Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


BALZAC, Honoré (de) – L’Épicier

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 33min | Genre : Essais


L'Épicier

Dans l’introduction à L’Encyclopédie morale du XIXeme siècle intitulée Les Français peints par eux-mêmes, Jules Janin fixe ainsi l’objectif du projet : « Ce que nos devanciers n’ont pas fait pour nous, nous le ferons pour nos petits-neveux : nous nous montrerons à eux non pas seulement peints en buste, mais des pieds à la tête et aussi ridicules que nous pourrons nous faire ». Aussi ne s’étonnera-t-on pas du ton quelque peu satirique distillé dans ces divers portraits de Français.
Le tome 1, publié en 1840 par Léon Curmer, s’ouvre sur un texte d’Honoré de Balzac consacré à la figure de l’épicier : « À mes yeux, l’épicier, dont l’omnipotence ne date que d’un siècle, est une des plus belles expressions de la société moderne. »

Illustration : Gravure de l’épicier dans l’édition originale (1840).

L’Épicier.

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PROUST, Marcel – Impressions de route en automobile

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 17min | Genre : Essais


Impressions de route en automobile

Troisième et dernier volet de notre série consacrée aux premières impressions automobiles. Après René Boylesve et Maurice Maeterlinck, voici le tour de Marcel Proust. Dans cet article publié dans Le Figaro le 19 novembre 1907, il évoque ses souvenirs d’un voyage en Normandie, en compagnie de son secrétaire Alfred Agostinelli. De nouveau nous sommes frappés par ces sensations nouvelles provoquées par la vitesse et la technique qu’aujourd’hui nous ne remarquons plus…

« Un accident de machine nous força de rester jusqu’à la nuit tombante à Lisieux ; avant de partir je voulus revoir à la cathédrale quelques-uns des feuillages dont parle Ruskin, mais les faibles lumignons qui éclairaient les rues de la ville cessaient sur la place où la cathédrale était presque plongée dans l’obscurité. [...] Au moment où je m’approchais d’elle à tâtons, une subite clarté l’inonda; tronc par tronc les piliers sortirent de la nuit, détachant vivement en pleine lumière sur un fond d’ombre le large modelé de leurs feuilles de pierre. C’était mon mécanicien, l’ingénieux Agostinelli, qui, envoyant aux vieilles sculptures le salut du présent dont la lumière ne servait plus qu’à mieux lire les leçons du passé, dirigeait successivement sur toutes les parties du porche, à mesure que je voulais les voir, les feux du phare de son automobile. »

Illustration : Leonetto Cappiello, Automoto, affiche publicitaire (1907).

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Impressions de route en automobile.

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MIRBEAU, Octave – L’Affaire Dreyfus

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 3h 46min | Genre : Société


Alfred Dreyfus (1859-1935)

« Alors que nous caressons ce rêve magnifique d’abolir les frontières et de fraterniser avec les peuples, le stupide nationalisme multiplie les frontières, non seulement de peuple à peuple, de région à région, de village à village, mais d’homme à homme. C’est le retour à la barbarie, la régression aux époques de la force brutale, où l’homme fort, l’homme élu, celui qu’« ils »cherchent encore dans les ténèbres de la férocité humaine, était la brute horrible et sanglante qui avait le plus tué, le plus pillé, le plus massacré.
Ô patrie, idole toujours gorgée de viande humaine, quand donc auras-tu fini d’accomplir, sur l’humanité, ta besogne sinistre ? » L’Aurore, 22 juillet 1899.

Adresse à Alfred Dreyfus dans L’Aurore du 11 septembre 1899 :
« Ne craignez pas que nous vous abandonnions : nous prenons l’engagement de rester fidèles à la cause de la justice et de la vérité. »

À travers ces 34 documents, en majorité des chroniques parues dans la presse de novembre 1897 à septembre 1899, Octave Mirbeau nous plonge dans l’atmosphère haineuse et viciée de la France de « L’affaire Dreyfus ». C’est dans un style vigoureux qu’il dénonce antisémitisme et nationalisme. On aimerait tant considérer qu’il s’agit d’une époque révolue…

N.B. : les textes Pétition au Président de la chambre, Adresse à Émile Zola, Aux hommes libres, Lettre à Adrien Hébrard, Lettre à monsieur le Président du Conseil et À Alfred Dreyfus ont été écrits par plusieurs auteurs, dont Octave Mirbeau.

Illustration : Alfred Dreyfus (ca. 1894).

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LA HONTAN, Louis Armand de Lom d’Arce – Dialogues, ou Entretiens entre un Sauvage et le baron de Lahontan

Donneur de voix : Félix Tanguay | Durée : 2h 58min | Genre : Philosophie


Cornelius Krieghoff - Huron appelant l'orignal

Le baron de Lahontan (1666-1716) est un explorateur, anthropologue, écrivain et militaire français. Il fait un séjour de dix ans en Nouvelle-France. Il rencontre les Premières Nations, dont possiblement Kondiaronk, dont il s’inspire pour la rédaction de ses dialogues, lesquelles mettent en scène un chef Huron et un Français qui discutent de la valeur de leur culture respective. On assiste à la rencontre de deux esprits, deux sociétés, deux univers, qui s’observent, qui se jaugent, qui débattent.

