Livres audio gratuits pour 'Christiane-Jehanne' :


STAËL, Germaine (de) – Lettres sur les écrits et le caractère de Jean-Jacques Rousseau

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 26min | Genre : Essais


Germaine de Staël

Voici six lettres précédées de deux courtes préfaces datées de 1788 et de 1814 (fichier P00).

Six lettres dans lesquelles nous pouvons apprécier toute la fine intelligence de Germaine de Staël, son analyse extrêmement intéressante des œuvres et goûts de Jean-Jacques Rousseau et aussi la grande délicatesse du portrait psychologique brossé par notre auteure.

Pour les audio-lecteurs intéressés, une jolie édition papier a remis à l’honneur ces textes tout à fait passionnants et enrichissants, aux Éditions Paleo, La Collection de sable, en 2009.

Le texte de la Lettre VI (fichier P06), très connue et si remarquable de talent littéraire sur le Caractère de Jean-Jacques Rousseau est disponible en format PDF à cette adresse.

Illustration : Portrait de Germaine de Staël.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Partie 00.

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FÉVAL, Paul – Contes de Bretagne

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 45min | Genre : Contes


Hortensia

Ce recueil Contes de Bretagne se compose :

- d’une Introduction, Job-Misère :
« Ceux qui ont voyagé par les sentiers étroits, mêlés, croisés, qui se coupent, qui se bifurquent, qui se replient sur les landes du pays de Redon, comme le volumineux et bizarre paraphe d’un garde-notes de l’ancien régime, ont pu rencontrer parfois le vieux Jobin de Guer, que les bonnes gens de l’Ille-et-Vilaine appellent indifféremment Job-Misère ou Job le Rôdeur.
[...]
Ce n’est pas un mendiant. Il ne demande rien.
[...]
Les paysans lui offrent une botte de foin dans la grange, l’été ; l’hiver, un coin de la salle commune et place à table.
Il paie cela en histoires racontées aux veillées… »

- Et de trois contes :

Le Joli Château

Nous sommes dans les environs de Dinan.
« Il était une fois un gentilhomme qui avait nom M. de Plougaz. Il était seigneur de Coquerel, Coatvizillirouët, Kerambardehzre et autres lieux. Son château de Coquerel était bien le plus beau qu’on pût voir à dix lieues à la ronde et même plus loin. On en parlait en Bretagne et aussi à Paris… »

Anne des Îles.

Ceci se situe en mer d’Iroise, la Pointe du Raz, les îles de Sein et d’Ouessant offrent leur décor grandiose.
« Il y a bien longtemps, près du lieu où fut bâtie la ville d’Audierne, au département du Finistère, en Bretagne, il y avait un village dont on ne sait plus le nom. Ses dernières maisons touchaient à la grève et baignaient dans le flot le galet de leurs murailles quand venaient les grandes marées d’équinoxe. D’un côté du village était la mer, de l’autre la lande : la lande aride comme la mer, immense comme elle… »

La Femme blanche des marais.

Nous voici près de Redon et de Malestroit, la rivière de l’Oust, affluent de la Vilaine, est le théâtre des agissements d’une bien étrange Femme blanche.
« C’est, dit-on, une noble châtelaine, madame Ermengarde de Malestroit, qui revient visiter de nuit ses anciens domaines, et glisse, sans radeau ni barque, sur les eaux tranquilles des marais de l’Oust. Elle est grande, belle, majestueuse. Son corps est souple et ondule avec grâce au souffle de la brise. Sa longue chevelure se déploie et l’entoure comme un vaste manteau… »

Des notes insérées informent de quelques croyances ou coutumes bretonnes.

Illustration : Photo personnelle « Hortensia ».

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Introduction.

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ROUSSEAU, Jean-Jacques – Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 53min | Genre : Essais


Angélique Briceau - Portrait de Jean-Jacques Rousseau

Ce texte Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau dans sa brochure intitulée : Erreurs sur la musique dans l’Encyclopédie, fut écrit en 1755, dans le style précis et parfois ironique de Jean-Jacques Rousseau.

