Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


FRIÈS, Charles – Le Souffleur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Nouvelles


Le Souffleur

Charles Friès vous dit tout sur Le Souffleur de théâtre et termine son article par une anecdote savoureuse.

« S’il est au monde une profession modeste, ignorée, et qui ne satisfasse point l’amour-propre, c’est celle de souffleur dans un théâtre. Aussi ne compte-t-on guère de souffleurs par vocation : l’idée de s’ensevelir vivants dans un trou affriande fort peu de gens. »

NOTE : Aujourd’hui, le souffleur existe toujours sous une forme modernisée : il s’agit d’un régisseur assistant qui communique avec les acteurs par l’intermédiaire d’une oreillette.

Illustration : Le Souffleur (1840-1842).

Le Souffleur.

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LONDRES, Albert – Les Forçats de la route

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 22min | Genre : Société


Henri Pélissier

« Pendant un mois, ils se sont battus avec la route. Les batailles avaient lieu en pleine nuit, au petit matin, sous le coup de midi, à tâtons, dans le brouillard qui donne des coliques, contre le vent debout qui les couche par côté, sous le soleil qui voulait, comme dans la Crau, les assommer sur leur guidon. Ils ont empoigné les Pyrénées et les Alpes. Ils montaient en selle un soir, à dix heures et n’en redescendaient que le lendemain soir, à six heures, ainsi que l’on put le constater des Sables d’ Olonne à Bayonne, par exemple. »

C’est en ces termes qu’Albert Londres commente le Tour de France 1924 et rend hommage aux coureurs, à ces « géants » devenus pour lui des « forçats » de la route. Ses reportages quotidiens pour Le Petit Parisien nous font vivre ce « Tour de France, Tour de souffrance », depuis la Renault qui transporte le journaliste et sur un ton où se côtoient réalisme et humour.

Illustration : Henri Pélissier en 1919.

Licence Creative Commons

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LAFARGUE, Paul – La Religion du capital

Donneur de voix : HenKaiPan | Durée : 1h 33min| Genre : Société


La Religion du capital

« Nous sommes à un Congrès fictif du patronat. Les chefs de file de la bourgeoisie mondiale et leurs alliés cléricaux se sont réunis pour trouver une parade face à une menace : le mouvement ouvrier qui, bien que naissant, pourrait faire vaciller leur trône. Très vite s’impose la nécessité de doter le monde civilisé – pudique dénomination du capitalisme mondial – d’une nouvelle religion capable de rétablir l’ordre. Ce sera celle du Capital. Ce petit texte se lit comme une parodie de la financiarisation du monde et des licenciements de crise. »

Lire peut amener à « pleurer de rire ». Ici, notamment durant L’Ecclésiaste et les Maximes de la Sagesse Divine, le sarcasme intelligent et pétri de réalité de Paul Lafargue fait « rire de pleurer ».

132 ans se sont écoulés et le texte est toujours éminemment d’actualité.

Cet ouvrage n’est pas conceptuel ni d’un apport substantiel pour qui a déjà sérieusement lu Karl Marx – dont Lafargue a été le gendre et le proche collaborateur – mais il offre de savoureux moments de dérision récréatifs, sinon salutaires pour tous, « gilets jaunes », critiques radicaux et alii.

Bonne écoute à tous.

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ANONYME – Droit maritime : de la neutralité

Donneuse de voix : Mon Evasion | Durée : 24min | Genre : Histoire


Jules Férat - Les Forceurs de blocus

« L’Europe, dans son ensemble, forme comme une sorte de république fédérative dont les divers états, s’administrant d’une manière différente, tendent cependant vers un résultat commun, le maintien de l’ordre et de l’indépendance. Pour obtenir ce résultat, on a établi ce qu’on appelle la balance politique, autrement dit, une disposition de choses par laquelle toute puissance est, autant que possible, hors d’état de dominer et d’imposer la loi aux autres. »

Article signé S., publié dans la Revue des deux mondes en août 1829.

De la neutralité.

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QUÉROLLE – Petit manuel de politesse et de savoir-vivre à l’usage de la jeunesse

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 39min | Genre : Essais


École primaire

« Vos père et mère tiennent auprès de vous la place de Dieu sur la terre. [...] Vous vous montrerez soumis envers eux, en leur obéissant promptement, et en faisant de bon cœur ce qu’ils vous commanderont ; vous vous rendriez coupable, vous les affligeriez, et vous agiriez contre vos devoirs et contre vos propres intérêts, si jamais vous murmuriez ou si vous résistiez à leurs ordres.
Vous les respecterez, en leur rendant toutes sortes d’hommages, en leur parlant d’un air soumis, en les saluant toutes fois que vous les aborderez, en cachant et ne parlant pas de leurs défauts, et surtout en ne cherchant jamais à leur en trouver. »

Petit manuel de politesse et de savoir-vivre à l’usage de la jeunesse, par Quérolle. Bernardin-Béchet et fils, Libraires-Éditeurs, 1866.

