Livres audio gratuits pour 'Belgique' :


KOWKA – Madison Creek

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 24min | Genre : Contemporains


La Roque sur Cèze

« Je venais de terminer avec succès mes six ans d’athénée et avant d’entrer à la faculté de sciences naturelles de l’Université de Liège, j’avais désiré, avec l’accord de mon père, d’étudier tout particulièrement les longicornes de la Cèze, rivière qui arrose la petite plaine entourant mon village natal. Quand je dis natal, c’est le village où je suis né, où j’ai passé toute mon enfance, où j’ai fait mes premières découvertes, où j’ai mené mes premières chasses. »

Madison Creek.

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EEKHOUD, Georges – Blanchelive, Blanchelivette

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Contes


Perov Pticelov - Les Dénicheurs (détail, 1870)

Ne vous laissez pas abuser par le titre Blanchelive, Blanchelivette… Ce conte n’est pas pour la jeunesse ; il appartient au Cycle patibulaire de l’écrivain belge Georges Eekhoud (1854-1927) dont les récits sont souvent proches, par leur ton et leur lyrisme monstrueux, des Chants de Maldoror qui ne furent jamais diffusés du vivant de leur auteur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (1846-1870).

« Aussitôt un être furtif et fringant débuche du bouquet d’arbres et se campe, moite, lubrifié, dans l’évaporation opaline de la rosée :
La dégaîne et la mine d’un apprenti sans atelier, d’un jeune batteur d’estrades, d’un dénicheur d’oiseaux. Dix-huit ans tout au plus. Les cheveux courts et drus avançant sur un front bas, et tirant sur le pelage de la loutre, un de ces teints basanés ragoûtants comme le pain de seigle, de grands yeux mordorés frangés de longs cils, le regard veloureux et magnétique ; le nez busqué aux ailes mobiles, aux narines frétillantes ; la bouche vineuse et friande.

[...] Sans qu’il eût l’air de s’en douter, ce charmeur de pinsons était bel et bien en train de fasciner et de troubler, jusqu’au tréfond de la conscience, cette femme riche, mondaine, occupant, certes, une haute position sociale. Bientôt je fus même intimement convaincu que c’était malgré lui que le luron débraillé excitait l’attention intense de cette hautaine promeneuse. Aussi extraordinaire que paraisse ce phénomène, le gars ignorait absolument la perturbation qu’il causait, lui, le maraud surflétri, en cette aristocratique et considérable personne. Pourtant le gaillard n’en était pas à sa première aventure galante. »

Assistez à la rencontre poétiquement et sensuellement décrite de ce couple insolite.

Blanchelive, Blanchelivette.

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KOWKA – L’Étranger

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 16min | Genre : Contemporains


Aton

« Je suis originaire d’une planète qui n’existe plus ; elle a été dévorée par son soleil lorsqu’il se transforma en supernova. Vous pouvez l’apercevoir là- bas, le point brillant en bas à gauche, oui là, tout à gauche, dans la partie externe du disque de la galaxie spirale NGC4526. Le Conseil des sages, de mon ex-planète, lorsqu’il comprit que leur système solaire ainsi que leur secteur galactique étaient voués à disparaître, a lancé un programme consistant à sauver le maximum de données scientifiques. »

L’Étranger.

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DIVERS – Bouquet de senteurs marines (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 1h 14min | Genre : Poésie


Hokusai - La Grande Vague de Kanagawa

La mer… océans, mers fermées, ouvertes…
Un monde, thème de réflexions et de rêves.

Le mouvement de la mer était attribué à des divinités : les colères de Poséidon, les jeux des Néréides, les monstrueux Charybde et Scylla.
La haute mer a longtemps été perçue par les hommes comme un milieu hostile et dangereux peuplé de créatures mythiques ou fantastiques.
Cela évolue avec le Préromantisme.
La beauté naturelle de la mer a été célébrée par les poètes romantiques et la mer symbolise certaines valeurs humaines telle la liberté, entre autres.

Le 20 mai, en Europe, est la journée de la Mer, valorisant ainsi la culture et le patrimoine maritime.

Nous vous présentons douze poèmes sous deux présentations :
- Première présentation, textes avec association musicale : 44 minutes.
- Deuxième présentation, textes seuls avec de courts introduction et final musicaux, mais textes sans musique de fond : 30 minutes.

Avec les beaux poèmes de :
- Verlaine, Hugo, Fréchette, Verhaeren lus par Bruissement.

- Samain, Lamartine, Sully-Prudhomme, Mallarmé lus par Christiane-Jehanne.

- Moréas, Heredia, Elskamp, Verlaine lus par Cocotte.

Illustration : Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa (1831).

> Écouter un extrait : Paul Verlaine – Marine.

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KOWKA – Abécédaire

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 30min | Genre : Contemporains


Jacques Bizet - Nature morte avec livres (1650)

« A comme Amour

L’amour, ce sont encore des images domestiques, comme la journée de dur labeur, clôturée par le son de l’angélus, le linge lavé, rincé, vergé, fleurant le propre, étendu sur le pré ensoleillé puis le même fleurant la lavande, remisé, rangé dans l’armoire, le pain fraîchement cuit qui embaume sur la table bien mise ou le feu réconfortant, si joyeux qui crépite et habite l’âtre.

