Livres audio gratuits pour 'Christine Sétrin' :


VIVIEN, Renée – Le Voile de Vasthi – Brune comme une noisette – Psappha charme les sirènes

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Charles Édouard Boutibonne - Sirènes jouant dans la mer (1883)

« Je ne dévoilerai point mon front sacré devant la foule des courtisans ivres. L’impur regard des hommes ne doit point profaner le mystère de mon visage. L’ordre du roi Ahasuérus est un outrage à mon orgueil de femme et de reine. » (Le Voile de Vashti)

« Nell était certes, une excellente compagne d’aventures. Elle était aussi brave, aussi vigoureuse et plus intelligente qu’un garçon. Je l’aimais beaucoup et je désirais en faire ma maîtresse. Mais elle ne voulait pas. Pourquoi ? Est-ce que je sais, moi qui n’ai jamais eu le temps d’étudier les femmes ? Et puis, les femmes m’agacent. Je ne comprends rien à leurs façons. Je préfère les fauves. Au moins, ça se laisse prendre, et, une fois qu’on les a pris, voilà, c’est pris, il n’y a pas à revenir là-dessus. Tandis que les femmes, sacré nom de Dieu !… » (Brune comme une noisette)

« Les vagues assourdiront pour toi les lointains beuglements de la multitude. [...] Tu seras étrangère à la race des hommes. Leurs joies te seront inconnues, leurs blâmes te seront indifférents. Tu seras autre, jusqu’à la fin de ton existence humaine. » (Psappha charme les sirènes)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Charles Édouard Boutibonne, Sirènes jouant dans la mer (1883).

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> Écouter un extrait : Le Voile de Vasthi.

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VIVIEN, Renée – La Chasteté paradoxale – La Splendide prostituée – La Saurienne

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Gustave Moreau - La Toilette

« Une femme entra. Jamais je ne vis beauté plus magnanime. La magnificence orientale des belles Juives éclatait en elle. Pâle d’extase, je contemplai les reflets roux et bleus de sa chevelure noire. Ses yeux étaient de la couleur des raisins. Le velours rouge des rideaux et des tentures l’encadrait de flammes vives et intensifiait l’ardeur mate de sa chair d’ambre et de nard. Sa bouche était pareille à la rougeur fraîche des pastèques. Cette femme était un faste vivant… [...] Je demeurai confondu. Cette créature, plus belle que la plus belle courtisane, était la proxénète ! » (La Chasteté paradoxale)

« Celui qui a rencontré sur son chemin une femme loyale ne doit plus rien chercher ni rien désirer. Mais que t’importent ma vie et mes pensées, à toi, la servante battue des bouchers et des hurleurs d’estrade ? à toi qui graves dans le marbre les noms insignifiants des rois et dédaignes le nom obscur des bons poètes ? à toi qui places Hugo, le prince des bourgeois, plus haut que Rimbaud et que Charles Cros ? » (La Splendide Prostituée)

« Ne croyez pas que je sois fou. J’ai toute ma raison, j’ai même une très solide réputation de bon sens. Je vous affirme que cette femme ressemblait à un crocodile. Elle avait une peau rugueuse comme des écailles. Ses petits yeux m’épouvantaient. Sa bouche m’épouvantait davantage, immense, aux dents aiguës, immenses aussi. Je vous dis que cette femme ressemblait à un crocodile. » (La Saurienne)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Gustave Moreau, La Toilette (1885-1890).

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> Écouter un extrait : La Chasteté paradoxale.

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VIVIEN, Renée – Les Sœurs du silence – Cruauté des pierreries – Trahison de la forêt

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Giulio Romano - Donna al bagno

« J’avais entendu parler, en termes tantôt élogieux, tantôt méprisants, de ce monastère laïque créé par la douleur d’une femme pour la douleur des autres femmes. C’était, assuraient les uns, un lieu fraternel et sacré où les lassitudes se retrempaient dans le recueillement. Les autres n’y voyaient que le caprice maladif d’un être égaré par les deuils. Je résolus de voir et d’apprendre, et, un jour d’automne, j’allai vers le couvent profane. » (Les Sœurs du silence)

« Il y a des hommes bizarres et terribles qu’enchante la douleur physique d’autrui. Les cris et les contorsions des suppliciés aiguillonnent leurs voluptés lasses… Vous leur ressemblez, vous à qui répugnent la laideur des souffrances corporelles et la barbarie du sang versé. Votre joie est de ranimer l’angoisse qui sommeille dans les âmes. La vision de mes effrois et de mes tortures rougeoie à travers mes paroles. C’est pourquoi vous en écoutez le récit avec un si clair sourire… Vous êtes implacable, Madonna Gemma. Mais vous êtes si belle que je vous obéirai. » (Cruauté des pierreries)

« Je ne suis pas un méchant homme, quoique l’on m’ait surnommé : The Forest Devil. On m’appelle aussi Blue Dirk, parce que je suis tatoué sur tout le corps. Joan aussi était bleue de tatouages. Joan, c’était ma femme. Nous ne nous sommes pas mariés selon l’Église Anglicane, parce que, là où nous nous sommes rencontrés, il n’y avait pas de clergyman. Mais c’était ma femme quand même. Elle avait les plus beaux tatouages qu’une femme puisse convoiter. Une Indienne de l’Amérique n’est pas plus savamment décorée de tomahawks et de tortues. À la jambe droite, je lui avais dessiné un diable avec des cornes de buffalo et une queue de vache. Au poignet droit, un serpent, en guise de bracelet. Et, au-dessus du sein gauche, deux cœurs unis par une flèche, et nos initiales entrelacées. » (Trahison de la forêt)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Giulio Romano, Donna al bagno (S. XVI).

