Livres audio gratuits pour 'André Rannou' :


TOLSTOÏ, Léon – La Sonate à Kreutzer (Version 2)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 3h 24min | Genre : Nouvelles


La Sonate à Kreutzer

Le sujet de cette célèbre nouvelle, une des plus noires de Tolstoï, est en apparence banal : un homme tue sa femme dans un accès de jalousie. Mais ce drame ne se produit qu’au dénouement, même si thème de la jalousie est sous-jacent tout au long du récit, et le propos initial et fondamental est autre : dénoncer l’amour charnel, avant ou dans le mariage – lui-même assimilé à une forme de prostitution – et préconiser une totale abstinence sexuelle, celle-ci dût-elle à terme entraîner la disparition du genre humain. L’émancipation de la femme, quant à elle, n’est qu’un leurre, tant il est vrai que la femme demeure et demeurera toujours pour l’homme un « objet de volupté », un moyen de jouissance. Le monde entier n’est qu’« une immense maison de tolérance ». Cet ouvrage, publié en 1889, fut promptement interdit par la censure.
Sophie, la femme de l’écrivain, se serait sentie visée et humiliée par cet étrange réquisitoire, qui aurait détruit les derniers vestiges de leur amour.

Le titre se réfère à la Sonate pour violon et piano N° 9 en la majeur, dite « Sonate à Kreutzer », de Beethoven, laquelle est interprétée au chapitre 23 par deux des protagonistes de la nouvelle. Elle est surtout célèbre pour son premier mouvement (presto sostenuto), avec son dialogue tourmenté du piano et du violon. Pozdnydchev, le mari jaloux, le juge si intense qu’on devrait, selon lui, ne l’interpréter que dans des circonstances graves et exceptionelles.

Traduction : J.-Wladimir Bienstock (1868-1933).

Pomme Arnaudon a bien voulu assurer l’illustration musicale de cet enregistrement, avec de courts extraits de la sonate de Beethoven, et je l’en remercie très chaleureusement. André.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 02)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 16h 21min | Genre : Romans


William Makepeace Thackeray - Self Caricature

Ce second tome de La Foire aux vanités pourrait s’intituler « Ascension et chute de Rebecca ». Au lendemain de Waterloo, le couple Becky-Rawdon mène un temps la grande vie à Paris, mais fuyant leurs créanciers, sont bientôt de retour à Londres. Becky y réalise son vœu le plus cher : être présentée à la cour du roi George IV, mais après la fulgurante ascension viendra l’inévitable chute. À l’issue d’un bal, Rawdon est arrêté et enfermé dans une prison pour débiteurs insolvables. Il écrit à sa femme et la supplie de venir le délivrer, mais elle lui répond qu’elle est souffrante. Ayant adressé une nouvelle supplique à son frère, Sir Pitt Crawley, il a la surprise d’être élargi par Lady Jane, sa belle-sœur. Le destin de Becky bascule lorsque, rentré en toute hâte à son domicile, – c’est la scène la plus dramatique du roman – Rawdon découvre sa liaison coupable avec Lord Steyne, leur soi-disant protecteur et ami. Tombée en disgrâce, Rebecca va mener une vie errante dans les capitales européennes, avant de retrouver des années plus tard Jos et Amélia, qui la sortiront de la misère.
Le prestige posthume de George Osborne, tué à Waterloo, n’a pas suffi à faire rentrer en grâce Amélia auprès de son beau-père, lequel refuse tout net de la voir à son retour en Angleterre. Devenue mère, elle élève seule le petit Georgy dans le modeste logement qu’elle partage avec ses parents ruinés. Persistant à idéaliser la mémoire de son mari, elle repousse les avances de William Dobbin, homme discret mais loyal, qui va vivre éloigné d’elle pendant un très long séjour en Inde. Poussée par la misère, elle finira par céder à l’odieux chantage proposé par son beau-père et lui confier la garde de Georgy, âgé de six ans. Grâce aux subsides versés en échange par l’intraitable Osborne père, la famille Sedley échappe à la misère, d’autant qu’elle est bientôt rejointe par Jos, le frère d’Emmy, rentré de l’Inde en même temps que Dobbin.
Touchés par les malheurs de Becky, leur ancienne amie, Emmy et Jos l’invitent à venir habiter chez eux, décision qui entraîne une douloureuse rupture avec Dobbin. L’intrigante Becky ne tarde pas à séduire derechef le naïf Jos mais, révoltée par la fidélité d’Amélia à la mémoire d’un mari pourtant volage et dissolu, Becky lui démontre – lettre à l’appui – l’absurdité de son aveuglement. All is well that ends well, et Emmy va enfin consentir à épouser William Dobbin !
« Et maintenant, disons-le bien haut : Vanitas vanitatum. [...] Adieu, adieu, ami lecteur ; rentre maintenant dans la vie réelle, où tu verras se dérouler sous tes yeux l’histoire que je viens de te raconter. »

