Livres audio gratuits pour 'Henri Roorda van Eysinga' :


ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini (Troisième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Jean Veber - Les Parisiens tirant le Diable par la queue (détail)

Sept nouvelles pilules anti-stress, avec la même posologie que celle de la deuxième sélection de On ne badine pas avec l’infini de l’humoriste suisse Henri Roorda van Eysinga (Bruxelles, 1870-Lausanne, 1925).

La Queue du Diable
« J’ai assisté récemment, en qualité de journaliste, au congrès international des C.Q.T.L.D.P.L.Q. Ah ! la belle assemblée ! On fit l’appel ; et je constatai ainsi que le nombre des congressistes était supérieur à cinq cent trente six millions. (Un peu fatigué, je me dispensai de compter les derniers.) Tous Ceux Qui Tirent Le Diable Par La Queue avaient tenu à venir.
Ils avaient lâché la queue du Diable. Celle-ci traînait sur le plancher… »

Illustration : Jean Veber, Les Parisiens tirant le Diable par la queue.

> Écouter un extrait : Le piéton a-t-il droit à la vie?.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Une roulotte automobile en 1912

Posologie : lire chaque jour de la semaine, au réveil, un des sept articles suisses que trouvaient au petit-déjeuner les abonnés de La Tribune de Lausanne ou de La Gazette de Genève dans les années 1917-1925, deuxième sélection d’articles recueillis dans On ne badine pas avec l’infini d’Henri Roorda.
Aucune contre-indication. Conseillé aux esprits chagrins.

« Tu te plains de la monotonie de ton existence. Mais n’est-ce pas agréable d’accomplir avec aisance, machinalement, le travail auquel on est habitué depuis longtemps ? Si tu devais, tout à coup, exercer une profession nouvelle, tu serais bien embarrassé.
Tiens-tu tant que ça à rencontrer des obstacles sur ton chemin ? Assis de huit heures à midi devant tes registres, tu peux rêvasser à ton aise. Tu n’es pas pressé. Dans ton bureau, tu ne t’exposes pas à être renversé par le bicycliste sournois et silencieux. Tu es loin de tes enfants qu’il faut toujours gronder et tu n’entends pas les reproches justifiés de ta femme. Dans un mois, tu devras soutenir un dialogue difficile avec un créancier. Mais pourquoi y penser déjà ? Tu auras peut-être la chance de mourir avant. Ton défaut grave, c’est de ne pas savoir goûter la douceur de la minute présente.
Il y a, dans notre monde médiocre, beaucoup de choses qui vont très bien. En dépit des intempéries et des cataclysmes, en dépit de la bêtise et de la paresse des hommes, en dépit de tous les accidents, nous jouissons toujours d’un peu de sécurité. Chaque jour, on trouve du pain frais dans les boulangeries et de la viande dans les boucheries. Et toi, fonctionnaire amer, tu es sûr de toucher ton traitement à la fin de chaque mois. Voyons : admire un instant ces arbres et ce ciel lumineux. Et tâche de sourire.
La plupart des hommes et des femmes sont dépourvus de beauté ; mais ça ne les empêche pas de se marier et d’échanger parfois des paroles affectueuses. D’ailleurs, le plus souvent, on est laid sans le savoir. Et si le nombre des êtres très intelligents est minime, cela n’a aucune importance. Que dis-je ! Il est peut-être heureux que ce nombre ne soit pas grand. »

> Écouter un extrait : Automobilisme et liberté.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Les Lettres de l'alphabet

Le Français Alphonse Allais (1854-1905) et le Suisse Henri Roorda (1870-1925) ont pratiqué le même humour, sur les mêmes sujets, souvent joué avec les mêmes calembours, fustigé leur époque avec la même insolence et le même bonheur. L’Hindou se tend, est-ce d’Allais ou de Roorda ?
Déjà sont sur le site des sélections de Le Roseau pensotant (sélection 1, sélection 2), l’intégralité de Le pédagogue n’aime pas les enfants, de Le Rire et les rieurs et de À prendre ou à laisser de Henri Roorda Van Eysinga.

On ne badine pas avec l’infini est un recueil de 77 courts articles, en grande partie, de La Tribune de Genève ou de La Tribune de Lausanne où nous avons cueilli au hasard une dizaine… pour vous donner envie d’en connaître davantage.

« Si l’on s’en tenait aux nouvelles que les feuilles publiques lancent chaque matin dans la circulation, on devrait croire que le monde est dans un état d’effroyable désordre et que l’humanité va bientôt sombrer dans la démence. Le journaliste ne nous parle des trains que lorsqu’ils déraillent. Il ne s’intéresse qu’aux piétons qui se font écraser par des automobiles. Contre les autres (qui sont pourtant plus intelligents), il fait la conspiration du silence. C’est seulement lorsqu’un village est détruit par un incendie ou par une avalanche qu’on nous révèle son existence. Je connais de très honnêtes gens dont le journal n’a jamais publié le portrait : pour le faire, il attend que ces êtres bons et vertueux aient commis un crime atroce ou qu’ils se soient livrés au commerce clandestin de la cocaïne. Enfin, pour nous donner de la vie une idée juste, on attire sans cesse notre attention sur les gouvernements renversés, les peuples révoltés, les grévistes syndiqués, les boxeurs tuméfiés et les tremblements de terre.
Eh bien, je dis qu’on nous trompe. Il règne dans l’univers un ordre admirable… etc »

> Écouter un extrait : Agissons !.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – Le Roseau pensotant (Deuxieme Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Henri Roorda, professeur de mathématiques

Une dizaine de nouvelles humoristiques de Le Roseau pensotant (1923) s’ajoutent à notre première sélection.

