Livres audio gratuits pour 'Belgique' :


VAN LERBERGHE, Charles – La Veillée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Contes


Fra Angelico - L'Adoration des mages

Le conteur ne prononce pas le nom de ce pauvre paysan accablé par tant de visiteurs importuns.
Il s’agit évidemment de Joseph, en train de laver son âne, et de sa femme Marie, mais la présence d’une vache est surprenante, car la tradition parle toujours d’un bœuf. À vérifier !

Joyeuse veillée à tous !

La Veillée.

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VAN LERBERGHE, Charles – Quatre Contes hors du temps et dix poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Poésie


Reine illusion

Charles Van Lerberghe (1861-1907), est un poète et écrivain symboliste belge francophone, conteur et dramaturge, qui n’a pas la notoriété de Maeterlinck, de Verhaeren ni de Rodenbach, mais son œuvre a un style fluide et une grâce exquise très personnels.
Sa réussite poétique la plus connue est La Chanson d’Ève, gros recueil de poèmes dont quelques-uns figurent dans notre sélection de dix. Van Lerberghe mérite vraiment d’être appelé symboliste, comme Mallarmé dont il a parfois l’obscurité.
Ses huit Contes hors du temps (nous en avons choisi quatre ) révèlent un prosateur subtil qui demeure grand poète.

Immoralité légendaire reprend le thème du Fils du roi et de la grenouille des frères Grimm, mais en prend le contre-pied. Si j’étais Dieu, ou Comment je devins écrivain est un souvenir d’enfance qui nous rappelle, comme souvent, l’éducation religieuse que reçut l’enfant à Gand. Reine illusion tient du fantastique et fait rêver :
« La jeune fille, en effet, était nue… La lune, maintenant très haute, l’enveloppait de ses reflets, s’éparpillait dans sa chevelure, s’élargissait au miroir infini des eaux et de ses yeux. Longtemps elle la regarda : il lui semblait que doucement elle s’en rapprochait, et tout à coup une ondulation la souleva, une vague immense, sous elle, sourde, d’une volupté rare, roulant dans ses cheveux et la laissant frémissante et pâmée. »

> Écouter un extrait : Reine illusion.

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RODENBACH, Georges – Premier Amour (Texte intégral)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Poésie


La Jeunesse blanche

La Jeunesse blanche, recueil paru en 1886, comprend plusieurs sections dont Premier Amour dont vous pouvez écouter l’intégralité des 15 poèmes. Cet ouvrage a donné la célébrité en France au grand auteur belge George Rodenbach, qui s’accroîtra six ans plus tard avec le chef-d’œuvre symboliste Bruges-la-morte.

« Devant votre maison close dans du silence
Combien je suis allé souvent, par les beaux soirs,
Avec les gestes fous d’un amant qui balance
Ses songes dans le vent comme des encensoirs.

Je n’avais nul espoir de vous voir apparaître ;
Dans vos rideaux à fleurs je vous savais dormant ;
Mais je croyais sentir à travers la fenêtre
Quelque chose de vous m’arriver par moment.
…………………………………………
À peine entendait-on en de lointaines rues
Les pas lourds d’un veilleur ou l’aboiement d’un chien
Et toutes ces rumeurs incessamment décrues
Évoquaient une eau morte où l’on ne voit plus rien.

Et je restais longtemps, debout, sous vos croisées,
Et mes yeux fatigués s’amusaient à saisir
Le caprice des fleurs de fonte entre-croisées
Aux dessins du balcon où montait mon désir.

Et me sachant tout près de vous dans la nuit calme,
J’imaginais qu’un peu de mon âme en émoi
Devait aller vers vous avec un bruit de palme
Et qu’en ce moment-là vous rêveriez de moi ! »
(Nocturne)

> Écouter un extrait : Premier Amour.

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RODENBACH, Georges – Alleluia ! Cloches de Pâques ! (Poème)

Donneuse de voix : Christine Sétrin & | Durée : 4min | Genre : Poésie


Joyeuses Paques 2013

L’évocation des cloches est un thème récurrent dans les poèmes de Georges Rodenbach, auteur aussi du roman Le Carillonneur. La plupart du temps elles sonnent tristement :

« Une cloche pleurait dans l’air endolori… »

« Les dimanches : tant de tristesse et tant de cloches. »

« Tout est fané, tout est défunt !
Ah ! cette pluie et ces cloches qui sont complices ! »

« Il en est qui vivotent seules,
Comme des aïeules,
Dans la tristesse et le brouillard ;
Et qui ont toujours l’air,
Dans l’air,
De suivre un corbillard. »

« Des cloches, j’en ai su qui cheminaient sans bruit,
Des cloches pauvres, qui vivaient dans des tourelles
Sordides, et semblaient se lamenter entre elles
De n’avoir de repos ni le jour ni la nuit. »

« Les cloches font songer à des Communiantes
Dans des robes de mousseline anémiantes. »

mais aujourd’hui, celles de Alléluia ! Cloches de Pâques ne sont plus tristes :

« Elles semblent en robes blanches,
Cloches qui s’endimanchent ;
Même celles des vieux clochers
Ont l’air d’avoir mis des tulles légers
Sur leurs jupes de bronze opaques. »

Alléluia ! Cloches de Pâques !

