Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


BATAILLE, Albert – Estoret – Vengeance par procuration

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Société


Une vitrioleuse

Deux affaires des années 1880 recueillies par Albert Bataille dans Causes criminelles et mondaines.

On assiste au procès de Joseph Estoret ancien chef de culture à Villerssous-Erquery, ancien maire de cette commune, coupable du meurtre d’un fou dont il était responsable dans l’asile d’aliénés qu’il surveillait.

« Je suis en mesure de faire connaître dans ses détails les plus précis cette cause criminelle, dont on a parlé assez vaguement, et sur laquelle certains journaux ont publié des renseignements tout à fait fantaisistes. »

nous précise l’auteur, tandis que Une vengeance par procuration est le simple compte-rendu, sans pièces à l’appui comme dans Estoret, du vitriolage d’un jeune homme par une femme jalouse.

Note : C’est dans le cadre des troubles sociaux à Glasgow en 1820 que naît le crime du vitriolage. Aujourd’hui, cette pratique est courante notamment au Bangladesh, au Pakistan, en Afghanistan, au Cambodge ainsi que dans de nombreux autres pays asiatiques et africains.
Compte tenu que le jet d’acide sulfurique marque le visage de la victime à vie, en détruisant sa santé physique et mentale, certains maintiennent que ce crime est aussi grave que le viol.

Estoret.

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VIGNY, Alfred (de) – La Femme adultère – LAMOTTE, Émilie – Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Société


Le Guerchin - Jésus et la femme adultère (162?)

Deux jugements venant d’esprits très différents mais pas si opposés qu’on pourrait l’imaginer dans leurs conclusions sur le problème de l’adultère.

Écrit en 1819, La Femme adultère, un des Poèmes antiques et modernes, rapporte fidèlement, traduit par Alfred de Vigny, le passage de l’Évangile selon Jean qui décrit une confrontation entre Jésus, les scribes et les Pharisiens à propos de savoir si une femme, coupable d’adultère, doit être lapidée. Jésus empêche l’exécution et dénonce l’hypocrisie de ses contradicteurs

« Et, la pierre à la main, la foule sanguinaire
S’appelait, la montrait : « C’est la femme adultère !
Lapidez la : déjà le séducteur est mort ! »
Et la femme pleura. — Mais le juge d’abord :
« Qu’un homme d’entre vous, dit-il, jette une pierre
S’il se croit sans péché, qu’il jette la première. »

On pourrait s’étonner qu’Émilie Lamotte (1877-1909) qui exerça comme institutrice libre congréganiste avant de découvrir les idées anarchistes qu’elle répandit pendant toute sa courte vie en donnant conférences sur conférences tienne dans sa Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets un discours qui n’est pas, toutes nuances gardées, éloigné de celui du Christ :
« Non seulement la sagesse est de prendre les choses comme elles sont , mais encore, chaque chose est un ensemble auquel il n’y a rien à ajouter. Sous peine de torture impuissante. Sous peine que la vie vous refuse ses joies simples et fortes.
Il est donc tout à fait naturel et compréhensible que l’amoureux éprouve diverses amours. C’est même probablement inévitable… L’amour a une puissance capable de vous faire tout oublier. Que devient donc, dans une telle aventure, la liaison décidée, entreprise, organisée, je ne sais comment dire, le mariage, quoi ?
Et j’ajoute : tout le monde est inconstant. La fidélité n’est pas dans la nature. »

La Femme adultère.

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GAUTIER, Théophile – Monographie du bourgeois parisien

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Société


Honoré Daumier - Les Bons Bourgeois : comment se termine, après dîner, une conversation conjugale (1846)

Définition courante du Bourgeois : Celui qui n’est ni noble, ni ecclésiastique, ni militaire, mais les artistes, depuis l’époque romantique, emploient ce mot pour désigner quelqu’un qui est peu versé dans les arts et qu’ils accusent d’avoir le goût vulgaire.
Pendant la Restauration le bourgeois est sujet de rire avec sa bedaine, sa cupidité, sa suffisance ; très caricaturé par les Daumier, Gavarni, Monnier il devient vite personnage littéraire.

