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L’ENCYCLOPÉDIE – Démocratie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Louis de Jaucourt

L’article Démocratie, très proche de L’Esprit des lois de Montesquieu, est rédigé par le chevalier de Jaucourt qui n’est pas un fervent esprit démocrate :
« Quoique je ne pense pas que la démocratie soit la plus commode & la plus stable forme du gouvernement ; quoique je sois persuadé qu’elle est desavantageuse aux grands états, je la crois néanmoins une des plus anciennes parmi les nations qui ont suivi comme équitable cette maxime : « Que ce à quoi les membres de la société ont intérêt, doit être administré par tous en commun ». L’équité naturelle qui est entre nous, dit Platon, parlant d’Athenes sa patrie, fait que nous cherchons dans notre gouvernement une égalité qui soit conforme à la loi, & qu’en même temps nous nous soûmettons à ceux d’entre nous qui ont le plus de capacité & de sagesse. »

« Mais il est nécessaire de remarquer que dans la démocratie chaque citoyen n’a pas le pouvoir souverain, ni même une partie ; ce pouvoir réside dans l’assemblée générale du peuple convoqué selon les lois. Ainsi le peuple, dans la démocratie, est à certains égards souverain, à certains autres il est le sujet. Il est souverain par ses suffrages, qui sont ses volontés ; il est sujet, en tant que membre de l’assemblée revêtue du pouvoir souverain. »

Encore quarante ans à attendre avant que la démocratie ne fasse son entrée en France ; il semble que le Chevalier de Jaucourt lui aurait choisi comme devise« liberté, égalité, frugalité ».

Démocratie.

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ALEMBERT (d’) – Réflexions sur l’histoire, et sur les différentes manières de l’écrire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Histoire


D'Alembert

Contemporaine de l’article Histoire, rédigé par Voltaire, dans L’Encyclopédie, est la longue étude de D’Alembert Réflexions sur l’histoire, et sur les différentes manières de l’écrire.

Les considérations sages et mesurées de ce confrère de Diderot sont parfois assez ironiques à l’égard d’auteurs de son époque, mais se lisent avec beaucoup d’intérêt, que l’on aime l’Histoire ou la Philosophie.

Un témoignage de l’esprit critique de Jean le Rond d’Alembert(1717-1783) :

« On représentait à un historien du dernier siècle, connu par ses mensonges (Varillas), qu’il avait altéré la vérité dans la narration d’un fait ; cela se peut, dit-il, mais qu’importe ? le fait n’est-il pas mieux tel que je l’ai raconté ? Un autre (Vertot) avait un siège fameux à décrire ; les mémoires qu’il attendait ayant tardé trop longtemps, il écrivit l’histoire du siège, moitié d’après le peu qu’il en savait, moitié d’après son imagination ; et par malheur les détails qu’il en donne sont pour le moins aussi intéressants que s’ils étaient vrais ; les mémoires arrivèrent enfin ; j’en suis fâché, dit-il, mais mon siège est fait. C’est ainsi qu’on écrit l’histoire, et la postérité croit être instruite. »

Réflexions sur l’histoire, et sur les différentes manières de l’écrire.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Guerre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Histoire


Guerre

L’article Guerre a surtout une valeur historique et s’appuie sur des publications récentes nourries de références latino-grecques.
Il y a peu de rapprochements à faire avec les conditions des guerres modernes, mais cet article sans prétention littéraire est une mise au point très enrichissante.

Seule la moitié du texte consacrée aux guerres offensives et défensives est lue, mais la suite (guerres de secours, guerres des sièges, guerres navales, etc) est accessible par la « version texte ».

Nous trouvons cependant dans cet article de 1750 des phrases comme celles-ci :

« Avant l’invention des armes-à feu, la chevalerie françoise décidoit seule du gain d’une bataille ; & lorsque nous voyons dans les arsenaux les anciennes armes offensives & défensives dont elle se servoit, nous avons peine à concevoir comment il étoit possible d’en faire usage.
La nature cependant n’a point dégénéré. Les hommes sont les mêmes qu’ils étoient ; mais l’éducation est bien différente. »

Guerre.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Homicide

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Georg Pencz - Suicide de Sophosnibe

Historique de la notion de jurisprudence du mot Homicide à travers les âges.
Cet article très documenté de L’Encyclopédie contient un passage fort intéressant sur un problème à l’ordre du jour.

