Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


JAURÈS, Jean – Préface de « L’Application du système collectiviste »

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 6min | Genre : Essais


Jean Jaures 2

« Je ne prétends, en cette rapide préface, ni discuter le livre de M. Deslinières, ni en signaler tous les mérites. Je veux marquer seulement l’inté­rêt extrême de la tentative. Depuis bien des années, sous prétexte de ne pas verser dans le socialisme « utopique », les socialistes s’interdisaient la descrip­tion précise de la société future. Et à coup sûr, il est impossible d’en dessiner le détail exactement. La vie sociale est trop complexe aujourd’hui, et l’ordre socialiste de demain enveloppera trop de rapports, pour qu’il soit possible de les prévoir minutieusement. Seules les directions générales nous apparaissent ; seuls les grands traits se laissent fixer. D’ailleurs, comme l’ordre socialiste, même s’il est institué révolutionnairement, sera le suprême effet de l’évolution capitaliste, le moment capitaliste où surgira le socialisme marquera de son caractère propre l’ordre nouveau. Il est clair, par exemple, que si la révolution sociale éclatait demain, elle n’aurait pas la même forme, et ne produirait pas d’emblée les mêmes effets que si elle éclate dans vingt ans, c’est-à-dire dans d’autres conditions économiques et techniques de la production. »

Préface de L’Application du système collectiviste.

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JAURÈS, Jean – L’Enseignement laïque

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 16min | Genre : Discours


Jean Jaures 2

Un autre texte clef qui, comme vous le verrez, est toujours d’actualité. Il date de 1904 et fut prononcé à Castres pour une remise de prix.

« La tyrannie est fille et mère d’ignorance, ou plutôt elle est l’ignorance même, car en subordonnant toutes les volontés à une seule, en résumant toute la force active de la patrie dans une dynastie ou dans une caste, elle rend inutile, au moins dans la conduite de la chose publique, l’intelligence de tous. Et c’est une loi de la vie qu’un organe inutile languisse et s’atrophie. »

L’Enseignement laïque.

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VIENNET, Jean-Pons-Guillaume – La Vie d’un député

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Essais


Jean-Pons-Guillaume Viennet

Jean-Pons-Guillaume Viennet (1777-1868), militaire sous Napoléon, puis homme public et dramaturge, membre de l’Académie Française en 1830, fut en 1828 élu député de Béziers, réélu en 1831 sous la monarchie de juillet avec 65% des votants. C’est donc en connaisseur qu’il nous raconte La Vie d’un député (1832).

Cent quatre-vingts ans après, nous sommes étonnés de l’actualité des deux-tiers de ce texte ; jugeons-en :
« Mais j’écris un article de mœurs, et ne fais pas de la politique… Le député est tenté d’inscrire comme règle de sa conduite parlementaire cette maxime politique : Plus d’impôts pour personne, et des places pour tout le monde… On attend le jour de la réélection pour se venger de ce qu’on appelle son manque de foi… Comme les relations de vingt journaux se contredisent, comme il est physiquement impossible que le député ait dit blanc et noir en même temps, il est évident qu’une partie de ces journaux a déguisé la vérité, et, comme il n’y a pas de juste milieu entre la vérité et le mensonge, il est incontestable qu’il n’y a pas de conscience dans une portion de ces journalistes… Le vocabulaire de l’injure s’enrichit même tous les jours ; et l’Académie sera forcée de donner un supplément à son dictionnaire… L’opposition parlementaire est naturellement acerbe : elle a besoin de toutes ses armes pour renverser les hommes qui sont en possession de l’autorité qu’elle ambitionne ; et ses discours sont lus de préférence à ceux des défenseurs du pouvoir établi ou de l’opinion dominante… Ce n’est pas assez pour les feuilles d’opposition de déclarer que les ministres sont inhabiles ou infidèles, il faut démontrer à la France l’habileté, le savoir, la loyauté de ceux qui aspirent à le devenir… En résumé, sur quelques bancs de la Chambre qu’on se place, le siége et le dossier ne sont point sans épines… etc, etc… »

La Vie d’un député.

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GONCOURT, Edmond (de) – La Courtisane au théâtre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Société


Degas cours danse

« En novembre 1774, il suffisait à une femme de l’encataloguement, de l’inscription à l’Opéra ou à la Comédie-Française, pour ne plus être soumise au bon plaisir de la police, pour jouir de l’inviolabilité commune, et entrer pour ainsi dire dans une possession absolue de sa personne. La dernière des filles de chœur, de chant ou de danse, la dernière des figurantes était émancipée de droit : un père, une mère, indignés de son inconduite, ne pouvaient plus exercer sur elle l’autorité paternelle ; et il lui était permis de braver un mari, si elle était mariée. [...] C’était là le grand pas, l’envolée de la fille galante vers le grand monde, vers la haute sphère des demoiselles du bon ton, un monde auquel rien ne manquait, qui avait ses poètes, ses artistes, ses médecins, ses salons, ses directeurs même et une église ! »
Par Edmond de Goncourt, peintre des « basses classes » et des milieux populaires, une étude de mœurs du temps de Diderot sur la « promotion » des petites vertus – même sans talent – qui pourrait faire songer, si l’on avait l’esprit malicieux, aux arrivées sur les planches ou les écrans, aujourd’hui, de certaines starlettes peu douées. Mais « Honni soit qui… » !

La Courtisane au théâtre.