C’est encore et toujours être deux, comme je me suis senti seul toute ma vie, sauf avec toi, c’est en effet un étrange corps à corps, un surprenant cœur à cœur !

C’est enfin voir la lumière toujours et être amoureux de la nuit ! C’est entendre le rire des petits bouts insouciants qui hurlent leur joie à la récréation. C’est cette belle enfant qui chante, si pur, si beau que ta gorge se noue. C’est l’ombre du monde qui se lève à l’aurore. »

« L comme livre

Le livre est une réunion sérieuse de feuilles d’arbre, volées au vent, manufacturées, souvent facturées écrites. Ces feuilles devenues tristes ou joyeuses sont numérotées pour ne pas se perdre. L’ensemble se lit de gauche à droite ou de droite à gauche, c’est selon l’endroit où l’on réside . Une réunion de livres devient donc une forêt en conserves appelées bibliothèques. Mais plus jamais on ne pourra les lire à l’ombre du feuillage de l’arbre. »

L comme Littérature Audio

Abécédaire.

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KOWKA et DEN HAL – Mauvais Trip

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 7min | Genre : Contemporains


Pál Szinyei Merse - Couple d'amoureux

« J’ai la tête posée sur tes jambes allongées, tu me caresses les cheveux. Ton doigt suit la ligne des sourcils, descend derrière l’oreille, en caresse le lobe, coule le long de la joue et vient se poser sur mes lèvres. Nous sommes assis au bord de cette rivière enchanteresse où chaque jour nous nous retrouvons. Seul le chant des pinsons amoureux habille le silence religieux de l’endroit. Nous sommes au printemps, l’air est tiède, soyeux et rayonne de cette transparence lumineuse très typique de cette saison. »

Mauvais Trip.

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DIVERS – La Cellule 158 – La Misère

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Théophile Alexandre Steinlen - Dans la vie

Deux histoires tristes sur la prison et la pauvreté sobrement écrites par deux auteurs méconnus distants d’un siècle.

La Cellule 158 (1924) (ou les derniers jours d’un condamné) par le Belge Jean Tousseul (1890-1944) dont la vie fut très pénible (santé et argent).

« Il avait tué au cours d’une rixe un soir de « pardon ». Il avait bu, et dans la mêlée, terrassé sous le nombre, il avait donné si mal son coup de couteau que l’homme en mourut. Lorsqu’il y songeait, six mois après, il en était encore hébété, comme d’un cataclysme qui avait partagé sa vie, bien que la cellule l’eût transformé : le passé seul restait clair jusqu’à ce geste. Mais la détention préventive pendant laquelle le petit cordonnier vécut en attendant une peine sans fin, la mort de sa mère – morte de honte, lui avait-on dit -, l’anonymat où on le tenait ici, les chansons du village qu’il fredonnait en battant la semelle, la partie de cartes du samedi avec le chantre, un pensionné de l’État et l’échevin, le ge­nièvre du pays, les couchers de soleil derrière la drève, le souvenir brûlant d’une amante perdue, les mensonges injurieux de l’avocat de la victime et surtout le geôlier de la troisième section qui le frappait chaque semaine, tout cela avait fait de Nicolas Planquet un être servile et sournois dont la main et les yeux resteraient froids à jamais. »

La Misère (1841) d’Andréas (alias Gabriel Roux, 18?-18?).

« Pauvre mère ! Elle était avant comme beaucoup d’autres femmes, ni plus ni moins malheureuse. Un jour seulement elle s’effraya de la destinée qui l’attendait. La misère s’était assise, pour n’en plus bouger, sur le seuil de sa porte, au cinquième étage. La misère a-t-elle une expression ? Si elle devient l’indigence même, on s’habitue sur-le-champ à la confondre avec le néant. Madame Angel est mère de quatre enfants ; son mari mourut l’an dernier, pris dans l’engrenage d’une machine à vapeur, victime de l’industrie, dans l’atelier où il travaillait pour vivre au jour le jour. L’atelier ne fut pas fermé ; on dit, entre voisins, qu’un ouvrier était mort et qu’il laissait une femme et des enfants ; l’émotion s’arrêta là. La veuve recueillit l’héritage du travailleur : beaucoup de larmes, sans pain, elle lutte contre la misère ; elle est beaucoup plus morte que son mari. »

La Cellule 158.

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KOWKA – Dix Jours sur le Batty

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 18min | Genre : Contemporains


Paul Signac - La Place aux herbes

En Belgique, le Batty est un terrain vague, un terrain banal, qui sert de place publique. C’est l’endroit où se réunissaient les troupeaux avant leur départ.

Pendant dix jours, Kowka va observer le Batti, sa « dicasse », ou sa fête foraine, les stands de « chine », le tir aux pipes, le carrousel. Avec sa verve et son talent habituels, il nous invite dans un petit coin de sa Belgique, tantôt sous un soleil qui brille dans un ciel bleu digne de la Provence, tantôt sous un ciel gris, chargé de lourds nuages, mais toujours pittoresque et attachant.

Dix jours sur le Batty.

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