« L’homicide volontaire de soi-même étoit autrefois autorisé chez quelques nations, quoique d’ailleurs assez policées ; c’étoit la coûtume dans l’île de Céa, que les vieillards caducs se donnassent la mort. Et à Marseille, du tems de Valere-Maxime, on gardoit publiquement un breuvage empoisonné que l’on donnoit à ceux qui ayant exposé au sénat les raisons qu’ils avoient de s’ôter la vie, en avoient obtenu la permission. Le sénat examinoit leurs raisons avec un certain tempérament, qui n’étoit ni favorable à une passion téméraire de mourir, ni contraire à un desir légitime de la mort, soit qu’on voulût se délivrer des persécutions & de la mauvaise fortune, ou qu’on ne voulût pas courir le risque d’être abandonné de son bonheur ; mais ces principes contraires à la saine raison & à la religion ne pouvoient convenir à la pureté de nos mœurs : aussi parmi nous l’homicide de soi même est puni ; on fait le procès au cadavre de celui qui s’est donné la mort. »

Homicide.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Femme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Histoire


Antoine Watteau - L'Amour désarmé

L’article Femme comprend plusieurs parties signées par différents encyclopédistes :

FEMME, s. f. (Anthropologie.) fæmina, gunè en grec, ischa en hébreu ; c’est la femelle de l’homme.
FEMME, (Droit nat.) en latin uxor, épouse de l’homme, considérée en tant qu’elle lui est unie par les liens du mariage.
FEMME, (Jurisp.) on comprend en général sous ce terme, toutes les personnes du sexe féminin.
et FEMME, (Morale.) : « Ce nom seul touche l’âme, mais il ne l’éleve pas toûjours  [...] » Texte, que nous avons choisi, de Joseph-François-Édouard de Corsembleu Sieur de Desmahis (1723-1761), poète et dramaturge.

Son portrait des femmes du Siècle des lumières, symbolisées par Chloé, est une étude poétique et marivaudesque qui surprend dans un Dictionnaire.

« J’ai lu que de toutes les passions, l’amour est celle qui sied le mieux aux femmes ; il est du moins vrai qu’elles portent ce sentiment, qui est le plus tendre caractere de l’humanité, à un degré de délicatesse & de vivacité où il y a bien peu d’hommes qui puissent atteindre. Leur ame semble n’avoir été faite que pour sentir, elles semblent n’avoir été formées que pour le doux emploi d’aimer. A cette passion qui leur est si naturelle, on donne pour antagoniste une privation qu’on appelle l’honneur ; mais on a dit, & il n’est que trop vrai, que l’honneur semble n’avoir été imaginé que pour être sacrifié. »

Femme.

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NOËL, selon Voltaire et L’Encyclopedie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Religion


Nivôse, Calendrier républicain, Gravure de Louis Lafitte, Salvatore Tresca

L’Encyclopédie et Le Dictionnaire philosophique de Voltaire nous apportent des précisions historiques sur le calendrier et les origines de la fête de Noël qui ne sont pas sans intérêt. Par exemple :

« Quelques savants conjecturent que les Romains choisirent le solstice d’hiver pour y mettre la naissance de Jésus, parce que c’est alors que le soleil commence à se rapprocher de notre hémisphère. Dès le temps de Jules César, le solstice civil politique fut fixé au 25 décembre. » (Dictionnaire philosophique)

« On croit communément que c’est le pape Thélésphore qui a ordonné que la fête de la nativité se célebreroit le 25 Décembre. Jean, archevêque de Nice, dans une lettre sur la nativité de J. C. rapporte qu’à la priere de S. Cyrille de Jerusalem le pape Jules I. fit faire des recherches très-exactes sur le jour de la nativité de N. S. & qu’ayant trouvé qu’elle étoit arrivée le 25 de Décembre, on commença dès-lors à célebrer cette fête ce jour-là. »(L’Encyclopédie)

Et bien d’autres hypothèses…

Voltaire – Dictionnaire philosophique : Noël.