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BLANC, Louis – Quelques Vérités économiques

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 14min | Genre : Essais


Louis Blanc

Louis Blanc (1811-1882) est un journaliste et historien français, membre du gouvernement provisoire de 1848 et député sous la Troisième République. Républicain convaincu, il est un des précurseurs des courants socialistes et communistes en France. En faveur du suffrage universel, il se distingue, après la Révolution de 1848, en proposant la création des Ateliers sociaux afin de rendre effectif le droit au travail. Mais il est finalement contraint de s’exiler à Londres après les Journées de Juin car tenu pour responsable de l’émeute du 15 mai. Il y demeura jusqu’à la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, entrant de nouveau à l’Assemblée nationale en 1871, où il siège une dizaine d’années à l’extrême gauche. (Source : Wikipédia)

« Comment nous garantiriez-vous le fruit de notre labeur, quand vous ne pouvez ou n’osez nous garantir l’emploi de nos bras ? Notre dénuement nous livre à la merci d’autrui, et ce qu’on nous offre, en échange de notre activité, ce n’est pas le produit créé, c’est seulement un salaire qui nous permettra de vivre en le créant, salaire dont la concurrence maintient le chiffre au niveau des plus strictes nécessités de la vie, et qui ne laisse presque jamais de marge pour des épargnes, que dévorerait, d’ailleurs, le premier jour de chômage ou de maladie. Ce n’est donc pas la perspective du bien-être futur de nos enfants qui nous stimule, nous : en fait de stimulant, nous ne connaissons que la faim. Comment se fait-il que ceux qui fécondent la terre soient en peine d’un morceau de pain ? que ceux qui tissent les étoffes précieuses soient en peine d’un vêtement ? que ceux qui bâtissent les palais ne sachent pas quelquefois où reposer la tête ? »

Quelques Vérités économiques.

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DIVERS – Le Poisson d’avril : origine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Histoire


Poissons d'avril

On ne connaît pas l’origine exacte de la tradition très ancienne du Poisson d’avril. Aux trois hypothèses enregistrées extraites de l’Album littéraire et musical de la Minerve (1849), de La Semaine des familles (1862) et du Journal de Verdun (1749), on peut ajouter celle qui fait remonter la coutume au changement de calendrier sous Charles IX : l’année, qui commençait le jour de Pâques, s’ouvrit le premier janvier et les étrennes furent offertes trois mois plus tôt et des cadeaux ridicules furent donnés le premier avril (pourquoi un poisson ??).

Une invitation aux « nouveaux » auditeurs : écoutez les 3 amusants Poissons d’avril (2009) d’Alphonse Allais.

Un « poisson » qui n’en est plus un : le premier avril 1972 sur Antenne 2 le ministre de la santé de l’époque annonce qu’il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics et… 35 ans plus tard le 1er février 2007 le canular devient décret !

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DUMAS, Alexandre (Fils) – Les femmes qui tuent et les femmes qui votent (Extrait)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Société


Les femmes qui tuent

En 1880 Alexandre Dumas fils publie un texte très peu connu Les femmes qui tuent et les femmes qui votent, où il réclame l’accession des femmes à la vie politique. Cet extrait de la première partie (Les femmes qui tuent) est consacré aux embarras et à l’impuissance de la Justice devant les « nouveaux symptômes d’abaissement dans l’ordre moral ».

Il est bon de se rappeler qu’Alexandre Dumas fils, déclaré enfant naturel de père et mère inconnus, ne fut reconnu par son père qu’à l’âge de sept ans, lui en voulut toute sa vie et se pencha, bien qu’antiféministe, sur le sort des femmes délaissées et des enfants illégitimes (Un père prodigue, Le Fils naturel).

Deux remarques capitales pour suivre sa pensée :
« L’acquittement des coupables, prononcé par le tribunal, imposé par l’opinion, est-il juste ? Non. Mais ce qui fait l’acquittement de ces coupables arrêtés, c’est que la loi ne peut pas sévir contre les véritables coupables qu’elle couvre depuis trop longtemps, et que, ne pouvant pas appliquer la justice absolue, elle est condamnée elle, la loi, à n’appliquer que la justice relative, ce qui est bien près de l’injustice. »
« La morale ne s’altère donc pas, mais elle s’élargit, elle se développe, elle se répand, et, pour cela, elle brise ces formules étroites et partiales dans lesquelles elle était inégalement contenue et dosée et qu’on appelle les mœurs et les lois. »

Les choses ont évolué depuis 1880, mais…

Les femmes qui tuent et les femmes qui votent.

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GAUTIER, Théophile – De la mode (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Arts


Crinoline

L’homme au gilet rouge flamboyant de la « bataille d’Hernani » donne son avis sur La Mode (1858) d’il y a cent cinquante ans en posant cette question :

« Pourquoi l’art du vêtement est−il abandonné tout entier au caprice des tailleurs et des couturières, dans une civilisation où l’habit est d’une grande importance, puisque, par suite des idées morales et du climat, le nu n’y paraît jamais ? Le vêtement, à l’époque moderne, est devenu pour l’homme une sorte de peau dont il ne se sépare sous aucun prétexte et qui lui adhère comme le pelage à un animal, à ce point que la forme réelle du corps est de nos jours tout à fait tombée en oubli… Sans les admirables restes de la statuaire antique, la tradition de la forme humaine serait entièrement perdue. »

De la mode.

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