Livres audio gratuits pour 'Autriche' :


ZWEIG, Stefan – La Collection invisible

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Albert Anker - Die Andacht des Grossvaters

Nous restons, après Le Bouquiniste Mendel, dans le monde des collectionneurs et des antiquaires avec cette très belle et émouvante nouvelle : La Collection invisible, un épisode de l’inflation en Allemagne qui se termine ainsi :

« Jamais je n’oublierai ce spectacle : le visage joyeux de ce vieillard chenu, là-haut à sa fenêtre, planant très haut au-dessus des passants affairés, inquiets et grognons – bien protégé de notre monde réel et de ses turpitudes par le nuage vaporeux de son illusion bienfaisante. Alors je me rappelai cette parole ancienne et si vraie – de Gœthe, je crois : « Les collectionneurs sont des gens heureux. »»

Stefan Zweig illustre à sa façon ce jugement de Tristan Bernard :
« Il ne faut pas partager le monde entre les gens qui mentent et ceux qui disent la vérité, mais entre ceux à qui l’on dit la vérité et ceux à qui l’on est obligé de mentir. »

Personne ne peut reprocher, en effet, à l’antiquaire de s’être senti « obligé de mentir » à ce vieillard aveugle que son mensonge a comblé de bonheur !

Traduction : Manfred Schenker (1883-1929).

La Collection invisible.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 149 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ZWEIG, Stefan – Le Bouquiniste Mendel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Nouvelles


Reinhold Völkel - Café Griensteidl à Vienne en 1896

Le souvenir et la mémoire, thèmes chers à Stefan Zweig, sont repris dans un contexte d’après guerre dans Le Bouquiniste Mendel. Ce vieux juif, aimé de tous, vit étranger à son temps et indifférent à l’argent, installé dans un café du vieux Vienne ; sa mémoire prodigieuse et une véritable boulimie bibliographique font de lui un expert érudit pour tous les collectionneurs qui le consultent gratuitement.

« Cette étude quotidienne à laquelle il se vouait entièrement avait fait de lui une véritable encyclopédie des ouvrages édités à ce jour. Son cerveau avait acquis une capacité à enregistrer une liste incalculable de titres de livres et de renseignements associés. Mais il le coupait également du monde extérieur et des événements qui tourmentaient le pays à cette époque. »

Jakob Mendel ne sait même pas que l’Autriche est en guerre en 1914, est arrêté comme originaire de Russie, envoyé en camp de concentration dont il revient complètement déchu pour mourir amnésique.
Le sous-titre « Un épisode de la Vienne d’avant et d’après la Première Guerre mondiale » traduit bien la pensée de Zweig voulant nous montrer l’évolution d’un monde où tout s’accélère qui se substitue à un monde fait d’humanité.

Très belle conclusion du récit : « Tandis que moi, j’avais oublié Mendel pendant des années, moi qui devrais pourtant savoir que l’on ne fait des livres que pour rester lié aux hommes par-delà la mort et pour nous défendre ainsi contre l’ennemi le plus implacable de toute vie, le temps qui passe et l’oubli. »

Traduction : Manfred Schenker (1883-1929).

Illustration : Reinhold Völkel, Café Griensteidl à Vienne en 1896.

Le Bouquiniste Mendel.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 763 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SACHER-MASOCH, Léopold – La Hyène de la Poussta

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h | Genre : Nouvelles


La Hyène de la Poussta

La Hyène de la Poussta est une des femmes Batteuses d’hommes plus cruelle encore que la baronne Amélie de Duel à l’Américaine ou que La Dompteuse.

Chez Sacher Masoch, les femmes bourrelles ont presque toujours été des victimes, et obéissent à une logique de vengeance. C’est le cas d’Anna, une pauvre ouvrière délaissée par son riche amant et qui devient criminelle et assoiffée de sang :

« Dominant tout le monde à l’instar d’une reine, Sarolta, la belle écuyère, jadis Anna Klauer, résidait dès lors dans l’antique château de Parkany, comme maîtresse du prince.
Elle y menait un train de maison d’un luxe fabuleux et s’amusait à maltraiter avec la dernière cruauté l’homme qui l’adorait, de même que tout son entourage. »

« Désormais, elle était résolue à toutes les extrémités ; tout ce qui s’appelle amour, pitié, ménagement était désormais arraché de son cœur. Dès maintenant, son seul mot d’ordre sera l’exercice de sa vengeance sur le genre humain, la pratique de la jouissance et de la cruauté. »

Ce texte érotique et « masochiste » est réservé aux adultes.

Traduction anonyme (1906).

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 11 058 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Dompteuse – Un duel à l’Américaine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Nouvelles


La Dompteuse

Les quatre récits déjà publiés de Sacher-Masoch étaient, semble-t-il, moins cruels que ceux-ci.

Les protagonistes utilisent avec générosité le fouet dans ces deux nouvelles du « père » du masochisme, La Dompteuse et Un duel à l’Américaine, tirées du recueil Les Batteuses d’hommes.

Rencontre fortuite (?) : Sacher-Masoch précède alphabétiquement Sade dans la liste des auteurs !

Traduction anonyme (1909).

