Livres audio gratuits pour 'Gauthier Manesse' :


KANT, Emmanuel – Critique du jugement esthétique

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 7h 26min | Genre : Philosophie


Emmanuel Kant

La « critique de la faculté de juger esthétique » est la première partie de la Critique de la faculté de juger, ou Critique du jugement, de Kant. Il y analyse le beau et le sublime, à la fois dans la nature et dans les arts. La satisfaction relative au beau est distinguée de deux autres formes de satisfaction : celle liée à « l’agréable » et celle liée au « bien ». La satisfaction liée à l’agréable est purement sensible et personnelle. Par exemple j’aime bien ce vin, mais si vous ne l’aimez pas, je comprends et cela me semble normal que nous ayons des goûts différents. « Des goûts et des couleurs, on ne discute pas ». Le satisfaction liée à ce qui est bien par contre (par exemple la satisfaction de voir quelqu’un porter secours à quelqu’un d’autre) est intellectuelle et on peut la présupposer aussi chez les autres. Quant au plaisir lié au beau, il est assez ambigu car il se situe entre les deux : il passe par la sensibilité, mais en qualifiant quelque chose de « beau » on s’attend à ce que les autres soient d’accord ; le jugement de goût a une prétention à l’universalité. D’ailleurs, de fait nous discutons et argumentons avec les autres quand ils ne sont pas d’accord avec nos jugements de goût. Kant se demande entre autres si cette prétention à l’universalité est justifiée.

Traduction : Jules Barni (1818-1878).

> Écouter un extrait : 02. Analytique du beau.

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PLOTIN – Du Beau

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 40min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 1, Livre 6. Traité 1 sur le beau

Plotin part de l’expérience de la beauté, de son importance et de son caractère multiforme (beauté dans la nature, dans les arts, beauté morale…) et se demande comment les expliquer. Après avoir montré l’insuffisance de la théorie stoïcienne, selon laquelle la beauté est une question de « proportions des parties », Plotin livre sa propre interprétation, qui consiste à dire que le sentiment du beau nous rattache à ce qu’il a identifié comme étant le « principe de toute chose », à savoir l’Un, le Bien. « La beauté est quelque chose qui est sensible au premier aspect, que l’âme reconnaît comme intime et sympathique à sa propre essence, qu’elle accueille et s’assimile. Mais, qu’elle rencontre un objet difforme, elle recule, le répudie et le repousse comme étranger et antipathique à sa propre nature. C’est que, l’âme étant telle qu’elle est, c’est-à-dire d’une essence supérieure à tous les autres êtres, quand elle aperçoit un objet qui a de l’affinité avec sa nature ou qui seulement en porte quelque trace, elle se réjouit, elle est transportée, elle rapproche cet objet de sa propre nature, elle pense à elle-même et à son essence intime. »

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Beau.

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DESCARTES, René – Principes de la philosophie (Sélection)

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 4h | Genre : Philosophie


Rene Descartes

Les Principes de la philosophie se composent de quatre parties. Dans la première partie, portant sur « les principes de la connaissance humaine », Descartes commence par reprendre le doute méthodique qui a déjà été exposé dans les Méditations métaphysiques. Il en vient à l’idée que la première connaissance certaine est « je pense donc je suis », et définit la pensée comme « tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons immédiatement par nous-mêmes », ce qui est historiquement la première grande définition de la conscience. Il insiste ensuite sur les capacités et les infirmités de la raison humaine. Notre pensée est « finie », ce qui implique que nous ne pourrons jamais comprendre l’infini, par exemple nous ne pourrons jamais comprendre que l’univers n’ait pas de limites. Nous ne pouvons pas non plus comprendre dans quel but Dieu a créé le monde. Descartes insiste encore sur la possibilité que nous avons de ne jamais tomber dans l’erreur, si nous nous retenons volontairement de juger des choses que nous ne connaissons pas de manière claire et distincte. Il remarque également que les humains font l’expérience de leur liberté, et que cette liberté les rend responsables, contrairement aux autres choses existantes. À la fin du livre 1 il expose les principales causes des préjugés des hommes, et insiste sur les préjugés issus de l’enfance. Dans la deuxième partie, Descartes étudie les principes des choses matérielles. Il propose de rompre avec l’étude aristotélicienne du monde, fondée sur la considération de « formes substantielles », et soutient qu’il faut étudier le monde de façon purement mécaniste. Il propose aussi à cette occasion la première exposition claire du principe d’inertie. Dans les parties 3 et 4, il applique ces principes à l’étude des cieux et de la Terre, en accordant toujours une attention particulière à la méthode qu’il faut employer pour user au mieux de la raison.

