Livres audio gratuits pour 'Christiane-Jehanne' :


BALZAC, Honoré de – Splendeurs et misères des courtisanes (Œuvre intégrale, Version 2)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne & | Durée : 22h 48min | Genre : Romans


Pierre-Auguste Renoir - Les Amoureux (1875)

Splendeurs et misères des courtisanes est un roman d’Honoré de Balzac publié entre 1838 et 1847 qui fait suite à Illusions perdues. Composé de quatre parties, il met en scène les aspects souterrains de la société, en explorant le monde du crime et de la prostitution. Le premier est dominé par le personnage satanique du forçat évadé, Don Carlos Herrera, qui connaîtra une forme de rédemption sociale dans sa dernière incarnation ; le second montre une jeune prostituée, Esther, rachetée par son amour pour Lucien de Rubempré, le poète sans volonté dont l’ambition et la vanité sont les ressorts tragiques du roman.

Le roman définitif est divisé en quatre parties :

- Comment aiment les filles,
- À combien l’amour revient aux vieillards,
- Où mènent les mauvais chemins,
- La Dernière Incarnation de Vautrin.

(Source : Wikipédia).

Illustration : Pierre-Auguste Renoir, Les Amoureux (1875).

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BALZAC, Honoré de – Splendeurs et misères des courtisanes (Partie 04, Version 2)

Donneurs de voix : Christiane-Jehanne & | Durée : 5h 36min | Genre : Romans


La Conciergerie

Cette quatrième et dernière partie de Splendeurs et misères des courtisanes s’intitule : La Dernière Incarnation de Vautrin.

Nous sommes au tout début de cette partie :

« – Qu’as-tu, mon ami ? dit la jeune femme effrayée.
– Ah ! ma pauvre Amélie, il est arrivé le plus funeste événement… J’en tremble encore. Figure-toi que le procureur général… Non, que madame de Sérizy… que… Je ne sais par où commencer…
– Commence par la fin !… dit madame Camusot. »

Les aventures, craintes, sentiments, démêlés avec la justice se poursuivent.

Le regard de l’auteur sur la société s’entrelace avec talent, réflexion et humour autour de ces péripéties, comme :

« Les grades à gagner développent l’ambition ; l’ambition engendre une complaisance envers le pouvoir ; puis l’égalité moderne met le justiciable et le juge sur la même feuille du parquet social. Ainsi, les deux colonnes de tout ordre social, la Religion et la Justice, se sont amoindries au dix-neuvième siècle, où l’on se prétend en progrès sur toute chose. »

Plus loin :

« Faire arriver un homme médiocre ! c’est pour une femme, comme pour les rois, se donner le plaisir qui séduit tant les grands acteurs, et qui consiste à jouer cent fois une mauvaise pièce. C’est l’ivresse de l’égoïsme ! Enfin c’est en quelque sorte les saturnales du pouvoir. »

Et aussi :

« Quand la loi est satisfaite, la société ne l’est pas, elle conserve ses défiances, et elle fait tout pour se les justifier à elle-même ; elle rend le forçat libéré un être impossible ; elle doit lui rendre tous ses droits, mais elle lui interdit de vivre dans une certaine zone… »

Chacun pourra réfléchir à la société et aussi à la psychologie des personnages, la naïveté, l’innocence, le bien, le mal, l’ambition, etc…, à la complexité humaine.

Illustration : La Conciergerie.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 38)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 44min | Genre : Biographies


Heidelberg

Ce Livre 38 concerne le voyage de retour, entre Prague et Paris.

« Le chemin de Prague à Carlsbad s’allonge dans les ennuyeuses plaines qu’ensanglanta la guerre de Trente Ans. En traversant la nuit ces champs de bataille, je m’humilie devant ce Dieu des armées, qui porte le ciel à son bras comme un bouclier. On aperçoit d’assez loin les monticules boisés au pied desquels se trouvent les eaux. »

Chateaubriand nous présente les villes qu’il traverse, il accompagne ce très joli texte de ses pensées et douces rêveries, telle Cynthie.
Ce livre est très varié : réflexion et humour, fine observation, description et poésie, animent, avec le style incomparable de l’auteur, ce texte.

Chaque anecdote amène des réflexions sur la vie telle :
« Qui peut s’assurer de n’être pas bossu ? qui vous dira jamais que vous l’êtes ? Si vous vous regardez au miroir, vous n’en verrez rien ; se voit-on jamais tel qu’on est ? »

ainsi que les descriptions :
« Un arc de triomphe en pierres rouges annonce l’entrée de Heidelberg. À gauche, sur une colline, s’élèvent les ruines moyen-âgées d’un château. À part leur effet pittoresque et quelques traditions populaires, les débris du temps gothique n’intéressent que les peuples dont ils sont l’ouvrage. »

Le thème de fond, bien sûr, le temps et la mémoire, est toujours si magnifiquement offert :
« Ma mémoire est un panorama ; là, viennent se peindre sur la même toile les sites et les cieux les plus divers avec leur soleil brûlant ou leur horizon brumeux. »

Chateaubriand rentre à Paris le 6 juin 1833.

