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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Quatrième Section, Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 13min | Genre : Histoire


Karl Marx

Traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872.

Marx était-il écologiste ?

Dans le premier chapitre du Capital, en matérialiste Marx rappelle la base : « Le travail n’est donc pas l’unique source des valeurs d’usage qu’il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre, la mère, comme dit William Petty. »

Et au chapitre 7 : « La terre ( et sous ce terme, au point de vue économique, on comprend aussi l’eau), de même qu’elle fournit à l’homme, dès le début, des vivres tout préparés, est aussi l’objet universel de travail qui se trouve là sans son fait. Toutes les choses que le travail ne fait que détacher de leur connexion immédiate avec la terre sont des objets de travail de par la grâce de la nature. »

Pendant ce temps, que fait le capital ? (Là se trouve le passage cité dans le billet de la Huitième Section) :

« Chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.
La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse :
La terre et le travailleur. » (Chap. 15-X)

Mais Marx pense que ce mode de production capitaliste prépare un autre mode de production :

« [Le mode de production capitaliste] crée en même temps les conditions matérielles d’une synthèse nouvelle et supérieure, c’est-à-dire l’union de l’agriculture et de l’industrie sur la base du développement que chacune d’elles acquiert pendant la période de leur séparation complète. » (Chap. 15-X)

Il dessine donc la perspective d’une agriculture et d’une industrie libérées du capital, réunies selon cette nouvelle « synthèse » et, fortes des moyens de production accumulés, enfin respectueuses de la force de travail et de la nature.

C’est trop tard, disent déjà certains : les conditions de vie sur terre sont définitivement compromises ; toute transformation dans le mode de production n’y pourra plus rien…

Mêmes causes, mêmes effets : les travailleurs pourraient bien s’inviter dans le débat. Peut-être voudront-ils tout de même « exproprier les expropriateurs », par ailleurs destructeurs de la terre…

La version sans les notes dure 6 min.

Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Huitième section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 4h 44min | Genre : Histoire


Karl Marx

Livre premier : Le Développement de la production capitaliste – Huitième Section : L’Accumulation primitive (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872)

Nous voici à la huitième et dernière section du Livre premier (j’ai donc « sauté » les 4 précédentes). Elle peut parfaitement se lire indépendamment.

Le capital, dans sa « gloutonnerie de travail-extra » (3e section) – c’est-à-dire gratuit – parvient à s’accroître formidablement « en épuisant les deux seules sources de richesses : le travailleur et la terre » (dernière phrase de la 4e section – non encore enregistrée).

Mais, avant de dominer complètement la production, comment s’est-il initialement constitué ? Quel est le « secret de l’accumulation primitive » ?

« La spoliation des biens d’église, l’aliénation frauduleuse des domaines de l’État, le pillage des terrains communaux, la transformation usurpatrice et terroriste de la propriété féodale ou même patriarcale en propriété moderne privée, la guerre aux chaumières, voilà les procédés idylliques de l’accumulation primitive. Ils ont conquis la terre à l’agriculture capitaliste, incorporé le sol au capital et livré à l’industrie des villes les bras dociles d’un prolétariat sans feu ni lieu ». (Chap. 27)

« C’est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu’exige le système du salariat par des lois d’un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l’esclavage.

Ce n’est pas assez que d’un côté se présentent les conditions matérielles du travail, sous forme de capital, et de l’autre des hommes qui n’ont rien à vendre, sauf leur puissance de travail. Il ne suffit pas non plus qu’on les contraigne par la force à se se vendre volontairement. Dans le progrès de la production capitaliste, il se forme une classe de plus en plus nombreuse de travailleurs, qui, grâce à l’éducation, la tradition, l’habitude, subissent les exigences du régime aussi spontanément que le changement des saisons. Dès que ce mode de production a acquis un certain développement, son mécanisme brise toute résistance ; la présence constante d’une surpopulation relative maintient la loi de l’offre et la demande du travail et, partant, le salaire dans des limites conformes aux besoins du capital, et la sourde pression des rapports économiques achève le despotisme du capitaliste sur le travailleur. Parfois on a bien encore recours à la contrainte, à l’emploi de la force brutale, mais ce n’est que par exception. Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l’action des « lois naturelles » de la société, c’est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l’intervention constante de l’État ; elle s’en sert pour « régler » le salaire, c’est-à-dire pour le déprimer an niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. C’est là un moment essentiel de l’accumulation primitive ». (Chap. 28)

