Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


LAMARTINE, Alphonse (de) – L’Homme (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 31min | Genre : Poésie


Thomas Phillips - Lord Byron

L’Homme, Deuxième Méditation.
« À Lord Byron

Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j’aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans l’orage à la voix des torrents !
La nuit est ton séjour, l’horreur est ton domaine :
[…]
Dédaigne un faux encens qu’on t’offre de si bas:
La gloire ne peut être où la vertu n’est pas.
Viens reprendre ton rang dans ta splendeur première
Parmi ces purs enfants de gloire et de lumière
Que d’un souffle choisi Dieu voulut animer,
Et qu’il fit pour chanter, pour croire, et pour aimer! »

C’est un magnifique poème sur l’être humain, sa relation au Divin, sur la poésie et bien sûr, plus particulièrement sur Lord Byron que Lamartine découvre.

Citations issues du commentaire de Lamartine :
- à propos des vers de Lord Byron : « Je lus et je relus depuis, avec une admiration toujours plus passionnée, ceux de lord Byron. Ce fut un second Ossian pour moi, l’Ossian d’une société plus civilisée, et presque corrompue par l’excès même de sa civilisation : la poésie de la satiété, du désenchantement et de la caducité de l’âge. »

- à propos de son décès en Grèce, à l’âge de 36 ans : « Il mourut martyr volontaire d’une cause désintéressée. Il y a plus de poésie vraie et impérissable dans la tente où la fièvre le couche à Missolonghi, sous ses armes, que dans toutes ses œuvres.
L’homme en lui a grandi ainsi le poète, et le poète à son tour immortalisera l’homme. »

Illustration : Portrait de Lord Byron par Thomas Phillips, 1813.

Licence Creative Commons

L’Homme.

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NOUVEAU, Germain – Sept Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Poésie


Hubert Robert - La Grande Galerie du Louvre (1795)

Sept poèmes à ajouter à la vingtaine de ceux de Germain Nouveau (1851-1920) publiés sur notre site.

À noter plus particulièrement Sonnet d’été qui est sa première œuvre (il a 22 ans) et Musulmanes qui peut susciter des commentaires en 2016 et n’en provoqua pas il y a cent ans…

- L’Âme (version 2)
- L’Amour de l’Amour
- L’Homme
- Les Mains
- Les Musées
- Musulmanes
- Sonnet d’été

> Écouter un extrait : L’Âme.

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YUGADHARA – Chant épique

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 15min | Genre : Contemporains


Ajanta Padmapani

Fragment épique de Yugadhara (1962-1988), poète mystique indien, traduit de l’hindi par Madhabi Maharaj et moi-même. Le texte est court et inachevé, l’auteur étant décédé prématurément dans un accident de la circulation. Je pense, néanmoins, malgré sa brièveté et son caractère inachevé, que ce texte mérite d’être découvert.

Difficile à analyser, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, il semble tirer son influence aussi bien de l’Iliade que de la Bhagavad-Gītā.

Quel était au juste le projet de l’auteur ? Quelle suite comptait-il donner à ce fragment ? Je serais bien vaniteux si je prétendais connaître la réponse. J’avouerai donc que je ne sais vraiment pas l’orientation que l’auteur souhaitait donner à son œuvre. On sent néanmoins une remontée vers le langage, comme si le véritable sujet du poème était le langage. Mais tout cela n’est qu’une impression.

Je vous laisse le découvrir…

Quelques extraits :

« Quand on voit dans le nid, une coquille qui se brise, c’est pour un oiseau la vie qui commence. Mais quand c’est le verbe qui bouge, qu’on le sent, qu’il est là, alors soudain, pareillement c’est l’éclosion. L’œuf de la langue se brise, et les ailes de la pensée, dans un élan sublime, aussitôt vers les cieux majestueusement se déploient… »

« Le chien à visage d’homme se reprend : « Oh ! mais quelle étrange métamorphose ai-je donc subi ? Je me sens si calme maintenant. Une force tranquille est en moi, qui me berce. Tel je me revois : mes pensées se cognent sans bruit contre les murs où je les lance, comme si la pensée était toujours impure, comme si la pensée n’avait pas le pouvoir de se cristalliser, comme si elle passait par le feu pour atteindre le cristal de l’Écriture… »»

Traduction : Madhabi Maharaj et Ahikar.

Avec l’aimable autorisation des parents de l’auteur.

Illustration : Le beau bodhisattva Padmapani (Ajanta, Ve-VIe siècle).

Le Chien rouge, chant épique.

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BOURDIC-VIOT (de), Henriette – Le Silence (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 4min | Genre : Poésie


Constellations

Madame de Bourdic-Viot, née à Dresde en 1746, arrive en France à l’âge de quatre ans.
Elle est très cultivée, connaît le latin, l’allemand, l’anglais et l’italien ; la musique, jointe à la poésie, partageait tout son temps.
Ses poésies sont disséminées dans l’Almanach des Muses et autres recueils.
Elle fut membre de l’académie de Nîmes.
Connue par son esprit et son amabilité, ses vers sont dans le style de Gresset et de Voltaire avec lequel elle a correspondu.
Elle est décédée près de Bagnols-sur-Cèzes en 1802 (Source : Wikipédia).

