Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


HUGO, Victor – À celle qui est voilée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


John William Waterhouse - Boreas

Le long poème À celle qui est voilée des Contemplations manquait à nos richesses.

Le problème reste non résolu : Qui est l’apparition suggérée par Hugo ? La femme aimée ? Un ange ? La vierge ? Il s’agit de l’amour évoqué par une multitude d’images lumineuses contrastant avec l’obscurité.

Chacun peut imaginer ce fantôme.

« Mais tu ne veux pas qu’on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m’appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L’esprit lion, le cœur enfant ;

Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant. »

Illustration : John William Waterhouse, Boreas (1903).

À celle qui est voilée.

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FRANCE, Anatole – Albert Glatigny

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Poésie


Albert Glatigny

Le très illustre Anatole France fait l’éloge d’un grand oublié qu’il a bien connu, Albert Glatigny (1839-1873), poète, écrivain, comédien et dramaturge français. En 1917, il a reçu, à titre posthume, le prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
C’est l’homme malheureux, le comédien raté mort à 34 ans dont les poèmes n’auraient pas dû tomber dans l’oubli. Les années qui précédèrent sa mort sont relatées avec émotion, authentifiés par des lettres.

« De retour au pays normand en 1870, il y trouvait une jeune fille qui y fuyait l’invasion allemande, Mlle Emma Dennie. Elle l’aima pour son bon cœur, pour son talent de poète, et surtout parce qu’il était malheureux. Elle consentit à l’épouser et, atteinte du même mal, elle se fit sa garde-malade. Cette charmante femme donna un foyer au pauvre vagabond, revenu, hélas ! de toutes ses courses. Après la guerre, ils allèrent tous deux habiter à Sèvres, près de Paris, une petite maison au pied du coteau, sur le bord d’un chemin en pente, raviné par les pluies.

C’est là qu’Albert Glatigny mourut le 16 avril 1873. »

Pour comprendre cette admiration de France, voici cinq poésies qui feront peut-être naître la vôtre.

À Ronsard

« Afin d’oublier cette prose
Dont notre siècle nous arrose,
Mon âme, courons au hasard

Dans le jardin où s’extasie
La vive et jeune poésie
De notre vieux maître Ronsard !

Père de la savante escrime
Qui préside au duel de la rime,
Salut ! Nous avons soif de vers ;
La Muse française engourdie
Se débat sous la maladie
Qui gangrène les pampres verts. [...] »

Illustration : Portrait d’Albert Glatigny.

> Écouter un extrait : Albert Glatigny.

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AMIEL, Henri-Frédéric – Jour à jour : dix poésies de 1880

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Poésie


Henri-Frédéric Amiel

L’artiste, écrivain, poète et philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel (1821-1881) mérite une place dans notre Panthéon littéraire.
Les dix poèmes choisis dans Jour à jour (1880) sont remarquables par la sincérité de l’introspection, l’exactitude des détails, la clarté de la pensée, son autocritique et sa vision pessimiste de l’univers. On songe parfois à Verlaine qui se lamentait à la même époque :

« La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.
Rester gai quand le jour, triste, succède au jour,
Être fort, et s’user en circonstances viles,

N’entendre, n’écouter aux bruits des grandes villes
Que l’appel, ô mon Dieu, des cloches dans la tour,
Et faire un de ces bruits soi-même, cela pour
L’accomplissement vil de tâches puériles. »

Amiel s’adresse à nous tous dans le premier poème :

« En certaines pages moroses
Aurez-vous, amis pèlerins,
De votre mal surpris les causes,
Reconnu le pli de vos roses
El la trace de vos chagrins ?
Mon âme, qui cherche à s’entendre,
A-t-elle eu la chance parfois,
Rendant ce que vous vouliez rendre,
De trouver l’accord grave ou tendre
Qui sonnait selon votre voix ? »

Illustration : Portrait d’Henri-Frédéric Amiel.

> Écouter un extrait : Aux amis inconnus.

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APOLLINAIRE, Guillaume – À l’Italie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Poésie


Guillaume Apollinaire

Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky dit Guillaume Apollinaire est un poète et écrivain français. Selon l’hypothèse la plus probable, son père serait un officier italien, Francesco Flugi d’Aspermont.

Apollinaire rêve la nuit dans son blockhaus :

« Ô nuit ô nuit éblouissante
Les morts sont avec nos soldats
Les morts sont debout dans les tranchées
Ou se glissent souterrainement vers les Bien-Aimées
Ô Lille Saint-Quentin Laon Maubeuge Vouziers
Nous jetons nos villes comme des grenades
Nos fleuves sont brandis comme des sabres
Nos montagnes chargent comme cavalerie

Nous reprendrons les villes les fleuves et les collines
De la frontière helvétique aux frontières bataves
Entre toi et nous Italie
Il y a des patelins pleins de femmes
Et près de coi m’attend celle que j’adore
Ô Frères d’Italie »

À l’Italie.