Illustration : Heidelberg.

Licence Creative Commons

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 37)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 5min | Genre : Biographies


Tour gothique du pont Charles à Prague

Prague. « À mesure que je montais, je découvrais la ville au-dessous. Les enchaînements de l’histoire, le sort des hommes, la destruction des empires, les desseins de la Providence, se présentaient à ma mémoire en s’identifiant aux souvenirs de ma propre destinée : après avoir exploré des ruines mortes, j’étais appelé au spectacle des ruines vivantes. »

Le 24 mai 1833, l’auteur arrive à Prague, où réside Charles X avec sa famille.
Il rencontre le roi, passe une soirée dans une certaine intimité familiale auprès de Charles X et des siens. Les enfants royaux, Henri et Louise sont vifs et proches de leur grand-père. Chateaubriand les « peint » avec son art du portrait bien ciselé.

La vie politique, bien sûr très présente, amène pensées et réflexions :
« L’incapacité est une franc-maçonnerie dont les loges sont en tout pays, cette charbonnerie a des oubliettes dont elle ouvre les soupapes, et dans lesquelles elle fait disparaître les États. »

Les promenades ou une messe en la basilique font ressurgir des souvenirs, en d’autres lieux, et autres textes, tel Les Aventures du dernier Abencerage (Version 1, Version 2) et son personnage Aben-Hamet :
« J’ai peint Aben−Hamet errant dans la mosquée chrétienne de Cordoue : « Il entrevit au pied d’une colonne une figure immobile, qu’il prit d’abord pour une statue sur un tombeau. » L’original de ce chevalier qu’entrevoyait Aben−Hamet était un moine que j’avais rencontré dans l’église de l’Escurial, et dont j’avais envié la foi. »

Les convictions politiques de l’auteur sont exposées avec force et clarté.

Ce Livre 37 est touchant par l’approche très sensible de Chateaubriand et le recul de sa réflexion, lors de ce moment passé à Prague, auprès de Charles X.

Le 30 mai, il quitte Prague, rejoint Carlsbad, le retour vers la France sera traité dans le Livre 38.

Illustration : Tour gothique du pont Charles à Prague.

Licence Creative Commons

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 36)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 59min | Genre : Biographies


Chutes du Rhin

Après une petite introduction concernant l’Infirmerie de Marie-Thérèse, déjà évoquée au début du Livre 32 des Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand, recevant une lettre de madame la Duchesse de Berry, écrit : « lorsqu’on m’a remis la lettre et la note suivantes de madame la duchesse de Berry ; allons, rentrons encore une fois dans la seconde partie de ma double vie, la partie positive ».

L’auteur quitte de nouveau Paris et nous narre ici le début de son voyage vers Prague.
Les paysages, la nature, la société rencontrée, etc…, tout cela amène de belles descriptions et réflexions que nous offre ici Chateaubriand.
« Les bords du Rhin fuyant le long de ma voiture me faisaient une agréable distraction : lorsqu’on regarde un paysage par une fenêtre, quoiqu’on rêve à autre chose, il entre pourtant dans la pensée un reflet de l’image que l’on a sous les yeux. Nous roulions parmi des prairies peintes des fleurs de mai ; la verdure était nouvelle dans les bois, les vergers et les haies. »

Puis la douane autrichienne va s’ouvrir, et ce sera l’entrée en Bohême.
« Captive de Blaye, je vais voir votre fils ! »

Le Livre 37 commencera par l’arrivée à Prague et une entrevue avec Charles X.

Illustration : Chutes du Rhin, par Any1s (licence Cc-By-Sa-3.0).

Licence Creative Commons

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Les Aventures du dernier Abencerage (Version 2)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 48min | Genre : Nouvelles


Plafond de l'Alhambra

Cette nouvelle de Chateaubriand se situe en Espagne, au XVe siècle. Elle a été écrite en 1807. Elle sera publiée en 1821 puis en 1826.

« Avertissement :
Les Aventures du dernier Abencerage sont écrites depuis à peu près une vingtaine d’années : le portrait que j’ai tracé des Espagnols explique assez pourquoi cette nouvelle n’a pu être imprimée sous le gouvernement impérial.
[...] On s’apercevra facilement que cette nouvelle est l’ouvrage d’un homme qui a senti les chagrins de l’exil et dont le cœur est tout à sa patrie. »

Amour, honneur, religion, sentiments élevés habitent ce très beau texte.