La Dompteuse.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 10 721 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ZWEIG, Stefan – Le Pickpocket

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Nouvelles


Stefan Zweig

L’écrivain journaliste autrichien Stefan Zweig (1881-1942) s’est illustré dans plusieurs domaines littéraires : le théâtre, la biographie, la poésie, le roman, les essais… Il a parcouru l’Europe, les États-Unis, le Canada, l’Inde et pendant la guerre, sous l’occupation nazie a dû, étant juif, s’exiler au Brésil où il est mort. Il est aujourd’hui publiable, mais hélas ! les traductions de ses œuvres sont trop récentes… En voici pourtant une, anonyme, de la nouvelle intitulée Le Pickpocket ou Révélation inattendue d’un métier parue en 1935 dans La Revue belge.
La scène se passe à Paris en 1931. Sur un ton autobiographique le narrateur raconte comment il découvre les activités d’un étrange voleur à la tire, le suit, prend pitié de lui et finalement lui fait grâce. Le récit est truffé d’anecdotes, comme la vente à l’Hôtel Drouot, et de réflexions à méditer du genre de celle-ci : « Dans mon premier mouvement de colère, je faillis donner l’alarme et crier : « Au voleur ! » Mais le courage me manqua. D’ailleurs je n’avais pas vu le voleur lui-même, je n’avais pas le droit d’accuser à la légère. Et puis il faut une certaine audace pour arrêter un homme, jouer au justicier à la place de Dieu. Je n’ai jamais eu le courage d’accuser ni de dénoncer. Je sais bien que la justice est fragile et qu’il est présomptueux de vouloir édifier le droit dans un monde aussi confus que le nôtre sur le faible roseau qu’est un simple fait. »

Le Pickpocket.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 13 323 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SACHER-MASOCH, Léopold (von) – Le Paradis sur le Dniester

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 20min | Genre : Contes


Le Dniester

Le Legs de Caïn (inachevé) comprend trois textes : Un testament insensé, Basile Hymen et Le Paradis sur le Dniester (1884).
Le héros, Zénon, de ce paradis fait penser à Jésus (plusieurs allusions). Il fait le bien, règle tous les différends, vient au secours des pauvres… Tous les paysans des bords du Dniester succombent à son rayonnement et à sa droiture.

Sacher-Masoch termine cette fresque édifiante (chapitre III) par d’âpres discussions politiques sur la propriété et la famille. Nous sommes au lendemain des agitations de 1846 et 1848 et de la guerre hongroise de 1849 – « L’inégalité, en ce cas, n’a rien d’injuste, repartit Zénon, tant que le bien de chacun est acquis par le travail ; l’injustice commencerait si la propriété personnelle pouvait se léguer ; mais, pourvu qu’après la mort du possesseur le fruit de ses labeurs retourne à la communauté, cette propriété ne pourra finalement servir qu’à de grandes entreprises utiles à l’humanité tout entière. Et qu’on ne dise pas que le sort des enfants se trouvera compromis. La propriété est une caution bien précaire pour l’avenir des enfants, tandis que, si l’État répond de leur éducation, cet avenir sera bien mieux à l’abri des événements. J’entends donc que l’État élève les enfants pour le travail, et les soigne jusqu’à ce qu’ils soient en âge de produire. »

Traduction anonyme (1884).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 5 997 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SACHER-MASOCH, Léopold (von) – Un testament insensé

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 40min | Genre : Romans


John Singer Sargent - Elizabeth Winthrop Chanler

L’héroïne d’Un testament insensé (premier nouvelle du Legs de Caïn) est la belle Warwara, froide et insensible, dont la seule passion est l’argent.

« Le premier jouet de Warwara enfant avait été deux ducats tout neufs que son père, revenant d’une tournée, lui jeta sur les genoux. Warwara n’aimait pas la musique, on ne l’entendit jamais fredonner une chanson ; les romans ne l’attiraient guère, la poésie l’ennuyait. Sûre de sa propre supériorité, Warwara était résolue à profiter sans miséricorde de la sottise humaine, afin d’acquérir une haute position sociale ; mais elle n’était pas encore fixée sur le choix des moyens. D’abord elle essaya son pouvoir sur ses parents, qu’elle dominait à l’égal l’un de l’autre, puis sur les jeunes officiers et employés du bailliage, qui étaient entre ses mains comme autant de moineaux prisonniers dans celles d’un enfant. Elle fit de nombreuses conquêtes, mais sut fuir tout ce qui ressemblait à une intrigue amoureuse. Son but était un riche mariage. [...] Aux véritables indigents, elle ne donnait jamais une obole, car la satisfaction de les torturer ne l’eût jamais dédommagée d’une perte ; l’avidité l’emportait encore chez elle sur la jouissance qu’elle éprouvait à faire sentir aux malheureux le pouvoir de l’argent. »

Cette satire féroce est aussi une comédie burlesque ,une fantaisie très drôle dans laquelle Sacher-Masoch caricature avec jubilation toute une galerie de personnages.

Traduction anonyme (1884).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 872 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Petite Colporteuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Jozef Israëls - Un mariage juif (1903)

« Sa mère lui avait remis une vieille aune et lui avait appris l’art de faire, grâce à cet instrument sans doute enchanté, douze aunes avec dix. Son père l’avait initiée à la science de lire dans les lignes de la main, science qui, chez les Juifs, n’est ordinairement pratiquée que par les hommes », et voilà Slobé, « fort jolie fille, le cœur sur la main et la langue bien pendue », partie pour placer ses objets de commerce…

Cette nouvelle La Petite Colporteuse : récit du ghetto hollandais est, comme La Pantoufle de Sapho, une évocation souriante de la domination féminine, même dans le domaine matériel !
Fin de l’histoire : « Il y a des gens qui prétendent qu’elle gouverne toute la maison. Si cela est, on peut dire qu’elle la gouverne bien, car chez elle tout est d’une propreté vraiment hollandaise. »

La Petite Colporteuse.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 6 107 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour Autriche :