Petit manuel de politesse et de savoir-vivre à l’usage de la jeunesse.

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WOLLSTONECRAFT, Mary – Défense des droits des femmes

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 9h 47min | Genre : Essais


Mary Wollstonecraft par John Opie (c. 1797)

Bien que rebelle pour son temps – un critique la qualifia de « hyène en jupons » ! – Mary Wollstonecraft (1759-1797) n’est pas Simone de Beauvoir, et nombre de ses positions nous paraissent rétrogrades au XXIe siècle. Sa foi en un Dieu aimant et tout-puissant est demeurée intacte, même si le récit de la création de la femme dans la Genèse la laisse sceptique et si elle juge blasphématoire la croyance à l’Enfer. Elle défend le mariage comme fondement de la société, et attribue l’infériorité de la femme et ses faiblesses à son éducation défectueuse, voire inexistante, thème qui sous-tend toute sa Défense. Pour y remédier, elle préconise la création d’externats mixtes qui dispenseraient la même éducation aux enfants des deux sexes. Elle souligne que les jeunes filles sont contraintes à la passivité, à la vanité et à la crédulité par le manque d’activité physique et de stimulation mentale, et par l’obligation permanente de plaire aux hommes. Le résultat est l’ignorance, et ni plus ni moins qu’une forme d’esclavage.

Cette phrase extraite de sa conclusion donne une idée juste de l’ensemble de son argumentation : « En réclamant ce que les femmes peuvent revendiquer en commun avec les hommes, je n’ai pas prétendu atténuer leurs défauts, mais je me suis attachée à prouver qu’ils étaient une conséquence naturelle de leur éducation et de leur rang dans la société. »

Écrite d’un seul jet en six semaines, cette Défense des droits de la femme – selon l’original -, aurait gagné à être révisée et recomposée à tête reposée. La démonstration n’a rien d’une dissertation à la française, où chaque argument en amène un autre dans un développement clair et harmonieux. Sa progression en zigzags, voire circulaire, est parfois déroutante mais, comme écrivait William Godwin, son mari, « comme composition, l’ouvrage annonce beaucoup de force et d’énergie dans les idées ». À sa parution en 1792, il fut très bien accueilli par les uns, et vilipendé par les autres.

Traduction anonyme (1792).

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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FLAUBERT, Gustave – Dictionnaire des idées reçues

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 30min | Genre : Société


Gustave Flaubert par Giraud

Le Dictionnaire des idées reçues est un ouvrage littéraire inachevé de Gustave Flaubert qui regroupe sous forme de dictionnaire des définitions et aphorismes de son imagination.
Flaubert travailla une grande partie de sa vie à cet ouvrage qui demeure inachevé. En effet, il commence à mettre en forme ses aphorismes et les clichés de la société française de son époque à partir de 1850. Il n’est cependant pas clairement établi si Flaubert souhaitait publier ce recueil ou simplement l’adjoindre en appendice de son roman lui aussi inachevé Bouvard et Pécuchet.
Le Dictionnaire des idées reçues fut publié par Louis Conard de manière posthume en 1913 après le travail d’édition scientifique d’Étienne-Louis Ferrère.
Les thèmes sont des plus variés, mais certains sont récurrents comme ceux de l’hygiène et de la santé, la pudibonderie, les lieux communs et les poncifs esthétiques, ainsi que des sujets d’indignation futiles. Flaubert utilise souvent l’infinitif à valeur d’impératif impersonnel, ce qui donne à son Dictionnaire des allures de parodie de manuel de bonne conduite en société. (Source : Wikipédia).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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QUINCEY, Thomas (de) – L’Assassinat considéré comme art

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Société


L'Assassinat considéré comme art

« On ne connaît guère de Thomas de Quincey, en France, que sa qualité de mangeur d’opium, et les fragments de ses Confessions traduits par Baudelaire et cités par M. Bonnetain dans son roman L’Opium. On pourra voir, par cette traduction abrégée d’une de ses plus célèbres fantaisies, que le « Mangeur d’opium anglais » a été aussi un humoriste remarquable, joignant l’amertume ironique d’un Swift à la verve pince-sans-rire de certains conteurs américains. »

Conférence lue devant la Société des Gentlemen connaisseurs en assassinat de Londres de l’assassinat considéré comme art (1888)

« Fi ! Messieurs, fi ! dirons-nous, de ceux qui opèrent par le poison. Ne peut-on conserver la vieille et noble tradition nationale du coupement de gorge, sans introduire chez nous ces abominables inventions italiennes ? »

Traduction : Théodore de Wyzewa (1862-1917).

Illustration : Cándido de Faria, Les Apaches de Paris (XIXe).

L’Assassinat considéré comme art.

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