Livres audio gratuits pour 'Christine Sétrin' :


ASSIS, Machado (de) – L’Infirmier

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 30min | Genre : Contes


Joaquim Maria Machado de Assis

« En arrivant, je recueillis sur le colonel les pires renseignements. C’était un homme insupportable, toqué, exigeant, que personne, même ses propres amis, ne pouvait endurer. Il changeait plus souvent d’infirmier qu’il n’usait de remèdes. Il avait cassé la figure à deux de mes prédécesseurs. Je répondis que je ne craignais pas les gens en bonne santé, et bien moins encore les malades ; et après m’être concerté avec le vicaire, qui me confirma tout ce que l’on m’avait dit, et me prêcha la mansuétude et la charité, j’entrai dans la maison du colonel. »

Aux antipodes de Conte d’écolier, également du brésilien Joaquim Maria Machado de Assis, le récit de L’Infirmier est un conte plein de noirceur que n’aurait pas désavoué Maupassant…

Traduction : Adrien Delpech (1867-1942).

Illustration : Portrait de Joaquim Maria Machado de Assis par Marc Ferrez (1890).

Licence Creative Commons

L’Infirmier.

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ASSIS, Machado (de) – Conte d’écolier

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 27min | Genre : Contes


Conte d'écolier

« Un lundi du mois de mai de 1840, je m’arrêtai un instant dans la rue da Princeza, en me demandant où je pourrais bien aller m’amuser ce jour-là. Irais-je escalader la colline de S. Diogo ou courir dans le Campo Sant’Anna, qui au lieu du parc à l’anglaise qu’il est aujourd’hui devenu, offrait aux regards un espace rustique, aux limites vagues, fréquanté par des lavandières et des mules lâchées dans le pré. Le champ ou la colline, tel était le problème. Soudain, je me dis qu’il valait tout de même mieux aller à l’école ; et j’en pris le chemin… »

L’enfant Pilar regrettera amèrement de n’avoir pas fait l’école buissonnière, la seule école qui vaille, ce lundi-là…

Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908) est considéré comme le plus grand écrivain brésilien du XIXe. Entre humour et ironie, il nous offre ici une magistrale leçon sur les imaginaires et les tentations de l’enfance.

Traduction : Adrien Delpech (1867-1942).

Illustration : Cerf-volant (Pixabay, Domaine public).

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Conte d’écolier.

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ADAM, Paul – Les Lévriers

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 14min | Genre : Essais


Galgo espagnol

Compagnon favori des rois, modèle de prédilection des artistes, le lévrier est, encore aujourd’hui, victime de cruels traitements dans de nombreux pays. Les courses de greyhounds constituent une industrie puissante dans le monde anglo-saxon (Royaume Uni, États-Unis, Australie…), de même que la chasse au lièvre avec les galgos en Espagne. À la fin de la course, lorsque les performances ne sont plus au rendez-vous, lorsque l’animal est blessé ou trop vieux, c’est l’abandon, pour ne pas dire la mise au rebut, sans pitié.

En hommage à ces innocentes victimes de la cupidité des hommes, et aux associations qui luttent, aux quatre coins du monde, pour erradiquer ces « traditions » et pour offrir une nouvelle chance aux rescapés, écoutons cette déclaration d’amour de Paul Adam, publiée en 1907 dans le recueil La Morale des sports.

Illustration : Galgo espagnol dans les champs de Castille, photo de Omar Curros Simón (licence Cc-By-Sa-3.0).

Licence Creative Commons

Les Lévriers.

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ROLLAND, Romain – Clerambault

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 11h 15min | Genre : Romans


Félix Vallotton - Le Cimetière de Châlons (1917)

Pris par l’enthousiasme patriotique et guerrier des premières semaines de la Première Guerre Mondiale, Agénor Clérambault, doux poète rêveur, voit son monde et ses convictions s’écrouler lorsque Maxime, son fils de dix-neuf ans, est porté disparu à l’issue d’une offensive militaire. Alors commence pour le père dévasté une lente prise de conscience qui l’engagera dans une croisade, seul contre tous, pour la paix, pour la fraternité, contre cette guerre absurde et sanguinaire…

Publié partiellement en 1917 sous le titre de L’Un contre tous, Clerambault (1920) est, comme le manifeste Au-dessus de la mêlée (1915) et le court roman Pierre et Luce (1920), un vibrant plaidoyer pacifiste d’une actualité incommodante aujourd’hui, cent ans après !

Illustration : Félix Vallotton, Le Cimetière militaire de Châlons (1917).

Un grand merci à Christine Treille pour sa participation vocale et à Franz Carlier pour son assistance musicale.

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ÉRASME – L’Amant et la maîtresse

Donneuse de voix : Christine Sétrin & René Depasse | Durée : 31min | Genre : Théâtre


Pieter de Hooch - Jeune Femme recevant une lettre

« Pamphile.- Salut, cruelle ; salut, cœur de bronze, salut, âme de diamant.

Marie.- Je vous salue, Pamphile, autant de fois que vous voudrez et sous tous les noms qu’il vous plaira. Mais vous semblez avoir oublié le mien : je me nomme Marie.

Pamphile.- C’est Martie qu’il aurait fallu vous appeler.

