Livres audio gratuits de la catégorie 'Société' :


DÉJACQUE, Joseph – À bas les chefs ! (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 32min | Genre : Société


Le Libertaire

« L’autorité officielle ou légale, de quelque nom qu’on la décore est toujours mensongère et malfaisante. Il n’y a de vrai et de bienfaisant que l’autorité naturelle ou anarchique. »

Militant anarchiste, « ouvrier-poète », écrivain méconnu, Joseph Déjacque (1821-1865) est l’inventeur du mot « libertaire » (De l’être humain mâle ou femelle ; lettre à P.J. Proudhon). La majeure partie de son œuvre est écrite lors de son exil en Europe et aux Etats-Unis, à la suite du coup d’État de 1851.
Ses textes théoriques où il évoque la société anarchiste par opposition radicale avec le monde bourgeois environnant sont écrits d’une plume vitriolée et publiés en feuilleton dans les colonnes du journal Le Libertaire.
À bas les chefs ! (7 avril 1859) expose sa conception de l’autorité, que la vigueur du style et la rage qui l’anime mettent en relief.

Illustration : Une du journal Le Libertaire (1860).

Licence Creative Commons

À bas les chefs !.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Parricide causé par la monomanie du meurtre – Assassins de la vallée de Montmorency – Assassinat commis par méprise

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Société


Château de La Rochefoucauld

Participez rétrospectivement aux trois jurys de la Chronique du crime et de l’innocence.

Parricide causé par la monomanie du meurtre :

« Que veux-tu faire ? lui demanda la femme Blanchier. – C’est une fosse pour enterrer ma mère. – Comment ! ajoute la voisine, ta mère est morte ? – Oui, je l’ai tuée ; et si vous ne voulez pas le croire, allez la voir. »

Assassins de la vallée de Montmorency :

« Daumas-Dupin n’avoua pas positivement son crime, mais quand on lui adressait des questions à ce sujet, il disait aussitôt : Ne parlons pas de cela… oublions le passé. »

Assassinat commis par méprise :

« Jeunes gens, fixez vos regards sur ma triste destinée ; si l’hymen a pour vous des charmes, essayez du moins d’éviter les amertumes de cet esclavage : mieux vaut être prêtre ou soldat, que d’avoir une compagne semblable à la mienne. »

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NERVAL, Gérard (de) – Le Monstre vert – Les Femmes voilées – Une noce aux flambeaux

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Société


Le Diable vert, almanach satirique (1850)

Gérard de Nerval a groupé trois textes en prose dans Contes et facéties (1852) : La Main enchantée, La Reine des poissons et Le Monstre vert :
« Je vais parler d’un des plus anciens habitants de Paris ; on l’appelait autrefois le diable Vauvert.
D’où est résulté le proverbe : « C’est au diable Vauvert ! Allez au diable Vauvert ! »
C’est-à-dire : Allez vous… promener aux Champs-Élysées. »

Du recueil Scènes de la vie orientale sont extraits Les Femmes du Caire (paru dans La Revue des deux mondes, 1846) commençant par les deux chapitres Les Femmes voilées et Une noce aux flambeaux intimement liés.
Le sujet du premier fait beaucoup parler de lui en ce moment ; il s’agit plutôt de la burqa dans le récit de Nerval, qui ne peut pas engendrer de polémique parce qu’il n’est envisagé ni comme soumission de la femme ni comme signe religieux, mais comme attrait esthétique.

« Parmi les riches costumes arabes et turcs que la réforme épargne, l’habit mystérieux des femmes donne à la foule qui remplit les rues l’aspect joyeux d’un bal masqué ; la teinte des dominos varie seulement du bleu au noir. Les grandes dames voilent leur taille sous le habbarah de taffetas léger, tandis que les femmes du peuple se drapent gracieusement dans une simple tunique bleue de laine ou de coton (khamiss), comme des statues antiques. L’imagination trouve son compte à cet incognito des visages féminins.
Le sourcil, l’orbite de l’œil, la paupière même, en dedans des cils, sont avivés par la teinture, et il est impossible de mieux faire valoir le peu de sa personne qu’une femme a le droit de faire voir ici. »

Illustration : Le Diable vert, almanach satirique (1850) publia la première version du Monstre vert, sous le titre Le Diable vert.

