Livres audio gratuits pour 'Alfred de Musset' :


MUSSET, Alfred (de) – Lorenzaccio

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 4h 5min | Genre : Théâtre


Lorenzaccio

Lorenzaccio est un drame romantique, en cinq actes, écrit par Alfred de Musset, en 1834, sur une idée de George Sand, qui lui avait confié le manuscrit de sa scène historique inédite intitulée Une conspiration en 1537.
Il y présente un héros romantique, Lorenzo. L’intrigue de cette pièce est une reprise d’événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance sur la vie de Florence au XVIème siècle : la Storia fiorentina de Benedetto Varchi, mais les anachronismes et « erreurs » historiques sont en fait nombreux dans le drame, montrant à quel point la fidélité historique n’était pas la priorité du dramaturge.

Florence, janvier 1537. Le patricien florentin Lorenzo de Médicis, âgé de dix-neuf ans, jeune homme studieux, admirateur des héros de l’Antiquité latine et grecque, se voue à la restauration de la République. Tâche difficile : son lointain cousin, le duc Alexandre de Médicis, règne sur Florence en tyran avec l’appui du Saint-Empire et du pape ; une garnison allemande assurant sa protection.
Lorenzo devient fidèle serviteur du duc, son familier ainsi que son compagnon de débauche. Afin de pouvoir libérer Florence de ce tyran, il projette de le tuer, soulignant la passivité et la lâcheté des grandes familles républicaines face à leur devoir. Les républicains ne réussiront d’ailleurs pas à prendre le pouvoir après la mort du Duc. L’échec de l’acte de Lorenzo semblait prédestiné : en effet Lorenzo agit seul et personne n’a le courage de le croire et de se servir de son acte comme d’un tremplin pour instaurer un autre régime, moins tyrannique, à Florence. Lorenzo sera assassiné peu de temps seulement après avoir tué le Duc. Sa tête avait été mise à prix.

> Écouter un extrait : Acte 00 : Les Personnages.

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MUSSET, Alfred (de) – Concert de Mademoiselle Garcia

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Histoire


Les Sœurs Garcia : Maria Malibran (à gauche) et Pauline Garcia (à droite)

Concert de Mademoiselle Garcia n’est certes pas l’œuvre la plus connue de Musset. Parue en 1839, elle nous montre un poète réagissant vivement contre la musique, le chant, l’opéra de son époque. Il est aussi question dans cette satire, terminée par un poème, des talents de la Malibran et de Rachel.
Texte historique très intéressant à connaître où certaines remarques pourraient bien être partagées par beaucoup de spectateurs de nos productions contemporaines.

« On dirait que nous avons la simplicité en horreur. Auteurs, acteurs, musiciens, tous ont le même but, l’effet, et rien de plus ; tout est bon pour y parvenir, et dès qu’on l’atteint, tout est dit ; l’orchestre tâche de faire le plus de bruit possible pour qu’on l’entende ; le chanteur, qui veut couvrir le fracas de l’orchestre, crie à tue-tête ; le peintre et le machiniste entassent dans les décorations des charpentes énormes, afin qu’on regarde leur nom sur l’affiche… Le public ébahi, assourdi, ouvre les yeux et les oreilles dans une stupeur muette ; le directeur ne pense qu’à la recette et fait mousser la pièce dans les journaux ; et, au milieu de tout cela, il n’y a pas une honnête créature qui se demande si autrefois il n’existait pas quelque chose qu’on appelait la musique.
[...] Quant à des chants, à de la mélodie, ce n’est plus de cela qu’il s’agit ; on ne chante plus, on parle ou on crie ; c’est peut-être une sorte de déclamation notée, un compromis entre le mélodrame, la tragédie, l’opéra, le ballet et le diorama. C’est un assemblage de choses qui remuent les sens ; la musique s’y trouve peut-être, mais je ne saurais dire quel est le rôle qu’elle y joue. »

Concert de Mademoiselle Garcia.

