Livres audio gratuits pour 'André Rannou' :


GODWIN, William – Vie et mémoires de Mary Wollstonecraft Godwin

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 1h 58min | Genre : Biographies


Mary Wollstonecraft, par John Opie (c. 1797)

Une enfance et une jeunesse difficiles auprès d’un père brutal, instable et dépensier n’empêchèrent pas Mary Wollstonecraft (1759-1797) de devenir une des figures intellectuelles marquantes de son époque. Son premier livre à succès fut une violente critique des Réflexions sur la Révolution de France de Burke. Il fut rapidement suivi par sa Défense des Droits de la Femmes (1792), le grand texte fondateur du féminisme anglais. Mary crut avoir rencontré l’amour de sa vie, dans un Paris en pleine révolution, en la personne de Gilbert Imlay, citoyen américain, dont elle eut une fille, mais qui l’abandonna au bout de quelques mois. Après deux tentatives de suicide, elle eut la chance de rencontrer l’écrivain-philosophe William Godwin (1756-1826), qu’elle épousa. Elle mourut en donnant le jour à une deuxième fille, qui s’illustrera sous le nom de Mary Shelley-Wollstonecraft en écrivant et en publiant Frankenstein (1818).

À cause de sa vie, jugée scandaleuse par ses contemporains, l’œuvre majeure de Mary Wollstonecraft ne deviendra un classique que dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Dans ce court récit, William Godwin rend hommage à une femme dont il admire le courage dans l’adversité et le talent d’écrivain. Les nombreuses citations extraites de ses lettres à Gilbert Imlay en disent long sur la désinvolture de cet homme et sur l’aveuglement d’une femme amoureuse, outragée, certes, mais décidée, envers et contre tout, à amener à résipiscence le père de son enfant.

Traduction anomyme (1802).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 777 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ANONYME – Livre de Judith

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 57min | Genre : Religion


Cristofano Allori - Judith avec la tête d'Holopherne (1613)

Dans le Livre de Judith, comme dans le Livre de Tobie, ce n’est pas l’histoire temporelle des événements qui compte, mais le témoignage de la foi et de la confiance d’Israël en sa mission surnaturelle. Nabuchodonosor, présenté comme le roi d’Assyrie, veut soumettre tous les peuples. Seul le petit peuple élu se raidit et se retranche dans ses montagnes, provoquant l’ire d’Holopherne, général des troupes assyriennes. L’investissement de la ville de Béthulie, privée d’eau, met à rude épreuve la confiance chancelante de Juifs. Seule une héroïne, Judith, trouve la force de demeurer fidèle et d’user de moyens qui lui sont propres pour tuer Holopherne et assurer ainsi la victoire de son peuple.
Ce livre ne figure pas non plus dans les Bibles hébraïque et protestante.

Traduction : Auguste Crampon (1826-1894).

Livre de Judith.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 313 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ANONYME – Livre de Tobie

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 45min | Genre : Religion


Domenichino - Paesaggio con Tobias

Le livre de Tobie est une idylle édifiante qui a pour objet de rappeler l’autorité de la Loi de Moïse, notamment en qui concerne la vie de famille et la sépulture des morts. Il raconte l’histoire d’un Israélite pieux, déporté à Ninive avec sa famille au temps de l’Exil (597-538 av. J.C.). Devenu aveugle, il envoie son fils, également nommé Tobie, en Médie recouvrer une dette. Son guide sera un beau jeune homme, qui n’est autre que l’ange Raphaël. Rendu à Ectabane, il y rencontre Sara, sa future épouse, et Raphaël lui indique le moyen de la débarrasser du démon Asmodée, qui a fait périr successivement ses sept premiers maris. Le mariage est cette fois consommé sans incident et, revenu à Ninive avec femme et troupeaux,Tobie guérit la cécité de son père. Ces événements familiaux, qui relèvent du folklore et du merveilleux, ne sont pas l’objet premier du récit, dont la constante préoccupation est de souligner la toute-puissance divine, ainsi que l‘importance de la charité fraternelle et d’une vie de famille unie et féconde.
Ce livre ne fait pas partie de la Bible hébraïque et est jugé apocryphe par les Protestants, ce qui explique son absence de la traduction de Louis Segond. Il est en revanche tenu pour inspiré par les catholiques et les orthodoxes.

Traduction : Augustin Crampon (1826-1894).