Traduction : Georges Guiffey (1827-1887).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DICKENS, Charles – Dombey et fils (Tome 03)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 14h 48min | Genre : Romans


Dombey et fils

« Florence remarquait avec tristesse l’éloignement d’Edith pour son père ; elle le voyait augmenter de plus en plus et se changer en une véritable aversion. » Cette aversion se mue bientôt en une haine féroce car, à la différence de la plupart des héroïnes malheureuses de Dickens, Edith va tenir tête à son mari et lui rendre coup pour coup. « La caractère de l’orgueil de M. Dombey était de maintenir sa suprématie superbe et de forcer Edith à la reconnaître. Pour elle, elle se serait fait tuer plutôt que de céder. » Ruiné et trahi par le gérant Carker, abandonné par sa femme et sa fille, Dombey sombre dans le désespoir mais sera sauvé « in extremis » par Florence, dont il découvrira et acceptera enfin l’amour indéfectible.

Traduction : Mme Bressant, sous la direction de Paul Lorain (1895).

Accéder aux autres chapitres : Tome 01, Tome 02.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 13h 2min | Genre : Romans


Vanity Fair

La Foire aux vanités (Vanity Fair), publié en feuilletons entre 1846 et 1848, est un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise. Le titre est emprunté à un épisode célèbre du Voyage du pèlerin (1678), de John Bunyan. Thackeray (1811-1863), le grand rival de Dickens, y brosse un tableau satirique d’un monde matérialiste et y dénonce le poids de la morale dans la société pré-victorienne. Le roman relate les destinées entrelacées de deux héroïnes fortement contrastées, qu’opposent leurs origines sociales et leurs personnalités. Rebecca Sharp (« Becky »), orpheline d’une mère française, danseuse d’opéra, et d’un père artiste peintre sans le sou, est une jeune femme ambitieuse et sans scrupules, tandis que Amelia Sedley, fille d’un riche négociant de la City, chez qui elles séjournent toutes deux après avoir quitté le pensionnat de Miss Pinkerton, est douce, généreuse et effacée. Leur amitié, d’abord étroite, sera mise à mal lorsque George Osborne, ami d’enfance d’Amelia puis son mari, se laissera séduire par Rebecca, devenue Mrs Crawley.
La première moitié de l’œuvre a pour toile de fond la Cité de Londres, qui – à la suite des guerres napoléoniennes – connaît ses premières crises financières, et se clôt au soir de la bataille de Waterloo, gagnée à la surprise générale par les Anglais. L’insouciance et la folle gaîté, puis la panique, de la haute société britannique installée à Bruxelles à la veille du combat, est un des morceaux de bravoure du roman.

La traduction de Georges Guiffrey est assez libre et j’ai corrigé quelques-unes de ses inexactitudes les plus flagrantes. J’ai aussi sauté le passage intitulé « Nuit d’attaque » – Chapitre 6, pages 81 à 84 – qui n’est guère intéressant et a d’ailleurs disparu des éditions anglaises du roman. J’ai délibérément francisé la prononciation de la plupart des noms propres.

Traduction : Georges Guiffey (1827-1887).

À suivre…

> Écouter un extrait : Chapitres 01.

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DICKENS, Charles – Dombey et fils (Tome 02)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 10h 58min | Genre : Romans


Dombey et fils

En vacances dans la station thermale de Leamington, M. Dombey rencontre une jeune veuve sans le sou, Edith Granger, femme dédaigneuse, d’une beauté éclatante, avec laquelle il décide de se remarier. Sur les instances de sa mère, Mrs Skewton, elle accepte, non sans récriminer, ce qui est à ses yeux une pure transaction commerciale. Le mariage a lieu, mais ce couple mal assorti ne tarde pas à se disputer. Florence, devenue une belle jeune fille, toujours tenue à l’écart par son père, trouve cependant en Edith une « seconde maman », trop heureuse de répondre à son amitié, mais peu désireuse de s’entremettre entre le père et sa fille. Edith est fascinée par Carker, l’hypocrite gérant de M. Dombey, qui l’a percée à jour et dont le lecteur pressent qu’il va tôt ou tard trahir son maître.

Traduction : Mme Bressant, sous la direction de Paul Lorain (1895).

