Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


LAMARTINE, Alphonse (de) – Méditations poétiques (Sélection)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 30min | Genre : Poésie


Nébuleuse du Rectangle rouge

Ici vous sont proposées les Méditations poétiques (édition 1860) :

- Septième Méditation : Le Désespoir,
- Huitième Méditation : La Providence à l’homme,
- Neuvième Méditation : Souvenir.

Voici le début de la Septième Méditation, Le Désespoir :

« Lorsque du Créateur la parole féconde
Dans une heure fatale eut enfanté le monde
Des germes du chaos,
De son œuvre imparfaite il détourna sa face… »

Suivie de son commentaire.
Citation :
« Je souffrais trop ; il fallait crier. [...]
J’étais dévoré d’activité intérieure, et on me condamnait à l’immobilité ; j’étais ivre d’amour, et j’étais séparé de ce que j’adorais : les tortures de mon cœur étaient multipliées par celles d’un autre cœur… »

Illustration : Nébuleuse du Rectangle rouge.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Le Désespoir.

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DES ESSARTS, Alfred – Le Monument de Molière (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Poésie


Fontaine Molière

À Alfred des Essarts (1811-1893) poète, traducteur, écrivain français, on doit des feuilletons, des romans, des nouvelles (cf. Le Trésor du maître d’école), des chansons, des poésies et des pièces de théâtre. Poète parnassien, il rejoint le romantique Alfred de Musset dans son admiration pour Molière dans un long poème de 280 vers.

Le Monument de Molière (1843)
Cette statue, aussi nommée « La Fontaine Molière », œuvre de l’architecte Louis Visconti (1791-1853), a remplacé la fontaine Richelieu détruite en 1838 et il fut décidé qu’un monument serait élevé en l’honneur de Molière décédé en 1673 au n°40 de la rue de Richelieu.

Le bel hommage vibrant rendu à Molière par Des Essarts,

« Il s’adresse à la foule, il en est écouté.
La sottise rencontre un censeur redouté.
Se groupant tour à tour sous les pinceaux du maître,
Toutes les passions peuvent se reconnaître.
Le vice démasqué contre lui s’arme en vain :
Un regard de son roi rassure l’écrivain.
Plus d’obstacle pour lui !… Bientôt la Comédie
Devient un tribunal d’où sa verve hardie
Ne cesse de répandre, en traits vifs ou touchans,
Le rire sur les fous, l’horreur sur les méchans ;
Et de l’humanité juge exact, équitable,
Il sait en imitant rester inimitable !… »

rejoint la pensée d’Une soirée perdue de Musset, publiée ici en 2007 :

« Ô notre maître à tous, si ta tombe est fermée,
Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,
Trouver une étincelle, et je vais t’imiter !
J’en aurai fait assez si je puis le tenter.
Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,
Parlait la vérité, ta seule passion,
Et, pour me faire entendre, à défaut du génie,
J’en aurai le courage et l’indignation ! »

Illustration : Fontaine Molière (1893-1894).

Le Monument de Molière.

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GOURMONT, Rémy (de) – Stratagèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Edmond Aman-Jean - Farniente (1895)

Quelques pages très poétiques où la sensualité et l’érotisme se trouvent sublimés par l’érudition.

Stratagèmes (1894) (du recueil Histoires magiques, comme Celle qu’on ne peut pas pleurer ou L’Autre est une promenade dans des souvenirs amoureux qui peut ne pas affecter les lecteurs et les lectrices de la même manière.

« Nous recommençons à pétrir les amusantes soies. Les mystiques bleus surgissent, pâlissant les rouges et faussant les verts. Adieu, les herbes, les ombres virescentes promenant sur l’eau des reflets de retroussis ! Adieu les pourpres brûlés par le désir ! Adieu, charnels pourpres !… Les fenêtres ouvertes sont bleues, nous voici partis vers des ciels pâles… Pourtant, je reprends pied : au contact de ce velours bleu vert j’ai sauté de la nacelle et je te retrouve, Galathée, je baise le bleu vert des veines qui se ramifient à tes poignets… Vert ? De quel vert ? Non, bleu, décidément, ce poignet, par les bleus qui le ceignent de leurs ombres bleues… Ô Sang ! emporte-moi vers le cœur de Galathée, ô galop chimérique des veines, emporte-moi ! Et là prends-moi, galop chimérique des artères, prends-moi et promène-moi par les allées secrètes et par l’intimité de sa chair… »

Illustration : Edmond Aman-Jean, Farniente (1895).

Stratagèmes.

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AL TURABI, Ogail – De l’art de gouverner (Extraits)

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 10min | Genre : Contemporains


Ogail Al Turabi - De l'art de gouverner

Ogail Al Turabi est un jeune auteur contemporain.

Écrit en vers, De l’art de gouverner ne pourra que charmer les amoureux de la langue française.

« Que le monde serait beau si tous nos dirigeants mettaient en pratique ces paroles de sagesse ! » Michel Chevalier, éditeur.

« J’ai lu avec une grande attention votre livre. C’est un beau livre de sagesse, de spiritualité vivante. On pourrait presque croire qu’il a été écrit par un sage d’une autre époque. Je pense que c’est une belle réussite, parce qu’on entend souvent dire qu’il n’y a plus de sage ou de sagesse à notre époque. Or, votre livre est comme une ouverture, il nous montre qu’une Sagesse est possible ; et cela fait du bien, beaucoup de bien. Je pense que c’est un livre qui s’adresse surtout à l’âme, et qu’il ne peut qu’inciter celui qui le lit à essayer de s’améliorer. » Ahikar

Avec l’aimable autorisation de l’auteur et des Éditions Stellamaris.

