Livres audio gratuits pour 'André Rannou' :


CONRAD, Joseph – Trois Nouvelles

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 3h 28min | Genre : Nouvelles


Joseph Conrad

Avant de devenir un romancier célèbre, Joseph Conrad (1857-1924) fut un marin chevronné, et ce sont les souvenirs de sa carrière dans la marine marchande qu’il évoque dans deux des nouvelles présentées ici. Jeunesse est une nouvelle autobiographique qui relate les nombreuses et dangereuses péripéties de son premier voyage comme second d’un navire transportant du charbon de Londres à Bangkok. L’Officier noir fut sa première publication, et elle raconte avec humour le curieux stratagème auquel a recours un officier de marine sur le retour pour se faire engager comme second dans un navire à destination de Calcutta. Dans L’Âme d’un guerrier, un vieil officier russe raconte l’aventure du lieutenant Torassov pendant la pitoyable retraite de la « Grande Armée » de Napoléon en 1812. Une rencontre improbable va lui donner l’occasion de prouver qu’il a une « âme de guerrier ».

Traduction : G. Jean-Aubry (1882-1950).

> Écouter un extrait : Jeunesse.

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CONRAD, Joseph – Un avant-poste du progrès

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 1h 4min | Genre : Nouvelles


Un avant-poste du progrès

Cette nouvelle de Conrad met en scène deux Européens, Kajerts et Carlier, qui viennent de se voir confier un poste commercial dans une région isolée de la jungle africaine. Ils vont se livrer au commerce de l’ivoire, dont ils espèrent tirer de gros profits, pour eux-mêmes et leur compagnie. N’ayant aucune tâche spécifique à accomplir, ils sombrent dans l’isolement et le découragement à mesure que passe le temps. Mokola, leur comptable et homme-à-tout-faire, met en place un système d’échange d’esclaves pour de l’ivoire. Initialement scandalisés, les deux compères finissent par s’en accommoder, compte tenu des énormes profits qui en découlent. Les deux hommes s’affaiblissent, au physique comme au moral, et tombent malades. Un banal différend au sujet de sucre, dégénère en un conflit irrationnel et violent qui hâte leur fin tragique, lorsque Kajerts tire accidentellement sur Carlier et le tue. Au dénouement, alors qu’approche le vapeur de la compagnie, avec deux mois de retard, Kajerts se pend dans un acte de désespoir.
Il va de soi qu’on peut trouver à cette histoire banale une signification ironique et symbolique. Elle donne une idée juste de la situation coloniale en Afrique vers la fin du 19ème siècle. Les deux hommes en charge de l’avant-poste du progrès sont paresseux et incompétents, et le thème de l’incompétence, de la capacité destructrice et de la cruauté du colonialisme sont clairement mis en évidence. La progressive dégénération des deux administrateurs reflète les tares inhérentes à l’exploitation coloniale du continent africain.
Conrad reprendra plus longuement ces mêmes thèmes quelques années plus tard dans Au cœur des ténèbres.

Traduction : G. Jean-Aubry (1882-1950).

Un avant-poste du progrès.

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CONRAD, Joseph – Le Frère de la côte

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 7h 24min | Genre : Romans


Le Frère de la côte

Le Frère de la Côte, roman d’aventures paru en 1923 sous le titre The Rover (littéralement : Le Forban ou L’Écumeur de Mer), est la dernière œuvre de Joseph Conrad (1857-1924). Le titre choisi par G. Jean-Aubry, grand ami de l’écrivain, fait référence à une confrérie de flibustiers, avec ses codes et ses règles, fondée au XVIIe siècle, et principalement implantée a Saint-Domingue.

Peyrol, ancien forban, se retire dans une petite ferme de la presqu’île de Giens, non loin d’Hyères et de Toulon, où la paix à laquelle il aspire va lui être ravie par le force des circonstances. L’action se déroule peu après la Révolution, sous le Consulat (1799-1804), et évoque à plusieurs reprises l’histoire tumultueuse du Port de Toulon sous la Convention. Occupé à la fin d’août 1793 par les Anglais, à l’appel du parti royaliste, contre-révolutionnaire, Toulon ne fut libérée que le 9 décembre grâce à l’intervention de Bonaparte, dont ce fut le premier fait d’armes. La ville fut ensuite le théâtre de massacres, dont il est souvent question dans le roman. Un officier de Marine, Eugène Réal, se voit confier à la demande du Premier Consul, la tâche secrète de « jouer un tour » à l’Amiral Nelson, Commandant de la Flotte britannique en Méditerranée, et futur vainqueur de Trafalgar (octobre 1805), en lui faisant croire que la flotte française serait sur le point de forcer le blocus anglais et de mettre le cap sur l’Égypte. D’abord méfiant, Peyrol accepte de collaborer avec Réal en lui confiant – mais il a une idée derrière la tête – une vieille tartane, petit bâtiment qu’il vient justement de remettre à neuf. Je n’en dis pas plus, mais les derniers chapitres du roman sont d’un rythme particulièrement haletant.