« La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore. Aussitôt après, éclate la guerre mercantile ;elle a le globe entier pour théâtre. S’ouvrant par la révolte de la Hollande contre l’Espagne, elle prend des proportions gigantesques dans la croisade de l’Angleterre contre la Révolution française et se prolonge, jusqu’à nos jours, en expéditions de pirates, comme les fameuses guerres d’opium contre la Chine.
Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du dix-septième siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. Quelques-unes de ces méthodes reposent sur l’emploi de la force brutale, mais toutes sans exception exploitent le pouvoir de l’État, la force concentrée et organisée de la société, afin de précipiter violemment le passage de l’ordre économique féodal à l’ordre économique capitaliste et d’abréger les phases de transition. Et, en effet, la force est l’accoucheuse de toute vieille société en travail. La force est un agent économique. » (Chap. 31)

« Le système protectionniste fut un moyen artificiel de fabriquer des fabricants, d’exproprier des travailleurs indépendants, de convertir en capital les instruments et conditions matérielles du travail, d’abréger de vive force la transition du mode traditionnel de production au mode moderne. Les États européens se disputèrent la palme du protectionnisme et, une fois entrés au service des faiseurs de plus-value, ils ne se contentèrent pas de saigner à blanc leur propre peuple, indirectement par les droits protecteurs, directement par les primes d’exportation, les monopoles de vente à l’intérieur, etc. Dans les pays voisins placés sous leur dépendance, ils extirpèrent violemment toute espèce d’industrie ». (Chap. 31)

« À mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d’évolution sociale, s’accroissent la misère, l’oppression, l’esclavage, la dégradation, l’exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L’heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés » (Chap. 32)

Quand, au 33e et dernier chapitre, Marx enfonce le clou de sa démonstration au dépend d’un économiste bourgeois (en tant que représentant de la vision idyllique, dominante, du capitalisme), je n’ai pu m’empêcher d’un fou rire.
Rirez-vous aussi avec Marx ? Jouons un peu : avez-vous trouvé le passage (où la voix se fait, malgré la coupure au montage, légèrement chevrotante – je l’ai laissée en souvenir :-) ? Dites-oui ou non dans les commentaires – mais ne dévoilez pas l’endroit !

Qu’un peu de légèreté – forcément ironique – jaillisse de son analyse implacable, ne fait après tout pas de mal, après le sombre tableau qu’il a esquissé tout au long de cette section – ô combien sérieuse puisqu’y apparaît enfin la conclusion, que le mouvement ouvrier a, plus tard, traduit en slogan, « exproprions les expropriateurs » !

> Écouter un extrait : Chapitre 26.

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KANT, Emmanuel – Rêves d’un homme qui voit des esprits, expliqués par les rêves de la métaphysique

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 2h | Genre : Philosophie


Emmanuel Kant

Partie de Anthropologie considérée au un point de vue pragmatique ou de l’utilité (1798) consacrée à l’existence des esprits, la capacité de notre propre esprit à générer des illusions, la volonté intéressée de croire en une vie après la mort, la fiabilité de témoignages, etc.

Traduction : Joseph Tissot (1801-1876).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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FOUQUÉ, Friedrich Heinrich Karl de La Motte – Ondine

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 2h 44min | Genre : Romans


Ondine

Écrivain romantique allemand, Friedrich Heinrich Karl de La Motte Fouqué (1777-1843) descend d’une famille de huguenots originaires de Normandie, qui émigra en Allemagne pendant les guerres de religion.

Ondine, qui paraît vers 1811, est l’un des contes allemands les plus charmants et l’un des seuls ouvrages de Fouqué qui continue à vivre aujourd’hui. Il servit de source d’inspiration à deux opéras d’E.T.A. Hoffmann et d’Albert Lortzing.

Traduction anonyme (1913).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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HAUFF, Wilhelm – La Caravane – Le Vaisseau maudit

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


Wilhelm Hauff

Wilhelm Hauff, écrivain allemand mort à 25 ans en 1827, est peu connu en France (Victor Hugo est lui aussi né en 1802). Il est l’auteur, entre autres, d’une dizaine de Contes orientaux dont La Caravane qui pressent l’ensemble d’une œuvre (près de 300 pages) et Le Vaisseau maudit qui ne laisse pas indifférent.