François-René de Chateaubriand a évoqué Le Silence, son « ode remarquable », écrit-il, dans le Livre 42 des Mémoires d’outre-tombe.

Début de ce très beau poème :
« Le Silence
Contemporain avec l’éternité,
Silence, tu régnas sur la nature entière,
Longtemps avant que la matière
Reçut les lois de la Divinité ;
Tout fut en toi, sans toi rien n’eût été.
[...] »

Illustration : Constellations (domaine public).

Licence Creative Commons

Le Silence.

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DIERX, Léon – Les Lèvres closes (Préface et Prologue)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Léon Dierx

Marais Victor Léon Dierx (1838-1912) est un poète parnassien et peintre français. En 1864, il fait partie des poètes parnassiens Catulle Mendès, Sully Prudhomme, Villiers de L’Isle-Adam, José-Maria de Heredia, et le Paul Verlaine des Poètes saturniens. Il est élu prince des poètes à la mort de Stéphane Mallarmé en 1898. Son recueil Les Lèvres closes (1867), dédié à Leconte de Lisle, commence par :

« La préface d’un livre est le seul en droit où un poëte puisse librement exprimer son sentiment sur la poésie. Pour ma faible part, je profite de l’occasion que j’ai, en publiant ce second volume de vers, pour exposer ici quelques considérations générales. »
La Préface est consacrée à la défense de la poésie parnassienne qui laissait alors la foule indifférente qui se contentait de lire les méchantes critiques plutôt que les poèmes eux-mêmes :

« L’expropriation des poètes, pour cause d’inutilité publique, voire de danger, est réclamée à grands cris de tous côtés. Si, par malencontre, dans toute société qui se respecte, dans toute rédaction qui veut être respectée, on prononce le nom de l’un des grands poètes du jour, on entend comme le battement d’ailes effarouchées des sauveurs habituels de Capitules en péril. Les vers gênent la circulation des intelligences. »

Soixante dix ans plus tard, Paul Valéry publiera Propos sur la poésie, conseillé après la Préface et le Prologue de Les Lèvres closes.

Préface.

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DIVERS – Dix Poèmes pour le Jour des morts

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


Jules Bastien Lepage - La Toussaint

Voici dix poèmes de dix auteurs différents (par ordre alphabétique) consacrés au thème de la mort que célèbre la Toussaint.
Ajoutez-y les quelques autres déjà sur le site, comme par exemple Pensée des morts (Version 1, Version 2) de Lamartine, La Comédie de la mort de Théophile Gautier, les poèmes consacrés à la mort dans les Fleurs du mal de Baudelaire, Ce que dit la bouche d’ombre de Victor Hugo, etc…

« Accoutumons-nous à considérer la mort comme une forme de vie que nous ne comprenons pas encore. Apprenons à la voir du même œil que la naissance. Il est tout à fait raisonnable et légitime de se persuader que la tombe n’est pas plus redoutable que le berceau. » Maurice Maeterlinck

« La mort, mon fils, est un bien pour tous les hommes ; elle est la nuit de ce jour inquiet qu’on appelle la vie. » Henri Bernardin de Saint-Pierre

« Nous sommes des victimes condamnées toutes à la mort ; nous ressemblons aux moutons qui bêlent, qui jouent, qui bondissent, en attendant qu’on les égorge. » Voltaire

> Écouter un extrait : Le Jour des morts (Antoine de Latour).

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MADELINE, Jean – Les cloches sonnent – Le Revoir – Trois Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Poésie


L'Annonciation, statuettes en bois

Poétiques, délicats, charmants, gentiment ironiques étaient les quatre récits précédemment publiés de Jean Madeline.

Il en est de même pour les trois poèmes dédiés aux trois dames de Pages d’album et pour les deux nouvelles :

Les Cloches sonnent ou « la résurrection d’un cœur mort. »

Le Revoir ou « quand l’Ange Gabriel retrouve la Vierge Marie dans une Exposition à Paris ».

Illustration : L’Annonciation, statuettes en bois (Musée des Beaux-Arts de Lyon).

> Écouter un extrait : En musique (Poème).

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NAÏMI, Kadour – Cinq Doigts de la main arrachés (Poème)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3min | Genre : Contemporains


Laocoon

Voici un extrait de la préface de Dacia Maraini :
« Dans les poésies de Kadour Naïmi se concentre, en somme, tout un univers d’émotions et désirs qui appartiennent certainement à la tradition lyrique d’argument amoureux, mais qui prennent dans le croisement de deux cultures, celle européenne et celle de matrice arabe, une nouvelle et intense saveur littéraire. Il ne s’agit donc ni de vers de circonstance ni de la froide répétition de clichés sentimentaux, mais de la narration d’un amour toujours et de toute manière indispensable pour donner un sens à l’existence. »

La présentation de Kadour Naïmi se trouve dans Lettre de Rome d’un E.C., publiée il y a quelques mois.

Cinq doigts de la main arrachés.

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