Tobie.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 2 998 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BEAUMARCHAIS – Le Mariage de Figaro

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 4h 30min | Genre : Théâtre


Roi-valet pique

Trois années se sont écoulées depuis que Figaro a aidé le Comte Almaviva à conquérir la belle Rosine au nez et à la barbe de son tuteur, Bartholo (cf. Le Barbier de Séville). Les choses ont bien changé : Figaro, promu concierge du château du Comte, s’apprête à épouser Suzanne, la femme de chambre de la Comtesse, tandis que la triste Rosine se morfond, délaissée par son mari infidèle. Celui-ci essaie de contraindre Suzanne à lui accorder, le soir de ses noces, une sorte de « droit de cuissage ». Si elle accepte, il lui offre une dot. Si elle refuse, il fera tout pour empêcher son mariage. Mais Figaro, une fois mis au courant, est de taille à contrecarrer ses plans et à lui faire passer une « folle journée ».

La plus célèbre pièce de Beaumarchais est une comédie enlevée au rythme trépidant qui renferme une puissante critique sociale sur la noblesse. Beaumarchais y glisse par ailleurs des propos d’une étonnante modernité sur la condition des femmes, le mariage, l’armée, la liberté d’expression…

« Suzanne. – Tu croyais, bon garçon ! que cette dot qu’on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ?
Figaro. – J’avais assez fait pour l’espérer.
Suzanne. – Que les gens d’esprit sont bêtes !
Figaro. – On le dit.
Suzanne. – Mais c’est qu’on ne veut pas le croire.
Figaro. – On a tort.
Suzanne. – Apprends qu’il la destine à obtenir de moi, secrètement, certain quart d’heure, seul à seule, qu’un ancien droit du seigneur… Tu sais s’il était triste !
Figaro. – Je le sais tellement que, si monsieur le comte en se mariant, n’eût pas aboli ce droit honteux, jamais je ne t’eusse épousée dans ses domaines.
Suzanne. – Eh bien ! s’il l’a détruit, il s’en repent ; et c’est de ta fiancée qu’il veut le racheter en secret aujourd’hui.
Figaro, se frottant la tête. – Ma tête s’amollit de surprise ; et mon front fertilisé…
Suzanne. – Ne le frotte donc pas !
Figaro. – Quel danger ?
Suzanne, riant. – S’il y venait un petit bouton ; des gens superstitieux…
Figaro. – Tu ris friponne ! Ah ! s’il y avait moyen d’attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d’empocher son or !
Suzanne. – De l’intrigue, et de l’argent ; te voilà dans ta sphère. »

> Écouter un extrait : Préface.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 19 689 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DICKENS, Charles – La Petite Dorrit (Livre 02)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 18h 41min | Genre : Romans


Little Dorrit

Tandis que Les Dorrit poursuivent leur voyage en Italie, passant par Venise avant de s’installer à Rome, ils rencontrent de vieilles connaissances, M. et Mme Henry Gowan, Mme Merdle et son fils. Ils ont certes échappé à la prison pour dettes, mais leur nouvelle richesse, loin de leur apporter le bonheur, leur impose en fait une nouvelle forme de servitude – particulièrement ressentie par Amy -, celle des nombreuses restrictions découlant de leur nouveau statut social. William Dorrit meurt à Rome, ayant tout oublié sauf son long séjour à la Maréchaussée. La fin tragique à Londres de M. Merdle, le grand financier, entraîne la ruine de tous les membres de la famille Dorrit, ainsi que celle d’Arthur Clennam, lequel est à son tour incarcéré et tombe gravement malade. Il recouvrera liberté et santé grâce aux soins dévoués de « la petite Dorrit ». Le chantage compliqué exercé par le perfide Rigaud-Blandois à l’encontre de la vieille Mme Clennam, réserve au lecteur bien des surprises et connaîtra une fin spectaculaire.

Traduction: William Little Hughes (1822-1887), sous la direction de Paul Lorain (1827-1875).

Accéder au Livre 01.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 4 484 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

DICKENS, Charles – La Petite Dorrit (Livre 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 20h 53min | Genre : Romans


Little Dorrit - Mr Flintwinch has a mild attack of irritability

Amy Dorrit (« La petite Dorrit ») naît et grandit dans la prison pour dettes où son père, William Dorrit, a passé tant d’années qu’il est surnommé « le père de la Maréchaussée ». Ils sont pris en amitié par Arthur Clennam, qui vient de faire un long séjour en Chine et dont la mère, vieille femme acariâtre et paralytique, emploie Amy comme couturière. Il soupçonne que sa mère est, d’une manière ou d’une autre, responsable de la misère des Dorrit, qu’il va se faire un devoir de soulager. La petite Amy, femme timide et modèle de dévouement sans borne, tombe vite amoureuse de leur bienfaiteur, mais il faudra attendre le dénouement pour que cet amour soit payé de retour. Ayant à la surprise générale hérité d’une grande fortune, William Dorrit finira par recouvrer la liberté – c’est la scène finale du Livre 1 – et dans le Livre 2 toute la famille, y compris Fanny, la sœur d’Amy, leur frère Edouard (« Tip ») et l’oncle Frédéric, va se rendre en grande pompe en Italie.