Traduction : G. Jean-Aubry (1882-1950).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BERNANOS, Georges – La Joie

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 7h 48min | Genre : Romans


Georges Bernanos

La Joie est la suite de L’Imposture. On y retrouve quelques-uns des mêmes personnages, mais cette fois le premier rôle est tenu par Chantal de Clergerie. L’action se déroule à Laigneville, dans le château normand de Monsieur de Clergerie, historien médiocre mais ambitieux, dont la petitesse d’esprit va de pair avec sa petite taille et sa « tête de rat ». Chantal, jeune fille très belle, d’une admirable pureté, rayonne la joie et la bonté, mais n’en est pas moins tourmentée parce qu’elle échoue à rendre heureux tous les membres de son entourage, que son mysticisme inquiète.
Elle doit faire face à l’égoïsme de son père qui, à la veille d’un second mariage, souhaiterait se débarrasser d’elle en l’envoyant dans un couvent. Elle est également confrontée à des personnages redoutables, dont Fiodor, le chauffeur russe éthéromane, qui l’a surprise en extase et pourrait jaser, et sa grand-mère, à demi-folle, maniaquement attachée à ses clefs, et tenaillée par le remords pour avoir détesté et refusé de soigner, à la veille de sa mort, la maman de Chantal. Elle doit aussi croiser le fer avec le docteur La Pérouse, psychanaliste « redresseur de mensonges », qui la prend d’abord de haut mais finit par rendre les armes et quêter son pardon. Son ultime combat l’opposera à l’abbé Cénabre, toujours hanté par le souvenir de l’abbé Chevance, et qui à son corps défendant finira par lâcher le « secret » de son incroyance. Chantal parviendra « in extremis » à ébranler l’édifice de son « imposture », fût-ce au prix de sa propre vie.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DELEDDA, Grazia – Elias Portolu

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 5h 49min | Genre : Romans


Grazia Deledda (1926)

Grazia Deledda (1871-1936) est née et a grandi en Sardaigne. Elle est l’auteur de plus de 30 romans et de nombreuses nouvelles, qui ont tous pour cadre son île natale. Les plus célèbres de ses roman sont Canne al vento (Roseaux sous le vent), La Madre (La Mère), et Elias Portolu. En 1926 elle se voit décerner le prix Nobel de littérature. Sauf erreur, elle est la seule Italienne à avoir obtenu ce prix.

Elias Portolu nous plonge à l’intérieur d’une conscience écartelée entre l’attrait irrésistible de le la volupté et la terreur du péché. Ayant purgé une peine de prison de trois ans dans un pénitencier du « continent », Elias retrouve sa famille à Nuoro, en Sardaigne. Il rejoint avec joie la bergerie familiale, mais lors d’un pèlerinage il tombe amoureux fou de Maddalena, l’accorte fiancée de son frère Pietro. Le mariage de Pietro et Maddalena, loin de mettre un frein à cette passion coupable, semble au contraire l’attiser. La jeune femme, qui se refuse à son mari – homme brutal et querelleur – tombe enceinte alors que son amant, soucieux de son salut éternel, va prendre la décision de devenir prêtre. Pietro meurt soudain. Quelques mois plus tard, Maddalena va supplier Elias de l’épouser et de reconnaître l’enfant. À la veille d’être ordonné prêtre, Elias reviendra-t-il sur une engagement jugé par lui irrévocable ?

Notes : En Sardaigne, on donne le nom de zio et de zia ( oncle, tante) à tous les hommes et à toutes les femmes d’un âge un peu avancé.
Les tancas sont de vastes pâturages entièrement clos par des murs de pierres sèches.

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BERNANOS, Georges – L’Imposture

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 9h 4min | Genre : Romans


Georges Bernanos

Dans L’Imposture, Bernanos nous conte l’histoire étonnante d’un prêtre-écrivain qui, ayant définitivement perdu la foi, décide, par orgueil, de ne rien changer à ses habitudes et aux circonstances extérieures de sa vie.

