Livres audio gratuits pour 'André Rannou' :


BERNANOS, Georges – La Joie

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 7h 48min | Genre : Romans


Georges Bernanos

La Joie est la suite de L’Imposture. On y retrouve quelques-uns des mêmes personnages, mais cette fois le premier rôle est tenu par Chantal de Clergerie. L’action se déroule à Laigneville, dans le château normand de Monsieur de Clergerie, historien médiocre mais ambitieux, dont la petitesse d’esprit va de pair avec sa petite taille et sa « tête de rat ». Chantal, jeune fille très belle, d’une admirable pureté, rayonne la joie et la bonté, mais n’en est pas moins tourmentée parce qu’elle échoue à rendre heureux tous les membres de son entourage, que son mysticisme inquiète.
Elle doit faire face à l’égoïsme de son père qui, à la veille d’un second mariage, souhaiterait se débarrasser d’elle en l’envoyant dans un couvent. Elle est également confrontée à des personnages redoutables, dont Fiodor, le chauffeur russe éthéromane, qui l’a surprise en extase et pourrait jaser, et sa grand-mère, à demi-folle, maniaquement attachée à ses clefs, et tenaillée par le remords pour avoir détesté et refusé de soigner, à la veille de sa mort, la maman de Chantal. Elle doit aussi croiser le fer avec le docteur La Pérouse, psychanaliste « redresseur de mensonges », qui la prend d’abord de haut mais finit par rendre les armes et quêter son pardon. Son ultime combat l’opposera à l’abbé Cénabre, toujours hanté par le souvenir de l’abbé Chevance, et qui à son corps défendant finira par lâcher le « secret » de son incroyance. Chantal parviendra « in extremis » à ébranler l’édifice de son « imposture », fût-ce au prix de sa propre vie.

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DELEDDA, Grazia – Elias Portolu

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 5h 49min | Genre : Romans


Grazia Deledda (1926)

Grazia Deledda (1871-1936) est née et a grandi en Sardaigne. Elle est l’auteur de plus de 30 romans et de nombreuses nouvelles, qui ont tous pour cadre son île natale. Les plus célèbres de ses roman sont Canne al vento (Roseaux sous le vent), La Madre (La Mère), et Elias Portolu. En 1926 elle se voit décerner le prix Nobel de littérature. Sauf erreur, elle est la seule Italienne à avoir obtenu ce prix.

Elias Portolu nous plonge à l’intérieur d’une conscience écartelée entre l’attrait irrésistible de le la volupté et la terreur du péché. Ayant purgé une peine de prison de trois ans dans un pénitencier du « continent », Elias retrouve sa famille à Nuoro, en Sardaigne. Il rejoint avec joie la bergerie familiale, mais lors d’un pèlerinage il tombe amoureux fou de Maddalena, l’accorte fiancée de son frère Pietro. Le mariage de Pietro et Maddalena, loin de mettre un frein à cette passion coupable, semble au contraire l’attiser. La jeune femme, qui se refuse à son mari – homme brutal et querelleur – tombe enceinte alors que son amant, soucieux de son salut éternel, va prendre la décision de devenir prêtre. Pietro meurt soudain. Quelques mois plus tard, Maddalena va supplier Elias de l’épouser et de reconnaître l’enfant. À la veille d’être ordonné prêtre, Elias reviendra-t-il sur une engagement jugé par lui irrévocable ?

Notes : En Sardaigne, on donne le nom de zio et de zia ( oncle, tante) à tous les hommes et à toutes les femmes d’un âge un peu avancé.
Les tancas sont de vastes pâturages entièrement clos par des murs de pierres sèches.

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

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BERNANOS, Georges – L’Imposture

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 9h 4min | Genre : Romans


Georges Bernanos

Dans L’Imposture, Bernanos nous conte l’histoire étonnante d’un prêtre-écrivain qui, ayant définitivement perdu la foi, décide, par orgueil, de ne rien changer à ses habitudes et aux circonstances extérieures de sa vie.