Accéder aux autres chapitres : Tome 01, Tome 03.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DICKENS, Charles – Dombey et fils (Tome 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 13h 24min | Genre : Romans


Dombey et fils

Dombey et fils, publié en vingt feuilletons entre octobre 1846 et avril 1848, marque le début de la maturité de Dickens en tant que romancier. Mme Dombey (Fanny) meurt en donnant le jour à un garçon, Paul, qui se révèle bientôt de santé très délicate. Très vite, son affection pour Florence, sa sœur aînée, prend le pas sur celle que lui inspire son père, homme orgueilleux et froid, uniquement préoccupé d’assurer sa succession à la tête de la maison « Dombey et fils ». Lorsque Paul meurt, à l’âge de six ans, M. Dombey, cruellement déçu, s’enferme dans son chagrin et repousse avec hauteur la tentative désespérée de Florence, quatorze ans, pour lui témoigner son amour et le réconforter. Ce geste irréfléchi, il s’en repentira un jour amèrement.
D’humeur plutôt sombre, ce roman met cependant en scène plusieurs personnages comiques.

Traduction : Mme Bressant, sous la direction de Paul Lorain (1895).

Accéder aux autres chapitres : Tome 02, Tome 03.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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AUGUSTIN (Saint) – Les Confessions

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 11h 37min | Genre : Religion


Sandro Botticelli - Saint Augustin dans son cabinet de travail (1480)

Né en 354 à Thagaste (aujourd’hui Souk-Ahras, en Algérie), Augustin a quarante-trois ans lorsque vers 397 il entreprend la rédaction des Confessions. Il est converti au christianisme depuis onze ans, prêtre depuis six ans, et évêque d’Hippone (aujourd’hui Annaba, dans le Constantinois) depuis deux ans environ. Le christianisme a définitivement triomphé des antiques religions païennes, mais les païens sont encore nombreux et les chrétiens sont eux-mêmes divisés. Cet homme de la fin de l’Antiquité, ce chrétien hanté par les problèmes essentiels de la foi en un Dieu tout-puissant et miséricordieux, du péché, de la grâce, du bien, est aussi un très grand écrivain, et c’est l’auteur de l’Antiquité qui nous est le mieux connu.
Baptisé vers l’âge de trente ans, après avoir été manichéen, et avoir longtemps vécu avec une femme qui lui a donné un fils, Adéodat, Augustin rédige les treize « livres » de ses Confessions pour retracer son itinéraire spirituel. Il y souligne sa dette envers sa mère, Monique, et envers Ambroise, évêque de Milan, y consigne sans fard l’aveu de ses faiblesses charnelles, et, se fondant sur l’Écriture sainte, proclame la gloire de Dieu. Les Confessions sont la première grande autobiographie de la littérature occidentale.

Une sélection d’extraits de cet ouvrage est également disponible sur notre site à cette adresse.

Traducteur: L. Moreau (1914).

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PAINE, Thomas – Le Sens commun

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 2h 25min | Genre : Essais


Common Sense

Le 10 janvier 1776, à Philadelphie, parut un pamphlet anonyme de 50 pages intitulé Le Sens commun (Common Sense) et adressé aux « habitants de l’Amérique ». Il se vendit à 150.000 exemplaires en quelques mois et la tradition prétend qu’il fut lu par la moitié de la population. L’auteur était Thomas Paine, autodidacte de 37 ans, arrivé d’Angleterre quelques mois plus tôt, au moment où le conflit opposant les treize colonies à la Grande-Bretagne atteignait son point culminant. Le sang avait coulé à la bataille de Lexington le 19 avril et à celle de Bunker Hill le 17 juin 1775, et Paine affirme dans une langue simple que les Américains doivent renoncer à résoudre par la négociation la querelle avec la métropole et exiger l’indépendance immédiate. Il se livre à une attaque en règle contre la monarchie en général et contre George III en particulier, et énumère les raisons, tant économiques que politiques, qui militent en faveur de l’indépendance. Beaucoup de lecteurs furent scandalisés, mais la majorité fut enthousiasmée, et Le Sens commun, plus que toute autre publication, ouvrit la voie à la Déclaration d’Indépendance, unanimement ratifiée le 4 juillet 1776. Thomas Paine, qui allait plus tard défendre la Révolution française contre la charge d’Edmund Burke et néanmoins risquer la guillotine, est à juste titre considéré comme l’un des pères fondateurs des États-Unis d’Amérique.

Traduction : François Xavier Lanthenas (1754-1799).

> Écouter un extrait : Chapitres 00 et 01.

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