Livres audio gratuits pour 'Edgar Allan Poe' :


POE, Edgar Allan – La Chute de la maison Usher

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles


La Chute de la maison Usher

La Chute de la maison Usher (1839), traduite par Baudelaire, est souvent citée comme la plus célèbre nouvelle d’Edgar Poe.
L’hypocondriaque Roderick Usher est habité par la terreur, la fatalité et la culpabilité ; il agonise dans sa maison, délabrée comme lui et le bâtiment joue un grand rôle dans l’histoire. La critique a souvent pensé que la maison symbolisait l’inconscient et sa profonde fissure un trouble de la personnalité multiple. Les thèmes développés sont la maladie mentale, le double (Roderick a une sœur jumelle), la mort et la résurrection d’une enterrée vivante.

« Je regardais le tableau placé devant moi, et, rien qu’à voir la maison et la perspective caractéristique de ce domaine, – les murs qui avaient froid, – les fenêtres semblables à des yeux distraits, – quelques bouquets de joncs vigoureux, – quelques troncs d’arbres blancs et dépéris, – j’éprouvais cet entier affaissement d’âme, qui, parmi les sensations terrestres, ne peut se mieux comparer qu’à l’arrière-rêverie du mangeur d’opium, – à son navrant retour à la vie journalière, – à l’horrible et lente retraite du voile. C’était une glace au cœur, un abattement, un malaise, – une irrémédiable tristesse de pensée qu’aucun aiguillon de l’imagination ne pouvait raviver ni pousser au grand. Qu’était donc, – je m’arrêtai pour y penser, – qu’était donc ce je ne sais quoi qui m’énervait ainsi en contemplant la Maison Usher ? »
Cette impression du début subsistera jusqu’à la fin de la nouvelle, plusieurs fois adaptée au cinéma.

La Chute de la maison Usher.

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POE, Edgar Allan – Le Démon de la perversité – L’Homme des foules

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 55min | Genre : Nouvelles


L'Homme des foules, illustration de Harry Clarke (1923)

Avertissement : il faut affronter ce texte comme un traité de métaphysique et subir un raisonnement parfois compliqué sur Le Démon de la perversité. Mais nous comprenons que ces préliminaires abscons étaient nécessaires :

« Si je vous en ai dit aussi long, c’était pour répondre en quelque sorte à votre question, – pour vous expliquer pourquoi je suis ici, – pour avoir à vous montrer un semblant de cause quelconque qui motive ces fers que je porte et cette cellule de condamné que j’habite. Si je n’avais pas été si prolixe, ou vous ne m’auriez pas du tout compris, ou, comme la foule, vous m’auriez cru fou. Maintenant vous percevrez facilement que je suis une des victimes innombrables du démon de la perversité. »

On ne sait pas auparavant que le narrateur n’est pas un métaphysicien, mais un condamné à mort qui purge sa peine, parce que ce démon, mal étudié, l’a poussé à avouer son crime.

L’Homme des foules est un vieillard mystérieux qui ne peut vivre que parmi les autres, mais sans contact avec eux : nous le suivons, avec l’auteur, une nuit, et quand le jour arrive, nous ne savons toujours rien sur lui. Le grand art de Poe est de maintenir notre curiosité éveillée sans la satisfaire, mais les descriptions des diverses foules de Londres sont très pittoresques :

« Il y avait bon nombre de ces individus d’une apparence brillante que je reconnus facilement pour appartenir à la race des filous de la haute pègre dont toutes les grandes villes sont infestées. J’étudiai très curieusement cette espèce de gentry, et je trouvai difficile de comprendre comment ils pouvaient être pris pour des gentlemen par les gentlemen eux-mêmes. L’exagération de leurs manchettes, avec un air de franchise excessive, devait les trahir du premier coup. »

Traduction : Charles Baudelaire (1821-1867).

Le Démon de la perversité.

