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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Vénus à la fourrure

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 5h 27min | Genre : Romans


Le Titien - Vénus au miroir

« – Soyez-le donc, soyez arrogante, soyez despote, criai-je complètement exalté ; seulement soyez à moi, soyez mienne à jamais !
Je me jetai à ses pieds et étreignis ses genoux.
- Cela finira mal, mon ami, dit-elle sévèrement, sans s’exciter.
- Oh ! que cela puisse même ne jamais finir, m’écriai-je hors de moi, fou d’amour, la mort seule peut nous séparer. Si tu ne veux pas être à moi, toute à moi et à tout jamais, je veux être ton esclave, te servir, tout supporter de toi, mais ne me repousse pas. »

Dans ce roman érotique d’inspiration autobiographique (1870), nous retrouvons les ingrédients du masochisme selon Leopold von Sacher-Masoch, déjà entrevus dans les nouvelles Les Batteuses d’hommes, La Dompteuse, Theodora ou La Hyène de la Poussta : domination féminine, humiliation, flagellation, fétichisme…

Traduction : Raphaël Ledos de Beaufort (1853-1917).

Illustration : Le Titien, Vénus au miroir (ca. 1555).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – Theodora – La Pénitente

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Theodora

Rappelons-nous que l’écrivain autrichien du XIXe siècle, Sacher-Masoch, a décrit le plaisir particulier procuré à un individu par sa propre souffrance. Il a donné son nom au « masochisme » (lisez par exemple Les Batteuses d’hommes).

Deux flagellations différentes dans ces deux récits de Femmes slaves (1889) :

Theodora (Serbie)

« Théodora retira vivement une corde qu’elle avait autour des reins, et attacha au baron les bras derrière le dos. « Voilà ! murmura-t-elle ; maintenant, mon amour, nous allons pouvoir célébrer nos noces. » Puis, elle lui appliqua un vigoureux coup de poing dans le dos et le poussa devant elle en le frappant d’une baguette qu’elle venait de couper dans la haie voisine. »

La Pénitente (Petite-Russie) :

« La jeune femme, les dents serrées, la frappa à deux reprises du bout de son petit pied dédaigneux. D’un mouvement spontané la pénitente, de ses deux mains, s’empara de ce pied, chaussé d’une pantoufle brodée d’or, et le pressa contre ses lèvres. »

Traduction anonyme (1889).

Illustration : Les Batteuses d’hommes (1909).

Theodora.

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PICHLER, Caroline – Agathoclès, ou Lettres écrites de Rome et de Grèce au commencement du quatrième siècle (Tome 2)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 4h 18min | Genre : Romans


Agathoclès

Dans La Revue des romans parue en 1839, Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau présentait ainsi Agathoclès :
« C’est une époque bien digne de considération que celle où le vieux polythéisme, croulant de toute part, disputait encore l’empire du monde au christianisme prêt à s’établir sur ses ruines. Deux écrivains, dans ces derniers temps, ont imaginé de retracer cette époque : M. de Châteaubriand dans les Martyrs, et Mme de Pichler dans Agathoclès. Les deux ouvrages diffèrent absolument par le genre : l’un est une épopée en prose à la manière de Télémaque ; l’autre est un simple roman en forme épistolaire. Mais outre les rapports accessoires que l’identité d’objets a dû produire naturellement entre les deux compositions, il existe entre la fable de l’un et la fable de l’autre des ressemblances capitales. Dans les Martyrs, une païenne se convertit à la foi chrétienne qui est celle de son amant ; dans Agathoclès, un païen, amant d’ une chrétienne, embrasse la religion de sa maîtresse. Dans les deux ouvrages, les deux amants sont les principaux personnages ; dans les deux ouvrages, l’amant est un des principaux appuis du christianisme, devient personnellement odieux au féroce Galérius, et, par suite de cette haine, est condamné à périr, s’il ne sacrifie aux dieux. Eudore meurt dans le cirque sous la dent d’un tigre ; Agathoclès était réservé au même supplice, mais, par une faveur spéciale, cette peine est commuée en celle de la décollation. – L’amour et la religion forment, pour ainsi dire, par moitié le sujet d’Agathoclès, s’y partagent le mérite d’intéresser, et quelquefois y sont fondus ensemble de manière à se fortifier l’un l’autre par les impressions diverses qu’ils produisent. L’amour et la religion sont mêlés dans la destinée d’Agathoclès et de Larissa ; ils règlent aussi en commun la destinée de deux autres amants, Florianus et Valérie. L’amour seul fait le sort d’un autre couple, moins touchant sans doute, mais plus brillant, le sort de Tiridate et de Sulpicie, que les sentiments de tendre amitié qu’ils professent pour Agathoclès et Larissa rattachent à l’intérêt principal. La belle et séduisante Calpurnie est un personnage fort piquant ; amie dévouée de Sulpicie, ayant pour Agathoclès dans le fond du cœur une passion qu’elle ignore ou qu’elle dissimule longtemps, faisant des folies pour prouver son amour quand elle ne peut plus se le cacher à elle-même, et lorsqu’enfin elle apprend que cet amour ne peut être partagé, accablant des marques de sa générosité et son insensible amant et l’heureuse rivale qu’il lui a préférée. Les autres personnages secondaires sont mus par différents sentiments, tels que l’ambition, la jalousie, la haine ; et les effets de ces passions coupables ont une influence plus ou moins forte, plus ou moins directe, sur la destinée des deux principaux personnages.
Le roman d’Agathoclès est celui des ouvrages de Mme Pichler qui a le plus contribué à la gloire de l’auteur ; il parut à la même époque que les Martyrs, et quoiqu’il n’égale pas l’ouvrage de M. de Châteaubriand, il lui fut comparé ; ce qui est déjà un grand honneur pour l’auteur. »

