voici un texte d’Edgar Allan Poe, publié après sa mort, en 1849, traduit en prose par Stéphane Mallarmé et qui inspira une œuvre musicale à Serge Rachmaninoff.
Stéphane Mallarmé découvre Edgar Poe en 1862.
Les cloches accompagnent des événements sociaux, privés aussi parfois.
Ce texte en quatre parties suit avec subtilité certains de ces événements.
L’auteur et son traducteur utilisent l’onomatopée avec art.

Stéphane Mallarmé dans son commentaire suggère aussi la traduction d’Émile Blémont (1839-1927).

Serge Rachmaninoff a épousé cette poésie en prose rythmée et d’une élégance sensible, dans son poème symphonique en quatre mouvements, créé en 1913. Le troisième mouvement semble annoncer la guerre. Il utilise un texte russe de Konstantin Balmont, tiré du poème d’Edgar Allan Poe.

On pense, naturellement, aux quatre âges de la vie humaine.

Illustration : Une des cloches de la cathédrale Saint-Fulcran de Lodève.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Les Cloches.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – L’Enthousiasme (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 8min | Genre : Poésie


L’Enlèvement de Ganymède

Ce poème est issu du recueil Méditations poétiques, il s’agit de la douzième Méditation, suivie du commentaire de Lamartine.

Citation :
« Mais nous, pour embraser les âmes,
Il faut brûler, il faut ravir
Au ciel jaloux ses triples flammes :
Pour tout peindre, il faut tout sentir.
Foyers brûlants de la lumière,
Nos cœurs de la nature entière
Doivent concentrer les rayons ;
Et l’on accuse notre vie !
Mais ce flambeau qu’on nous envie
S’allume au feu des passions. »

Citation du commentaire :
« Je la dédiai ensuite à cet ami, qui faisait lui-même des vers remarquables. C’est M. Rocher, aujourd’hui une des lumières et une des éloquences de la haute magistrature de son pays. Nos routes dans la vie se sont séparées depuis ; il a déserté la poésie avant moi. Il y aurait eu les succès promis à sa belle imagination. Nos vers s’étaient juré amitié : nos cœurs ont tenu la parole de nos vers. »

Illustration : François Chauveau, L’Enlèvement de Ganymède.

Licence Creative Commons

LEnthousiasme.

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DIVERS – Trois Regards sur Noël

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Religion


Fra Angelico - Nativité

Trois regards sur Noël

Humour divin : Alphonse Allais, Conte de Noël
« L’impression générale était juste : le Créateur n’était pas à prendre avec des pincettes.
- Ah ! j’en ai assez de tous ces humains ridicules et de leur sempiternel Noël, et de leurs sales gosses avec leurs sales godillots dans la cheminée. Cette année, ils auront… la peau !
Il fallait que le Père Éternel fût fort en colère pour employer cette triviale expression, Lui d’ordinaire si bien élevé.
- Envoyez-moi le bonhomme Noël, tout de suite ! ajouta-t-il. »

Noël impérial : G. Lenotre, L’Extase (du recueil Légendes de Noël)
« Les distractions étaient variées au château de Compiègne lors des séjours annuels qu’y faisait la cour de Napoléon III. » Un vieil officier raconte l’arrivée, un soir de Noël de Bonaparte dans une petite ville de Moravie et ce qu’il fit du jeune homme qu’il était, alors émigré et craignant – à tort – l’ « Ogre ».

Un conte historique qui se termine comme un conte de fée :
« Deux jours plus tard j’étais inscrit dans les pages et je prenais le chemin de Paris… C’est ainsi que ma carrière a commencé. »

Amour de Jésus : Charles Péguy, Fragment d’Ève
« Ainsi l’enfant dormait sous ce double museau,
Comme un prince du sang gardé par des nourrices.
Et ses amusements et ses jeunes caprices
Reposaient dans le creux de ce pauvre berceau.

