Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


PHILIPPE, Charles-Louis – La Mère et l’enfant

Donneuse de voix : Domi | Durée : 4h 28min | Genre : Société


Charles-Louis Philippe

« Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres », écrivait Charles-Louis Philippe (1874-1909).

Fils d’un sabotier, issu d’un milieu très pauvre, il poursuit ses études grâce à une bourse.
Au début de l’année 1908, il appartient au mouvement qui décide de créer La Nouvelle Revue française.

Le livre La Mère et l’enfant est un hommage à sa mère.

« [...] ce livre, maman, on croira que je l’ai fini sans penser à toi. Mais non. J’ai dit d’abord II n’y aura que maman dans ce livre. C’est parce que je ne me rappelais que des instants heureux or j’ai subi beaucoup de malheurs. C’est la Vie qui se dresse entre nos mères et nous, et qui les cache. Mais nous les aimons quand même, et si nous sommes tristes parfois c’est quand la Vie nous empêche de penser à nos mères. Tu prendras des lunettes pour lire ces phrases. Tu épelleras mot à mot en disant C’est un gros livre plein de mots. Eh bien, maman, chacun de ces mots est pour toi. Ma vie de fils, la voici racontée. Maintenant, je gagne 3 fr.75 par jour, et c’est ma vie d’homme qui commence. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BAUDELAIRE, Charles – Le Haschisch

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Essais


Charles Baudelaire - Autoportrait sous l'effet du haschisch

La troisième section des Paradis artificiels est intitulée par Baudelaire Du vin et du haschisch comparés comme moyens de multiplication de l’individualité.
Le chapitre sur Le Vin a été publié sur notre site et voici celui sur Le Haschisch (préparation obtenue à partir du cannabis).

« L’idée m’est venue de parler du vin et du haschisch dans le même article, parce qu’en effet il y a en eux quelque chose de commun : le développement poétique excessif de l’homme. »

Mais Baudelaire qui connaît bien les effets des deux substances (il a découvert le haschich en 1843 à 22 ans, c’est-à-dire sa première cuillère de confiture verte cannabique) insiste sur leur opposition : « Le vin exalte la volonté ; le haschisch l’annihile. Le vin est support physique ; le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable ; le haschisch est isolant… Le vin est utile, il produit des résultats fructifiants. Le haschisch est inutile et dangereux. »

Il décrit clairement les trois phases par lesquelles passe le fumeur (hilarité, sensation de fraîcheur aux extrémités, hallucinations) et précise :
« J’ai raconté à peu de chose près les phénomènes qui se produisent généralement, sauf quelques variantes, chez les esprits artistiques et philosophiques. Mais il y a des tempéraments chez qui cette drogue ne développe qu’une folie tapageuse. »

Une mise en garde pour finir :
« On dit que cette substance ne cause aucun mal physique. Cela est vrai, jusqu’à présent du moins. Car je ne sais pas jusqu’à quel point on peut dire qu’un homme qui ne ferait que rêver et serait incapable d’action, se porterait bien… Mais c’est la volonté qui est attaquée, et c’est l’organe le plus précieux. »

Le Haschisch.

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BRILLAT-SAVARIN, Anthelme – Physiologie du goût

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 14h 47min | Genre : Essais


Brillat Savarin - Gravure physiologie du gout

« La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile. » Aphorisme IX.

Bourgeois libéral et homme réputé « aimable », Brillat-Savarin (1755-1826), est membre de l’Assemblée Constituante en 1789 mais s’éloigne de la Révolution en 1793 pour rejoindre la Suisse. Après un passage par le Nouveau Monde, il revient en France où il finit sa vie dans l’univers judiciaire comme conseiller à la Cour de cassation.

Sous le titre quelque peu pompeux de l’ouvrage, se dissimulent d’innombrables anecdotes et digressions personnelles à caractère autobiographique. Ce recueil de souvenirs, qui n’est surtout pas un livre de cuisine – même si on y trouve des recettes -, traite autant des sens sur un air docte que des plaisirs de la table ou de l’histoire des restaurants. Ces mémoires de l’auteur dessinent, sur le ton héroï-comique, les contours d’un certain épicurisme dont modestie, gaieté et humour ne sont pas absents.

« Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps où il est sous notre toit. » Aphorisme XX.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Aphorismes et Préface.

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PÉGUY, Charles – La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 4min | Genre : Philosophie


Charles Peguy

Dans son numéro du 19 octobre 1902, le journal La Raison publiait un article d’un certain Henry Bérenger, dans lequel celui-ci attaque les « intellectuels ». Au détour d’une phrase, il laisse tomber ces mots sur un professeur de philosophie à l’université, Mr Célestin Bouglé : ce dernier serait, comme universitaire, selon Bérenger, « subventionné par l’État ». Ces mots vont être l’occasion d’une mise au point cinglante de la part de Péguy, sur le sens des mots « subventionné » et « rémunéré », dans les Cahiers de la quinzaine qui suivent.

