Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


DUMAS, Alexandre – Filles, lorettes et courtisanes (Introduction – Partie 01 : Filles)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 1h 5min | Genre : Société


Toulouse-Lautrec -Salon de la rue des Moulins (1894-1895)

S’inspirant de l’étude de Parent-Duchâtelet : La Prostituée à Paris au XIXème siècle, Dumas explore à sa manière le monde de la prostitution, à travers trois catégories distinctes.

Dans la première catégorie, il évoque les « filles » et leur vie difficile au plus bas de l’échelle sociale ; les contrôles sanitaires dégradants auxquels elles sont soumises régulièrement et qui les conduisent parfois à la prison-hôpital de Saint-Lazare où elles sont privées de ressources ; les souteneurs qui les maltraitent et les exploitent ; leur destin souvent cruel… Il distingue les « filles à carte », qui vont chercher le client dans la rue, des « filles à numéro » qui attendent le client dans la maison close où elles sont employées. L’auteur fait également une longue digression sur le sport auquel s’adonnent particulièrement les souteneurs : la savate (boxe française).

Remerciements à la Bibliothèque Numérique Romande pour son admirable travail bénévole de mise en ligne des textes du Domaine Public.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Introduction.

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TROLLOPE, Frances – Paris et les Parisiens en 1835 (Tome 01)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 10min | Genre : Voyages


Paris et les Parisiens en 1835

En 1835, sous la monarchie de Juillet, Frances Trollope revient, après sept ans, visiter Paris. Elle porte sur les Parisiens son regard de femme de lettres anglaise, mais surtout d’aristocrate…

« Malgré l’excès de vanité dont on accuse communément les Français, il est certain qu’ils en montrent beaucoup moins que nous dans leur relations avec leurs semblables. J’ai vu une comtesse, d’une des plus anciennes maisons du royaume, ouvrir elle-même la porte extérieure de son appartement et y recevoir les personnes qui venaient la visiter, avec autant de grâce et d’élégance que si une triple rangée de grands laquais, portant sa livrée, eussent transmis leurs noms depuis l’antichambre jusqu’au salon. Et pourtant dans cette occasion ce n’était pas la fortune qui manquait, elle avait à ses ordres cocher, laquais, femme de chambre, et tous les domestiques accessoires d’une grande maison. Mais le hasard voulait que l’un eut été envoyé d’un côté et l’autre de l’autre, et il n’entra pas un seul instant dans la pensée de cette dame que sa dignité pût être compromise à se faire valoir sans eux. En un mot, la vanité des Français ne se montre pas dans les petites choses ; et c’est précisément pour cette raison que leurs relations sociales sont dépouillées de cette susceptibilité inquiète, de cette étiquette si pleine d’ostentation et d’orgueil qui pèse de tout son poids sur la nôtre. »

Traduction : Jean Cohen (1781-1848).

> Écouter un extrait : Préface.

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VARLET, Théo – Télépathie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Société


Honoré Daumier - Les Fumeurs de hadchids

Théo Varlet (1878-1938), éthéromane, nous raconte dans Télépathie une expérience qui l’a profondément marqué sur la toxicité du haschisch, Cannabis indica.

« Vieil initié du bon Poison, j’ai pris un peu de cet exclusivisme qui nous fait, toxicomanes, aussi sectaires que prêtres de religions différentes. Le morphiné traite de Turc à More le fumeur d’opium, et les brutes ivres d’alcool n’ont pas assez d’injures pour nous autres dégusteurs d’éther. Nous le leur rendons bien du reste. Et quant à moi, sans aller jusqu’à suspecter Baudelaire, j’ai toujours tenu son haschisch en fort piètre estime. Maintenant, je le connais : c’est pis que de la défiance, et l’on ne m’y prendra plus. Avec l’éther, au moins, l’on sait à quoi s’en tenir. [...]
Mais il faut savoir si c’est bien vrai, si ce prodige de télépathie, par un mystérieux effet de la Drogue, relie effectivement nos cellules cérébrales, si nos dynamismes psychiques sont bien entrés en communication, si la pensée circule entre nous comme entre des vases communicants. »

Une lecture qui peut rendre service d’un poète et romancier que J.-H. Rosny aîné qualifiait de « visionnaire, coureur d’univers, et de toutes manières, un des plus beaux talents de sa génération ».