« C’est toujours avec plaisir que je vois paraître de nouveaux écrits de M. Rameau : de quelque manière qu’ils soient accueillis du Public, ils sont précieux aux Amateurs de l’Art, et je me fais honneur d’être de ceux qui tachent d’en profiter. Quand cet illustre Artiste relève mes fautes, il m’instruit, il m’honore, je lui dois des remerciements ; et comme, en renonçant aux querelles qui peuvent troubler ma tranquillité, je ne m’interdis point celles de pur amusement, je discuterai par occasion quelques points qu’il décide, bien sur d’avoir toujours fait une chose utile ; s’il en peut résulter de sa part de nouveaux éclaircissements.
[...]
Je remarque, dans les erreurs sur la Musique ; deux de ces principes importants. Le premier qui a guide M. Rameau dans tous tes écrits, et, qui pis est, dans toute sa Musique, est que l’harmonie est l’unique fondement de l’Art, que la mélodie en dérive, et que tous les grands effets de la Musique naissent de la seule harmonie. L’autre principe, nouvellement avancé par Monsieur Rameau, et qu’il me reproche de n’avoir pas ajouté à ma définition de l’accompagnement, est que cet accompagnement représente le corps sonore.
J’examinerai séparément ces deux principes. Commençons par le premier & le plus important, dont la vérité ou la fausseté démontrée, doit servir en quelque manière de base a tout l’Art Musical. »

Ce texte est à lire avec l’Essai sur l’origine des langues dont le titre se complète de : « où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale », et aussi avec le pamphlet publié en 1753 : Lettre sur la musique française, pour avoir une idée de la pensée de Jean-Jacques Rousseau sur la musique, la mélodie, l’harmonie et l’importance des langues, de leurs particularités, modulations etc…

On trouvera sur Wikipédia des informations complémentaires intéressantes.

Illustration : Angélique Briceau, Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1791).

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> Écouter un extrait : Première Partie.

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ROUSSEAU, Jean-Jacques – Lettre sur la musique française

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 54min | Genre : Essais


Quentin de la Tour - Portrait de Jean-Jacques Rousseau

Voici Lettre sur la musique française, avec un Avertissement et la Lettre.

« La querelle (« Querelle des Bouffons ») excitée l’année dernière à l’Opéra n’ayant abouti qu’à des injures, dites d’un côté avec beaucoup d’esprit et de l’autre avec beaucoup d’animosité, je n’y voulus prendre aucune part.
[...]
Maintenant que les bouffons sont congédiés, ou prêts à l’être, et qu’il n’est plus question de cabales, je crois pouvoir hasarder mon sentiment, et je le dirai avec ma franchise ordinaire, sans craindre en cela d’offenser personne.
[...]
Toute musique ne peut être composée que de ces trois choses ; mélodie ou chant, harmonie ou accompagnement, mouvement ou mesure.
[...]
Si l’on demandait laquelle de toutes les langues doit avoir une meilleure grammaire, je répondrais que c’est celle du peuple qui raisonne le mieux ; et si l’on demandait lequel de tous les peuples doit avoir une meilleure musique, je dirais que c’est celui dont la langue y est le plus propre. C’est ce que j’ai déjà établi ci-devant, et ce que j’aurai occasion de confirmer dans la suite de cette Lettre. Or s’il y a en Europe une langue propre à la musique, c’est certainement l’Italienne ; car cette langue est douce, sonore, harmonieuse, et accentuée plus qu’aucune autre, et ces quatre qualités sont précisément les plus convenables au chant. »

De Wikipédia, nous lisons :
« Dans sa Lettre sur la musique française, publiée en 1753, c’est bien l’auteur d’Hypolite et Aricie qu’il attaque pour ses théories sur l’harmonie : « C’est donc un principe certain et fondé dans la nature, que toute musique où l’harmonie est scrupuleusement remplie, tout accompagnement où tous les accords sont complets, doit faire beaucoup de bruit, mais avoir très-peu d’expression : ce qui est précisément le caractère de la musique française ».

Nous retrouvons, dans ce pamphlet, le lien fait par Jean-Jacques Rousseau entre musique et langues, traité dans Essai sur l’origine des langues, dont le titre se complète de : « où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale ».

L’auteur, en 1755, écrit un texte dans lequel il poursuit son opinion sur Jean-Philippe Rameau, Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau.

Ces trois textes nous donnent une idée de la pensée de notre auteur sur la musique, la mélodie, l’harmonie et les langues, leurs particularités, leurs modulations, etc…

Illustration : Quentin de la Tour, Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1753).

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> Écouter un extrait : Première Partie.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – La Naissance du duc de Bordeaux (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


François Gérard - La Duchesse de Berry et ses deux enfants après la mort de son époux en 1822

Voici la 17ème des Méditations poétiques, édition de 1860 : La Naissance du duc de Bordeaux.