Traduction : Claude Picot, dit l’abbé Picot (1614-1668). La traduction a été revue par Descartes.

> Écouter un extrait : 01. Lettre-préface.

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PLOTIN – De la liberté et de la volonté de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 1h 27min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, livre 8. Traité 39.

Plotin étudie d’abord la liberté humaine, conçue comme une capacité de faire ou ne pas faire quelque chose, sans contrainte. « Ce qui dépend de nous est ce qui relève uniquement de notre volonté, ce qui a lieu ou n’a pas lieu selon que nous le voulons. » Se pose alors la question de savoir si, suivre sa nature, c’est encore être libre.
Une fois traitée cette question de la liberté humaine, Plotin aborde le domaine de la théologie, et se demande si Dieu (c’est-à-dire l’Un) est libre. La question de la liberté se confond alors avec l’idée que Dieu est en quelque sorte « cause de lui-même », qu’il s’est créé lui-même. En effet, qu’est-ce qui a existé en premier ? À cette question métaphysique, Plotin répond qu’il s’agit d’une réalité incompréhensible, qui est au-delà de la raison, mais dont on peut savoir qu’elle est parfaitement une et qu’elle s’identifie au Bien. Cependant comment a-t-elle fait pour se créer elle-même ? Il y a une contradiction dans l’idée même que quelque chose ait existé en premier : « Mais, nous objectera-t-on, il résulte de ce que vous dites que Dieu a existé avant d’avoir existé ; car, s’il s’est fait lui-même, d’un côté en tant que c’est lui-même qu’il a fait, il n’existait pas encore, et, d’un autre côté, en tant que c’est lui qui a fait, il existait déjà avant lui-même ». Cette capacité du premier principe à décider de lui-même est donc ici abordée comme une forme supérieure de liberté.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

De la liberté et de la volonté de l’Un.

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PLOTIN – Du Bien et de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 53min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, Livre 9.

Le traité sur le Bien et sur l’Un est chronologiquement le premier grand traité dans lequel Plotin expose sa métaphysique. Comme beaucoup de philosophes avant lui, il soutient que le monde dans lequel nous vivons a été formé par un être divin intelligent. Mais Plotin se démarque en affirmant très clairement que cet être intelligent n’est pas le premier principe de toute chose, et qu’il provient lui-même d’autre chose. En effet cet être intelligent est nécessairement multiple, et à la source de toute chose, il faut au contraire un principe qui soit parfaitement un, qui ne renferme aucune multiplicité. Plotin admet finalement trois principes divins : d’abord l’Un, ineffable, qui dépasse la raison, puis l’Intellect, qui émane de l’Un, et enfin l’Âme (du monde) qui organise le monde sensible.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Bien et de l’Un.

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PLATON – Hippias mineur

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 50min | Genre : Philosophie


Platon

Ce dialogue aborde les questions de l’injustice, de la malhonnêteté, et de leur caractère volontaire ou involontaire. Quand Achille se contredit dans L’Iliade, il le fait apparemment involontairement, sans avoir l’intention de tromper ses interlocuteurs, mais plutôt par simplicité d’esprit. Faut-il dire qu’il est inférieur à ceux qui, comme Ulysse, trompent volontairement les autres ? D’un côté, celui qui agit injustement sans le vouloir semble moralement meilleur que celui qui décide d’agir injustement, et d’ailleurs on le blâme moins et on le punit moins sévèrement dans les tribunaux. D’un autre côté, celui qui agit injustement volontairement, l’homme rusé et trompeur, semble être le meilleur, car il semble plus intelligent et plus savant, puisqu’il sait parfaitement ce qu’il est en train de faire, et qu’il pourrait tout aussi bien choisir l’attitude opposée. Socrate hésite entre ces deux thèses et ne parvient pas à trancher la question.

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

Hippias mineur.

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