« Tous les charmes, tous les regrets de la patrie, mêlés aux prestiges de l’amour, saisirent le cœur du dernier Abencerage. Immobile et muet, il plongeait des regards étonnés dans cette habitation des Génies : il croyait être transporté à l’entrée d’un de ces palais dont on lit la description dans les contes arabes. De légères galeries, des canaux de marbre blanc bordés de citronniers et d’orangers en fleur, des fontaines, des cours solitaires, s’offraient de toutes parts aux yeux d’Aben−Hamet, et à travers les voûtes allongées des portiques il apercevait d’autres labyrinthes et de nouveaux enchantements. »

À écouter également : le poème intitulé La Ballade de l’Abencerage.

Illustration : plafond de L’Alhambra (Wikipédia).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 35)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 23min | Genre : Biographies


Le Lion de Lucerne

Dans ce Livre 35, Chateaubriand poursuit ses réflexions politiques, évoque les émeutes des 5-6 juin 1832, son arrestation et son emprisonnement :
« Je remercie les hommes de lettres, grands partisans de la liberté de la presse, qui naguère m’avaient pris pour leur chef et combattaient sous mes ordres ; sans eux, j’aurais quitté la vie sans savoir ce que c’était que la prison, et cette épreuve-là m’aurait manqué. Je reconnais à cette attention délicate le génie, la bonté, la générosité, l’honneur, le courage des hommes de plume en place. Mais, après tout, qu’est-ce que cette courte épreuve ? Le Tasse a passé des années dans un cachot et je me plaindrais ! Non. »

Et des lettres à Madame la Duchesse de Berry, à monsieur de Béranger, déjà évoqués dans le Livre 34.

Puis, mis en liberté, Chateaubriand se prépare à rejoindre la Suisse.
« Beaucoup d’hommes meurent sans avoir perdu leur clocher de vue : je ne puis rencontrer le clocher qui me doit voir mourir. En quête d’un asile pour achever mes Mémoires, je chemine de nouveau traînant à ma suite un énorme bagage de papiers, correspondances diplomatiques, notes confidentielles, lettres de ministres et de rois ; c’est l’histoire portée en croupe par le roman. »

Il nous exprime en son style inimitable, ses promenades en Suisse, ses rencontres et mentionne celle qu’il eut avec Alexandre Dumas, Dumas qui nous relate cette journée dans : Impressions de Voyage en Suisse : Les Poules de Monsieur Chateaubriand, de façon détaillée.

Avec madame Récamier, Chateaubriand visite le tombeau de madame de Staël, moment si émouvant :
« Si j’ai jamais senti à la fois la vanité et la vérité de la gloire et de la vie, c’est à l’entrée du bois silencieux, obscur, inconnu, où dort celle qui eut tant d’éclat et de renom, et en voyant ce que c’est que d’être véritablement aimé. »

Puis les événements en France et sa fidélité à la cause légitimiste le ramènent à Paris. « Enfin, la France légitimiste a pris pour devise ces mots :
Madame, votre fils est mon roi !
et plusieurs journaux les ont adoptés pour épigraphe. »

Mais Chateaubriand garde une distance : « entre les royalistes et moi il y a quelque chose de glacé : nous désirons le même roi ; à cela près, la plupart de nos vœux sont opposés. »

Ce Livre 35 est varié, émouvant et le regard de l’auteur est toujours si enrichissant.

Illustration : Le Lion de Lucerne, monument si bien évoqué par Chateaubriand dans ce Livre 35, et également par Alexandre Dumas : ce monument fut visité lors de leur rencontre.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DUMAS, Alexandre – Les Poules de M. Chateaubriand

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 25min | Genre : Voyages


Alexandre Dumas

Dans le très joli ouvrage d’Alexandre Dumas intitulé Impressions de voyage en Suisse, l’auteur, à la façon d’un journal de bord, d’un carnet de voyage, nous livre en un style très vivant, ses découvertes, impressions et rencontres, dont celle avec François-René de Chateaubriand :

« Une auberge que nous trouvâmes sur notre route était celle du Cheval-Blanc ; nous nous y arrêtâmes.
La première nouvelle que j’appris, et en effet c’était la plus importante, était que M. de Chateaubriand habitait Lucerne. On se rappelle qu’après la révolution de juillet, notre grand poète, qui avait voué sa plume à la défense de la dynastie déchue, s’exila volontairement, et ne revint à Paris que lorsqu’il y fut rappelé par l’arrestation de la duchesse de Berry. Il demeurait à l’hôtel de l’Aigle. » (Tome II, Chapitre 40, que nous vous proposons ici.)

Chateaubriand mentionne cette rencontre dans son Livre 35, de ses Mémoires d’outre-tombe, dans lequel il relate son séjour en Suisse.

Illustration : Portrait d’Alexandre Dumas.

Licence Creative Commons

Les Poules de M. Chateaubriand.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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