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RÉGNIER, Henri (de) – Quatre Poèmes

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 7min | Genre : Poésie


Henri de Régnier par Félix Vallotton

Glissant d’une facture classique à un style plus libéré des contraintes, voici quatre poèmes de Henri de Régnier (1864-1936). Dans Dédicace – À la mémoire de Stéphane Mallarmé, on remarquera l’admiration de l’élève pour le maître.

Apaisement nocturne
« Il neige dans mon cœur des souffrances cachées… »

Odelette
« Un petit roseau m’a suffi
Pour faire frémir l’herbe haute »…

L’Odeur
« La rose de septembre et le tournesol d’or
Ont dit l’été qui brûle et l’automne qui doute… »

Dédicace (À la mémoire de Stéphane Mallarmé)
« Mais vous, Maître, certain que toute gloire est nue,
Vous marchiez dans la vie et dans la vérité
Vers l’invisible étoile en vous-même apparue. »

Illustration : Henri de Régnier par Félix Vallotton.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Apaisement nocturne.

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RIMBAUD, Arthur – Ophélie (Poème, Version 3)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3min | Genre : Poésie


John Everett Millais - Ophelia

Ce poème est un des plus beaux d’Arthur Rimbaud. Il reprend le thème de la tragédie de Shakespeare, Hamlet.

Dans cette pièce, Ophélie est amoureuse du prince Hamlet. Le roi de Danemark, son père, a été assassiné par sa femme et l’amant de celle-ci. L’ombre du roi défunt vient hanter son fils et lui demande vengeance. Pour obéir à son père, il simule la folie.
Ophélie est incapable de comprendre et croit que son fiancé est réellement fou. Lorsqu’il l’abandonne, elle devient folle de désespoir et elle se noie « sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles », emmenant avec elle « les fleurs qu’elle cueillit ».

Ophélie.

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LEMERCIER, Eugène – Six Poèmes monologues

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Poésie


Eugène Lemercier - 10 Monologues

Eugène Victor Lemercier (1862-1939) est un chansonnier français, auteur de revues, de monologues, de saynètes et de chansons.

Ces six monologues-fables choisis, pleins d’humour, méritent une place non loin de La Fontaine ou d’Aristide Bruant.

Quelques vers de La Manie des noms d’animaux :
« – Oui, me dit-ell’, tu n’es qu’un’ moule,
Tu possèd’s un cœur de moineau,
Tu n’peux pas rencontrer un’ poul’
Sans agir comme un dindonneau ;
Devant sa port’, tu fais l’pied d’grue,
Tu frétill’s ainsi qu’un goujon,
Sans te douter qu’c’est un’ morue
Qui va t’plumer comme un pigeon.

- Tu vas m’fair’ tourner en bourrique,
Que j’réponds, oui, j’t’ai fait coucou,
Car j’n’ai pas ça dans l’sang, vieill’ bique !
La fidélité du toutou ;
T’auras beau hurler comme un’ hyène,
Je m’laiss’rai plumer si ça m’plait,
T’es bien trop rat et bien trop chienne
Pour me servir de vache à lait !

- À la maison, je sais qu’ t’es l’ singe,
Répliqu’ ma femme, avec dédain,
Toi, t’aim’ la cocotte et l’ beau linge,
Mais ça n’ t’ empêch’ pas d’être un daim ;
Quand, aux pieds d’un’ dinde, on s’ag’nouille,
Mon pauvre chat, on n’est qu’un s’rin,
On fait l’ matou près d’un’ grenouille,
Une oi’ qui vous pose un lapin. »

> Écouter un extrait : Le Miracle raté.

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HUGO, Victor – Inferi – Océan (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ivan Aivazovsky - Chaos (1841)

Deux longs poèmes peu connus de La Légende des siècles (Dernière Série, 1883).

Inferi chanté par Hugo d’une toute autre manière que par Voltaire.

« Chiourmes de la mort, égouts, fosses communes !
On les voit vaguement comme de sombres lunes.
Rien n’arrête leur vol hideux.
Au-dessus d’eux la brume et l’horreur se répandent,
La profondeur les hait ; les précipices pendent
Dans les gouffres au-dessous d’eux. »

Océan, en deux parties, est l’affirmation de la toute puissance des mers suivie de la réponse victorieuse de l’homme :

« Tais-toi, mer ! Les cœurs s’appellent ;
Les fils de Caïn se mêlent
Aux fils d’Abel ;
L’homme, que Dieu mène et juge,
Bâtira sur toi, déluge,
Une Babel.

Et tu verras sans colère,
Du tropique au flot polaire
Dieu te calmant,
Au-dessus de l’eau sonore,
Se construire dans l’aurore
Superbement
Les progrès et les idées,
Pont de cent mille coudées
Que rien ne rompt,
Et sur tes sombres marées
Ces arches démesurées
Resplendiront. »

Illustration : Ivan Aivazovsky, Chaos (1841).

Inferi.

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