Livres audio gratuits pour 'Christiane-Jehanne' :


LAMARTINE, Alphonse (de) – La Naissance du duc de Bordeaux (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


François Gérard - La Duchesse de Berry et ses deux enfants après la mort de son époux en 1822

Voici la 17ème des Méditations poétiques, édition de 1860 : La Naissance du duc de Bordeaux.

Extraits :
« Il est né, l’enfant du miracle,
Héritier du sang d’un martyr !
Il est né d’un tardif oracle,
Il est né d’un dernier soupir !
Aux accents du bronze qui tonne
La France s’éveille, et s’étonne
Du fruit que la mort a porté !
Jeux du sort ! merveilles divines !
Ainsi fleurit sur des ruines
Un lis que l’orage a planté.
[...]
Il saura qu’aux jours où nous sommes,
Pour vieillir au trône des rois,
Il faut montrer aux yeux des hommes
Ses vertus auprès de ses droits ;
Qu’assis à ce degré suprême,
Il faut s’y défendre soi-même,
Comme les dieux sur leurs autels ;
Rappeler en tout leur image,
Et faire adorer le nuage
Qui les sépare des mortels ! »

Texte suivi de son commentaire par Alphonse de Lamartine.
Extrait :
« La naissance de cet enfant parut une vengeance du ciel contre l’assassin, une bénédiction miraculeuse du sang des Bourbons. J’étais loin de la France quand j’appris cet événement : il inspira ma jeune imagination autant que mon cœur. J’écrivis sous cette inspiration. »

Ce texte est à rapprocher du Livre 25 des Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand, qui évoque la mort du duc de Berry, père du duc de Bordeaux.

Illustration : François Gérard, La Duchesse de Berry et ses deux enfants après la mort de son époux en 1822.

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La Naissance du duc de Bordeaux.

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LEOPARDI, Giacomo – À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 12min | Genre : Poésie


Angelo Mai

Voici le troisième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (1820).

Extraits :
« Courageux Italien, dans quel dessein ne cesses-tu jamais d’éveiller nos pères dans leurs tombes et les mènes-tu parler à ce siècle mort, sur lequel pèse un tel nuage d’ennui ?
[...]
Reviens, reviens parmi nous, sors de ton sépulcre muet et désolé, si tu es désireux d’angoisse, ô misérable exemple d’infortune ! La vie d’alors te parut triste et affreuse : la nôtre est encore pire. Ô ami, qui te plaindrait ? on n’a souci que de soi-même. Qui n’appellerait encore insensé ton mortel chagrin, aujourd’hui que ce qui est grand et rare se nomme folie. Ce n’est plus l’envie, c’est l’indifférence, bien plus dure que l’envie, qui attaque les grands hommes. Les chiffres sont plus écoutés que la poésie, et qui aujourd’hui t’apprêterait le laurier une seconde fois ? »

On trouvera ici des renseignements intéressants sur Angelo Maï, cardinal et philologue italien.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Angelo Maï (1782-1854).

Licence Creative Commons

À Angelo Mai, quand il eut trouvé la République de Cicéron.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – La Charité, hymne oriental (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3min | Genre : Poésie


Ciel, atmosphère

Voici la 16ème des Méditations poétiques, édition de 1860 : La Charité, hymne oriental, 1846.

« Dieu dit un jour à son soleil :
Toi par qui mon nom luit, toi que ma droite envoie
Porter à l’univers ma splendeur et ma joie,
Pour que l’immensité me loue à son réveil ;
De ces dons merveilleux que répand ta lumière,
De ces pas de géant que tu fais dans les cieux,
De ces rayons vivants que boit chaque paupière,
Lequel te rend, dis-moi, dans toute ta carrière,
Plus semblable à moi-même et plus grand à tes yeux ? »

Illustration : Ciel, atmosphère.

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La Charité, hymne oriental.

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LEOPARDI, Giacomo – Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


Dante Alighieri

Voici le deuxième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (1818).

Extraits :
« Quoique la paix rassemble nos peuples sous ses blanches ailes, les âmes italiennes ne se délivreront jamais des liens de l’antique sommeil, si cette terre prédestinée ne se retourne vers les exemples paternels de l’âge ancien. Ô Italie, prends à cœur de faire honneur aux hommes du passé : car tes contrées sont veuves aujourd’hui de tels hommes et il n’en est pas qui méritent que tu les honores. Tourne-toi en arrière et regarde, ô ma patrie, cette troupe infinie d’immortels, et pleure et irrite-toi contre toi-même : car désormais la douleur est sotte sans la colère. Tourne-toi, aie honte et éveille-toi : sois une fois mordue par la pensée de nos aïeux et de nos descendants.
[...]
Avons-nous péri pour toujours ? et notre honte n’a-t-elle aucune fin ? Moi, tant que je vivrai, j’irai criant partout : Tourne-toi vers tes aïeux, race dégénérée, regarde ces ruines, ces livres, ces toiles, ces marbres et ces temples. Pense quelle terre tu foules ; et si la lumière de tels exemples ne peut t’éveiller, qu’attends-tu ? Lève-toi et pars. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Dante Alighieri, gravure d’après la fresque de Giotto di Bondone (XIVe).

