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ZWEIG, Stefan – Le Bouquiniste Mendel (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 27min | Genre : Nouvelles


Arcimboldo - Le Bibliothécaire

« C’est seulement par les deux cercles de ses lunettes, à travers ces lentilles luisantes et absorbantes, que les milliards d’infusoires noirs des caractères d’imprimerie s’infiltraient dans son cerveau ; tout le reste ne faisait que passer à côté de lui, comme un vacarme contingent. »

Dans cette nouvelle parue en 1925, et qui appartient au recueil La Peur, Stefan Zweig nous livre une évocation de la société viennoise « d’avant et d’après la première guerre mondiale ».
Ce vieux bouquiniste juif, Jakob Mendel, véritable monument de la mémoire bibliographique mais totalement étranger au monde qui l’entoure, devient la victime d’une Europe qui, oublieuse de son humanité, a sombré dans la barbarie.
À travers cette œuvre sensible, Stefan Zweig nous invite à une réflexion sur la mémoire, le souvenir, le temps et… l’oubli.

« Et pourtant, cet homme, j’avais pu l’oublier ! Il est vrai que la guerre était venue et que je m’étais consacré à mes propres œuvres avec une ardeur semblable à la sienne. Mais j’éprouvais devant cette table vide une sorte de honte à son égard, doublée d’une vive curiosité. Qu’était-il devenu, en effet ? Où pouvait-il se trouver ? »

Traduction : Manfred Schenker (1883-1929).

Illustration: Arcimboldo, Le Bibliothécaire (1570).

Licence Creative Commons

Le Bouquiniste Mendel.

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VACANO, Emil Alois Mario – Le Testament du docteur Irnerius

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Romans


Emil Alois Mario Vacano

Emil Vacano, écrivain autrichien (1840-1892) dont nous savons peu de choses, commence ainsi, dans La Revue des deux mondes de 1889, son roman Le Testament du docteur Irnerius :
« Je ne crois pas aux revenants, et je n’ai pas le talent de découvrir des traces de sang ineffaçables sur le parquet d’une chambre depuis longtemps inhabitée. Seulement, je suis Allemand, et Nuremberg est mon pays natal. »

« Je suis un jeune homme très raisonnable, très réservé, et pas du tout excentrique.
Je m’appelle Erwin Imhof. J’ai suivi mes cours à l’université d’Heidelberg, où j’ai vécu après comme homme de lettres. Je suis seul au monde. [...] Ne pouvant faire un bon avocat, je travaillai à devenir un savant [...] ; en hiver, je n’aimais pas à me promener ; alors, la lampe brûlait jusqu’à une heure très avancée de la nuit, et je me plongeais dans les histoires de sorcières.[...] Un ancien camarade jovial, en passant par Heidelberg, vint me voir pour me présenter sa jeune femme.« Il faut aimer, mon garçon, ajouta-t-il, alors tes nerfs se calmeront. Veux-tu parier ?… N’est-ce pas une honte et un péché qu’un jeune homme, beau et fort comme toi, n’ait pas encore adressé des vers à une jeune fille, et n’ait pas déjà fixé le jour où M. le curé rivera sa chaîne ! »»

Il avait raison, l’ami jovial, si l’on en croit le déroulement attachant d’un amour naissant et partagé…

Traduction anonyme (1889).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 04.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – L’Errant – Le Premier Nihiliste : Tschoglokoff

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Histoire


Catherine II

L’Errant sert de prologue au Legs de Caïn, œuvre majeure de Sacher-Masoch. Il y exprime son dégoût du genre humain. Son pessimisme est atténué dans les dernières lignes moins déprimantes que les autres.

« Le premier point, c’est que vous autres, pauvres fous, vous vous imaginez que Dieu a fait le monde aussi parfait que possible et qu’il a institué un ordre moral. Fatale erreur ! Le monde est défectueux, l’existence est une épreuve, un triste pèlerinage, et tout ce qui vit, vit de meurtre et de vol… L’homme est la plus cruelle des bêtes féroces. Quelle autre est si ingénieuse à opprimer ses semblables ? Partout je ne vois que lutte et rivalité, que meurtre, pillage, fourberie, servitude… Toute peine, tout effort n’a d’autre mobile que l’existence, – vivre à tout prix et transmettre sa misérable vie à d’autres créatures. »

Le Premier Nihiliste : Tschoglokoff nous fait connaître le nom de celui qui essaya d’assassiner Catherine II, vers les années 1780 et qui peut être considéré comme le premier d’un mouvement qui prit vraiment naissance vers 1850.

Traductions anonymes (1874, 1887).

L’Errant.

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KAFKA, Franz – À la colonie pénitentiaire

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 1h 26min | Genre : Nouvelles


Franz Kafka

Écrite entre le 4 et le 18 octobre 1914, l’œuvre ne fut publiée qu’en 1919 et fut fort mal accueillie. Durant cette période, il habitait seul à Prague, dans l’appartement de sa sœur Elli.

Pour ma part, bien que ne l’ayant lu nulle part, j’ai toujours pensé que Kafka s’était inspiré de la mort de Rabbi Akiva, le grand architecte de la Mishna. La mort de Rabbi Akiva fut atroce : on lui déchira le corps avec des peignes métalliques. Et, dans la Colonie pénitentiaire, ce sont les aiguilles de la herse qui déchirent le corps du condamné en y gravant de plus en plus profondément la sentence.

Attention, ce texte est à déconseiller aux personnes sensibles.