« Sa conscience ne formulait aucun reproche, et il ne sentait toujours aucun remords. La blessure s’était refermée, dès qu’il avait osé se regarder en face, se définir une fois pour toutes. Il ne croyait plus. Il avait totalement perdu sa foi. [...] À son retour d’Allemagne, il avait consigné sa porte, et fait dire qu’il était malade. Mais alors même les rares intimes qui l’approchèrent n’eurent certainement pas de soupçons. Dès ce moment, d’ailleurs, sa décision était prise : il avait résolu de ne pas changer l’ordonnance extérieure de sa vie, de vivre et de mourir en prêtre. [...] Ainsi célébrait-il chaque matin le sacrifice de la messe à la chapelle des sœurs de Marie, et le vieux sacristain qui l’assistait depuis tant d’années ne l’avait jamais vu si recueilli.»

Ce roman met principalement en scène deux personnages résolument opposés, l’abbé Cénabre, historien et écrivain de talent, vénéré de ses confrères, à qui il continue de donner le change, et le pauvre abbé Chevance, homme de grande foi, – qui n’aura de cesse de vouloir sauver l’âme de Cénabre, lequel l’a pourtant bien mal traité -, d’une humilité pathétique, de santé précaire, méprisé de tous sauf de la pure et mystique Chantal de la Clergerie, qui l’aime et le rassurera lorsqu’il sera à l’agonie.
Cette même Chantal prendra une grande importance dans le second opus de ce diptyque, La Joie. (Adapté de la présentation de ce roman par Ebooks libres et gratuits)

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ANONYME – Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 32min | Genre : Histoire


Louis-François Perrin de Précy

Le soulèvement de Lyon contre la Convention nationale est une révolte qui a duré de juin à novembre 1793. Elle a débuté par un coup de force des Girondins lyonnais et un retour à une majorité modérée. Bien que celle-ci demeure pleinement républicaine, elle place Lyon en porte-à-faux par rapport à Paris, où c’est la Gironde qui a été mise hors la loi par les Montagnards. La rupture est donc inévitable et, le 12 juillet, la Convention décrète Lyon « en état de rébellion contre l’autorité légitime ». Les autorités lyonnaises se préparent aussitôt à subir un siège de la part des armées révolutionnaires, et la défense est organisée par Louis-François Perrin Comte de Précy, qui mobilise une armée d’environ 12 000 hommes. Le siège commence le 7 août, et le général Kellerman décide bientôt de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Lyon capitule le 9 octobre, et le Conventionnel Barère déclare : « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus ». La répression fut féroce, et 1604 personnes furent fusillées ou guillotinées. La responsabilité de ce massacre est au moins partiellement imputable aux représentants Collet d’Harbois et Fouché, envoyés par la Convention, et qui se trouvent avoir approuvé et contresigné l’Instruction adressée aux autorités constituées des Départements de Rhône et de Loire (Voir Wikipédia, articles Soulèvement de Lyon contre la Convention Nationale, et Lyon, histoire de la ville)

Ce document, rédigé « à chaud », peu après les événements relatés plus haut, justifie la violence de la répression qui s’est abattue sur Lyon, rebaptisée « Ville-Affranchie ». Il restitue admirablement l’atmosphère fébrile de cette époque troublée et montre que les gains de la Révolution sont loin d’être définitivement acquis. D’où la nécessité d’exercer la plus grande vigilance et de combattre sans merci des ennemis, provisoirement vaincus mais qui demeurent tapis dans l’ombre et sont toujours susceptibles de se réveiller. L’affirmation selon laquelle « L’homme riche ne tarde pas à se regarder comme différent des autres hommes » demeure d’une étonnante actualité en ce XXIe siècle !

Illustration : Jean-Joseph Dassy, Portrait de Louis-François Perrin de Précy (1829).

Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire.

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MAURIÈRE, Gabriel – Trois Nouvelles

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Poilus au repos

L’action de ces trois nouvelles se déroule pendant ou peu après la Guerre de 14-18. La première, Gillais et son notaire, souligne – sur le ton de la farce – les difficultés qui peuvent naître de la coexistence forcée de conscrits appartenant à des couches sociales très différentes. Le Petiot (Version 2) conte l’histoire dramatique d’un enfant naturel arraché à une mère déshonorée et méprisée par des grands-parents prêts à l’adopter parce qu’il est le portrait vivant de son père tué à la guerre. Voisinage (Version 2) met en scène deux familles que tout oppose. « Comment voulez-vous qu’on ne se haïsse pas ? Deux castes se heurtent, le terrien âpre et taciturne, l’ouvrier gouailleur et insouciant. L’un décline, l’autre monte. C’est donc la guerre. »

Trois Nouvelles.

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