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Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence.

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LEOPARDI, Giacomo – Chant du coq sauvage

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 13min | Genre : Essais


Soleil envol

Voici l’œuvre morale numéro XVIII, du recueil Poésies et œuvres morales.

« Ce coq géant, outre diverses particularités qu’on peut lire à son sujet dans les auteurs susdits, a l’usage de la raison.
[...]
Le titre était : Scir detarnegôl bara letzafra, c’est-à-dire : Chant matinal du coq sauvage. Après beaucoup de fatigue et non sans interroger nombre de rabbins, de cabalistes, de théologiens, de jurisconsultes et de philosophes hébreux, je suis venu à bout de le comprendre et d’en faire, en langue vulgaire, la traduction qu’on va lire.
[...]
Allons, mortels, éveillez-vous. Le jour renaît : la vérité retourne sur la terre et les images vaines s’en vont. Levez-vous ; reprenez le fardeau de la vie ; revenez du monde faux dans le monde vrai. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Soleil, envol.

Chant du coq sauvage.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – La Gloire (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 17min | Genre : Poésie


Torquato Tasso, dit Le Tasse

Voici la quinzième des Méditations poétiques : La Gloire (édition 1860).
Ce poème est dédié à Manoël, à un « poète exilé ».

« Généreux favoris des filles de Mémoire,
Deux sentiers différents devant vous vont s’ouvrir :
L’un conduit au bonheur, l’autre mène à la gloire ;
Mortels, il faut choisir.
[…]
Rougis plutôt, rougis d’envier au vulgaire
Le stérile repos dont son cœur est jaloux :
Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre ;
Mais la lyre est à nous. »

Cette belle Méditation est suivie de son commentaire :
« [Cette ode…] me fut inspirée à Paris en 1817, par les infortunes d’un pauvre poëte portugais appelé Manoël. Après avoir été illustre dans son pays, chassé par des réactions politiques, il s’était réfugié à Paris, où il gagnait péniblement le pain de ses vieux jours en enseignant sa langue. »

À défaut d’un portrait de Manoël, voici celui de Torquato Tasso, dit Le Tasse (1577).

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La Gloire, avec fond musical.

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LAMARTINE, Alphonse (de) – La Retraite (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 20min | Genre : Poésie


La Retraite

Voici la 13ème Méditation poétique, suivie de son commentaire, issue du recueil de 1860.
Elle est dédiée à Monsieur de Châtillon.

La Retraite
« À M. de C***.
Aux bords de ton lac enchanté,
Loin des sots préjugés que l’erreur déifie,
Couvert du bouclier de ta philosophie,
Le temps n’emporte rien de la félicité ;
Ton matin fut brillant, et ma jeunesse envie
L’azur calme et serein du beau soir de ta vie. »

Extrait du commentaire :
« Voici à quelle occasion j’écrivis ces vers : Mes deux amis, MM. de Virieu, de Vignet, et moi, nous nous embarquâmes, un soir d’orage, dans un petit bateau de pêcheur sur le lac du Bourget. La tempête nous prit, et nous chassa au hasard des vagues à trois ou quatre lieues du point où nous nous étions embarqués. Après avoir été ballottés toute la nuit, les flots nous jetèrent entre les rochers d’une petite île, à l’extrémité du lac. »

Illustration : Barque, mer, couleurs, mouette.

Licence Creative Commons

La Retraite (avec fond musical).

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LAMARTINE, Alphonse (de) – Le Lis du golfe de Santa Restituta, dans l’île d’Ischia (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 4min | Genre : Poésie


Le Lis du golfe de Santa Restituta, dans l’île d’Ischia

Voici ce superbe texte, au rythme magnifique, la Méditation poétique numéro 11, édition 1860 : Le Lis du golfe de Santa Restituta, dans l’île d’Ischia (1842).

« Des pêcheurs, un matin, virent un corps de femme
Que la vague nocturne au bord avait roulé
Même à travers la mort sa beauté touchait l’âme.
Ces fleurs, depuis ce jour, naissent près de la lame
Du sable qu’elle avait touché. »

Illustration : Lily, sable et eau.

Licence Creative Commons

Le Lis du golfe de Santa Restituta, dans l’île d’Ischia.

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