Livres audio gratuits pour 'André Rannou' :


DICKENS, Charles – Bleak House

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 32h 22min | Genre : Romans


Bleakhouse serial cover

Ce roman, l’un des plus ambitieux de Charles Dickens, relate l’histoire de quelques membres de la famille Jarndyce, qui se livrent une bataille juridique interminable à propos d’une fortune ayant fait l’objet de plusieurs testaments contradictoires. Les lois anglaises de l’époque sont si compliquées et le procès dure si longtemps que lorsqu’un jugement est enfin attendu, aucun d’entre eux n’hérite du moindre penny, toute la succession ayant été absorbée par les frais de justice.

Ce roman est à la fois une satire féroce, où le comique côtoie sans cesse le tragique, d’une société foncièrement corrompue, et un thriller, un peu à la manière de Wilkie Collins, futur auteur de La Femme en blanc, et grand ami de Dickens. Le récit est écrit tour à tour par deux narrateurs : l’héroïne, Esther Summerson, – dont le mystère de la naissance nous est dévoilé de manière très progressive – s’exprimant à la première personne, et un narrateur omniscient parlant à la troisième personne.

« Bleak House » désigne la maison qui est au centre de l’action et veut dire littéralement « Maison austère, morne, désolée». « Dame Durden », terme d’affection utilisé par les proches d’Esther Summerson, est un sobriquet emprunté à une vieille ballade où elle désigne une bonne ménagère. Wat Tyler fut le meneur de la Révolte des Paysans de 1381, qui sous le règne de Richard II mit à sac une partie de Londres, et ce nom évoque des idées de chaos social et d’anarchie.

Traduction : Henriette Loreau (1857).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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THOREAU, Henry David – Walden, ou La Vie dans les Bois

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 12h 20min | Genre : Biographies


Walden

Henry David Thoreau (1817-1862), poète, écrivain, antiesclavagiste, fut aussi un naturaliste accompli et un membre éminent du mouvement « transcendentaliste », qui prônait l’individualisme et la confiance en soi et condamnait toute adhésion à une religion ou un parti politique. Pour faire l’expérience d’une vie simple et fruste, au plus près de la Nature, il vécut deux ans et demi – de mars 1845 à septembre 1847 – dans une maison de bois, très isolée et construite de ses propres mains, au bord de l’étang de Walden. Son compte rendu de cette expérience, intitulé Walden, ou La Vie dans les Bois (1854), est son œuvre la plus connue et encore lue dans le monde entier. L’explication qu’il donne de sa décision fournit un aperçu de sa philosophie :

« Je gagnais les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, et non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; pas plus que je ne voulais pratiquer la résignation, avant que ce ne fût tout à fait nécessaire. Ce que je voulais, c’était vivre en profondeur, sucer toute la moelle de la vie, mener une vie assez vigoureuse et spartiate pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, et la réduire à sa plus simple expression. » (Chapitre 2)

Autrement dit, Thoreau se retira dans les bois parce qu’il craignait que sa vie ne passât avant qu’il n’eût appris à vivre. Walden est un plaidoyer en faveur d’une vie réduite aux besoins essentiels de l’existence (bare necessities) et débarrassée de toute superfluité. La bête noire de l’écrivain était le commerce et les grandes entreprises commerciales (big business), symbolisés par la voie de chemin de fer récemment construite et passant tout près de l’étang. « Travaillerons-nous toujours à nous procurer davantage, et non parfois à nous contenter de moins ? » Cette phrase, qu’on croirait extraite d’un récent manifeste écologiste, devrait retenir notre attention, esclaves que nous sommes de la société de consommation et obnubilés par la « croissance ».
L’ouvrage est composé de 18 essais, dont le premier, intitulé Économie, est à la fois long et d’une lecture que d’aucuns jugeront peut-être un peu ardue ! De nombreuses pages sont ensuite consacrées à des descriptions d’une précision quasi scientifique, mais néanmoins pittoresques, des animaux, des oiseaux et de la végétation qui hantent et entourent l’étang de Walden, ainsi qu’aux transformations que subit ce dernier à mesure que passent les saisons.
Sont également décrits avec humour les humains – Thoreau se défend d’être un ermite – qui honorèrent l’auteur de leurs visites et de leur compagnie.

Traducteur : Louis Fabulet (1862-1933).