« Sa conscience ne formulait aucun reproche, et il ne sentait toujours aucun remords. La blessure s’était refermée, dès qu’il avait osé se regarder en face, se définir une fois pour toutes. Il ne croyait plus. Il avait totalement perdu sa foi. [...] À son retour d’Allemagne, il avait consigné sa porte, et fait dire qu’il était malade. Mais alors même les rares intimes qui l’approchèrent n’eurent certainement pas de soupçons. Dès ce moment, d’ailleurs, sa décision était prise : il avait résolu de ne pas changer l’ordonnance extérieure de sa vie, de vivre et de mourir en prêtre. [...] Ainsi célébrait-il chaque matin le sacrifice de la messe à la chapelle des sœurs de Marie, et le vieux sacristain qui l’assistait depuis tant d’années ne l’avait jamais vu si recueilli.»

Ce roman met principalement en scène deux personnages résolument opposés, l’abbé Cénabre, historien et écrivain de talent, vénéré de ses confrères, à qui il continue de donner le change, et le pauvre abbé Chevance, homme de grande foi, – qui n’aura de cesse de vouloir sauver l’âme de Cénabre, lequel l’a pourtant bien mal traité -, d’une humilité pathétique, de santé précaire, méprisé de tous sauf de la pure et mystique Chantal de la Clergerie, qui l’aime et le rassurera lorsqu’il sera à l’agonie.
Cette même Chantal prendra une grande importance dans le second opus de ce diptyque, La Joie. (Adapté de la présentation de ce roman par Ebooks libres et gratuits)

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ANONYME – Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 32min | Genre : Histoire


Louis-François Perrin de Précy

Le soulèvement de Lyon contre la Convention nationale est une révolte qui a duré de juin à novembre 1793. Elle a débuté par un coup de force des Girondins lyonnais et un retour à une majorité modérée. Bien que celle-ci demeure pleinement républicaine, elle place Lyon en porte-à-faux par rapport à Paris, où c’est la Gironde qui a été mise hors la loi par les Montagnards. La rupture est donc inévitable et, le 12 juillet, la Convention décrète Lyon « en état de rébellion contre l’autorité légitime ». Les autorités lyonnaises se préparent aussitôt à subir un siège de la part des armées révolutionnaires, et la défense est organisée par Louis-François Perrin Comte de Précy, qui mobilise une armée d’environ 12 000 hommes. Le siège commence le 7 août, et le général Kellerman décide bientôt de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Lyon capitule le 9 octobre, et le Conventionnel Barère déclare : « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus ». La répression fut féroce, et 1604 personnes furent fusillées ou guillotinées. La responsabilité de ce massacre est au moins partiellement imputable aux représentants Collet d’Harbois et Fouché, envoyés par la Convention, et qui se trouvent avoir approuvé et contresigné l’Instruction adressée aux autorités constituées des Départements de Rhône et de Loire (Voir Wikipédia, articles Soulèvement de Lyon contre la Convention Nationale, et Lyon, histoire de la ville)

Ce document, rédigé « à chaud », peu après les événements relatés plus haut, justifie la violence de la répression qui s’est abattue sur Lyon, rebaptisée « Ville-Affranchie ». Il restitue admirablement l’atmosphère fébrile de cette époque troublée et montre que les gains de la Révolution sont loin d’être définitivement acquis. D’où la nécessité d’exercer la plus grande vigilance et de combattre sans merci des ennemis, provisoirement vaincus mais qui demeurent tapis dans l’ombre et sont toujours susceptibles de se réveiller. L’affirmation selon laquelle « L’homme riche ne tarde pas à se regarder comme différent des autres hommes » demeure d’une étonnante actualité en ce XXIe siècle !

Illustration : Jean-Joseph Dassy, Portrait de Louis-François Perrin de Précy (1829).

Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire.

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MAURIÈRE, Gabriel – Trois Nouvelles

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Poilus au repos

L’action de ces trois nouvelles se déroule pendant ou peu après la Guerre de 14-18. La première, Gillais et son notaire, souligne – sur le ton de la farce – les difficultés qui peuvent naître de la coexistence forcée de conscrits appartenant à des couches sociales très différentes. Le Petiot (Version 2) conte l’histoire dramatique d’un enfant naturel arraché à une mère déshonorée et méprisée par des grands-parents prêts à l’adopter parce qu’il est le portrait vivant de son père tué à la guerre. Voisinage (Version 2) met en scène deux familles que tout oppose. « Comment voulez-vous qu’on ne se haïsse pas ? Deux castes se heurtent, le terrien âpre et taciturne, l’ouvrier gouailleur et insouciant. L’un décline, l’autre monte. C’est donc la guerre. »

Trois Nouvelles.