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> Écouter un extrait : Les Sœurs du silence.

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LOMBARD, Jean – L’Agonie

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 17h 52min | Genre : Romans


Jean Lombard - L'Agonie

Nous sommes en l’an 218. Alors qu’Elagabalus s’apprête à faire son entrée dans Rome, les Romains s’interrogent… Que va devenir l’empire, sous le joug de cet empereur de quinze ans venu d’Orient et qui prétend instaurer le culte de la Pierre Noire, symbole de l’androgyne et de « l’amour mâle » ? Que deviendront les cultes traditionnels polythéistes ? Et les Chrétiens, toujours plus nombreux, pourront-ils continuer à adorer leur Kreistos, ou seront-ils à nouveau persécutés ?

Que l’audiolecteur ne s’attende pas à découvrir un roman historique, plein de dates et d’intrigues politiques… Qu’il ne s’attende pas non plus à une exaltation du christianisme primitif, avec des méchants Romains et des bons Chrétiens…
Les grands moments du court règne d’Héliogabale (Elabalus dans le roman, 218-222) – depuis son entrée triomphale dans Rome jusqu’à son brutal assassinat, et le plongeon lamentable de son cadavre dans le Tibre, en passant par des jeux du cirque entre le burlesque et l’obscène, ou des débauches sexuelles en public – se succèdent ici à la manière d’un film documentaire sans dialogues mais chatoyant de couleurs, de musiques et de parfums, qui serait projeté sur une toile de fond, tandis qu’au premier plan vont s’entrecroiser les destins de plusieurs personnages inoubliables – réels ou fictifs. Des proches d’Elagabalus : sa mère Sœmias, Attilius, le primicerius de la garde prétorienne, et sa sœur Attilia, Madeh, l’affranchi et amant d’Attilius, prêtre de la Pierre Noire… Des Chrétiens, orientaux ou occidentaux, divisés sur la façon d’adorer Kreistos : le potier Ghéel, l’énigmatique Zal, la patricienne convertie Severa, ou le traître Atta… Des figures du petit peuple de Rome, le poète parasite Zopiscus, le barbier Typochronos ou le vendeur de porc salé Scebahous… Et même des « touristes », venus à Rome pour assister à l’avènement du nouvel empereur, comme le sympathique marchand de lentilles d’Alexandrie, Amon…

Grande fresque historique et sociale sur la fin d’une ère, L’Agonie (1888) est aussi un roman déroutant, au sujet duquel Octave Mirbeau écrivit, dans sa préface nécrologique sur l’auteur : « il est possible que quelques-uns soient choqués par ce style barbare, polychrome, et forgé de mots techniques, pris aux glossaires de l’antiquité, bien que ce style ait vraiment une grande allure, des sonorités magnifiques, un fracas d’armures heurtées, de chars emportés et comme l’odeur même – une odeur forte de sang et de fauves des âges qu’il raconte. Mais il est impossible que personne ne soit frappé par la puissance de vision humaine, d’hallucination historique, avec laquelle ce cerveau de plébéien a conçu, a reproduit les civilisations pourries de Rome, sous Héliogabale, et de Byzance. C’est très grand et d’une monotonie splendide. »

Né en 1854, Jean Lombard, ouvrier bijoutier, syndicaliste anarchisant, érudit autodidacte, mourut dans la misère à l’âge de 37 ans, laissant à sa veuve et ses trois enfants deux romans publiés et un troisième inachevé.

NB : Ce roman contient des scènes de violence susceptibles de choquer la sensibilité de certains lecteurs.

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> Écouter un extrait : Préface d’Octave Mirbeau.

