Livres audio gratuits pour 'Denis Diderot' :


L’ENCYCLOPÉDIE – Poésie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 38min | Genre : Poésie


Érato, muse de la poésie lyrique

L’article Poésie de L’Encyclopédie comprend plusieurs sous-articles et les renvois habituels, que nous ne lisons pas, mais dont l’absence ne nuit en rien au sens général. Très intéressante histoire, vers la fin, de la poésie provençale.

« La poésie lyrique est aussi ancienne que le monde. Quand l’homme eut ouvert les yeux sur l’univers, sur les impressions agréables qu’il recevoit par tous ses sens, sur les merveilles qui l’environnoient, il éleva sa voix pour payer le tribut de gloire qu’il devoit au souverain bienfaiteur. Voilà l’origine des cantiques, des hymnes, des odes, en un mot de la poésie lyrique.
Les payens avoient dans le fond de leurs fêtes le même principe que les adorateurs du vrai Dieu. »

Poésie.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Christianisme – Mahométisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Religion


Mahomet et Jésus

À l’heure où s’entre-tuent en Afrique chrétiens et musulmans, il peut être intéressant historiquement de connaître ces deux articles de l’Encyclopédie, très documentés, consacrés au Christianisme et au Mahométisme.

La première édition de l’Encyclopédie parut en 1751, Diderot écrivit La Religieuse en 1760 et Voltaire fit jouer Mahomet le prophète en 1741. L’Esprit des lois de Montesquieu dont il est beaucoup question dans l’article Christianisme est de 1748.

Nécessairement certaines réflexions blesseront les convictions de certains lecteurs, qui devront accuser les idées du siècle des lumières :

« Le Christianisme n’a point le défaut de l’ancien Paganisme, dont les dieux autorisoient par leur exemple les vices, enhardissoient les crimes, & allarmoient la timide innocence ; dont les fêtes licentieuses deshonoroient la divinité par les plus infâmes prostitutions & les plus sales débauches ; dont les mysteres & les cérémonies choquoient la pudeur ; dont les sacrifices cruels faisoient frémir la nature, en répandant le sang des victimes humaines que le fanatisme avoit dévoilées à la mort pour honorer ses dieux.
Il n’a point non plus le défaut du Mahométisme, qui ne parle que de glaive, n’agit sur les hommes qu’avec cet esprit destructeur qui l’a fondé, & qui nourrit ses frénétiques sectateurs dans une indifférence pour toutes choses ; suite nécessaire du dogme d’un destin rigide qui s’est introduit dans cette religion. »

Illustrations : Grigory Gagarin, Mahomet prêchant (1840) et James Tissot, Le Sermon des Béatitudes (1886-1896).

Christianisme.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Littérature – Philosophe

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Essais


L'Encyclopédie

L’Encyclopédie est l’ouvrage le plus représentatif du XVIIIème siècle. Beaucoup d’articles sur les métiers voisinent avec des textes, souvent satiriques, visant à abattre les préjugés et à faire triompher la raison.

L’article Littérature (dû au Chevalier de Jaucourt) exprime surtout le regret de l’auteur de voir la littérature de son temps perdre toute valeur :
« Le temps est arrivé dans ce pays, où l’on ne tient pas le moindre compte d’un savant, qui pour éclaircir, ou pour corriger des passages difficiles d’auteurs de l’antiquité, un point de chronologie, une question intéressante de Géographie ou de Grammaire, fait usage de son érudition. On la traite de pédanterie, et l’on trouve par-là le véritable moyen de rebuter tous les jeunes gens qui auroient du zele et des talents pour réussir dans l’étude des humanités. »

Philosophe (dirigé par Desmarais et revu par Diderot) définit l’esprit qui anime les encyclopédistes pour qui le philosophe est un savant plein de raison, un honnête homme plein d’humanité estimant que la société est « une divinité sur la terre ».
« La raison est à l’égard du philosophe, ce que la grace est à l’égard du chretien. La grace détermine le chrétien à agir ; la raison détermine le philosophe. »

Littérature.