Marie.- Pourquoi cela ? je vous prie. Qu’ai-je de commun avec Mars.

Pamphile.- Parce que ce dieu se fait un jeu de tuer les hommes, et qu’il en est de même de vous ; seulement, plus cruelle que Mars, vous n’épargnez pas même votre amant.

Marie.- Ciel ! où est la champ de carnage des gens que j’ai massacrés ? où est le sang que j’ai répandu ?

Pamphile.- Si vous voulez voir un vrai cadavre, vous n’avez qu’à me regarder.

Marie.- Qu’entends-je ? un mort qui parle et qui marche ! Puissé-je ne rencontrer jamais de spectres plus redoutables !

Tel est le ton du Colloque L’Amant et la maîtresse, scène de dépit amoureux suivi de raccommodement écrite avec humour par Érasme (1467-1536) au temps de Montaigne…, plus de deux siècles avant Marivaux.

Comme L’Amitié et La Jeune Fille ennemie du mariage, ce dialogue léger était, parait-il, destiné à apprendre aux chrétiens à vivre selon les seules exigences de l’Évangile.

Traduction : Victor Develay (1828-1892).

Illustration : Pieter de Hooch, Jeune Femme recevant une lettre (1670).

L’Amant et la maîtresse.

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VIVIEN, Renée – La Dame à la louve (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 3h 23min | Genre : Nouvelles


Renée Vivien

Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn en 1877 à Londres et morte en 1909 à Paris, est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Contemporaine de Colette, qui racontera la fin de sa vie en 1932 dans Le Pur et l’impur, et de Sarah Bernhardt, sa brève existence, tumultueuse et mondaine, fut marquée par son inclination pour les amours féminines, homosexualité assumée et vécue au grand jour qui fut sa principale source d’inspiration. Traductrice de la poétesse grecque Sapho, auteure de nombreux recueils poétiques, Renée Vivien a également publié – certains sous pseudonyme – plusieurs romans, dont Une femme m’apparut (1904), d’inspiration autobiographique, et un recueil de nouvelles intitulé La Dame à la louve (1904), désormais disponible dans son intégralité en audiolivre.

Dans l’univers de Renée Vivien, des vastes prairies d’Amérique au huis-clos d’un paquebot, les hommes sont faibles, victimes de leur suffisance libidineuse ou de leur lâcheté, tandis que les femmes sont fortes, affranchies de la domination masculine, et que l’Amour pur, l’Amour vrai, ne peut être conçu que dans la chasteté des étreintes féminines…

- La Dame à la Louve
- La Soif ricane
- Le Prince Charmant
- Les Sœurs du Silence
- Cruauté des Pierreries
- Trahison de la Forêt
- La Chasteté paradoxale
- La Splendide Prostituée
- La Saurienne
- Le Voile de Vasthi
- Brune comme une Noisette
- Psappha charme les Sirènes
- Le Club des Damnés
- L’Amitié Féminine
- Svanhild
- Blanche comme l’Écume
- Bona Dea

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VIVIEN, Renée – L’Amitié féminine – Bona Dea

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Lawrence Alma-Tadema - Confidences

« Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi. Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (L’Amitié féminine)

« Je t’aime. Moi, Caïa Venantia Paullina, fille de Caïus Venantius Paullinus, je t’aime, petite esclave gauloise. Tu n’étais qu’une enfant chétive et sans grâce, et les marchands te dédaignaient. Mais je t’ai aussitôt et fervemment chérie pour ta lassitude et pour ta fragilité. Je t’ouvris mes bras, je voulus te consoler autant que t’étreindre…
Car je suis l’être qui domine et qui protège. Je t’aime d’un amour impérieux et doux. Je t’aime comme un amant et comme une sœur. » (Bona Dea)

L’Amitié féminine et Bona Dea sont les deux derniers contes du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Lawrence Alma-Tadema, Confidences (1869).

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L’Amitié féminine.

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VIVIEN, Renée – Blanche comme l’écume – Svanhild – Le Club des damnés

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Gustave Dore - Andromède

« Blanche comme l’écume sur le gris des rochers, Androméda contemplait la mer, et dans son regard brûlait le désir de l’Espace. Sous le poids des chaînes d’or, ses membres délicats s’imprégnaient de soleil. Le vent du large soufflait à travers ses cheveux déployés. Le rire de la mer allait vers elle, et tout l’éblouissement des vagues miroitantes pénétrait dans son âme. Elle attendait le Trépas, elle attendait, blanche comme l’écume sur le gris des rochers. [...] »

« La Passante. – Ne veux-tu point suivre, à mes côtés, la route libre comme l’horizon et vaste comme l’aurore ?
Svanhild. – Non.
La Passante. – Pourquoi ?
Svanhild. – J’attends le retour des cygnes sauvages. [...] »

« Le Club des Damnés tenait séance toutes les nuits. Tout ce que la débauche a d’abject et de crapuleux était recherché avidement par les membres du Club démoniaque. On les haït avec effroi. On les méprisa avec prudence. On s’écartait sur leur insolent passage. Le plus cynique des Damnés fut Ninian Graham. [...] »

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Gustave Doré, Andromède (1869).

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> Écouter un extrait : Blanche comme l’écume.

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