Divisé en deux livres respectivement intitulés « Pauvreté » et « Richesse », ce roman dénonce, outre l’institution inhumaine de la prison pour dettes, l’insécurité dans laquelle vivent la classe ouvrière et les pauvres en général, et l’inextricable bureaucratie des ministères gouvernementaux, en particulier de celui des Finances. Dickens reprochait au gouvernement de mal conduire la Guerre de Crimée (1853-1856) et sa colère transparaît dans sa satire féroce du « Ministère des Circonlocutions ». Lors de sa parution en 1857, ce long roman fut critiqué pour son humeur sombre et son intrigue compliquée, ce qui ne l’empêcha pas d’obtenir un grand succès auprès du public. Il est aujourd’hui considéré comme une des œuvres majeures du romancier.

Traduction: William Little Hughes (1822-1887), sous la direction de Paul Lorain (1827-1875).

Accéder au Livre 02.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 5 933 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

THACKERAY, William Makepeace – Mémoires de Barry Lyndon

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 12h 57min | Genre : Romans


Andrew Robinson Stoney

Mémoires de Barry Lyndon, publié en 1844, est à la fois une autobiographie fictive et un roman picaresque, historique, satirique et d’aventures, de William Makepeace Thackeray. Moins connue que Vanity Fair (1848), cette œuvre s’inspire en grande partie de la vie d’un personnage réel, l’aventurier irlandais Andrew Robinson Stoney (cf. illustration).

C’est, sous forme de mémoires, l’histoire de l’Irlandais Redmond Barry, qui prend le nom de Barry Lyndon après son mariage avec la comtesse Lyndon. Ses aventures se déroulent dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, sous le règne de Georges III. Le roman raconte la vie d’un « rogue », c’est-à-dire d’une canaille, imbu de lui-même, dénué de scrupules, vaniteux et vantard, prêt à tout jusqu’à la pire brutalité pour parvenir à ses fins.

Le film Barry Lyndon, de Stanley Kubrick, sorti en en 1975 et d’une grande beauté visuelle et musicale, fut un échec commercial dans les pays anglo-saxons, malgré de bonnes critiques (Wikipédia).

Traduction : Léon de Wailly (1804-1863).

Illustration : Andrew Robinson Stoney (XIXe).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 4 305 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

KOVALEVSKAIA, Sofia Vasilievna – Souvenirs d’enfance

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 8h 9min | Genre : Biographies


Sofia Vasilievna Kovalevskaia

Sofia Vasilievna Kovalevskaia, née à Moscou en 1850, et emportée par une pneumonie en 1891, fut une femme étonnante. Elle devint – sans avoir jamais fréquenté d’école – une mathématicienne de haut niveau et fut la première femme professeur d’université en Europe. Enseignant à l’Université de Stockholm, elle obtint en 1888 le Prix Bordin de l’Académie des Sciences de Paris. Aujourd’hui plusieurs prix scientifiques portent son nom, mais elle bien oubliée du grand public. Elle eut une vie mouvementée, et participa avec sa sœur Aniouta à la Commune de Paris.

Elle fut aussi une écrivaine de talent, comme en témoignent ses Souvenirs d’enfance, où elle décrit d’une plume alerte la vie quotidienne d’une famille de l’aristocratie, avec son père autoritaire, sa nombreuse domesticité, une sœur tendrement aimée, qui déclencha un drame en faisant publier clandestinement une nouvelle par Dostoïevski. Celui-ci deviendra pourtant un ami de la famille. Son caractère ombrageux et ses excentricités font l’objet du dernier et plus long chapitre des Souvenirs.

Bien qu’adulée comme savante, Sofia ne fut jamais très heureuse, tiraillée qu’elle était entre sa vocation de mathématicienne et son rêve inassouvi de bonheur en tant que femme. « Elle disait combien peu la vie, avec ses succès scientifiques stériles, la satisfaisait, combien elle aurait échangé toute la célébrité qu’elle s’était acquise, pour le sort de la femme la plus ordinaire » (Anne-Charlotte Leffler).

Traduction anonyme (1895).

> Écouter un extrait : Avant-propos.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 907 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour André Rannou :