Livres audio gratuits pour 'Espagne' :


GAUTIER, Théophile – Malaga, le cirque et le théâtre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Voyages


Malaga, les arènes au XIXème siècle

De son voyage, en 1845, au-delà des Pyrénées, Théophile Gautier a rapporté un carnet très riche d’impressions.
Malaga, le cirque et le théâtre a quatre centres d’intérêt :
1. La description minutieuse d’un périple en Andalousie de Grenade à Malaga
« Un voyage en Espagne est encore une entreprise périlleuse et romanesque ; il faut payer de sa personne, avoir du courage, de la patience et de la force ; l’on risque sa peau à chaque pas ; sans compter les privations de tous genres, l’absence des choses les plus indispensables à la vie, le danger de routes vraiment impraticables pour tout autre que des muletiers andalous, une chaleur infernale, un soleil â fendre le crâne, vous avez les factieux, les voleurs et les hôteliers, gens de sac et de corde dont la probité se règle sur le nombre de carabines que vous portez avec vous. »
2. L’assistance à une corrida dans les arènes de Malaga :
« Montés (un célèbre torero), au lieu de s’avancer comme d’habitude au milieu de l’arène, se posa à une vingtaine de pas de la barrière pour avoir un refuge en cas de malheur ; il était fort pâle, et, sans se livrer à aucune de ces gentillesses, coquetteries du courage qui lui ont valu l’admiration de l’Espagne, il déploya la muleta écarlate et appela le taureau, qui ne se fit pas prier pour venir. »
3. Une soirée au théâtre très « espagnole ».
4. Des réflexions profondes sur la littérature espagnole, ancienne et contemporaine.

La fin est la constatation du poète désabusé :
« Il ne faut donc pas trop blâmer la foule qui, en attendant, envahit le cirque et va chercher les émotions où elles se trouvent ; après tout, ce n’est pas la faute du peuple si les théâtres ne sont pas plus attrayans ; tant pis pour nous, poètes, si nous nous laissons vaincre par les gladiateurs. En somme, il est plus sain pour l’esprit et le cœur de voir un homme de courage tuer une bête féroce en face du ciel que d’entendre un histrion sans talent chanter un vaudeville obscène, ou débiter de la littérature frelatée devant une rampe fumeuse. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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CALDERÓN DE LA BARCA, Pedro – La vie est un songe (Journée II, Scène 19)

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 3min | Genre : Théâtre


Pedro Calderón de la Barca

Voici le célèbre monologue de La vie est un songe (La vida es sueño) de Pedro Calderón de la Barca (1600-1681), pièce écrite en 1635.
On peut le comparer à celui encore plus célèbre d’Hamlet, écrit à peine 35 ans plus tôt : To be, or not to be, that is the question… Il y a néanmoins une différence essentielle : Calderón de la Barca est toujours accessible par la raison, alors que Shakespeare trône en un lieu inaccessible à la seule raison : il est au-delà du langage. Il fallait les yeux de Goethe pour voir à l’intérieur de Shakespeare.

N’hésitez pas à écouter la magnifique lecture de la version originale en espagnol par Silvia Veloso.

Traduction : Jean-Joseph-Stanislas-Albert Damas-Hinard (1805-1891).

Illustration : Portrait anonyme de Pedro Calderón de la Barca.

Monologue de Sigismond.

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RUSIÑOL, Santiago – Au temps où j’allais en classe – L’Homme aux chiens

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 54min | Genre : Nouvelles


Une classe en Espagne vers 1900

En ces jours de rentrée scolaire, Au temps où j’allais en classe nous emmène dans une école de quartier à Barcelone à la fin du XIXe ; l’auteur nous raconte avec nostalgie ses souvenirs d’écolier : le tableau noir, « large et si haut que trois élèves pouvaient ensemble y travailler quand on faisait des additions d’épreuve », l’encre fabriquée avec des boules de cyprès, un « jus bleuâtre, à peine visible sur le cahier, mais d’un noir marquant à la figure et tenace aux habits » et surtout cet inoubliable instituteur, ce Monsieur Quim, « homme rigoureux et de férule , [qui] vous promettait beaucoup de coups de règle et vous en donnait fort peu »…

L’Homme aux chiens : la tragique histoire d’un vieux montreur de chiens et ses trois fidèles compagnons.

Ami de Pablo Picasso, Santiago Rusiñol (1861-1931) fut un peintre symboliste et post-impressioniste, ainsi qu’écrivain et dramaturge, en langue catalane. Artiste très prolifique (son œuvre picturale comporte près d’un millier de tableaux et dessins, et ses travaux littéraires s’élèvent à une centaine de titres, poèmes, contes, pièces de théâtre, sans compter les articles qu’il publia dans différents journaux), il est une des figures majeures du Modernisme catalan.

Traduction : Albert Schneeberger (1877-19?).

Licence Creative Commons

Au temps ou j’allais en classe.

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PARDO BAZÁN, Emilia – Premier Amour – La Chevelure de Laure

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 39min | Genre : Nouvelles


Premier Amour

Premier Amour : les premiers émois sensuels d’un adolescent, à la découverte d’un portrait caché dans le tiroir de la tante…

La Chevelure de Laure est le seul trésor de cette belle jeune fille noble mais très pauvre, qui se voit condamnée à le vendre pour pouvoir nourrir sa mère malade…

Traduction : Jacques Porcher (1900).

Licence Creative Commons

Premier Amour.