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VIVIEN, Renée – La Dame à la louve – La soif ricane – Le Prince charmant

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 49min | Genre : Nouvelles


Alfred Stevens - Adieu au bord de mer

« Je ne sais pourquoi j’entrepris de faire la cour à cette femme. Elle n’était ni belle, ni jolie, ni même agréable. Et moi, (je le dis sans fatuité, mesdames,) on a bien voulu quelquefois ne pas me trouver indifférent. [...] Au surplus, il ne s’agit point de moi en l’occurrence. Il s’agit de cette femme, ou plutôt de cette jeune fille, enfin de cette Anglaise dont le curieux visage m’a plu pendant une heure. C’était un être bizarre. Lorsque je m’approchai d’elle pour la première fois, une grande bête dormait dans les plis traînants de sa jupe. J’avais aux lèvres ces paroles aimablement banales qui facilitent les relations entre étrangers. Les mots ne sont rien en pareil cas, — l’art de les prononcer est tout… Mais la grande bête, dressant le museau, grogna d’une manière sinistre, au moment même où j’abordai l’intéressante inconnue. » (La Dame à la louve)

« Je l’aurais volontiers fait taire d’un coup de pied ou de poing, mais des expériences réitérées et douloureuses m’avaient persuadé que la vigueur physique de Polly surpassait de beaucoup la mienne. Je n’avais sur elle qu’une vague supériorité mentale. Et encore ! Le bon sens de ma compagne m’a souvent tiré d’un mauvais pas, ce que n’auraient pu faire mes divagations de songe-creux. » (La soif ricane)

« On aurait pu prendre Bêla Szécheny pour une petite fille, et sa sœur Terka pour un jeune garçon. Chose curieuse, Bêla possédait toutes les vertus féminines et Terka tous les défauts masculins. Les cheveux de Bêla étaient d’un blond vert, ceux de Terka, plus vivants, d’un blond rose. Le frère et la sœur se ressemblaient étrangement, — cela est très rare entre gens de la même famille, quoi qu’on en dise. La mère de Bêla ne se résignait pas encore à couper les belles boucles blondes du petit garçon et à échanger ses gracieuses jupes de mousseline ou de velours contre une vulgaire culotte. Elle le choyait comme une fillette. Quant à Terka, elle poussait à sa guise, pareille à une herbe sauvage… » (Le Prince charmant)

Trois nouvelles extraites du recueil La Dame à la louve (1904).

Illustration : Alfred Stevens, Adieu au bord de mer (1891).

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> Écouter un extrait : La Dame à la louve.

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LAWRENCE, David Herbert – Couleur du printemps

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 41min | Genre : Nouvelles


David Herbert Lawrence - Couleur du printemps

Après de brillantes études et un riche mariage, Syson revient sur les lieux de son enfance. Le printemps illumine les bois et les prairies de mille fleurs et il est tout heureux de retrouver ce paysage qu’il a parcouru, douze ans plus tôt, avec Hilda, la petite paysanne qui fut la fiancée de son adolescence, et qu’il est venu revoir… Mais Hilda est maintenant une jeune et belle femme, qui a choisi sa propre vie…

Une fois de plus, dans cette nouvelle parue en 1914 comme dans Jimmy et L’Ombre dans la roseraie, David Herbert Lawrence analyse la confrontation douloureuse d’un homme et d’une femme et nous laisse sur une indescriptible sensation de malaise…

Traduction anonyme (1933).

Illustration : Vagabondages numériques (licence Cc-By-Nc-Sa-3.0).

Licence Creative Commons

Couleur du printemps.

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LAWRENCE, David Herbert – L’Ombre dans la roseraie

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


D.H. Lawrence - L'Ombre dans la roseraie

Une pension dans une petite ville au bord de la mer. Un jeune couple (en lune de miel ?) vient de s’y installer. Très vite, la femme s’empresse d’échapper à la compagnie de son mari, pour se rendre dans la roseraie d’un jardin particulier qu’elle semble bien connaître…

Tragédie et jalousie sont les composantes de cette nouvelle de 1907, dans laquelle, comme dans Jimmy, D.H. Lawrence fait évoluer un triangle amoureux dans des circonstances inattendues…

Traduction anonyme (1933).

Illustration : Vagabondages numériques (licence Cc-By-Nc-Sa-3.0).

Licence Creative Commons

L’Ombre dans la roseraie.

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CONAN DOYLE, Arthur et GILLETTE, William – Sherlock Holmes

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 2h 30min | Genre : Théâtre


William Gillette - Sherlock Holmes

Pour le grand plaisir des audio lecteurs, notre Sherlock Holmes est de retour parmi nous, avec le docteur Watson et le professeur Moriarty, entouré de ses amis, et de ses ennemis, toujours plus nombreux.

Vous qui avez aimé les romans de Conan Doyle, consacrés à son plus célèbre héros, vous le retrouverez avec un plaisir toujours renouvelé, d’autant plus savoureux que cette pièce de théâtre était inespérée.

Selon Jean-Pierre Croquet : « Dans la mesure où elle joue un rôle important dans l’élaboration du mythe de Sherlock Holmes, la pièce de Gillette s’impose comme partie intégrante de l’œuvre. »

L’accueil critique de Sherlock Holmes est très favorable et la pièce est représentée à de nombreuses reprises dans différents pays pendant plusieurs décennies. L’œuvre a par la suite été adaptée au cinéma, à la radio, à la télévision et en bande dessinée.
À la fin, vous aurez une surprise… à ne pas dévoiler surtout !

Traduction et adaptation : Pierre Decourcelles (1856-1926).

Accéder à la liste complète des Aventures de Sherlock Holmes

> Écouter un extrait : Acte 1.

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