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DIDEROT, Denis – Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de ***

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Contes


Denis Diderot - Entretien d'un philosophe avec la Madame la Maréchale de ***

L’Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de *** est une conversation portant sur la religion, entre la maréchale croyante et le philosophe athée. Ce dernier ne cherche pas à contraindre son interlocutrice à penser comme lui, mais veut seulement lui montrer qu’il est possible d’être bon en dehors d’une loi divine.
« Mais croyez-vous que les terribles ravages que la religion a causés dans les temps passés, et qu’elle causera dans les temps à venir, soient suffisamment compensés par ces guenilleux avantages-là ? Songez qu’elle a créé et qu’elle perpétue la plus violente antipathie entre les nations. Il n’y a pas un musulman qui n’imaginât faire une action agréable à Dieu et au saint Prophète, en exterminant tous les chrétiens, qui, de leur côté, ne sont guère plus tolérants. [...] Dans aucun siècle et chez aucune nation, les opinions religieuses n’ont servi de base aux mœurs nationales. Les dieux qu’adoraient ces vieux Grecs et ces vieux Romains, les plus honnêtes gens de la terre, étaient la canaille la plus dissolue : un Jupiter, à brûler tout vif ; une Vénus, à enfermer à l’Hôpital ; un Mercure, à mettre à Bicêtre.[...] La religion, qui a fait, qui fait et qui fera tant de méchants, vous a rendue meilleure encore ; vous faites bien de la garder. Il vous est doux d’imaginer à côté de vous, au-dessus de votre tête, un être grand et puissant, qui vous voit marcher sur la terre, et cette idée affermit vos pas. Continuez, madame, à jouir de ce garant auguste de vos pensées, de ce spectateur, de ce modèle sublime de vos actions. [...] Si l’on peut croire qu’on verra, quand on n’aura plus d’yeux ; qu’on entendra, quand on n’aura plus d’oreilles ; qu’on pensera, quand on n’aura plus de tête ; qu’on aimera, quand on n’aura plus de cœur ; qu’on sentira, quand on n’aura plus de sens ; qu’on existera, quand on ne sera nulle part ; qu’on sera quelque chose, sans étendue et sans lieu… »
On est loin du ton du Pari de Pascal… et il faut noter que le badinage atténue le rationalisme religieux et le matérialisme chers à Diderot et au siècle des Lumières.

Entretien d’un philosophe avec Madame la Maréchale de ***.

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DIDEROT, Denis – Supplément au voyage de Bougainville

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 50min | Genre : Contes


Tahitiens présentant des fruits à Bougainville

Louis Antoine de Bougainville (1729-1811) est un navigateur et explorateur français. Accompagné d’un naturaliste, d’un dessinateur et d’un astronome, il part de Nantes le 15 novembre 1766, rentre à Saint-Malo le 16 mars 1769 et publie en 1771 sa Description d’un voyage autour du monde, où il évoque le « paradis polynésien ». Il donne sur les mœurs des indigènes des renseignements intéressants. Ce livre suscite une réaction de Denis Diderot, qui écrit en 1772 son Supplément au voyage de Bougainville, ou Dialogue entre A et B sur l’inconvénient d’attacher des idées morales à certaines actions physiques qui n’en comportent pas.
Dans ce conte philosophique, Diderot évoque une société tahitienne utopique et critique les principes régissant l’organisation de la nôtre : Dieu, la morale, le droit naturel, les lois ; le tahitien Orou affirme n’avoir qu’une seule pensée : faire le bien et respecter la nature… On comprend que ce conte ne figure pas dans les manuels scolaires : « La liberté sexuelle est telle que les notions d’inceste et d’adultère n’existent pas. Si une fille trop laide n’a pas de mari, c’est un devoir pour son père de la rendre mère. Si une mère n’attire plus de prétendants, c’est lui rendre hommage et la respecter pour un fils que de partager son lit. » ou encore ce long passage dans lequel Orou invite le moine aumônier à passer la nuit avec sa plus jeune fille Thia pour le remercier de son hospitalité et accroître sa famille… Évidemment l’aumônier hésite mais en définitive il « honorera » les trois filles et la mère…

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DIDEROT, Denis – Miscellanea (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Philosophie


Denis Diderot

Diderot, comme Montaigne, avait l’habitude d’écrire sur les premiers feuillets de ses livres et sur des feuilles volantes, qu’il y insérait, les jugements qu’il portait de ces ouvrages. Il appelait ces notes ses Miscellanea. Voici six pages inédites choisies au hasard…

« Les définitions des êtres moraux se font toujours par ce que ces êtres doivent être, et jamais par ce qu’ils sont. On confond sans cesse le devoir avec la chose. » (Des idées accessoires)