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DIVERS – Vésuve, Vesuvius, Vesubio (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 34min | Genre : Poésie


Edward Gennys Fanshawe - La baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare

« Et désormais, chargés du seul fardeau des âmes,
Pauvres comme le peuple, humbles comme les femmes,
Ne redoutez plus rien. Votre église est le port ! »
Victor Hugo, Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve (1835)

« Pompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne —
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi. »
Tristan Corbière, Vésuves et Cie (1873)

« Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
Où Naples réfléchit dans une mer d’azur
Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. »
Alphonse de Lamartine, Tristesse (1823)

« L’incendie a gagné les antiques forêts.
Les animaux fuyant dans les sentiers secrets,
Vingt fois pours échapper retournent sur leur trace ;
Par tout la mort en feu les repousse et les chasse. »
René Richard Louis Castel, Le Vésuve en courroux sous ses monts caverneux (1802)

« Aux bords de la mer écumante,
Vois ce mont, de l’Etna rival audacieux,
Qui, géant redouté, de sa tête fumante
Va toucher et noircir les cieux. »
Charles-Julien Lioult de Chênedollé, Le Vésuve (1822)

« Volcanoes be in Sicily
And South America,
I judge from my Geography. »
Emily Dickinson, Volcanoes be in Sicily (189?)

« Salamandra frondosa y bien poblada
te vio la antigüedad, columna ardiente,
¡ oh Vesubio, gigante el más valiente
que al cielo amenazó con diestra osada ! »
Francisco de Quevedo, Salamandra frondosa y bien poblada (S. XVII)

« Este del fuego elementar perene
Ardiente emulación, que en los prodigios
de la naturaleza Rey se nombra. »
Lope de Vega, Este del fuego elementar perene (S. XVII)

« Ici, sur le dos aride de mont formidable, du Vésuve exterminateur, que ne réjouit aucun autre arbre, aucune autre fleur, tu répands autour de toi tes rameaux solitaires, genêt odoriférant, et les déserts te plaisent. »
Giacomo Leopardi, Le Genêt, ou La Fleur du désert (1837, Traduction : François-Alphonse Aulard, (1849-1928))

Illustration : Edward Gennys Fanshawe (1814-1906), La Baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare.

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BLASCO IBÁÑEZ, Vicente – Le Second Mariage du père Sento – La Cencerrada

Donneuse de voix : Cocotte & | Durée : 1h 50min | Genre : Contes


Antonio Fillol Granell - La Novia

« Les habitants de Benismulin furent stupéfaits de la nouvelle.
Le père Sento se mariait, lui, un des notables du village, le plus important contribuable du district. Et la fiancée, c’était la belle Marieta, fille d’un charretier, ayant pour toute dot sa frimousse brune, son sourire aux gracieuses fossettes, ses immenses yeux noirs, qui semblaient dormir sous les longues paupières, entre deux torsades de cheveux, drus et brillants, qui lui couvraient les tempes.
Plus d’une semaine, cette nouvelle mit en émoi la tranquille bourgade, qui, dans son vaste horizon de vignes et d’oliviers, dressait ses toits sombres, ses murs d’une blancheur éblouissante, son campanile au bonnet de tuiles vertes et sa haute tour mauresque carrée et rouge, dont la couronne de créneaux, rompus ou ébréchés, se détachait sur le bleu du ciel. »

Traduction : Félix Ménétrier (1866-1922).

Illustration : Antonio Fillol Granell (1870-1930), La Novia.

NB : Le titre español La Cencerrada, qu’on pourrait traduire par charivari, fait référence au tapage qu’on avait coutume de faire, avec des sonnailles (cencerros), des cornes et autres objets, afin de troubler la première nuit des deuxièmes noces d’un veuf.

> Écouter un extrait : Le Second Mariage du père Sento.

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BLASCO IBÁÑEZ, Vicente – Un gentilhomme – Compasión

Donneuse de voix : Cocotte & | Durée : 39min | Genre : Contes


Vicente Blasco Ibanez - Un gentilhomme

« À dix heures du soir, le comte de Sagreda arriva à son cercle, boulevard des Capucines. Les garçons accourus s’empressèrent de lui prendre sa canne, son huit-reflets, sa somptueuse fourrure, qui, en quittant ses épaules, laissa voir le plastron d’une blancheur immaculée, le gardénia fixé à la boutonnière, l’impeccable uniforme, blanc et noir, d’un luxe discret, du gentleman qui vient de dîner.
La nouvelle de sa ruine avait circulé déjà. Il avait fastueusement gaspillé sa fortune, qui, quinze ans auparavant, avait fait sensation à Paris, et maintenant était épuisée. [...] »

Traduction : F. Ménétrier (1867-1928).

Un gentilhomme.

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GARCIA LORCA, Federico – Mort d’Antonito el Camborio (Poème)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3min | Genre : Poésie


Federico Garcia Lorca - Mort d Antonito el Camborio

Il y a quelques mois, Veloso a proposé une lecture très émouvante d’un poème de Federico Garcia Lorca : Muerte de Antonito el Camborio.

Voici la traduction en français pour les non-hispanophones, qui pourront apprécier encore plus la version en espagnol, avec sa musicalité qui lui donne toute sa dimension.

C’est l’un des plus beaux poèmes de Lorca, qui a une portée universelle. Il dénonce l’intolérance vis-à-vis de ceux qui sont différents.

C’est aussi un poème tragique, de courage, de violence, d’amour et de mort.

Traduction anonyme publiée dans la revue Arts et Idées (Décembre 1937).

Romancero gitan, Mort d’Antonito el Camborio.

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