Traduction : Isabelle de Montolieu (1751-1832).

Illustration : Peinture numérique de Daniel Luttringer.

Accéder au Tome 1…

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Tante sourde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Gerard Ter Broch - Couple dansant

Une gentille histoire, sans le moindre masochisme, racontée par Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895) très présent sur notre site.

La Tante sourde, paru dans La Revue universelle, relate des faits de 1636 ; l’année du Cid!

« Si vous m’aimez, Jacobea, dit Ter Borch après quelque temps, il y a pour nous deux routes qui conduisent au bonheur. La première, et la plus longue, serait d’attendre, en travaillant à me faire un nom et à conquérir une fortune. La seconde, beaucoup plus courte, serait de vous enlever et de faire bénir notre union en Angleterre. »

Traduction anonyme (1888).

Illustration : Gerard Ter Broch, Couple dansant (1660).

La Tante sourde.

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PICHLER, Caroline – Agathoclès, ou Lettres écrites de Rome et de Grèce au commencement du quatrième siècle (Tome 1)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 5h 25min | Genre : Romans


Caroline Pichler

Caroline Pichler (1769-1843) était une romancière nationaliste autrichienne. Elle naquit à Vienne de Hofrat Franz von Greiner. En 1796, Caroline épousa Andreas Pichler, un fonctionnaire gouvernemental. Pendant de nombreuses années son salon fut le centre de la vie littéraire dans la capitale autrichienne, où elle décéda en 1843.

Ses premières œuvres, Olivier, d’abord publiée anonymement (1802), Idyllen (Idylles, 1803) et Ruth (1805), bien que déployant un considérable talent, étaient immatures. Elle trouva ses marques avec le roman historique, et le premier de ses romans de cette catégorie, Agathoclès (1808), une réponse à l’attaque d’Edward Gibbon sur ce héros dans son History of the Decline and Fall of the Roman Empire (Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain), atteint une grande popularité.

Incipit :
« Rome avait cessé d’être la résidence des Empereurs à l’époque où commence ce roman, mais n’en était pas moins regardée encore comme la capitale du vaste Empire romain. Dioclétien, qui de l’esclavage s’était élevé à la dignité d’un des premiers officiers commandant la garde impériale, monta sur le trône après la mort de l’empereur Numérien. Il s’était associé son compagnon d’armes Maximien, pour gouverner l’empire. Maximien régnait sur les pays situés au couchant, et résidait à Milan ; Dioclétien sur ceux situés à l’est, avait pour résidence Nicomédie. Peu de temps après, les deux empereurs trouvèrent nécessaire de s’associer encore deux co-gouvernants, sous le titre de Césars. Maximien s’associa Constance Chlore, père du grand Constantin, et Dioclétien nomma Galérius à la même dignité : ces deux césars furent regardés comme les fils adoptifs des deux empereurs. Ils furent obligés de se séparer de leurs épouses ; Maximien donna sa fille à Constance, et Dioclétien de même unit Galérius à la sienne. Ces quatre souverains se partagèrent les vastes possessions de l’Empire romain ; Constance Chlore gouvernait les Gaules, l’Espagne et l’Angleterre, connue seulement sous le nom de Bretagne ; Galérius les bords du Danube et les provinces d’Illyrie ; Maximien, l’Italie et une partie de l’Afrique ; Dioclétien, l’Egypte, la Thrace et les provinces asiatiques. Chacun de ces souverains jouissait de tous les droits de la souveraineté, et leur pouvoir réuni s’étendait sur toute la monarchie. »

Traduction : Isabelle de Montolieu (1751-1832).

