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VITTE, Emmanuel – Vingt Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 45min | Genre : Poésie


Emmanuel Vitte - Vingt Poèmes

Pierre-Emmanuel Vitte, dit Emmanuel Vitte (1849-1928) est un poète bressan et libraire lyonnais.

La plupart des poèmes enregistrés ici sont issus de son ouvrage Les Voix Profondes paru en 1917, les autres sont issus de parutions dans la revue L’Année des Poètes.

Le philosophe et poète lyonnais Joseph Serre a décrit Emmanuel Vitte comme « un Bressan robuste à la forte carrure, aux épaisses moustaches, aux sourcils broussailleux », ajoutant qu’il était un homme « calme, un peu froid d’’aspect, qui se réserve pour les expansions intérieures ».

Ses recueil de poèmes publiés sont les suivants :

- L’Heure du rêve, 1911.
- Heures tragiques, 1914.
- Selene, poèmes de Fleury Vindry, Antoine Barbier et Emmanuel Vitte, 1916.
- Les Voix profondes, 1917.
- Visions de guerre, 1921. Complément des Voix profondes.

La poésie d’Emmanuel Vitte est pleine de foi et de nature. Elle est dans la grande tradition des poésies rurales, champêtres, forestières, régionalistes, que l’on retrouve chez les poètes des campagnes, aussi grands que méconnus. Mais sa poésie révèle une qualité toute singulière associée à une hauteur rare, qui tranche – mais ne surprend pas – avec l’extrême humilité de l’auteur, et le fait que ses adonnations à l’écriture poétique étaient considérées chez lui comme un simple loisir, une créativité dans les temps de repos, tout à fait périphérique à ses activités professionnelles.

Pour en savoir plus sur l’histoire de la librairie Vitte

Sous Bois (Extrait)

« Mais quelque soit le jour, ô ma forêt aimée,
Et quelle que soit l’heure où je vienne vers toi,
Ta grande paix pénètre en mon âme calmée,
Et ton rêve infini l’emplit de son émoi.

Ta chanson, tour à tour grave, triste ou sereine,
Suit les diapasons de ton cycle éternel ;
Je retrouve, aux accents de ta voix presque humaine,
Les rythmes variés de notre sort mortel.

Comme nous, tu connais les printemps pleins de roses,
Et les étés vermeils et les mornes hivers,
Et les automnes lents dont les métamorphoses
Sèment tant de splendeurs sur tes larges couverts.

Mais plus heureux que nous, tes hôtes séculaires
Sentent leur force croître aux nouvelles saisons,
Et chaque été, malgré l’orage et ses colères,
Les voit se profiler plus haut sur l’horizon.

S’ils ont à soutenir d’aériennes guerres,
Ils savent que toujours un printemps surgira,
Qui viendra rajeunir le sang de leurs artères.
- Mais nous, vêtus de chair, qui nous rajeunira ? »

> Écouter un extrait : Vœu stérile.

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