> Écouter un extrait : Le Monstre vert.

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EMERSON, Ralph Waldo – Société et solitude – La Civilisation (Versions 2)

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 42min | Genre : Société


Léonard de Vinci - L'Homme de Vitruve

Société et solitude :
« Il avait des capacités réelles, un naturel aimable et sans vices, mais il avait un défaut — il ne pouvait se mettre au diapason des autres. Son vouloir avait une sorte de paralysie, si bien que quand il se trouvait avec les gens sur un pied ordinaire, il causait pauvrement et à côté du sujet, comme une jeune fille évaporée. »

La Civilisation :
« Qu’il s’agisse de n’importe quel labeur, la sagesse de l’homme consiste à attacher son char à une étoile, et à voir ce labeur fait par les dieux mêmes. Le moyen d’être fort, c’est d’emprunter la puissance des éléments. La force de la vapeur, de la pesanteur, du galvanisme, de la lumière, des aimants, du vent, du feu, nous sert jour après jour, et ne nous coûte rien. »

Traduction : Marie Dugard (1862-19??).

Société et solitude.

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BATAILLE, Albert – Un assassin de seize ans – La Bande de Neuilly

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Société


Ivorel et Michot, de la bande de Neuilly

Une petite affaire, Un assassin de seize ans, et un dossier complet de La Bande de Neuilly, des années 1882-1892 enregistrés par le compilateur des Causes criminelles et mondaines, Albert Bataille.

Un assassin de seize ans tue son patron afin qu’on parle de lui dans les journaux et parce qu’on ne guillotine pas avant dix sept ans… Ça ne vous rappelle pas quelque chose ce genre de crimes d’adolescents ?

« Ivorel et Gaudissart, bien mis, devaient se présenter chez le père Ollivier de la part d’un de ses amis, M. Caro, car le vieillard était fort méfiant et n’ouvrait pas facilement aux inconnus. De son côté, Paul André qui, en chef prudent, ne travaillait jamais personnellement dans les expéditions dangereuses, remit à ses deux lieutenants une pince-monseigneur, des coins pour forcer les armoires et six mètres de corde pour ligoter solidement le vieil usurier « s’il faisait le méchant. »
Le plan combiné fut exactement suivi. »

Écoutez la suite de La Bande de Neuilly.

Un assassin de seize ans.

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BATAILLE, Albert – Estoret – Vengeance par procuration

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Société


Une vitrioleuse

Deux affaires des années 1880 recueillies par Albert Bataille dans Causes criminelles et mondaines.

On assiste au procès de Joseph Estoret ancien chef de culture à Villerssous-Erquery, ancien maire de cette commune, coupable du meurtre d’un fou dont il était responsable dans l’asile d’aliénés qu’il surveillait.

« Je suis en mesure de faire connaître dans ses détails les plus précis cette cause criminelle, dont on a parlé assez vaguement, et sur laquelle certains journaux ont publié des renseignements tout à fait fantaisistes. »

nous précise l’auteur, tandis que Une vengeance par procuration est le simple compte-rendu, sans pièces à l’appui comme dans Estoret, du vitriolage d’un jeune homme par une femme jalouse.

Note : C’est dans le cadre des troubles sociaux à Glasgow en 1820 que naît le crime du vitriolage. Aujourd’hui, cette pratique est courante notamment au Bangladesh, au Pakistan, en Afghanistan, au Cambodge ainsi que dans de nombreux autres pays asiatiques et africains.
Compte tenu que le jet d’acide sulfurique marque le visage de la victime à vie, en détruisant sa santé physique et mentale, certains maintiennent que ce crime est aussi grave que le viol.

Estoret.

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VIGNY, Alfred (de) – La Femme adultère – LAMOTTE, Émilie – Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Société


Le Guerchin - Jésus et la femme adultère (162?)

Deux jugements venant d’esprits très différents mais pas si opposés qu’on pourrait l’imaginer dans leurs conclusions sur le problème de l’adultère.