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POE, Edgar Allan – Un homme usé

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Contes


Le général Winfield Scott, qui inspira le personnage de John A.B.C. Smith à Edgar Poe

Edgar Poe ne se moquerait-il pas un tantinet de nous dans cette présentation loufoque du géneral John A. B. C. Smith qui lutta contre les Bugaboos et les Kickapoos ? Impossible d’en dire plus si l’on veut ménager le suspens et ne pas dévoiler le rafistolage, le raccommodage, le rapiéçage, le rabibochage, le requinquage ou si vous préférez le retapage surprenant qui termine ce conte humoristique :
« J’étais parvenu à sonder le mystère qui m’avait si longtemps intrigué. Cela sautait aux yeux. Rien de plus clair. Le général de brigade John A. B. C. était l’homme… était Un homme usé. »

Traduction : William Little Hughes (1822-1887).

Un homme usé.

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POE, Edgar Allan – L’Homme d’affaires

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


Cireur de bottes

Edgar Poe s’amuse à traiter avec L’Homme d’affaires un sujet voisin de La Filouterie considérée comme science exacte.
Le méthodique touche-à-tout « homme d’affaires » se promène en Annonce ambulante pour tailleur, travaille à L’Offusque l’œil, à Assauts et coups, à La Boue comme cireur de bottes), à Éclaboussure de chien, « moud » de l’orgue dans les rues, joue à Poste-farce et enfin élève des chats pour vendre les queues ! Il nous explique avec humour ce qu’il fait et les raisons de ses changements de métiers.

« S’il y a quelque chose que je hais sur terre, c’est le génie. Vos hommes de génie sont tous des ânes bâtés – le plus grand génie n’est que le plus grand âne – et à cette règle il n’y a aucune exception. Ce qu’il y a de certain, c’est que vous ne pouvez pas plus faire d’un génie un homme d’affaires, que tirer de l’argent d’un Juif, ou des muscades d’une pomme de pin. »

Comment il procédait ? :
« Je m’étais posté dans un endroit excellent, un endroit central, et j’avais un cirage et des brosses première qualité. Mon petit chien était tout engraissé, et parfaitement dégourdi.. Voici quel était notre procédé ordinaire : Pompey, après s’être bien roulé dans la boue, s’asseyait sur son derrière à la porte d’une boutique, et attendait qu’il vînt un dandy en bottes éblouissantes. Alors il allait à sa rencontre, et se frottait une ou deux fois à ses Wellingtons. »

Traduction : Félix Rabbe (1840-1900).

L’Homme d’affaires.

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POE, Edgar Allan – Mellonta Tauta

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Contes


Mellonta tauta

Ce conte-fiction d’Edgar Poe fut publié en 1849.
Le narrateur, « encaqué » à bord du ballon l’Alouette, pour au moins un mois, avec deux cents passagers, en avril 2848, écrit quelques lettres à un ami resté sur terre, qu’il intitule en grec Tauta mellonta « Ce qui doit arriver ».

Pour passer le temps il traite de sujets divers : la confection des ballons, le télégraphe, la philosophie (« Quelle absurdité donc, de persister à croire aux axiomes, comme à des bases infaillibles de vérité ! »), la vitesse des ballons comparée à celle des chemins de fer et même des affirmations politiques audacieuses :
« La foudroyante découverte que le suffrage universel n’était que l’occasion de pratiques frauduleuses, au moyen desquelles un nombre désiré de votes pouvait à un moment donné être introduit dans l’urne, sans qu’il y eût moyen de le prévenir ou de le découvrir, par un parti assez déhonté pour ne pas rougir de la fraude. Une légère réflexion sur cette découverte suffit pour en tirer cette conséquence évidente – que la coquinerie doit régner en république – en un mot, qu’un gouvernement républicain ne saurait être qu’un gouvernement de coquins. »
La correspondance s’arrête parce que le ballon entre en collision avec un autre…

Traduction : Félix Rabbe (1840-1900).

