Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


BRILLAT-SAVARIN, Anthelme – Physiologie du goût

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 14h 47min | Genre : Essais


Brillat Savarin - Gravure physiologie du gout

« La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile. » Aphorisme IX.

Bourgeois libéral et homme réputé « aimable », Brillat-Savarin (1755-1826), est membre de l’Assemblée Constituante en 1789 mais s’éloigne de la Révolution en 1793 pour rejoindre la Suisse. Après un passage par le Nouveau Monde, il revient en France où il finit sa vie dans l’univers judiciaire comme conseiller à la Cour de cassation.

Sous le titre quelque peu pompeux de l’ouvrage, se dissimulent d’innombrables anecdotes et digressions personnelles à caractère autobiographique. Ce recueil de souvenirs, qui n’est surtout pas un livre de cuisine – même si on y trouve des recettes -, traite autant des sens sur un air docte que des plaisirs de la table ou de l’histoire des restaurants. Ces mémoires de l’auteur dessinent, sur le ton héroï-comique, les contours d’un certain épicurisme dont modestie, gaieté et humour ne sont pas absents.

« Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps où il est sous notre toit. » Aphorisme XX.

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> Écouter un extrait : Aphorismes et Préface.

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PÉGUY, Charles – La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 4min | Genre : Philosophie


Charles Peguy

Dans son numéro du 19 octobre 1902, le journal La Raison publiait un article d’un certain Henry Bérenger, dans lequel celui-ci attaque les « intellectuels ». Au détour d’une phrase, il laisse tomber ces mots sur un professeur de philosophie à l’université, Mr Célestin Bouglé : ce dernier serait, comme universitaire, selon Bérenger, « subventionné par l’État ». Ces mots vont être l’occasion d’une mise au point cinglante de la part de Péguy, sur le sens des mots « subventionné » et « rémunéré », dans les Cahiers de la quinzaine qui suivent.

Péguy rappelle – n’est-ce pas vrai encore de nos jours ? – qu’en faisant le choix d’une carrière dans l’enseignement, les maîtres renoncent à une vie qui donnerait « une situation financière brillante [...] dans l’industrie ou dans le commerce ». Péguy n’est pas dans la position de celui qui défendrait son salaire, puisque lui-même vit (tant bien que mal d’ailleurs) de son métier de journaliste. Il entend défendre le principe non négociable de la liberté de l’esprit, qui doit fonder un enseignement, parce qu’il est une condition indispensable d’une recherche philosophique sérieuse. Péguy formule donc deux principes essentiels pour une école digne de ce nom : enseigner bien sûr la vérité, mais aussi, bien payer les professeurs.

La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement.

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FORNERET, Xavier – Réflexions sur la peine de mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Discours


Ancienne guillotine ayant servi jusqu'en 1848

Xavier Forneret (1809-1884), poète et romancier, (voir Le Diamant de l’herbe) s’occupa aussi de questions d’actualité d’ordre politique et social, comme la peine de mort dont il se révèle farouche partisan, ainsi qu’il le dit dans une Lettre à Victor Hugo qu’il fait suivre de Réflexions sur la peine de mort.
En effet, dans Le Dernier Jour d’un condamné et dans son Plaidoyer contre la peine de mort (Version 1, Version 2), Victor Hugo (1802-1885) se faisait le porte-paroles de ceux qui réclamaient l’abolition de ce châtiment. Il ne sera entendu en France qu’un siècle plus tard, en 1981, et aujourd’hui les sondages estiment à 50% le nombre de ceux qui réclament son rétablissement.

Le plaidoyer de Forneret écrit en 1851 témoigne, avec éloquence, de sa foi dans la cause qu’il défend comme celui de Hugo, à la pensée opposée, prononcé devant l’Assemblée Constituante en 1848. Une confrontation historique d’idées toujours actuelles..

Réflexions sur la peine de mort.

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BERNÈDE, Arthur – Landru

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 50min | Genre : Histoire


Landru.

Quand l’immoralité donne l’immortalité !

Dans la collection Crimes et châtiments dirigée par Arthur Bernède, l’auteur de Judex, de Belphégor et de L’Homme au masque de fer, Landru est l’histoire d’un des plus grands criminels modernes, tueur en série, qui entre 1914 et 1919, assassina en les étranglant, avant de découper leurs cadavres pour les brûler ensuite dans la cuisinière de sa villa de Gambais (Seine et Oise), dix femmes (surtout des veuves) pour vivre et assurer le bien-être de sa famille ignorante de ses crimes.

C’était pendant la guerre de 14, mais toute la France se passionna pour cette « affaire » ; elle fit couler beaucoup de salive et d’encre, défraya la chronique, noircit, plus tard, des pellicules et fut filmée et télévisée.

Le Barbe bleue, sieur de Gambais n’eut jamais le moindre remords et sourit même en allant à la guillotine. La plaidoirie de Me Moro-Giafferi ne put lui épargner la mort.