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LE PARADIS, selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Religion


Paradis

Les définitions actuelles de Paradis des dictionnaires courants :
« Lieu de séjour des âmes après la mort », « Dans la religion chrétienne, jardin où vivaient Adam et Ève », « Dans la Genèse, état ou séjour de bonheur parfait », « Galerie la plus élevée dans une salle de spectacle, aussi appelée « poulailler »», « Variété de petit pommier servant de porte-greffe », « Bassin permettant d’abriter les bateaux du gros temps », « Pays qui fait bénéficier d’avantages fiscaux les non-résidents qui y placent des capitaux ».
sont assurément moins enrichissantes que l’article de Voltaire dans son Dictionnaire philosophique qu’il termine ainsi modestement :
« Voyez l’article Paradis dans le grand Dictionnaire encyclopédique ; il est assurément meilleur que celui-ci. » … et c’est que nous avons fait !

Les Chrétiens y apprendront peut-être que :
« Les Juifs appellent ordinairement le paradis le jardin d’Eden, & ils se figurent qu’après la venue du Messie ils y jouiront d’une félicité naturelle au milieu de toutes sortes de délices : & en attendant la résurrection & la venue du Messie, ils croient que les ames y demeurent dans un état de repos.
Les Mahométans admettent aussi un paradis, dont toute la félicité ne consiste que dans les voluptés corporelles. »

et ces hypothèses avancées par L’Encyclopédie intéressent toutes les religions :
« Quand on veut parler là-dessus, peut-on mieux faire qu’en disant que le paradis n’est pas un lieu, mais un changement d’état. Que s’il est dans le ciel, le ciel n’est autre chose que toute la matière fluide & immense, dans laquelle roulent une infinité de corps & lumineux & opaques ; de sorte que les cieux, l’univers & tous les ouvrages de Dieu font le paradis & le séjour des bienheureux. »

Voltaire – Dictionnaire philosophique : Paradis.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Comédie, Comique, Rire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Philosophie


William Hogarth - The Laughing Audience

Les articles Comédie et Comique ont pour auteur Marmontel, encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien et poète, dramaturge et philosophe français (1723-1799).

Comédie passe en revue « les progrès de la comédie ou plutôt de ses révolutions » depuis le chariot de Thespis jusqu’au XVIIIème siècle et s’attarde sur les pièces grecques et romaines.
« De cette disposition à saisir le ridicule, la comédie tire sa force & ses moyens. Il eût été sans doute plus avantageux de changer en nous cette complaisance vicieuse en une pitié philosophique ; mais on a trouvé plus facile & plus sûr de faire servir la malice humaine à corriger les autres vices de l’humanité, à-peu-près comme on employe les pointes du diamant à polir le diamant même. »

Les différents exemples de l’article Comique sont presque tous puisés chez Molière :
« Comique, pris pour le genre de la comédie, est un terme relatif. Ce qui est comique pour tel peuple, pour telle société, pour tel homme, peut ne pas l’être pour tel autre. L’effet du comique résulte de la comparaison qu’on fait, même sans s’en appercevoir, de ses mœurs avec les mœurs qu’on voit tourner en ridicule, & suppose entre le spectateur & le personnage représenté une différence avantageuse pour le premier. »

Le texte consacré au Rire nous étonne par son aspect uniquement médical :
« Le rire dégénere quelquefois en convulsion ; cela n’est pas surprenant, puisqu’il n’est lui-même qu’une espece de convulsion ; le diaphragme étant violemment agité, peut par le moyen de l’intercostal de la huitieme paire, & des nerfs diaphragmatiques, causer des convulsions dans les muscles, avec lesquels ces nerfs communiquent médiatement ou immédiatement. »

Recommandés, à qui ce sujet intéresse, les trois chapitres de Bergson sur Le Rire et l’essai de Baudelaire De l’essence du rire.

> Écouter un extrait : Comédie.

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