Mellonta Tauta.

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POE, Edgar Allan – L’Ensevelissement prématuré

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Contes


L'Ensevelissement prématuré, par Arthur Rackham

« On peut affirmer sans hésitation, qu’il n’y a pas d’événement plus terriblement propre à inspirer le comble de la détresse physique et morale que d’être enterré vivant. »(Poe)

Le narrateur énumère de nombreux cas d’enterrés qu’on croyait morts et ajoute sa propre expérience d’atteint de catalepsie :
« Pendant plusieurs années j’ai été sujet à des attaques de ce mal singulier que les médecins se sont accordés à appeler la catalepsie, à défaut d’un terme plus exact. Quoique les causes tant immédiates que prédisposantes de ce mal, quoique ses diagnostics mêmes soient encore à l’état de mystère, ses caractères apparents sont assez bien connus. [...] Ordinairement le sujet n’échappe à l’ensevelissement prématuré, que grâce à ses amis qui savent qu’il est sujet à la catalepsie, grâce aux soupçons qui sont la suite de cette connaissance, et, par dessus tout, à l’absence sur sa personne de tout symptôme de décomposition. »

Écouter L’Ensevelissement prématuré (1844) n’est pas recommandé les nuits d’insomnie…

Traduction : Félix Rabbe (1840-1900).

L’Ensevelissement prématuré.

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POE, Edgar Allan – La Semaine des trois dimanches

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Contes


La Semaine des trois dimanches

Cette nouvelle fut remarquée par Jules Verne dans son essai Edgar Poe et ses œuvres (1864) :

« Je terminerai cette nomenclature en citant la nouvelle intitulée La Semaine des trois dimanches. Elle est d’un genre moins triste, quoique bizarre. Comment peut-il exister une semaine des trois dimanches ? Parfaitement, pour trois individus, et Poë le démontre. En effet, la terre a vingt-cinq mille milles de circonférence, et tourne sur son axe de l’est à l’ouest en vingt-quatre heures ; c’est une vitesse de mille milles à l’heure environ. Supposons que le premier individu parte de Londres, et fasse mille milles dans l’ouest ; il verra le soleil une heure avant le second individu resté immobile. Au bout de mille autres milles, il le verra deux heures avant ; à la fin de son tour du monde, revenu à son point de départ, il aura juste l’avance d’une journée entière sur le second individu. Que le troisième individu accomplisse le même voyage dans les mêmes conditions, mais en sens inverse, en allant vers l’est, après son tour du monde il sera en retard d’une journée ; qu’arrive-t-il alors aux trois personnages réunis un dimanche au point de départ ? pour le premier, c’était hier dimanche, pour le second, aujourd’hui même, et pour le troisième, c’est demain. Vous le voyez, ceci est une plaisanterie cosmographique dite en termes curieux. »
Grâce à ce problème résolu de décalage horaire, Robert et Catherine ont pu se marier…

Traduction : William Little Hughes (1822-1887).

La Semaine des trois dimanches.

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POE, Edgar Allan – Les Lunettes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Contes


Les Lunettes

« Il a été de mode, autrefois, de tourner en ridicule l’idée de l’amour à première vue ; mais ceux qui pensent, aussi bien que ceux qui sentent vivement, ont toujours cru à l’existence des coups de foudre de la passion. Les découvertes modernes, dans ce qu’on pourrait nommer le magnétisme moral, font même présumer que les affections humaines les plus naturelles, et, par conséquent, les plus vives et les plus vraies, sont celles qu’éveille dans le cœur une sorte de sympathie électrique ; en un mot, les chaînes psychiques les plus brillantes et les plus durables sont celles qu’un premier regard a rivées. »

« L’amour à première vue », peut-être, mais il faut que la vue soit bonne comme le prouve Les Lunettes, où…, mais nous n’en dirons pas plus !

Traduction : William Little Hughes (1822-1887).

Les Lunettes.

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