Théodore de Banville précise :

« Je partage avec les hommes de 1830 la haine invétérée et irréconciliable de ce que l’on appela alors les bourgeois, mot qu’il ne faut pas prendre dans sa signification politique et historique, et comme signifiant tiers-état ; car, en langage romantique, bourgeois signifiait l’homme qui n’a d’autre culte que celui de la pièce de cent sous, d’autre idéal que la conservation de sa peau, et qui en poésie aime la romance sentimentale et dans les arts plastiques, la lithographie coloriée. »

Dans sa Monographie du bourgeois parisien (La Peau de tigre), Gautier commence en exprimant de façon humoristique son dégoût, puis arrivent agacement et colère, quand, au nom des Jeunes-France, il établit la supériorité particulière des gens de lettres et des artistes sur la bourgeoisie : « c’est que le bourgeois est totalement fermé à la poésie et à l’art ».

« Je voudrais bien donner une description exacte et succincte de l’animal ; mais cela ne laisse pas que d’être difficile. Le bourgeois est un et multiple, et, dans son espèce, il est ce que sont les chiens dans la leur.
Il y a des chiens noirs, il y a des chiens blancs, il y en a de pies ; les uns ont les pattes tortues et les oreilles traînantes, les autres ont le museau pointu et le poil ras ; mais lévriers, caniches, bassets, dogues, carlins, quoique très-différents entre eux, se font aisément reconnaître pour chiens, et personne ne s’y trompe.
Il en est de même du bourgeois : chauve, ventru, avec ou sans favoris, le nez rouge ou bleu, l’œil vert ou jaune, la jambe circonflexe et l’échine prolixe, il n’en est pas moins un bourgeois ; et tout homme qui passe et le voit marcher ou s’asseoir, dit avec un ricanement singulier : « C’est un bourgeois. »»

Viendront les bourges, les bcbg, les bobos…

Monographie du bourgeois parisien.

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SAND, George – Lettre aux membres du Comité central (1848)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Alcide-Joseph Lorentz - George Sand

La IIe République venait d’instaurer le suffrage universel mais, on le sait, uniquement masculin. À la faveur des élections d’avril 1848, les femmes choisirent George Sand pour les représenter à l’Assemblée nationale, sans consulter l’intéressée. Une manipulation qu’elle n’apprécia pas. En outre, elle n’était pas favorable au vote des femmes dans l’état actuel de la société, comme elle le répète plusieurs fois.

Le contenu de Lettre (inachevée) aux membres du Comité central (avril 1848) se relit avec une attention particulière à la lumière des droits acquis ou refusés aux femmes depuis la seconde République.

« La femme étant sous la tutelle et dans la dépendance de l’homme par le mariage, il est absolument impossible qu’elle présente des garanties d’indépendance politique, à moins de briser individuellement et au mépris des lois et des mœurs, cette tutelle que les mœurs et les lois consacrent. […] Je dirai toute ma pensée sur ce fameux affranchissement de la femme dont on a tant parlé dans ce temps-ci. Je le crois facile et immédiatement réalisable, dans la mesure que l’état de nos mœurs comporte. Il consiste simplement à rendre à la femme les droits civils que le mariage seul lui enlève, que le célibat seul lui conserve ; erreur détestable de notre législation qui place en effet la femme dans la dépendance cupide de l’homme, et qui fait du mariage une condition d’éternelle minorité. »

« En y réfléchissant, on trouverait beaucoup d’autres fonctions auxquelles les femmes sont appelées par la nature et la Providence ; mais lorsqu’il s’agit de leur attribuer des droits politiques de la même nature que ceux des hommes, il y a beaucoup à dire, pour et contre.
Les femmes doivent-elles participer un jour à la vie politique ? Oui, un jour, je le crois avec vous, mais ce jour est-il proche ? Non, je ne le crois pas, et pour que la condition des femmes soit ainsi transformée, il faut que la société soit transformée radicalement. »

Lettre aux membres du Comité cental.

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JANIN, Jules – La Dévote

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Arts


La Dévote

Jules Janin (1804-1874), plusieurs fois présent sur le site, était écrivain et journaliste ; surnommé « le prince des critiques » il est devenu académicien successeur de Sainte-Beuve.

La Dévote est un long texte satirique qui dénonce la société de ses contemporains et fait l’éloge de la femme vraiment pieuse dont il suit la vie depuis sa naissance. Nous sommes habitués à ses grandes envolées lyriques et humoristiques, mais aujourd’hui il est particulièrement féroce.