(Quelques accidents de lecture dus à l’illisibilité de certaines lignes de ce journal numérisé demandent votre indulgence, ainsi que quelques longs extraits fastidieux : un romancier, par exemple, eût cité deux ou trois des 25 chefs d’accusation, mais le journaliste, ne voulant rien omettre, en donne la liste complète).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

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MAUPASSANT, Guy (de) – Chroniques (Sélection 1)

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 30min | Genre : Société


Guy de Maupassant

Sous les pseudonymes de Maufrigneuse, Guy de Valmont…, Maupassant a rédigé de nombreuses chroniques pour les journaux, notamment Le Gaulois, Gil Blas ou Le Figaro.

Selon Maupassant, la critique doit être courte et hachée, fantaisiste, sautant d’une chose à l’autre et d’une idée à la suivante sans la moindre transition. « Les qualités essentielles des chroniques restent la bonne humeur, la légèreté, la vivacité, l’esprit. »
(Maupassant, Messieurs de la chronique, novembre 1884)

Cette sélection présente des textes regroupés autour du thème de la femme : Celles qui osent, Les Femmes, Une femme, Les Femmes de théâtre, Les Femmes de lettres, Politiciennes, Les Servantes, Les Vieilles.

Chroniques (Sélection 1).

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GOURMONT, Rémy (de) – La Propriété littéraire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Essais


La Propriété littéraire

L’article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle précise : « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent. »

Il y a une centaine d’années, Rémy de Gourmont (1858-1915) nous donnait son avis d’écrivain sur le problème, cent fois traité, des droits d’auteur… qui duraient moins qu’aujourd’hui.

« La durée des droits accordés par les lois antérieures (1798, 10 ans ; 1810, 20 ans ; 1824, 30 ans) aux héritiers, successeurs irréguliers, donataires ou légataires des auteurs, compositeurs ou artistes, est portée à 50 ans à partir du décès de l’auteur. »

« Ce délai est-il suffisant ? Doit-on l’augmenter ? L’opinion commune, parmi les hommes de lettres, est que le délai est insuffisant. Plusieurs d’entre eux pensent même que la propriété littéraire devrait être perpétuelle. Comme je ne suis ni du premier avis, ni surtout du second, je demande à présenter quelques observations à ces « propriétaristes » trop convaincus. »

L’hypothèse de la propriété éternelle des Fables de La Fontaine est exposée avec l’humour attendu du conteur de Le Devoir.

La Propriété littéraire.

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KARR, Alphonse – Bourdonnements (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 53min | Genre : Société


Alphonse Karr par Nadar

Ce n’est pas le romancier ni le nouvelliste Alphonse Karr qui publie Bourdonnements en 1880, mais le journaliste ironique et satirique qui, sautant du coq à l’âne, aborde, dans ce long ouvrage que nous avons présenté en quatre fragments (avec quelques rares coupures), les sujets les plus divers :

- Fragment 1,
- Fragment 2,
- Fragment 3,
- Fragment 4.


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KARR, Alphonse – Bourdonnements (Fragment 4)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Société


Alphonse KARR

Ce quatrième et dernier extrait de Bourdonnements traite de quatre sujets ayant inspiré le journaliste satirique :
1. L’étrange histoire d’un couple cherchant une séparation sans scandale.
2. Les démarches d’un député qui obtient tout ce qu’il veut par chantage politique.
3. Une évocation des pensums ridicules qui affligeaient les pauvres écoliers du temps d’Alphonse Karr.
4. Et surtout une violente attaque de la valse néfaste des ministres :

« En effet, – voici un homme qui arrive aux affaires, on lui confie un portefeuille. – Va-t-il continuer son prédécesseur ? Jamais, car alors pourquoi lui aurait-on donné sa place, il se serait mieux que personne continué lui-même ; laissera-t-il les choses dans l’état où il les trouve ? Pas davantage, pour plusieurs raisons ; – il n’est arrivé au pouvoir qu’en déblatérant avec une coterie contre ceux dont on voulait prendre les places et en annonçant que tout irait bien aussitôt que les membres de la coterie dont il fait partie auraient remplacé les ministres, membres d’une autre coterie… Comment faire un progrès quelconque, surtout dans l’instruction et l’agriculture,- avec ces changements fréquents de ministres ? – Aux uns comme aux autres, on ne demande ni aptitudes, ni études spéciales… Comment veut-on que les affaires progressent ou seulement se maintiennent avec ces gens qui traversent le pouvoir, montent, descendent, remontent pour redescendre encore ?
On ne marche même pas en zigzag, – en marchant en zigzag, on marcherait et on arriverait tôt ou tard quelque part, on va, on revient, on tourne, on piétine.
Ceux qui sont au pouvoir se défendent contre l’assaut de ceux qu’ils ont renversés, – et ne font rien autre.
Ceux qui font le siège du pouvoir, harcèlent, fatiguent, entravent sans relâche ceux qui les ont remplacés et qu’ils veulent remplacer à leur tour. »

Ces lignes ont été écrites en 1880… par celui qui disait : « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

Bourdonnements (Fragment 04).

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