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ROSNY Aîné, J.-H. – Un autre monde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 25min | Genre : Nouvelles


Un autre monde

Un autre monde, comme Dans le monde des variants et Le Jardin de Mary fait partie de Les Autres Mondes (1895).
Dans cette nouvelle de science-fiction, Rosny suit d’année en année, depuis sa naissance, la vie d’un Hollandais que tout le monde prend pour un monstre (des yeux qui ne devraient pas voir, un teint violet, une vitesse surprenante…) et qui est en relation avec les Moedigen qui pour lui se superposent au règne humain.
« Je vins au monde avec une organisation unique. Dès l’abord, je fus un objet d’étonnement. Non que je parusse mal conforme : j’étais, m’a-t-on dit, plus gracieux de corps et de visage qu’on ne l’est d’habitude en naissant. Mais j’avais le teint le plus extraordinaire, une espèce de violet pâle , très pâle, mais très net. À la lueur des lampes, surtout des lampes à huile, cette nuance pâlissait encore, devenait d’un blanc étrange, comme d’un lis immergé sous l’eau. C’est, du moins, la vision des autres hommes : car moi-même je me vois différemment, comme je vois différemment tous les objets de ce monde. À cette première particularité s’en joignaient d’autres qui se révèlèrent plus tard. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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EEKHOUD, Georges – La Bonne Leçon

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


La poétesse Ada Negri (1870-1945), institutrice à l'école primaire de Motta Visconti

La Bonne Leçon, cinquième extrait du Cycle patibulaire, est une nouvelle occasion pour Eekhoud de condamner, dans un style somptueux parfois, la société, ici l’italienne. Pendant une pause, devant sa classe de petiots, l’institutrice se laisse aller à rêver : « La pauvre, à l’âme bonne et passionnée, profite de cette trêve pour rimer des chansons douces et pitoyables. Cette atmosphère des miséreux en fleur, des enfonçons de parias lui inspire des choses compatissantes et navrées, et ce premier âge du serf rural, ces germes d’humanité taillable et corvéable l’induisent en de douloureux attendrissements, car elle songe à ce qui devrait être et à ce qui ne sera pas encore pour tous ces êtres si neufs et si candides. » Que deviendront ces gosses de pauvres ?

« Elle a dansé la courtisane, monstrueuse, l’infâme fortune ! Qui te pardonnera lorsque clame et rugit, et glapit, lorsque s’élève le cri de tout l’or menacé, des affameurs. Les ventres et les coffres ne peuvent te refuser à la bête dansante. Et tous les tiens que la ballerine aurait pu porter sur les fiers pavois de la liberté et de l’abondance, les beaux gars qu’elle aurait pu exalter dans une apothéose de félicité suprême, elle préfère les affamer, les vieillir, les faner avant le terme. Pour orchestre la cascadeuse sinistre réclame les râles des meurt-de-faim, les cris des suppliciés de l’industrie et des bagnes militaires, les détonations des fusillades fratricides, les explosions des chaudières et des grisous ! Elle danse, elle danse devant les vieillards-cerviers aux doigts rapaces et crochus, dont la luxure convoite l’or, toujours l’or… Trembleurs et lâches, énervés par ses voltiges, ils n’ont rien à refuser à la danseuse immonde ! Oui, prends sa tête, société pourrie, blasphématrice de la bonté, régale-toi, gorge-toi de cette jeunesse, ô pieuvre dont la beauté n’existe que pour les négateurs de la justice et de la lumière ! À la curée ! La guillotine est là. Dépêchons !… »

La Bonne Leçon.

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VERHAEREN, Émile – Noël blanc – À l’Eden

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Contes de minuit

Noël blanc et À l’Eden sont deux Contes de minuit parus en 1885.
Le premier est une très poétique vision religieuse, un soir de Noël :
« C’était le 24 décembre, le soir. Les maisons étaient fermées, personne ne sortait plus. [...] La neige fit alors son entrée, silencieusement. [...] Un petit village, blotti dans un trou de terrain, la recevait sur ses épaules. [...] Alors, là-bas, à l’extrémité de la rue, une petite vierge en bois, raide dans sa robe de soie argentée, sortit de sa chapelle pendue à l’arbre et se mit à marcher. »

Dans le second l’hallucination est profane mais tout aussi évocatrice.
La salle de spectacle,« l’Eden », après la représentation est vide. « Alors, d’une loge d’avant-scène où il se tenait caché, le mystérieux docteur Vellini, l’évocateur des spectres impalpables [...] descendit dans la salle complètement vide. [...] Le docteur était magnétiseur de profession. Il croyait au monde surnaturel qu’il faisait vivre au moyen d’incantations et de trucs… »

Noël blanc.

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ROSNY Aîné, J.-H. – Dans le monde des Variants

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Dans le monde des Variants

Extraite de Les Autres Mondes, comme Le Jardin de Mary, la nouvelle fantastique Dans le monde des Variants nous transporte dans un monde harmonique peuplé d’êtres vibratoires constamment comparé à notre univers terrestre.
La double vie d’Abel est suivie par Rosny de sa naissance à sa mort…

« Après six autres saisons, Abel approcha enfin chez eux, de l’âge adulte, il commença à s’émouvoir pour la légende de leur génération. Elle différait étrangement de notre légende animale. Les sexes n’avaient point d’existence définie. Un Variant pouvait être mâle pour tels de ses semblables, femelle pour d’autres. Pourtant, aux limites, existaient de rares êtres purement mâles, d’autres purement femelles. »

« Les Variants échappent à la pire des nécessités animales, la nécessité de se nourrir aux dépens des autres vies, et ne possèdent aucun moyen de s’entre-détruire ; la maladie ou l’accident mortel n’existent point chez eux. Aucun des cataclysmes terrestres ne détruit les rythmes dont ils vivent ; la mort ne survient que par un épuisement dont ils ignorent la cause : c’est une chute lente et douce dans l’inconscience… »

Dans le monde des Variants.

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