« Grâce à Dieu, il n’est pas de révolution en ce monde qui, à le bien prendre, n’ait en soi quelque chose de bon. La révolution de juillet, par exemple, nous a délivrés à tout jamais d’un abominable fléau qui menaçait de reparaître dans nos mœurs, je veux dire l’hypocrisie religieuse, la pire espèce de toutes les hypocrisies. Quand tous les honnêtes gens qui croient encore en Dieu, et qui n’ont pas relégué l’Évangile avec les livres des philosophes, ont pu aller à l’église tête levée sans être soupçonnés d’ambition ou de flatterie, l’église s’est remplie, à toutes les heures du jour, d’une noble foule. Les honnêtes gens ne se sont plus cachés pour y venir. »

La Dévote.

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AGNEL, Émile – Procès contre les animaux

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 47min | Genre : Société


Procès

Quiconque à jamais vécu à la campagne sait que certains animaux tels les porcs adultes peuvent être particulièrement dangereux.
Un animal de ferme tue/mutile un enfant. Comment réagir ?

Le bon sens voudrait que l’on sanctionne le propriétaire imprudent et non l’animal irresponsable. Mais nous sommes au Moyen Âge, siècles pétris de peurs où la superstition (plus que la croyance religieuse) est invoquée pour sauver l’homme de sa supposée ingérence naturelle, du dit mal originel qui le ronge, et de la fatalité qui l’accable.

Alors, que viennent les protections de la justice et ses rituels administratifs, les admonestations, les excommunications contre les animaux et, à travers eux, ce qu’ils représentent : l’instinct, l’affranchissement des règles du jeu social, l’absence de contrôle, l’imprévisible, le Mal peut-être ?

Procès contre les animaux.

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RYNER, Han – Les Artisans de l’avenir

Donneuse de voix : Domi | Durée : 42min | Genre : Discours


Han Ryner

Han Ryner (1861-1938), refusant toute doctrine imposée et déniant la séparation, qu’il estime artificielle, en nations et en classes, se montre toujours très sceptique quant à l’efficacité des révolutions violentes, leur préférant les méthodes de non-coopération. Mais il considère qu’aucune société réellement humaine ne pourrait advenir sans une révolution intérieure opérée par chaque individu en lui-même. (Source : Wikipédia)

« Nous voudrions contribuer à faire que l’avenir soit fraternel. Désir qui certes n’a rien d’original et de nouveau, désir […] probablement aussi ancien que l’existence même de l’homme. A voir que ce désir dure depuis plusieurs millénaires et qu’il n’a pas encore commencé sa réalisation est-ce que nous ne tirerons pas divers enseignements ? Et, à côté de ces enseignements, est-ce que nous en tirerons quelques encouragements ou quelques découragements ? Nous en tirerons des enseignements de patience, mais aussi des enseignements de persévérance ; des enseignements de prudence, mais aussi, malgré l’apparence première, des encouragements. Car, nous le constatons par bien des exemples, tous les désirs que l’homme a portés en lui pendant longtemps, tous les désirs assez essentiels pour qu’il n’y ait pas renoncé au long des siècles, il finit par les réaliser. Mais il les réalise après des millénaires, et après des échecs innombrables. Or il faut que les échecs ne nous découragent jamais et il faut qu’ils nous instruisent toujours. »

« Mes Chers Amis, chacun de nous peut une chose, chacun de nous peut produire en lui-même un homme tel qu’il rêve les hommes futurs. Que chacun de nous réalise cet acte qui paraît d’abord médiocre et qui est le plus merveilleux et le plus rare des chefs-d’œuvre. Que chacun de nous se sculpte et se réalise comme il rêve l’homme de plus tard. Et, dans les laideurs et les tristesses même du présent nous formerons déjà un bien merveilleux oasis de bonté et d’amour. »

Puissent ces deux extraits du texte de Han Ryner, Les Artisans de l’avenir, donner envie de lire ou d’écouter dans son intégralité…

Les Artisans de l’avenir.

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BLANC, Louis – Organisation du travail

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 6h | Genre : Essais


Louis Blanc

Une dénonciation de la concurrence, de la misère et de l’aliénation de l’être humain abandonné à son ignorance ; un cri de ralliement durant la Monarchie de Juillet (1830-1848) pour une juste répartition des bénéfices de l’entreprise via la mise en place d’ateliers sociaux (livre 1) ; une remise en question du droit d’auteur et une réflexion sur le rôle des intellectuels (livre 2) ; voici L’Organisation du travail, texte rédigé par Louis Blanc dans une édition de 1847, et pourtant aux accents si actuels (exploitation par le travail, libéralisme, État providence, injustice sociale, travail des enfants, dénigrement du travail manuel, culture de masse, légitimité des droits patrimoniaux…).

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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