L’âne ne savait pas par quel chemin de palmes
Un jour il porterait jusqu’en Jérusalem
Dans la foule à genoux et dans des matins calmes
L’enfant alors éclos aux murs de Bethléem. »

> Écouter un extrait : Alphonse Allais – Conte de Noël.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – L’Homme (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Thomas Phillips - Lord Byron

L’Homme, Deuxième Méditation.
« À Lord Byron

Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j’aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans l’orage à la voix des torrents !
La nuit est ton séjour, l’horreur est ton domaine :
[…]
Dédaigne un faux encens qu’on t’offre de si bas:
La gloire ne peut être où la vertu n’est pas.
Viens reprendre ton rang dans ta splendeur première
Parmi ces purs enfants de gloire et de lumière
Que d’un souffle choisi Dieu voulut animer,
Et qu’il fit pour chanter, pour croire, et pour aimer! »

C’est un magnifique poème sur l’être humain, sa relation au Divin, sur la poésie et bien sûr, plus particulièrement sur Lord Byron que Lamartine découvre.

Citations issues du commentaire de Lamartine :
- à propos des vers de Lord Byron : « Je lus et je relus depuis, avec une admiration toujours plus passionnée, ceux de lord Byron. Ce fut un second Ossian pour moi, l’Ossian d’une société plus civilisée, et presque corrompue par l’excès même de sa civilisation : la poésie de la satiété, du désenchantement et de la caducité de l’âge. »

- à propos de son décès en Grèce, à l’âge de 36 ans : « Il mourut martyr volontaire d’une cause désintéressée. Il y a plus de poésie vraie et impérissable dans la tente où la fièvre le couche à Missolonghi, sous ses armes, que dans toutes ses œuvres.
L’homme en lui a grandi ainsi le poète, et le poète à son tour immortalisera l’homme. »

Illustration : Portrait de Lord Byron par Thomas Phillips, 1813.

Licence Creative Commons

L’Homme.

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NOUVEAU, Germain – Sept Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Poésie


Hubert Robert - La Grande Galerie du Louvre (1795)

Sept poèmes à ajouter à la vingtaine de ceux de Germain Nouveau (1851-1920) publiés sur notre site.

À noter plus particulièrement Sonnet d’été qui est sa première œuvre (il a 22 ans) et Musulmanes qui peut susciter des commentaires en 2016 et n’en provoqua pas il y a cent ans…

- L’Âme (version 2)
- L’Amour de l’Amour
- L’Homme
- Les Mains
- Les Musées
- Musulmanes
- Sonnet d’été

> Écouter un extrait : L’Âme.

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YUGADHARA – Chant épique

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 15min | Genre : Contemporains


Ajanta Padmapani

Fragment épique de Yugadhara (1962-1988), poète mystique indien, traduit de l’hindi par Madhabi Maharaj et moi-même. Le texte est court et inachevé, l’auteur étant décédé prématurément dans un accident de la circulation. Je pense, néanmoins, malgré sa brièveté et son caractère inachevé, que ce texte mérite d’être découvert.

Difficile à analyser, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, il semble tirer son influence aussi bien de l’Iliade que de la Bhagavad-Gītā.

Quel était au juste le projet de l’auteur ? Quelle suite comptait-il donner à ce fragment ? Je serais bien vaniteux si je prétendais connaître la réponse. J’avouerai donc que je ne sais vraiment pas l’orientation que l’auteur souhaitait donner à son œuvre. On sent néanmoins une remontée vers le langage, comme si le véritable sujet du poème était le langage. Mais tout cela n’est qu’une impression.

Je vous laisse le découvrir…

Quelques extraits :

« Quand on voit dans le nid, une coquille qui se brise, c’est pour un oiseau la vie qui commence. Mais quand c’est le verbe qui bouge, qu’on le sent, qu’il est là, alors soudain, pareillement c’est l’éclosion. L’œuf de la langue se brise, et les ailes de la pensée, dans un élan sublime, aussitôt vers les cieux majestueusement se déploient… »

« Le chien à visage d’homme se reprend : « Oh ! mais quelle étrange métamorphose ai-je donc subi ? Je me sens si calme maintenant. Une force tranquille est en moi, qui me berce. Tel je me revois : mes pensées se cognent sans bruit contre les murs où je les lance, comme si la pensée était toujours impure, comme si la pensée n’avait pas le pouvoir de se cristalliser, comme si elle passait par le feu pour atteindre le cristal de l’Écriture… »»

Traduction : Madhabi Maharaj et Ahikar.

Avec l’aimable autorisation des parents de l’auteur.

Illustration : Le beau bodhisattva Padmapani (Ajanta, Ve-VIe siècle).

Le Chien rouge, chant épique.

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