« Il savait bien ce qu’il faisait cet avocat célèbre qui entremêlait dans ses plaidoyers les arguments les plus frivoles et les arguments les plus forts. Le juge en était surpris, et ne concevant pas comment un aussi habile homme se trompait aussi lourdement à la valeur des choses, l’avocat lui répondit que quand on servait un dîner pour un grand nombre de convives, il y avait des plats pour tous les appétits. » (Diversité et étendue de l’esprit)

« Plus on médite un sujet, plus il s’étend ; on trouve que c’est l’histoire de tout ce qu’on a dans la tête et de tout ce qui y manque : et cela sert d’autant mieux que les idées et les connaissances y sont plus liées ; il part tant de branches, et ces branches vont s’entrelacer à tant d’autres qui appartiennent à des sciences et à des arts divers, qu’il semble que pour parler pertinemment d’une aiguille, il faudrait posséder la science universelle. Qu’est-ce que c’est qu’une bonne aiguille ? Dieu le sait. Le découragement et le dégoût nous prennent, et dans l’impossibilité de tout dire, car il faudrait tout savoir, on se tait ; parti dont la paresse naturelle s’accommode fort bien. » (Sur la diversité de nos jugements)

> Écouter un extrait : Sur le génie.

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DIDEROT, Denis – Lettre à sa fille Madame de Vandeul

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Correspondance


Jean-Étienne Liotard - La Bella Lectora

Beaucoup d’œuvres inconnues de Diderot existeraient encore, selon les descendants de Madame de Vandeul, la fille de Diderot destinataire de cette Lettre à sa fille inédite… Lorsqu’on a lu Les Bijoux indiscrets (1748), La Religieuse (1760) ou ces lignes de Sur les femmes (Version 1, Version 2) « La seule chose qu’on leur ait apprise, c’est à bien porter la feuille de figuier qu’elles ont reçue de leur première aïeule. Tout ce qu’on leur a dit et répété dix-huit à dix-neuf ans de suite se réduit à ceci : Ma fille, prenez garde à votre feuille de figuier ; votre feuille de figuier va bien, votre feuille de figuier va mal. », on peut s’étonner des conseils d’une utilité toute pratique, d’un extrême bon sens, d’une grande élévation d’idées et de sentiment, que le père prodigue à sa fille chérie. L’étonnement disparaît quand nous lisons dans les Lettres à Mademoiselle Voland : « Nos promenades, la petite et moi, vont toujours leur train. Je me proposai dans la dernière de lui faire concevoir qu’il n’y avait aucune vertu qui n’eût deux récompenses : le plaisir de bien faire, et celui d’obtenir la bienveillance des au­tres ; aucun vice qui n’eût deux châti­ments : l’un au fond de notre cœur, un autre dans le sentiment d’aversion que nous ne manquons jamais d’inspirer aux autres. » ou encore « Si je perdais cette enfant, je crois que j’en périrais de douleur : je l’aime plus que je ne saurais vous dire. »

Lettre à sa fille.

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DIDEROT, Denis – Suite de l’entretien entre d’Alembert et Diderot

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Philosophie


Diderot - Reve de d Alembert

Dans une de ses lettres à Mlle Voland, datée du 2 septembre 1769, Diderot s’exprime ainsi : « Je crois vous avoir dit que j’avais fait un dialogue entre D’Alembert et moi. En le relisant il m’a pris fantaisie d’en faire un second et il a été fait. Les interlocuteurs sont D’Alembert qui rêve, Bordeu et l’amie de D’Alembert, Mlle de l’Espinasse. Il est intitulé le Rêve de D’Alembert. Il n’est pas possible d’être plus profond et plus fou. J’y ai ajouté après coup cinq ou six pages capables de faire dresser les cheveux à mon amoureuse ; aussi ne les verra-t-elle jamais ! Mais ce qui va bien vous surprendre, c’est qu’il n’y a pas un mot de religion et pas un seul mot déshonnête. Après cela je vous défie de deviner ce que ce peut être. »
Ce sont ces « cinq ou six pages capables de faire dresser les cheveux » que vous pouvez écouter sur la chasteté, le mélange des espèces, les contre-nature etc, et qui terminent la trilogie publiée (Entretien entre d’Alembert et Diderot, Rêve de d’Alembert.)

Suite de l’entretien entre d’Alembert et Diderot.

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