Écrit en 1819, La Femme adultère, un des Poèmes antiques et modernes, rapporte fidèlement, traduit par Alfred de Vigny, le passage de l’Évangile selon Jean qui décrit une confrontation entre Jésus, les scribes et les Pharisiens à propos de savoir si une femme, coupable d’adultère, doit être lapidée. Jésus empêche l’exécution et dénonce l’hypocrisie de ses contradicteurs

« Et, la pierre à la main, la foule sanguinaire
S’appelait, la montrait : « C’est la femme adultère !
Lapidez la : déjà le séducteur est mort ! »
Et la femme pleura. — Mais le juge d’abord :
« Qu’un homme d’entre vous, dit-il, jette une pierre
S’il se croit sans péché, qu’il jette la première. »

On pourrait s’étonner qu’Émilie Lamotte (1877-1909) qui exerça comme institutrice libre congréganiste avant de découvrir les idées anarchistes qu’elle répandit pendant toute sa courte vie en donnant conférences sur conférences tienne dans sa Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets un discours qui n’est pas, toutes nuances gardées, éloigné de celui du Christ :
« Non seulement la sagesse est de prendre les choses comme elles sont , mais encore, chaque chose est un ensemble auquel il n’y a rien à ajouter. Sous peine de torture impuissante. Sous peine que la vie vous refuse ses joies simples et fortes.
Il est donc tout à fait naturel et compréhensible que l’amoureux éprouve diverses amours. C’est même probablement inévitable… L’amour a une puissance capable de vous faire tout oublier. Que devient donc, dans une telle aventure, la liaison décidée, entreprise, organisée, je ne sais comment dire, le mariage, quoi ?
Et j’ajoute : tout le monde est inconstant. La fidélité n’est pas dans la nature. »

La Femme adultère.

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GAUTIER, Théophile – Monographie du bourgeois parisien

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Société


Honoré Daumier - Les Bons Bourgeois : comment se termine, après dîner, une conversation conjugale (1846)

Définition courante du Bourgeois : Celui qui n’est ni noble, ni ecclésiastique, ni militaire, mais les artistes, depuis l’époque romantique, emploient ce mot pour désigner quelqu’un qui est peu versé dans les arts et qu’ils accusent d’avoir le goût vulgaire.
Pendant la Restauration le bourgeois est sujet de rire avec sa bedaine, sa cupidité, sa suffisance ; très caricaturé par les Daumier, Gavarni, Monnier il devient vite personnage littéraire.

Théodore de Banville précise :

« Je partage avec les hommes de 1830 la haine invétérée et irréconciliable de ce que l’on appela alors les bourgeois, mot qu’il ne faut pas prendre dans sa signification politique et historique, et comme signifiant tiers-état ; car, en langage romantique, bourgeois signifiait l’homme qui n’a d’autre culte que celui de la pièce de cent sous, d’autre idéal que la conservation de sa peau, et qui en poésie aime la romance sentimentale et dans les arts plastiques, la lithographie coloriée. »

Dans sa Monographie du bourgeois parisien (La Peau de tigre), Gautier commence en exprimant de façon humoristique son dégoût, puis arrivent agacement et colère, quand, au nom des Jeunes-France, il établit la supériorité particulière des gens de lettres et des artistes sur la bourgeoisie : « c’est que le bourgeois est totalement fermé à la poésie et à l’art ».

« Je voudrais bien donner une description exacte et succincte de l’animal ; mais cela ne laisse pas que d’être difficile. Le bourgeois est un et multiple, et, dans son espèce, il est ce que sont les chiens dans la leur.
Il y a des chiens noirs, il y a des chiens blancs, il y en a de pies ; les uns ont les pattes tortues et les oreilles traînantes, les autres ont le museau pointu et le poil ras ; mais lévriers, caniches, bassets, dogues, carlins, quoique très-différents entre eux, se font aisément reconnaître pour chiens, et personne ne s’y trompe.
Il en est de même du bourgeois : chauve, ventru, avec ou sans favoris, le nez rouge ou bleu, l’œil vert ou jaune, la jambe circonflexe et l’échine prolixe, il n’en est pas moins un bourgeois ; et tout homme qui passe et le voit marcher ou s’asseoir, dit avec un ricanement singulier : « C’est un bourgeois. »»

Viendront les bourges, les bcbg, les bobos…

Monographie du bourgeois parisien.

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