> Écouter un extrait : 01. Étude de l’éloquence.

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VOITURE, Vincent – Quatre Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Lorenzo Baldissera Tiepolo - Carnaval vénitien

L’époque du Carnaval est un prétexte pour publier à nouveau Stances pour sa maîtresse rencontrée en habit de garçon un soir de Carnaval du « précieux » Vincent Voiture (1597-1648).

Trois poèmes s’ajoutent ainsi aux sept du site, dont une performance de 32 vers sur 3 rimes (-eur,-age et-er) :

« Vous de qui l’œil est mon vainqueur ;
Belle qui causâtes l’orage,
Qui souffla premier en mon cœur,
Les feux de l’Amoureuse rage.
Dans l’ardent brasier qui m’outrage,
Vous ne sauriez plus me garder,
Si vous ne me donnez pour gage,
Ce que je n’ose demander. »

Illustration : Lorenzo Baldissera Tiepolo, Carnaval vénitien (XVIIIe).

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POE, Edgar Allan – Six Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Poésie


A Dream within a dream, illustration de William Heath Robinson

Traduction de 6 poèmes d’Edgar Poe par William Little Hughes ou par Mallarmé à ajouter aux trois déjà sur le site : Annabel Lee, Le Corbeau (Version 1, Version 2) et Les Cloches.

À Hélène, Un rêve dans un rêve, Ulalume (1847), Terre de songe, Lénore, La Dormeuse.

Pour les lecteurs anglophones, voici le poème Un rêve dans un rêve écrit par Edgar Poe :

A Dream within a dream

« Take this kiss upon thy brow !
And, in parting from you now,
Thus much let me avow -
You are not wrong, to deem
That my days have been a dream ;
Yet if Hope has flown away
In a night, or in a day,
In a vision, or in none,
Is it therefore the less gone ?
All that we see or seem
Is but a dream within a dream.
I stand amid the roar
Of a surf-tormented shore,
And I hold within my hand
Grains of the golden sand -
How few! yet how they creep
Through my fingers to the deep,
While I weep – while I weep !
O, God ! can I not grasp
Them with a tighter clasp ?
O, God ! can I not save
One from the pitiless wave ?
Is all that we see or seem
But a dream within a dream ? »

Illustration : A Dream within a dream, par William Heath Robinson (1900).

> Écouter un extrait : À Hélène.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – L’Immortalité (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Ciel

Notre site littéraire compte aussi beaucoup de lecteurs mélomanes.
Georges Prêtre vient de nous quitter.
En hommage, ce poème d’Alphonse de Lamartine est accompagné d’une illustration musicale de cet immense chef d’orchestre.

Voici L’Immortalité, Cinquième Méditation, suivie de son commentaire.

« Le soleil de nos jours pâlit dès son aurore ;
Sur nos fronts languissants à peine il jette encore
Quelques rayons tremblants qui combattent la nuit :
L’ombre croît, le jour meurt, tout s’efface et tout fuit.
Qu’un autre à cet aspect frissonna et s’attendrisse,
Qu’il recule en tremblant des bords du précipice,
Qu’il ne puisse de loin entendre sans frémir
Le triste chant des morts tout prêt à retentir,
Les soupirs étouffés d’une amante ou d’un frère
Suspendus sur les bords de son lit funéraire,
Ou l’airain gémissant, dont les sons éperdus
Annoncent aux mortels qu’un malheureux n’est plus !… »

Ce fut à Elvire.
Citation issue du commentaire :

« Moi-même, j’étais alors plongé dans la nuit de l’âme.
[...]
Dès qu’il n’y avait personne entre mes pensées et moi, Dieu s’y montrait, et je m’entretenais pour ainsi dire avec lui. Voilà pourquoi aussi je revenais facilement de l’extrême douleur à la complète résignation. Toute foi est un calmant, car toute foi est une espérance, et toute espérance rend patient. Vivre, c’est attendre. »

Illustration : Ciel (domaine public).

Licence Creative Commons

L’Immortalité (version musicalisée).

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LEOPARDI, Giacomo – Six Poèmes

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 17min | Genre : Poésie


torrents

Six poèmes du grand romantique italien…

« C’était le matin, et à travers les volets fermés, par le balcon, le soleil glissait sa première blancheur dans ma chambre sombre, quand, au moment où le sommeil plus léger et plus doux voile les paupières, se dressa à mon côté et me regarda en face le fantôme de celle qui, la première, m’enseigna l’amour, et puis me laissa dans les larmes. Elle ne me paraissait pas morte, mais triste, et telle que se montrent à nous les malheureux. Elle approcha sa main de mon front et me dit avec un soupir: « Vis-tu, et gardes-tu quelque souvenir de moi? — D’où viens-tu et comment es-tu venue, ô chère beauté ? répondis-je. Combien, ah ! combien je t’ai pleurée et te pleure encore ! Je ne croyais pas que tu dusses jamais le savoir, et’ cela rendait ma douleur plus inconsolable. »

Traduction : Victor Orban (1868-1946).

> Écouter un extrait : À la lune.

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