Illustration : Honoré Daumier, Les Fumeurs de hadchids (1845).

Télépathie.

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TROLLOPE, Frances – Mœurs domestiques des Américains

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 12h 19min | Genre : Voyages


Mœurs domestiques des Américains

Frances Trollope (10 mars 1780 – 6 octobre 1863) est une romancière et femme de lettres anglaise.
Née à Stapleton, près de Bristol, elle épousa en 1809 Thomas Trollope, un avocat. Suite aux revers de fortune de son mari, elle rejoignit avec trois de ses fils en 1827 la communauté utopique qu’avait fondée Fanny Wright dans le Tennessee. Après l’échec de cette expérience, elle s’installa à Cincinnati où elle fréquenta le sculpteur Hiram Powers.
De retour en Angleterre, elle attira l’attention en publiant en 1832 Domestic Manners of the Americans (Mœurs domestiques des Américains), critique sévère qui obtint la vogue en Angleterre, mais qui souleva contre elle la société anglo-américaine.
Elle est la mère d’Anthony Trollope.

Extrait : « L’accueil fait au général Lafayette est la seule occasion dans laquelle l’orgueil national ait triomphé de l’esprit national de parcimonie ; et il est évident qu’on doit l’attribuer au seul sentiment d’enthousiasme dont les Américains soient susceptibles : le triomphe qu’ils ont obtenu par le succès de leur lutte pour leur indépendance nationale. Mais quoique ce sentiment soit universellement reconnu comme une source de triomphe et d’orgueil juste et légitime, ils ne pourront pas toujours le faire valoir comme un fonds inépuisable de gloire et d’élévation parmi les autres nations. Leurs pères étaient des colons, ils ont combattu avec bravoure et sont devenus un peuple indépendant. Leurs succès et l’admiration qu’ils ont inspirée, même à ceux dont ils avaient secoué le joug, les ont encouragés pendant leur vie, jettent encore du lustre sur leurs sépulcres lointains et qu’aucun titre ne décore, et rendront illustre à jamais cette page de leur histoire.
Leurs enfants ont hérité de leur indépendance ; ils ont aussi hérité de l’honneur d’être fils de pères pleins de bravoure : mais cela ne leur donnera pas la réputation qu’ils désirent avoir, d’être des savants et des hommes bien élevés, et ne leur accordera pas le droit de parler éternellement de leur gloire en buvant un julep de menthe, en fumant du tabac, en jurant par la barbe de Jupiter, ou par quelque autre serment, qu’ils sont pleins de grâces et d’agréments et en disant en outre des injures à quiconque ne répond pas « Amen ». »

Traduction anonyme (1841).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DIDON, Henri – Influence morale des sports athlétiques

Donneur de voix : Jonathan | Durée : 31min | Genre : Discours


Henri Didon

« Les sports font prédominer l’esprit de combativité, c’est-à-dire l’esprit de vaillance et de bravoure originelles qui dorment chez l’enfant.
Les sports font de l’enfant un adolescent vaillant, qui ne sait pas se détourner devant l’obstacle et qui n’a de tranquillité qu’après l’avoir brisé, dompté, vaincu. »

Henri Louis Rémy Didon (1840-1900) est un homme d’Église français de l’ordre des Dominicains. Grand promoteur du sport moderne, il participe, aux côtés de Pierre de Coubertin, au renouveau des Jeux olympiques dont il invente la devise « Citius, Altius, Fortius » (« Plus vite, plus haut, plus fort »).

Influence morale des sports athlétiques est un discours qu’il a prononcé au Congrès olympique du Havre le 29 juillet 1897.