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MUSSET, Alfred (de) – Frédéric et Bernerette

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 20min | Genre : Contes


Frédéric et Bernerette

Il est évident que nombre de lignes du conte Frédéric et Bernerette (1838) retracent des épisodes autobiographiques de la vie du « dandy débauché » ou de ses amis.
Le monde des grisettes et des étudiants, aujourd’hui disparu, n’était pas seulement frivole, comme le prouve Mimi Pinson, mais il pouvait aussi connaître des moments tragiques, comme le montre cette histoire qui commençait si bien…

On y retrouve le Musset romantique désabusé bien connu :

« On a dit que le chagrin vaut mieux que l’ennui ; c’est un triste mot malheureusement vrai. Une âme bien née trouve contre le chagrin, quel qu’il soit, de l’énergie et du courage ; une grande douleur est souvent un grand bien. L’ennui, au contraire, ronge et détruit l’homme ; l’esprit s’engourdit, le corps reste immobile, et la pensée flotte au hasard. N’avoir plus de raison de vivre est un état pire que la mort. Quand la prudence, l’intérêt et la raison s’opposent à une passion, il est facile au premier venu de blâmer justement celui que cette passion entraîne. Les arguments abondent sur ces sortes de sujets, et, bon gré, mal gré, il faut qu’on s’y rende. Mais quand le sacrifice est fait, quand la raison et la prudence sont satisfaites, quel philosophe ou quel sophiste n’est au bout de ses arguments ? et que répondre à l’homme qui vous dit : – J’ai suivi vos conseils, mais j’ai tout perdu : j’ai agi sagement, mais je souffre ? »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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MUSSET, Alfred (de) – L’Espoir en Dieu (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


L'Espoir en Dieu

L’Espoir en Dieu est un texte majeur des Poésies nouvelles (1838). Cette méditation de Musset très nourrie aboutit à une prière qui demande à Dieu l’impossible pour résoudre un dilemme sans solution.Voici quelques vers traduisant le désarroi de l’homme qui cherche :

« Que faire donc ? « Jouis, dit la raison païenne ;
Jouis et meurs ; les dieux ne songent qu’à dormir.
- Espère seulement, répond la foi chrétienne ;
Le ciel veille sans cesse, et tu ne peux mourir. »
Entre ces deux chemins j’hésite et je m’arrête.
Je voudrais, à l’écart, suivre un plus doux sentier.
Il n’en existe pas, dit une voix secrète ;
En présence du ciel, il faut croire ou nier.

Puisque je ne puis croire aux promesses du prêtre,
Est-ce l’indifférent que je vais consulter ?

Voilà donc les débris de l’humaine science !
Et, depuis cinq mille ans qu’on a toujours douté,
Après tant de fatigue et de persévérance,
C’est là le dernier mot qui nous en est resté !

Pourquoi donc, ô Maître suprême,
As-tu créé le mal si grand,
Que la raison, la vertu même,
S’épouvantent en le voyant ? »

L’Espoir en Dieu.

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MUSSET, Alfred (de) – Margot

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Nouvelles


Margot

La petite Margot, fille de fermiers pauvres, n’a pas seize ans et s’habituera très vite à une vie luxueuse. Elle fera la connaissance de Gaston, le fils de sa riche patronne et rencontrera toutes les contradictions du cœur et de la raison…

Dans Margot, plaisante nouvelle de 1838, Musset intervient parfois pour énoncer quelques pensées philosophiques ou une morale.
« C’est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n’y a qu’à se laisser aller. »

Une pénétrante analyse psychologique de l’éveil de l’amour chez cette enfant « joie d’une famille »:
« Assise au milieu de ses huit frères, elle brillait et réjouissait la vue, comme un bluet dans un bouquet de blé. »

Un conte souriant, si l’on excepte le diagnostic, heureusement erroné, du médecin incapable et cupide.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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MUSSET, Alfred (de) – Le Fils du Titien

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Contes


Le Fils du Titien

Ce conte de Musset a pour cadre Venise en 1580. Le grand peintre de la Renaissance vénitienne dit Le Titien (vers 1488-1576) a eu deux fils Orazio, mort jeune et Pomponio Filippo Vecellio, dit Pippo, qui est Le Fils du Titien, le Tizianello, qu’il ne faut pas confondre avec un peintre de fresques, parent éloigné du Titien qui s’appelait Tito, dont il avait fait Titien, puis Tizianello. Le héros de Musset n’a laissé que deux tableaux dont l’un a été détruit dans un incendie et l’autre, le portrait de l’héroïne de ce récit Béatrice Donato au beau visage et au sein nu, que nous ne verrons jamais, secrètement mis à l’abri par la famille de cette noble riche dame vénitienne.