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BLASCO IBÁÑEZ, Vicente – Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 8h 53min | Genre : Romans


Albert Dürer - Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse

Ce roman, publié en 1916, nous offre un magnifique portrait des premiers mois de la Première Guerre mondiale. Il nous montre une France héroïque tenant vaillamment tête à une Allemagne cruelle et arrogante. Le récit, très bien mené, nous introduit dans le Paris quelque peu décadent de l’immédiat avant-guerre, avant de nous plonger au cœur du conflit lui-même, dont la pièce de résistance est la Bataille de la Marne. Celle-ci débute le 6 septembre 1914, et l’un des protagonistes y assiste bien malgré lui.
Les protagonistes appartiennent à une famille argentine de souche franco-allemande déchirée par la guerre. Marcel Desnoyers, émigré en Argentine pour échapper à la guerre franco-prussienne de 1870, est rentré à Paris en 1910, fortune faite, avec son épouse argentine Luisa et toute sa famille, tandis que Karl Hartrott, citoyen allemand marié à Héléna, la sœur de Luisa, est lui retourné en Allemagne avec les siens. Les rencontres entre cousins, dont chacun ne jure que par son pays, à la veille du conflit ou au cours de la guerre, ne pourront qu’être orageuses à souhait.
Le titre du roman est emprunté au chapitre 6 du dernier Livre de la Bible, L’Apocalypse de Saint Jean. La conflagration, désormais imminente, déclare un des personnages, ne pourra que déclencher les quatre fléaux présentés par saint Jean sous les traits de quatre cavaliers et de leurs montures, qui symbolisent la Peste, la Guerre, la Famine et la Mort. Ils sont brillamment dépeints dans la gravure d’Albert Dürer (voir illustration ci-contre).
L’auteur espagnol Vicente Blasco Ibáñez (1867-1928), est surtout connu pour ses romans réalistes et régionalistes, tels Cañas y barro (Boue et roseaux) et La Barraca (Terres maudites), dont l’action se déroule dans la région de Valencia, et pour ses romans qui traitent de la Guerre de 14-18. Républicain, il s’exila en France en 1923 pour échapper à la dictature militaire de Miguel Primo de Rivera et mourut à Menton cinq ans plus tard.
Vincente Minnelli a réalisé en 1962 une brillante adaptation cinématographique du roman, avec Glenn Ford, Ingrid Thulin et Charles Boyer dans les principaux rôles, mais il situe l’action au début de la Deuxième Guerre mondiale.

Traducteur : Georges Hérelle (1848-1935).

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THOREAU, Henry David – Désobéir aux lois

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 27min | Genre : Essais


Henry David Thoreau

Henry David Thoreau (1817-1862), naturaliste, écologiste avant la lettre, libertaire, antiesclavagiste, est l’un des plus grands écrivains américains. Sa vie et ses écrits eurent une profonde influence sur Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King. Il fut un jour arrêté pour avoir refusé de payer un impôt, et ce fut cette brève expérience – il ne passa qu’une nuit en prison, des amis ayant à son insu réglé la somme due – qui l’incita à écrire ce pamphlet, intitulé en anglais On the Duty of Civil Disobedience (Du devoir de la désobéissance civile). Le thème principal en est que «le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins», et il fut rédigé en 1849, soit douze ans avant que n’éclatât la Guerre de Sécession (1861-65), qui allait amener le Président Lincoln à décréter l’émancipation des esclaves en 1863.
Protestant contre la guerre du Mexique (1843), contre l’esclavage dans les États du Sud, contre le sort fait aux Indiens, et rappelant sa nuit en prison, Thoreau affirme sans ambages qu’un individu est fondé à refuser d’obéir à un gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses principes moraux. Avec son ami Ralph Waldo Emerson, Thoreau fut l’un des membres les plus éminents du mouvement connu sous le nom de « Transcendentalism », qui prônait l’individualisme, la confiance en soi (self-reliance) plutôt que dans le gouvernement, et une vie simple et frugale. Son oeuvre la plus connue est Walden, ou La Vie dans les bois (1854), où il rend compte de la période de deux ans pendant laquelle il vécut seul dans une cabane érigée par ses soins au bord de l’étang de Walden.

(La seule traduction libre de droits de On the Duty of Civil Disobedience date de 1896 et fut publiée dans La Revue blanche. Elle est, hélas, deux fois plus courte que l’original.)

Traducteur : A Phélibé (1896).

Désobéir aux lois.