Extraits :
« Il est né, l’enfant du miracle,
Héritier du sang d’un martyr !
Il est né d’un tardif oracle,
Il est né d’un dernier soupir !
Aux accents du bronze qui tonne
La France s’éveille, et s’étonne
Du fruit que la mort a porté !
Jeux du sort ! merveilles divines !
Ainsi fleurit sur des ruines
Un lis que l’orage a planté.
[...]
Il saura qu’aux jours où nous sommes,
Pour vieillir au trône des rois,
Il faut montrer aux yeux des hommes
Ses vertus auprès de ses droits ;
Qu’assis à ce degré suprême,
Il faut s’y défendre soi-même,
Comme les dieux sur leurs autels ;
Rappeler en tout leur image,
Et faire adorer le nuage
Qui les sépare des mortels ! »

Texte suivi de son commentaire par Alphonse de Lamartine.
Extrait :
« La naissance de cet enfant parut une vengeance du ciel contre l’assassin, une bénédiction miraculeuse du sang des Bourbons. J’étais loin de la France quand j’appris cet événement : il inspira ma jeune imagination autant que mon cœur. J’écrivis sous cette inspiration. »

Ce texte est à rapprocher du Livre 25 des Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, qui évoque la mort du duc de Berry, père du duc de Bordeaux.

Illustration : François Gérard, La Duchesse de Berry et ses deux enfants après la mort de son époux en 1822.

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La Naissance du duc de Bordeaux.

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LEOPARDI, Giacomo – À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 12min | Genre : Poésie


Angelo Mai

Voici le troisième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (1820).

Extraits :
« Courageux Italien, dans quel dessein ne cesses-tu jamais d’éveiller nos pères dans leurs tombes et les mènes-tu parler à ce siècle mort, sur lequel pèse un tel nuage d’ennui ?
[...]
Reviens, reviens parmi nous, sors de ton sépulcre muet et désolé, si tu es désireux d’angoisse, ô misérable exemple d’infortune ! La vie d’alors te parut triste et affreuse : la nôtre est encore pire. Ô ami, qui te plaindrait ? on n’a souci que de soi-même. Qui n’appellerait encore insensé ton mortel chagrin, aujourd’hui que ce qui est grand et rare se nomme folie. Ce n’est plus l’envie, c’est l’indifférence, bien plus dure que l’envie, qui attaque les grands hommes. Les chiffres sont plus écoutés que la poésie, et qui aujourd’hui t’apprêterait le laurier une seconde fois ? »

On trouvera ici des renseignements intéressants sur Angelo Maï, cardinal et philologue italien.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Angelo Maï (1782-1854).

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À Angelo Mai, quand il eut trouvé la République de Cicéron.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – La Charité, hymne oriental (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3min | Genre : Poésie


Ciel, atmosphère

Voici la 16ème des Méditations poétiques, édition de 1860 : La Charité, hymne oriental, 1846.

« Dieu dit un jour à son soleil :
Toi par qui mon nom luit, toi que ma droite envoie
Porter à l’univers ma splendeur et ma joie,
Pour que l’immensité me loue à son réveil ;
De ces dons merveilleux que répand ta lumière,
De ces pas de géant que tu fais dans les cieux,
De ces rayons vivants que boit chaque paupière,
Lequel te rend, dis-moi, dans toute ta carrière,
Plus semblable à moi-même et plus grand à tes yeux ? »

Illustration : Ciel, atmosphère.

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La Charité, hymne oriental.

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LEOPARDI, Giacomo – Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


Dante Alighieri

Voici le deuxième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (1818).

Extraits :
« Quoique la paix rassemble nos peuples sous ses blanches ailes, les âmes italiennes ne se délivreront jamais des liens de l’antique sommeil, si cette terre prédestinée ne se retourne vers les exemples paternels de l’âge ancien. Ô Italie, prends à cœur de faire honneur aux hommes du passé : car tes contrées sont veuves aujourd’hui de tels hommes et il n’en est pas qui méritent que tu les honores. Tourne-toi en arrière et regarde, ô ma patrie, cette troupe infinie d’immortels, et pleure et irrite-toi contre toi-même : car désormais la douleur est sotte sans la colère. Tourne-toi, aie honte et éveille-toi : sois une fois mordue par la pensée de nos aïeux et de nos descendants.
[...]
Avons-nous péri pour toujours ? et notre honte n’a-t-elle aucune fin ? Moi, tant que je vivrai, j’irai criant partout : Tourne-toi vers tes aïeux, race dégénérée, regarde ces ruines, ces livres, ces toiles, ces marbres et ces temples. Pense quelle terre tu foules ; et si la lumière de tels exemples ne peut t’éveiller, qu’attends-tu ? Lève-toi et pars. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Dante Alighieri, gravure d’après la fresque de Giotto di Bondone (XIVe).

Licence Creative Commons

Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence.

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