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ARGENTIN, Charles – Sept Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 7min | Genre : Poésie


Charles Argentin - Sept Poèmes

Charles-Théophile-Arthur Argentin (1897-1919) est un poète normand.

Il a également écrit sous le pseudonyme de Théophile Defescan.

À la fin de sa courte vie, en juillet 1919, son unique ouvrage, ayant pour simple titre Poèmes, paraît.

Dans un numéro des Études normandes, publié en 1968 et intitulé Commémoration d’un jeune poète : Charles Argentin, l’écrivain André Chardine (1902-1971) nous en dit un peu plus sur la vie du poète de Fécamp :

« Charles-Théophile-Arthur Argentin était né à Fécamp le 28 janvier 1897, sous le signe marin du Verseau. Il y est mort le 10 octobre 1919, emporté par la tuberculose. Dans le climat rude de la ville, un refroidissement, mal soigné sans doute, l’avait atteint vers ses vingt ans. On peut penser qu’aujourd’hui il s’en serait remis. Hélas, la maladie le consuma inexorablement. Il était d’humble famille. Sa mère était ouvrière au poisson, son père voilier. Plus tard, celui-ci se lança dans la représentation des spiritueux, visitant davantage les cafés que les épiceries. Il exploita par la suite un café-bar, assez équivoque, à la jonction des rues Louis-Pasteur et Gustave-Nicole.
C’est là, dans la solitude d’une chambre du deuxième étage que le jeune Argentin passa ses dernières années.
[...]
Nous ne savons rien de son enfance, de sa prime jeunesse. Elle dut s’épanouir au grand air, dans le plaisir des évasions, des galopades à l’aube, des retours dans le recueillement des champs, quand s’étendent les ombres… Il vit, il travaille, il ne cesse d’enrichir ses lectures, d’élargir ses connaissances. Et de bonne heure il compose des vers. Il acquiert vite une étonnante maîtrise. Beau, romantique à souhait, il aime errer dans l’unique rue commerçante de la ville, qui livrait chaque soir ses intrigues et ses midinettes.
[...]
Dans les années 1917 à 1919, il se lie avec Gaston Demongé, son aîné de huit ans. L’auteur de paysanneries normandes et de poèmes en patois avait déjà conquis la notoriété dans la province. Que de fois Argentin venait le voir, bouillant d’idées, de poèmes ! Des deux, c’est Demongé qui paraissait le plus malade : de terribles crises d’asthme le clouaient au lit. Ils se confiaient leurs rêves, leurs projets. Argentin arpentait la chambre, récitait à pleine voix les vers innombrables. Ce furent « d’inoubliables années d’enthousiasme et de rêves ». [...] Avec le parrainage de Georges Normandy, ils avaient fondé ambitieusement « l’École de Fécamp » qui groupa dans l’amitié de jeunes poètes et artistes et de moins jeunes, tous de Fécamp ou venus y habiter. »

> Écouter un extrait : Aurore.

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