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FIELDING, Henry – Tom Jones (Deuxième Partie)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 17h 46min | Genre : Romans


Henry Fielding - Tom Jones

Une fois rendus à Londres, Jones et Sophie ne sont pas au bout de leurs peines. La route de Tom sera semée d’embûches et de tentations auxquelles il ne manquera pas de succomber. Il sera même accusé de meurtre et emprisonné. De son côté, Sophie devra résister aux fortes pressions, voire aux persécutions, de son père et de sa tante, qui s’obstinent à vouloir la marier à Blifil. Elle échappera de justesse à un viol, prémédité par un certain Lord Fellamar à l’instigation de Lady Bellaston. Plutôt que de résumer cette seconde moitié du roman, tâche impossible, je vous offre deux citations qui illustrent le contraste entre la liberté sexuelle dont jouit l’homme du XVIIIe siècle et la totale soumission attendue de la femme :
Soucieux de se débarrasser de Lady Bellaston, demi-mondaine dont il est devenu le « gigolo » – le mot ne sera inventé que deux siècles plus tard -, Jones fait part de son dilemme à son ami Nightingale : « Non, mon ami, je lui ai des obligations, et de très grandes [...] C’est à elle seule que je dois de n’avoir pas manqué jusqu’ici d’un morceau de pain. Comment puis-je décemment abandonner une telle femme ? » Pour sa part, Allworthy proclame ainsi la plus haute qualité de Sophie : « En général, elle montrait la plus haute déférence pour le jugement des hommes, qualité absolument essentielle à une femme qui veut rendre son mari heureux. »

La satire féroce des mœurs du XVIIIe siècle dans Tom Jones n’est cependant pas dénuée de tout optimisme. En dressant Tom contre Blifil, Fielding déclare en substance que la nature humaine est certes insouciante, imprudente, pécheresse et amoureuse du plaisir, mais néanmoins foncièrement bonne.

Traduction : Louis-Claude Chéron de La Bruyère (1758-1807).

Illustration : George Cruikshank, Tom Jones, Volume 5 (1871).

Accéder à la première partie de Tom Jones

> Écouter un extrait : Livre 10, Chapitre 02.

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FIELDING, Henry – Tom Jones, ou Histoire d’un enfant trouvé (Première Partie)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 18h 8min | Genre : Romans


Tom Jones

Tom Jones, ou Histoire d’un enfant trouvé, publié en 1749, est une des œuvres majeures de la littérature anglaise, qui nous offre une vue panoramique de l’Angleterre du XVIIIe siècle, avec des personnages appartenant à toutes les classes sociales, y compris les plus défavorisées. L’action se déroule en 1745 et est contemporaine de la rébellion jacobite menée par le célèbre « Bonnie Prince Charlie », qui faillit remettre sur le trône les Stuarts chassés par la « glorieuse révolution » de 1688.
Le roman, une épopée comique en prose, se compose de 18 Livres, divisés en trois groupes de 6, et l’action se déroule successivement à la campagne, dans le Somerset, comté du sud-ouest, sur la route qui mène du Somerset à Londres, et à Londres même.

Rentrant d’un séjour dans la capitale, Squire Allworthy, homme riche et connu pour sa bonté, trouve dans son lit un nouveau-né. Il le prénomme Tom, Jones étant le nom de sa mère présumée. Se prenant d’affection pour le petit « bâtard », il décide de l’élever comme son fils et de lui faire donner la même éducation qu’au jeune Blifil, fils de sa soeur Bridget. Les deux garçons ont à peu près le même âge et ont pour précepteurs Square, un philosophe, et Thwackum, un clergyman. Très tôt, Tom se lie d’amitié avec Sophie, la fille d’un voisin d’Allworthy, Squire Western. Ce veuf bourru est connu pour son amour de la chasse, qu’il partage bientôt avec Tom, adolescent dont la spontanéité et le tempérament fougueux lui valent beaucoup de sympathies mais aussi bien des mécomptes. Blifil, quant à lui, sous une apparence de docilité et de bonnes manières, est un hypocrite fieffé, sournois et mesquin, et une grande partie du roman repose sur le contraste et la rivalité entre les deux garçons. Tom et Sophie tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, mais Western n’est pas prêt à accepter pour gendre un bâtard, aussi si sympathique soit-il.
Injustement accusé par Blifil de graves méfaits, Tom est banni par Allworthy, et commence alors pour lui une série d’aventures qui auront pour théâtres la route de Londres et diverses auberges. Sommée par son père et sa tante d épouser Blifil, qu’elle déteste, Sophie décide de s’enfuir en pleine nuit avec sa servante Honora (« Honour » en anglais) pour tenter de se rendre à Londres et de s’y mettre sous la protection d’une dame de la haute société. Bien que toujours très amoureux de Sophie, Tom ne lui est pas d’une fidélité exemplaire et se laisse facilement séduire par d’autres femmes. Sa promiscuité vaudra d’ailleurs au roman d’être souvent dénoncé pour son immoralité. En quittant le Livre IX, nous ne sommes qu’au milieu de l’action et le lecteur devine que Tom et Sophie séjournent à leur insu dans la même auberge, où Tom vient de succomber aux charmes d’une certaine Mrs Waters. De nombreuses péripéties attendent encore Tom et Sophie avant qu’ils ne puissent être définitivement réunis.
Ce roman, certes passionnant, comporte néanmoins des longueurs. Chacun des 18 Livres commence par un essai qui n’a quasiment aucun rapport avec l’action principale et qui, selon l’écrivain Somerset Maugham, peut être sauté sans dommage ! Pour abréger un peu une lecture qui menaçait de durer 36 heures, j’ai décidé de ne pas enregistrer la totalité de ces premiers chapitres, et c’est pourquoi les livres IX et suivants commenceront par le chapitre 2. Si vous souhaitez lire le texte en l’écoutant, vous constaterez que plusieurs pages ont été « oubliées » dans la version numérique, et j’ai dû les traduire moi-même.