La belle histoire d’amour s’achève par ce poème, seul témoignage de l’existence du tableau :

« Béatrix Donato fut le doux nom de celle
Dont la forme terrestre eut ce divin contour.
Dans sa blanche poitrine était un cœur fidèle,
Et dans son corps sans tache un esprit sans détour.

Le fils du Titien, pour la rendre immortelle,
Fit ce portrait, témoin d’un mutuel amour ;
Puis il cessa de peindre à compter de ce jour,
Ne voulant de sa main illustrer d’autre qu’elle.

Passant, qui que tu sois, si ton cœur sait aimer,
Regarde ma maîtresse avant de me blâmer,
Et dis si par hasard la tienne est aussi belle.

Vois donc combien c’est peu que la gloire ici-bas,
Puisque, tout beau qu’il est, ce portrait ne vaut pas,
(Crois-m’en sur ma parole) un baiser du modèle. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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QUINCEY, Thomas (de) – L’Anglais mangeur d’opium (Traduction : Alfred de Musset)

Donneur de voix : Gustave | Durée : 2h 36min | Genre : Romans


Opium

En 1828, le jeune Alfred de Musset (18 ans) publie cette version française des Confessions of an English Opium Eater de Thomas de Quincey. La traduction est largement fantaisiste et ne figure pas dans toutes les œuvres complètes du poète. Ce petit livre relève à la fois de l’autobiographie et de la fiction, l’auteur anglais ayant été réellement l’esclave de l’opium. S’y mêlent songe et réalité, sagesse et folie, souffrance et béatitude.

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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MUSSET, Alfred (de) – Le Saule (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 53min | Genre : Poésie


Saule pleureur

Alfred de Musset n’a pas 20 ans quand il publie Le Saule (Souvenir de La Romance du saule chantée par Desdémone dans l’Othello de Shakespeare : la pauvre Desdémone, accablée par la sourde colère du Maure, chante au quatrième acte, par un pressentiment de son abandon et de sa mort prochaine.
« La pauvre âme (dit cette romance) s’assit en soupirant au pied d’un sycomore. – Chantez tous le saule vert ! »
« Sa main sur son sein, sa tête sur son genou, – Chantez le saule, le saule, le saule ! »
« Les fraîches ondes couraient auprès d’elle et murmuraient ses soupirs. – Chantez tous le saule vert. »
« Ses larmes amères tombaient et adoucissaient les pierres. – Chantez le saule, le saule, le saule ! »

L’histoire tragique, chantée en 740 vers par Musset, des amours du solitaire Tiburce et de la religieuse Georgina Smolens est présentée en huit fragments.

C’est dans ce très long poème que l’on trouve deux passages bien connus :
« Fille de la douleur ! harmonie ! harmonie !
Langue que pour l’amour inventa le génie !
Qui nous vins d’Italie, et qui lui vint des cieux !
Douce langue du cœur, la seule où la pensée,
Cette vierge craintive et d’une ombre offensée,
Passe en gardant son voile, et sans craindre les yeux. »
et
« Pâle étoile du soir, messagère lointaine,
Dont le front sort brillant des voiles du couchant,
De ton palais d’azur, au sein du firmament,
Que regardes-tu dans la plaine ?
La tempête s’éloigne, et les vents sont calmés.
La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère ;
Le phalène doré, dans sa course légère,
Traverse les prés embaumés.
Que cherches-tu sur la terre endormie ? »

> Écouter un extrait : Parties I et II.

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