« Quel spectacle m’y attendait ! Aujourd’hui encore, après tant d’années, je ne puis me le rappeler sans frémir d’horreur. »

Ne pas oublier que c’est un conte…

Illustration : Portrait de Wilhelm Hauff.

La Caravane.

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HOFFMANN, E.T.A. – Kressler

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 16min | Genre : Contes


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Ce conte fantastique qui évoque notamment Johannes Kreisler, le personnage du « musicien fou » créé par Hoffmann (nommé Kressler dans cette traduction anonyme), est parue dans la revue L’Artiste en 1831.

« Nous avons étudié l’harmonie en même temps, Kressler et moi. C’est encore un jeune homme, et pourtant je ne suis né qu’après lui. Moi, si vieux déjà. On a élevé bien des disputes pour savoir si Kressler a plus de génie que moi ; moi, j’ai plus de folie et d’éclat ; j’ai plus d’enivrement et plus de hasard, je suis plus du peuple, mais Kressler, c’est le chantre du monde idéal ; c’est le musicien de la jeunesse et des femmes ; il est au troisième ciel à côté de Saint-Paul ; il jette son âme là-haut tant qu’elle peut aller ; il l’accompagne de sons lointains et prolongés ; sa musique est une extase ; pour lui, le monde extérieur n’est rien, il n’est pas de ce monde ; moi j’en suis. »

Traduction anonyme (1831).

Kressler.

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HOFFMANN, E.T.A. – L’Élève du grand Tartini (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


L'Élève du grand Tartini

« Ainsi, me dit le baron, entre tous les instruments tu as choisi le violon, mon enfant ? As-tu bien songé que le violon est le plus difficile de tous les instruments imaginables ? Oui, le violon, malgré sa simplicité et sa mesquinerie apparentes, possède une richesse de sons inépuisable, et des secrets étranges dont la nature n’accorde la compréhension qu’à un petit nombre d’hommes privilégiés. Es-tu bien convaincu que tu deviendras maître de ces secrets ? Il y a beaucoup de musiciens qui ont cru arriver à ce but, et sont restés toute leur vie de pauvres bousilleurs. Je ne voudrais pas, mon enfant, te voir augmenter le nombre de ces misérables. Eh bien ! tu pourras jouer quelque chose devant moi ; je te dirai ce qu’il en est, et te donnerai des conseils. Il peut t’advenir ce qu’il arriva à Charles Stamitz, qui se croyait la merveille des merveilles. Lorsque je lui eus ouvert les yeux, il jeta son violon dans un coin derrière le poêle ; il prit en main la basse de viole et la viole d’amour, et fit bien. Il pouvait du moins faire manœuvrer ses larges doigts sur ces instruments et en jouer passablement. Eh bien ! je t’entendrai, mon enfant ! »

Traduction : Émile de la Bédollière (1812-1883).

L’Élève du grand Tartini.

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KANT, Emmanuel – La Religion dans les limites de la raison

Donneuse de voix : Bruissement | Durée : 10h 21min | Genre : Philosophie


Emmanuel Kant

« Se rendre à l’église aux jours obligés, faire des pèlerinages, aux sanctuaires de Lorette ou de Palestine, envoyer ses prières aux magistrats célestes, formules exprimées des lèvres ou les leur expédier par la poste aux prières comme les Tibétains qui croient que leurs souhaits exposés par écrit atteignent aussi bien leur but, poussés par le vent, par exemple, quand ils sont consignés sur un pavillon ou lancés avec la main qui sert de catapulte quand on les enferme dans une boîte… toutes ces pratiques de dévotion quelles qu’elles soient par lesquelles on cherche à remplacer le culte moral de Dieu reviennent au même et n’ont pas plus de valeur l’une que l’autre.
La différence entre les formes extérieures du culte n’est pas ce qui importe. La seule chose à envisager c’est le principe unique qu’on adopte ou que l’on rejette, de se rendre agréable à Dieu par la seule intention morale qui trouve dans les actes son expression vivante ou par des puérilités et des fainéantises pieuses. »

Traduction : André Tremesaygues (18?-19?).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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