Influence morale des sports athlétiques.

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BOILEAU, Nicolas – Les Femmes – SÉMONIDE D’AMORGOS – Sur les femmes (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Société


Operateur Céphalique : Céans maitre Lustucru a un secret admirable qu'il a apporté de Managascar pour reforger et repolir sans faire mal ni douleur les testes des femmes acariatres, criardes...

Quelles charges contre les femmes ! À 23 siècles de distance, Sémonide d’Armorgos, poète iambique grec du septième siècle av. JC et Nicolas Boileau sont sans pitié à l’égard des épouses.

Le poème de 118 vers de Sémonide Sur les femmes est la première œuvre misogyne de la littérature occidentale. Toutes – ou presque – les dix races de femmes incarnent le mal : la femme-terre la bêtise, la femme-mer l’hypocrisie, la femme-singe la laideur, la femme-chienne l’indécence, etc. La seule acceptable est la femme-abeille. (Traduction : Louis Humbert (1845-1921))

La Satire X de Boileau Les Femmes est une mise en garde adressée à Alcippe sur le point de convoler. Quelle que soit la fiancée choisie, elle deviendra invivable après le mariage :

« L’épouse que tu prends, sans tache en sa conduite,
Aux vertus, m’a-t-on dit, dans Port-Royal instruite,
Aux lois de son devoir règle tous ses désirs.
Mais qui peut t’assurer qu’invincible aux plaisirs,
Chez toi, dans une vie ouverte à la licence,
Elle conservera sa première innocence
[...]
Peut-être avant deux ans, ardente à te déplaire,
Éprise d’un cadet, ivre d’un mousquetaire,
Nous la verrons hanter les plus honteux brelans,
Donner chez la Cornu rendez-vous aux galans
[...]
Combien n’a-t-on point vu de belles aux doux yeux,
Avant le mariage anges si gracieux,
Tout à coup se changeant en bourgeoises sauvages,
Vrais démons apporter l’enfer dans leurs ménages,
Et, découvrant l’orgueil de leurs rudes esprits,
Sous leur fontange altière asservir leurs maris. »

L’Histoire ne dit pas si Alcippe s’est marié !

Illustration : Operateur Céphalique : Céans maitre Lustucru a un secret admirable qu’il a apporté de Managascar pour reforger et repolir sans faire mal ni douleur les testes des femmes acariatres, criardes… (Estampe, XVIIIe).

Satire X : Les Femmes (Boileau).

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SOULIÉ, Frédéric – Le Second Mari

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Société


Le Second Mari

En présentant en 2010 Frédéric Soulié (1800-1847), bien délaissé aujourd’hui, nous le disions « aussi célèbre à son époque que Balzac et Eugène Sue ». Il est temps de réparer cet oubli…

« Ce que j’appelle Le Second Mari (1841) est un type particulier à la nation française, particulier même au territoire parisien, et qui, n’ayant pas d’aïeux directs dans le passé, n’aura pas d’enfants légitimes dans l’avenir.
Et cependant le second mari a eu une foule de prédécesseurs et aura des myriades de successeurs. Aux yeux du vulgaire, tous sont de la même famille ; aux yeux du philosophe, il y a un abîme entre le second mari et tout ce qui lui ressemble. Le corail est pour la plèbe une pierre comme la malachite ; le naturaliste sait seul que c’est un animal.
Voyons maintenant ce que c’est que le second mari. » (au temps de Balzac.)

Illustration : Le Second Mari (1840-1842).

Le Second Mari.

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VEIL, Simone – Discours devant l’Assemblée sur l’IVG

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 39min | Genre : Essais


Simone Veil

Déportée à Auschwitz durant la Shoah où elle perd son père, son frère et sa mère.

Ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.

Première présidente du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel, de 1979 à 1982. De façon générale, elle est considérée comme l’une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.

Élue à l’Académie française en 2008.

Elle deviendra la cinquième femme inhumée au Panthéon.

Discours devant l’Assemblée le 26 novembre 1974.

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