Péguy rappelle – n’est-ce pas vrai encore de nos jours ? – qu’en faisant le choix d’une carrière dans l’enseignement, les maîtres renoncent à une vie qui donnerait « une situation financière brillante [...] dans l’industrie ou dans le commerce ». Péguy n’est pas dans la position de celui qui défendrait son salaire, puisque lui-même vit (tant bien que mal d’ailleurs) de son métier de journaliste. Il entend défendre le principe non négociable de la liberté de l’esprit, qui doit fonder un enseignement, parce qu’il est une condition indispensable d’une recherche philosophique sérieuse. Péguy formule donc deux principes essentiels pour une école digne de ce nom : enseigner bien sûr la vérité, mais aussi, bien payer les professeurs.

La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement.

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FORNERET, Xavier – Réflexions sur la peine de mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Discours


Ancienne guillotine ayant servi jusqu'en 1848

Xavier Forneret (1809-1884), poète et romancier, (voir Le Diamant de l’herbe) s’occupa aussi de questions d’actualité d’ordre politique et social, comme la peine de mort dont il se révèle farouche partisan, ainsi qu’il le dit dans une Lettre à Victor Hugo qu’il fait suivre de Réflexions sur la peine de mort.
En effet, dans Le Dernier Jour d’un condamné et dans son Plaidoyer contre la peine de mort (Version 1, Version 2), Victor Hugo (1802-1885) se faisait le porte-paroles de ceux qui réclamaient l’abolition de ce châtiment. Il ne sera entendu en France qu’un siècle plus tard, en 1981, et aujourd’hui les sondages estiment à 50% le nombre de ceux qui réclament son rétablissement.

Le plaidoyer de Forneret écrit en 1851 témoigne, avec éloquence, de sa foi dans la cause qu’il défend comme celui de Hugo, à la pensée opposée, prononcé devant l’Assemblée Constituante en 1848. Une confrontation historique d’idées toujours actuelles..

Réflexions sur la peine de mort.

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BERNÈDE, Arthur – Landru

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 50min | Genre : Histoire


Landru.

Quand l’immoralité donne l’immortalité !

Dans la collection Crimes et châtiments dirigée par Arthur Bernède, l’auteur de Judex, de Belphégor et de L’Homme au masque de fer, Landru est l’histoire d’un des plus grands criminels modernes, tueur en série, qui entre 1914 et 1919, assassina en les étranglant, avant de découper leurs cadavres pour les brûler ensuite dans la cuisinière de sa villa de Gambais (Seine et Oise), dix femmes (surtout des veuves) pour vivre et assurer le bien-être de sa famille ignorante de ses crimes.

C’était pendant la guerre de 14, mais toute la France se passionna pour cette « affaire » ; elle fit couler beaucoup de salive et d’encre, défraya la chronique, noircit, plus tard, des pellicules et fut filmée et télévisée.

Le Barbe bleue, sieur de Gambais n’eut jamais le moindre remords et sourit même en allant à la guillotine. La plaidoirie de Me Moro-Giafferi ne put lui épargner la mort.

(Quelques accidents de lecture dus à l’illisibilité de certaines lignes de ce journal numérisé demandent votre indulgence, ainsi que quelques longs extraits fastidieux : un romancier, par exemple, eût cité deux ou trois des 25 chefs d’accusation, mais le journaliste, ne voulant rien omettre, en donne la liste complète).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

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MAUPASSANT, Guy (de) – Chroniques (Sélection 1)

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 30min | Genre : Société


Guy de Maupassant

Sous les pseudonymes de Maufrigneuse, Guy de Valmont…, Maupassant a rédigé de nombreuses chroniques pour les journaux, notamment Le Gaulois, Gil Blas ou Le Figaro.

Selon Maupassant, la critique doit être courte et hachée, fantaisiste, sautant d’une chose à l’autre et d’une idée à la suivante sans la moindre transition. « Les qualités essentielles des chroniques restent la bonne humeur, la légèreté, la vivacité, l’esprit. »
(Maupassant, Messieurs de la chronique, novembre 1884)

Cette sélection présente des textes regroupés autour du thème de la femme : Celles qui osent, Les Femmes, Une femme, Les Femmes de théâtre, Les Femmes de lettres, Politiciennes, Les Servantes, Les Vieilles.

Chroniques (Sélection 1).

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GOURMONT, Rémy (de) – La Propriété littéraire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Essais


La Propriété littéraire

L’article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle précise : « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent. »

Il y a une centaine d’années, Rémy de Gourmont (1858-1915) nous donnait son avis d’écrivain sur le problème, cent fois traité, des droits d’auteur… qui duraient moins qu’aujourd’hui.

« La durée des droits accordés par les lois antérieures (1798, 10 ans ; 1810, 20 ans ; 1824, 30 ans) aux héritiers, successeurs irréguliers, donataires ou légataires des auteurs, compositeurs ou artistes, est portée à 50 ans à partir du décès de l’auteur. »

« Ce délai est-il suffisant ? Doit-on l’augmenter ? L’opinion commune, parmi les hommes de lettres, est que le délai est insuffisant. Plusieurs d’entre eux pensent même que la propriété littéraire devrait être perpétuelle. Comme je ne suis ni du premier avis, ni surtout du second, je demande à présenter quelques observations à ces « propriétaristes » trop convaincus. »

L’hypothèse de la propriété éternelle des Fables de La Fontaine est exposée avec l’humour attendu du conteur de Le Devoir.

La Propriété littéraire.

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