Avec l’aimable autorisation du traducteur Laurent Margantin.

À la colonie pénitentiaire.

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KAFKA, Franz – Un artiste de la faim

Donneur de voix : Cyprien | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Franz Kafka

Un artiste de la faim est une de ces fables énigmatiques et absurdes dont Franz Kafka a le secret, mystérieuse et opaque à force de simplicité et d’évidence. Avec son inimitable poésie, non dénuée d’humour, ce récit se prête à bien des interprétations. Sommes-nous cet artiste du jeûne qui se présente en phénomène de foire pour l’action la moins spectaculaire qui soit, s’infligeant de perpétuelles privations jusqu’à l’épuisement ? Ou bien ce public curieusement fasciné par cette exhibition du rien (toute ressemblance avec certains programmes télévisés actuels serait purement fortuite), et soudain lassé du jour au lendemain ? Les pistes de lecture sont nombreuses, et le génie de l’écrivain est de les laisser toutes possibles.

Avec l’aimable autorisation du traducteur Laurent Margantin.

Licence Creative Commons

Un artiste de la faim.

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SACHER MASOCH, Léopold (von) – La Résurrection

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


Un village de Galicie, par Kajetan Joblonski

Nous sommes loin de l’atmosphère de La Hyène de la Poussta, mais plus proches de La Petite Colporteuse dans la nouvelle La Résurrection, récit galicien (La Galicie est une région historique de l’Europe de l’Est, partagée actuellement entre la Pologne et l’Ukraine.)

« Le samedi saint, dans l’après-midi, je traversai le village pour me rendre à l’église ; c’était avant la cérémonie de la Résurrection.
Devant la chaumière de Nicolaï, dont le toit de paille, noirci par la fumée, s’inclinait fortement, quelques femmes debout s’entretenaient à mi-voix. J’eus peur pour Marquita, et, m’arrêtant, je les questionnai. On me dit qu’à l’intérieur, derrière la porte vermoulue et les petites vitres ternies, la pauvre femme sur sa couche de paille attendait son enfant. Les douleurs avaient commencé. »

Un conte religieux, publié par la Revue bleue en 1887, sans aucune trace de masochisme…

Traduction anonyme (1887).

La Résurrection.

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SACHER-MASOCH, Léopold (von) – Nazariouschka – Mon tailleur Abrahamek

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Nouvelles


Albert Anker - Le Tailleur de village

Dans le premier récit Nazariouschka (Histoire russe) paru dans la Revue Bleue (1887), Leopold von Sacher-Masoch essaye de comprendre l’âme russe du petit peuple :

« Pendant qu’on transportait Nazariouschka au village sur un petit traîneau, je pris par un autre chemin : des larmes coulaient sur mes joues, et je ne voulais pas qu’on me vit pleurer. Je me demandai : d’où vient chez le peuple russe cet héroïsme, ce sentiment du devoir, ce caractère spartiate ? Aucun Lycurgue pourtant ne lui a dicté ses lois. Lorsque, écoliers, nous lisions Plutarque, nous nous jurions d’accomplir un jour des actes dignes d’un Léonidas ou d’un Horace Coclès ; mais ces gens simples qui ordinairement ne savent ni lire ni écrire, où donc ont-ils appris l’héroïsme ? Qui leur sert d’exemple ? »

Mon tailleur Abrahamek (Souvenir du Ghetto galicien) est un gentil petit conte où l’on pourrait trouver, en cherchant bien, une trace de « masochisme » dans la soumission de cet homme bon à tout faire à une femme qui (heureusement !) veille sur lui et le domine.

Traduction anonyme (1887) pour Nazariouschka et de Anna-Catherine Toursky-Strebinger (18- – 18-) pour Mon tailleur Abrahamek.

Nazariouschka.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – Clair de lune

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Nouvelles


Paul Delaroche - La Comtesse Potocka au piano

La célèbre sonate de Beethoven donne son titre à cette nouvelle de Sacher-Masoch :

« De temps à autre, la brise m’apportait un son chargé d’une pénétrante mélancolie. Je reconnus bientôt des fragments de la sonate du Clair de lune de Beethoven. C’étaient des larmes qui se répandaient en sons : tout à coup une dissonance désespérée, puis l’instrument se tut. » (Chapitre 01)

« Olga dut s’arrêter un moment ; puis elle entama la sonate du Clair de lune.
En entendant vibrer les premiers accords du plaintif adagio, Vladimir cacha ses yeux dans sa main. » (Chapitre 06 )

Rappelons nous ces mots de l’auteur dans La Pantoufle de Sapho :
« La femme, telle que la nature l’a faite, et telle qu’elle attire l’homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa compagne. »

Ils conviennent à Olga qui s’est mise à aimer son chien parce qu’elle le battait et son mari Mihael parce qu’il lui cédait en tout, mais son amant Vladimir refuse par scrupule de trahir son ami Mihael… et finira tragiquement.
Après la mort de Vladimir, « Olga ne quitta pas son mari. Elle faillit perdre la raison, mais elle ne voulut pas renoncer à cette infernale jouissance de voir souffrir Mihaël, qui l’aimait toujours, qui la savait à lui, et perdue pour lui. Sa vie depuis ce temps a été une vie sans soleil. Son visage a pâli, son cœur est malade, et les nuits où la lune est dans son plein, il faut qu’elle se lève et marche sans repos. »

Et c’est par cette marche de somnambule que commence cette histoire…

Traduction anonyme (1873).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 05.

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