Traduction : Louis-Claude Chéron de La Bruyère (1758-1807).

Illustration : George Cruikshank, Tom Jones, Volume 2 (1871).

Accéder à la deuxième partie de Tom Jones

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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SHAKESPEARE, William – Vénus et Adonis (Poème)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 1h 13min | Genre : Poésie


Francisco de Goya - Vénus et Adonis

Vénus et Adonis, poème narratif composé de 199 strophes de 6 vers chacune, est une œuvre de jeunesse de Shakespeare, publiée en 1593. De nombreuses rééditions du vivant du poète-dramaturge témoignent de la popularité d’un texte dont l’érotisme délicat n’exclut pas l’humour. Elle sera suivie un an plus tard du Viol de Lucrèce, œuvre plus longue, mais aussi sérieuse et austère. Vénus et Adonis reprend en le modifiant un ancien mythe déjà exploité par Ovide dans ses Métamorphoses.
La déesse Vénus s’éprend de la beauté d’un jeune mortel et souhaite d’emblée consommer cet amour. Mais Adonis, plaidant son manque d’intérêt et son immaturité, repousse avec mépris les assauts importuns de la déesse, car il dédaigne l’amour, qu’il assimile à la luxure. Il lui préfère l’excitation de la chasse au sanglier, dont la seule mention glace d’effroi la déesse. Elle tente de le persuader d’y renoncer, mais en vain. Le lendemain, la chasse a lieu, et comme Vénus l’avait prévu, l’adolescent est tué par le sanglier. Alors qu’elle se lamente sur le corps sans vie, elle est surprise de le voir de se dissoudre dans l’air et de voir une anémone naître de son sang répandu sur l’herbe.
L’aspect comique du poème naît de l’inversion des rôles traditionnels. Par son agressivité sexuelle, voire sa brutalité, Vénus est une parodie du mâle dominateur, tandis que le timide Adonis tient le rôle en principe dévolu à la femme, peu encline à se laisser conquérir.
Les procédés de rhétorique et les images recherchées, en particulier dans les longs plaidoyers de Vénus en faveur de l’amour, dont les Elisabéthains étaient si friands, paraissent artificiels au lecteur moderne, qui sera en revanche sensible aux nombreuses et pittoresques vignettes de la vie rurale au XVIe siècle, et au charme des animaux, petits et grands, qui évoluent dans la campagne anglaise.

Traduction : François Guizot (1787-1874).

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LOTI, Pierre – Mon frère Yves

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 7h 30min | Genre : Romans


Pierre Loti - Mon frère Yves

Le roman raconte l’histoire d’un jeune marin breton, Yves Kermadec, lequel a hérité de l’alcoolisme qui mine sa famille depuis des générations. Il est pris en amitié par un officier du même âge que lui, le narrateur Pierre (Loti), qui fait serment devant la mère âgée du jeune homme de l’aider et de le protéger : « Je jure de veiller sur lui toute ma vie, comme s’il était mon frère. » D’où le titre du roman. Yves se marie, a un fils prénommé Pierre, comme son ami, et après bien des hauts et des bas, il renoncera à l’alcool et finira par se ranger. Mon frère Yves est le seul roman de Loti qui se termine bien, même si la dernière page laisse entendre qu’une rechute est toujours possible.
Une bonne partie de l’action se déroule à Brest, ville que Loti détestait, et qui est présentée comme un véritable « enfer », le siège de tous les vices et toutes les tentations, tandis que la pleine mer est une sorte d’Eden où les marins retrouvent innocence et pureté. Loti donne de la campagne bretonne et de ses habitants une image flatteuse et idéalisée.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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