Illustration : Portrait de Caroline Pichler.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – Deux Contrats – Les Batteuses d’hommes – Krach en amour

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Nouvelles


Les Batteuses d'hommes

Nombreux sont les critiques qui ont essayé de bien cerner le « masochisme ». Retenons celui de Gilles Deleuze : « Les goûts amoureux de Leopold von Sacher-Masoch sont célèbres ; jouer à l’ours, ou au bandit ; se faire chasser, attacher, se faire infliger des châtiments, des humiliations et même de vives douleurs physiques par une femme opulente en fourrure et au fouet ; se travestir en domestique, accumuler les fétiches et les travestis ; faire paraître de petites annonces, passer « contrat » avec la femme aimée, au besoin la prostituer. »
Nous en avons quelques exemples dans nos 13 textes enregistrés.

Le Contrat entre Wanda (sa femme) et Leopold von Sacher-Masoch :

« Renonciation tout à fait absolue à votre moi.
Hors la mienne, vous n’avez pas de volonté.
Vous êtes entre mes mains un instrument aveugle, qui accomplit tous mes ordres sans les discuter. Au cas où vous oublieriez que vous êtes mon esclave et où vous ne m’obéiriez pas en toutes choses absolument, j’aurai le droit de vous punir et de vous corriger selon mon bon plaisir, sans que vous puissiez oser vous plaindre. »

et le Contrat entre Madame Fanny de Pistor (une liaison) et Leopold de Sacher-Masoch :
« Sur sa parole d’honneur, M. Leopold van Sacher-Masoch s’engage à être l’esclave de Mme de Pistor et à exécuter absolument tous ses désirs et ordres et cela pendant six mois. »

sont on ne peut plus explicites !

Pour illustrer ces relations hommes-femmes, Les Batteuses d’hommes et Krach en amour compléteront notre connaissance du vrai masochisme.

Traduction anonyme (1906).

> Écouter un extrait : Contrat entre Wanda et Sacher-Masoch.

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ZWEIG, Stefan – Le Bouquiniste Mendel (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 27min | Genre : Nouvelles


Arcimboldo - Le Bibliothécaire

« C’est seulement par les deux cercles de ses lunettes, à travers ces lentilles luisantes et absorbantes, que les milliards d’infusoires noirs des caractères d’imprimerie s’infiltraient dans son cerveau ; tout le reste ne faisait que passer à côté de lui, comme un vacarme contingent. »

Dans cette nouvelle parue en 1925, et qui appartient au recueil La Peur, Stefan Zweig nous livre une évocation de la société viennoise « d’avant et d’après la première guerre mondiale ».
Ce vieux bouquiniste juif, Jakob Mendel, véritable monument de la mémoire bibliographique mais totalement étranger au monde qui l’entoure, devient la victime d’une Europe qui, oublieuse de son humanité, a sombré dans la barbarie.
À travers cette œuvre sensible, Stefan Zweig nous invite à une réflexion sur la mémoire, le souvenir, le temps et… l’oubli.

« Et pourtant, cet homme, j’avais pu l’oublier ! Il est vrai que la guerre était venue et que je m’étais consacré à mes propres œuvres avec une ardeur semblable à la sienne. Mais j’éprouvais devant cette table vide une sorte de honte à son égard, doublée d’une vive curiosité. Qu’était-il devenu, en effet ? Où pouvait-il se trouver ? »

Traduction : Manfred Schenker (1883-1929).

Illustration: Arcimboldo, Le Bibliothécaire (1570).

Licence Creative Commons

Le Bouquiniste Mendel.

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VACANO, Emil Alois Mario – Le Testament du docteur Irnerius

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Romans


Emil Alois Mario Vacano

Emil Vacano, écrivain autrichien (1840-1892) dont nous savons peu de choses, commence ainsi, dans La Revue des deux mondes de 1889, son roman Le Testament du docteur Irnerius :
« Je ne crois pas aux revenants, et je n’ai pas le talent de découvrir des traces de sang ineffaçables sur le parquet d’une chambre depuis longtemps inhabitée. Seulement, je suis Allemand, et Nuremberg est mon pays natal. »

« Je suis un jeune homme très raisonnable, très réservé, et pas du tout excentrique.
Je m’appelle Erwin Imhof. J’ai suivi mes cours à l’université d’Heidelberg, où j’ai vécu après comme homme de lettres. Je suis seul au monde. [...] Ne pouvant faire un bon avocat, je travaillai à devenir un savant [...] ; en hiver, je n’aimais pas à me promener ; alors, la lampe brûlait jusqu’à une heure très avancée de la nuit, et je me plongeais dans les histoires de sorcières.[...] Un ancien camarade jovial, en passant par Heidelberg, vint me voir pour me présenter sa jeune femme.« Il faut aimer, mon garçon, ajouta-t-il, alors tes nerfs se calmeront. Veux-tu parier ?… N’est-ce pas une honte et un péché qu’un jeune homme, beau et fort comme toi, n’ait pas encore adressé des vers à une jeune fille, et n’ait pas déjà fixé le jour où M. le curé rivera sa chaîne ! »»

Il avait raison, l’ami jovial, si l’on en croit le déroulement attachant d’un amour naissant et partagé…

Traduction anonyme (1889).

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 04.

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