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LAMB, Charles et Mary – Contes tirés de Shakespeare

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 5h 13min | Genre : Théâtre


Tales from Shakespeare (1922)

« Donner au public la quintessence de l’œuvre du grand tragique anglais ; mettre en relief dans une narration succinte, mais toujours attrayante, la vivifiante philosophie et la saine morale qui y abondent ; revêtir le tout du splendide manteau de la langue de Bossuet et de Molière, tel est le triple but que je me suis proposé dans cet ouvrage. » (T.T. Timayenis)

Des résumés en prose de vingt pièces de Shakespeare, rédigés par Charles Lamb (1775-1834) et sa sœur Mary (1764-1847), furent publiés en 1807 sous le titre Tales from Shakespeare. Le nom de Mary Lamb ne fut cité pour la première fois que dans l’édition de 1838, bien qu’elle fût responsable de quatorze résumés. Cet ouvrage faisait la part belle aux comédies, aux dépens des tragédies, et aucune des pièces historiques n’était mentionnée. La préface expliquait que ce livre était destiné aux jeunes lecteurs, en vue de les aider à aborder l’œuvre d’un auteur célèbre mais parfois difficile. Ce petit livre intéressa aussi nombre d’adultes, et est encore réimprimé de nos jours. Il a été traduit dans des dizaines de langues.

Puisse cette lecture de dix résumés vous inciter à relire ou à revoir – dans leur version intégrale – au moins quelques-unes des pièces les plus connues du grand dramaturge élisabéthain et jacobéen.

Traducteur : T.T. Timayenis (1853-1918).

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WOLLSTONECRAFT, Mary – Défense des droits des femmes

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 9h 47min | Genre : Essais


Mary Wollstonecraft par John Opie (c. 1797)

Bien que rebelle pour son temps – un critique la qualifia de « hyène en jupons » ! – Mary Wollstonecraft (1759-1797) n’est pas Simone de Beauvoir, et nombre de ses positions nous paraissent rétrogrades au XXIe siècle. Sa foi en un Dieu aimant et tout-puissant est demeurée intacte, même si le récit de la création de la femme dans la Genèse la laisse sceptique et si elle juge blasphématoire la croyance à l’Enfer. Elle défend le mariage comme fondement de la société, et attribue l’infériorité de la femme et ses faiblesses à son éducation défectueuse, voire inexistante, thème qui sous-tend toute sa Défense. Pour y remédier, elle préconise la création d’externats mixtes qui dispenseraient la même éducation aux enfants des deux sexes. Elle souligne que les jeunes filles sont contraintes à la passivité, à la vanité et à la crédulité par le manque d’activité physique et de stimulation mentale, et par l’obligation permanente de plaire aux hommes. Le résultat est l’ignorance, et ni plus ni moins qu’une forme d’esclavage.

Cette phrase extraite de sa conclusion donne une idée juste de l’ensemble de son argumentation : « En réclamant ce que les femmes peuvent revendiquer en commun avec les hommes, je n’ai pas prétendu atténuer leurs défauts, mais je me suis attachée à prouver qu’ils étaient une conséquence naturelle de leur éducation et de leur rang dans la société. »

Écrite d’un seul jet en six semaines, cette Défense des droits de la femme – selon l’original -, aurait gagné à être révisée et recomposée à tête reposée. La démonstration n’a rien d’une dissertation à la française, où chaque argument en amène un autre dans un développement clair et harmonieux. Sa progression en zigzags, voire circulaire, est parfois déroutante mais, comme écrivait William Godwin, son mari, « comme composition, l’ouvrage annonce beaucoup de force et d’énergie dans les idées ». À sa parution en 1792, il fut très bien accueilli par les uns, et vilipendé par les autres.

Traduction anonyme (1792).

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MUNRO, Hugh Hector – Nouvelles (Troisième Sélection)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 43min | Genre : Contes


Hector Hugh Munro (Saki), par E.O. Hoppe, 1913

« They dazzle and delight » « Ils – les contes de Saki – éblouissent et émerveillent » (Graham Greene)

« Nous n’arrriverons jamais à savoir au juste si Saki fut, d’abord et surtout, un homme d’esprit, un amuseur (an entertainer), ou un homme très sérieux qui eut recours à la comédie pour tenir en respect sa profonde désillusion. » (Tom Sharpe)

Traduction : André Rannou.

> Écouter un extrait : L’Accalmie.

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