Les entretiens de Lahontan sont jubilatoires. L’auteur utilise un procédé littéraire et philosophique déjà connu à l’époque : le dialogue entre le « fou » et le « sauvage », c’est-à-dire le supposé civilisé versus le supposé simplet, qui s’avère finalement imprégné d’une sagacité qui décontenance son interlocuteur. La plume de Lahontan et son procédé littéraire sont d’une surprenante efficacité. D’une part, Lahontan arrive à faire une critique en règle de sa propre société ; d’autre part, il dresse un portrait captivant de la vie huronne. Malgré les arguments qui fusent de toutes parts, c’est Adario qui semble remporter la mise, mais les pointes d’ironie transpercent çà et là le tableau idéalisé. Par exemple, les Hurons jouissent, disent-ils, d’une grande liberté, mais ils possèdent des esclaves… Par ailleurs, Lahontan se donne le rôle d’un bonhomme un peu borné, or cela ne correspond pas au Lahontan historique, comme le prouvent ses échanges épistolaires. De plus, si le beau rôle est donné à l’Amérindien, la démarche de Lahontan ne révèle-t-elle pas en trame de fond une des forces monumentales de l’esprit français : la capacité à l’autocritique ? Ainsi, « les Dialogues sont une œuvre ouverte, une œuvre dont on ne peut tirer de thèse centrale parce que l’ironie empêche le sens de se coaguler. »

L’influence des écrits de Lahontan est considérable. Une quantité impressionnante d’articles, d’études, d’analyses, d’essais y feront suite, et cela encore aujourd’hui. Qui plus est, les dialogues ont eu un immense succès lors de leur parution, influençant les grands auteurs de l’époque : Voltaire, Diderot, Chateaubriand, Rousseau, Leibniz, etc. La plume du baron pourrait en ce sens être considéré comme « le vif coup d’archet qui, vingt ans avant les Lettres persanes [de Montesquieu], ouvre le dix-huitième. »

> Écouter un extrait : 01. De la religion.

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MAETERLINCK, Maurice – En automobile

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 19min | Genre : Société


Maurice Maeterlinck et son épouse, l'actrice Georgette LeBlanc, dans leur automobile

Après Azurine de René Boylesve, découvrons les impressions d’un autre écrivain lors de ses tout premiers voyages en automobile. En 1901, Maurice Maeterlinck décrit pour le journal Le Figaro ses Sensations d’automobile. Combinant habilement lyrisme et langage technique, cet article, qui sera repris en 1904 sous le titre En automobile dans le recueil Le Double Jardin, évoque la domestication de la « bête », l’angoisse de se retrouver seul en panne sur une route déserte, mais aussi les nouvelles sensations dues à la vitesse et la relation à l’espace…

Illustration : Maurice Maeterlinck et son épouse, l’actrice Georgette Leblanc, dans leur automobile (début XXème).

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En automobile.

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DURKHEIM, Émile – Éducation et sociologie

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 37min | Genre : Société


Émile Durkheim

« Quand on veut déterminer par la seule dialectique ce que doit être l’éducation, il faut commencer par poser quelles fins elle doit avoir. Mais qu’est-ce qui nous permet de dire que l’éducation a telles fins plutôt que telles autres ? Nous ne savons pas a priori quelle est la fonction de la respiration ou de la circulation chez l’être vivant. Par quel privilège serions-nous mieux renseignés en ce qui concerne la fonction éducative ? On répondra que, de toute évidence, elle a pour objet d’élever les enfants. Mais c’est poser le problème dans des termes à peine différents ; ce n’est pas le résoudre. Il faudrait dire en quoi consiste cet élevage, à quoi il tend, à quelles nécessités humaines il répond. Or, on ne peut répondre à ces questions qu’en commençant par observer en quoi il a consisté, à quelles nécessités il a répondu dans le passé. Ainsi, ne serait-ce que pour constituer la notion préliminaire de l’éducation, pour déterminer la chose que l’on dénomme ainsi, l’observation historique apparaît comme indispensable. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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WILDE, Oscar – La Cruauté dans les prisons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Détail de la façade de la prison de Reading

La Cruauté dans les prisons (anglaises de 1897) :

« Monsieur,
Je lis avec un grand regret, dans les colonnes de votre journal, que le gardien Martin, de la Reading Prison, a été révoqué pour avoir donné quelques biscuits à un petit enfant affamé.

J’ai vu les trois enfants moi-même, le lundi qui précéda ma mise en liberté. Ils venaient d’être condamnés et se tenaient en rang, dans le hall central, vêtus du costume des prisons et portant leurs feuilles sous le bras, prêts à être conduits dans les cellules qui leur étaient désignées. Je suivais par hasard une galerie menant au parloir où je devais avoir une entrevue avec un de mes amis.

C’étaient de tout petits enfants. Le plus jeune (celui auquel le gardien donna les gâteaux) était un tout petiot maigrelet pour lequel on n’avait évidemment pu trouver de costume assez petit pour le vêtir. J’avais certainement vu bien des enfants détenus, au cours des deux ans durant lesquels je fus moi-même emprisonné. [...] »

Oscar Wilde a cotoyé dans la prison anglaise de Reading des enfants incarcérés objets de traitements inhumains. Il exprime sa révolte aussi à l’égard de incompétence des médecins psychiatres des maisons d’arrêt.

Traduction anonyme (1897)

Illustration : Détail de la façade de la prison de Reading en 1844.

La Cruauté dans les prisons.

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FRIÈS, Charles – Le Souffleur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Nouvelles


Le Souffleur

Charles Friès vous dit tout sur Le Souffleur de théâtre et termine son article par une anecdote savoureuse.

« S’il est au monde une profession modeste, ignorée, et qui ne satisfasse point l’amour-propre, c’est celle de souffleur dans un théâtre. Aussi ne compte-t-on guère de souffleurs par vocation : l’idée de s’ensevelir vivants dans un trou affriande fort peu de gens. »

NOTE : Aujourd’hui, le souffleur existe toujours sous une forme modernisée : il s’agit d’un régisseur assistant qui communique avec les acteurs par l’intermédiaire d’une oreillette.

Illustration : Le Souffleur (1840-1842).

Le Souffleur.

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