Le professeur de mathématiques Henri Roorda (Belge émigré en Suisse) nous offre des monologues courts et drôles où s’exprime avec un humour très moderne sa philosophie de la vie quotidienne souvent très libertaire.

« Ce qui occupe presque toute la place dans une vie humaine, ce sont les besognes quotidiennes et monotones, ce sont les heures où l’on attend, ces heures où rien n’arrive. L’homme normal est celui qui sait végéter »,  dit-il, mais « pessimisme joyeux » est une excellente étiquette pour caractériser l’essentiel de son œuvre. Les raisons du suicide de ce pessimiste joyeux sont lisibles dans Mon suicide : il explique son geste, qu’il accomplit en toute lucidité. Sous le désenchantement d’un homme dépité perce pourtant un immense amour de la vie. Mais, écrit Roorda, à celui qui « n’a aucun goût pour les travaux forcés, il reste une ressource : c’est de s’en aller ».

« Aujourd’hui, on n’apprécie que ce qui a manifestement une valeur sociale. Désormais, les êtres d’élite pourront se dispenser de s’imposer de grandes privations, car des millions d’individus médiocres s’en imposeront de très petites. Les professionnels de la philanthropie l’ont reconnu il y a plus de chaleur utilisable dans les âmes tièdes de dix mille lampistes que dans l’âme ardente d’un héros. » (La Manière moderne)

« Des citadins innombrables se livrent sans défense à un barbier armé d’un rasoir bien aiguisé. Ils ont raison ; car il est rare que, dans les salons de coiffure, un bout d’oreille tombe sur le plancher, devant le chien qui l’attendait. » (La Confiance)

« Théoriquement, on doit mourir à cent trente-trois ans et un tiers. Mais, pour cela, bien entendu, il ne faut pas vivre comme une brute inconsciente. Le mot n’est pas trop fort : nous vivons comme des brutes. » (Le Longévitiste)

> Écouter un extrait : À la recherche de mon moi.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – Le Roseau pensotant (Première Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Parapluies

Voici le quatrième enregistrement d’Henri Roorda (1870-1926), né à Bruxelles et ayant vécu en Suisse.
Le Roseau pensotant (1923) compte une quarantaine de textes humoristiques dont nous lisons les dix premiers écrits dans une langue caustique et acerbe.
Quand on lit certains de ces récits (pour ne pas dire tous), on y voit le reflet très fidèle de notre temps où nous sommes sans arrêt sollicités comme consommateurs et notre désir de de posséder toujours plus.

Un exemple de dérision sur un autre sujet :
« Nous pousserions des cris d’horreur si nous apprenions que, dans les États scientifiquement organisés du vingt et unième siècle, chaque citoyen devra épouser le « numéro » correspondant à son billet de loterie. Nous nous représentons les désespoirs affreux qui éclateraient au moment de la confrontation. Il y aurait aussi beaucoup de résignés. Mais toutes les surprises du mariage ne seraient pas désagréables. Et, en somme, dans des millions de ménages, après vingt ans de vie commune, les conversations seraient ce qu’elles sont aujourd’hui, sous le régime du libre choix. »

La lecture désopilante de ces billets nous fait penser, mais surtout « pensoter » en riant ou l’inverse !

> Écouter un extrait : Préface.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – Le Rire et les rieurs

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Henri Roorda

Pédagogue, mathématicien, pamphlétaire et humoriste, Balthasar Henri Roorda (1870-1926), né à Bruxelles, vivait en Suisse au bord du lac Léman. Il a commencé à publier sous les auspices d’Élisée Reclus et d’Alphonse Allais et presque tous ses écrits fantaisistes sont colorés d’humour noir. Il aime beaucoup l’expression de « pessimisme joyeux ».

Dans Le Rire et les Rieurs (suivi de Mon suicide) (1925), il essaye, après beaucoup d’autres auteurs, de « comprendre » le rire :
« Il ne sera pas facile d’indiquer, en peu de mots, les conditions nécessaires et suffisantes pour qu’un être humain se mette à rire, ou à sourire. Des hommes célèbres : Kant, Schopenhauer, Herbert Spencer, Bergson, et d’autres encore, ont essayé de résoudre ce problème».
Il oublie de mentionner Baudelaire.

Il se plaît à montrer les insuffisances ou les erreurs de chaque théorie :
« Disons deux mots du philosophe Schopenhauer. Celui-là, pour illustrer sa théorie, nous donne un exemple bien ahurissant. »
« À la longue, l’effort d’attention qu’il faut faire pour comprendre les explications des philosophes devient fatigant. Quand on écoute les théoriciens du rire, on ne rit plus. »
« Bergson se trompe lorsqu’il croit que nous devons toujours voir quelque chose de risible dans la répétition automatique des paroles et des gestes chez un être humain. »

Le chapitre consacré aux rieurs est original et part d’une constatation que les « métaphysiciens » n’envisagent pas : « Le comique d’une chose dépend moins de ses caractères spécifiques que de la nature du sujet qui rit. Ce qui fait rire les uns ne fait pas rire les autres. »

Le Rire et les Rieurs.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – Le pédagogue n’aime pas les enfants

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 54min | Genre : Essais


École primaire

Dans cet essai de 1917, Roorda présente un état des lieux de l’enseignement qui résonne d’une façon très moderne.
Avec son ironie mordante, il présente les méthodes employées et leurs conséquences. Puis il propose des moyens d’améliorer la manière d’enseigner dans l’intérêt des enfants.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – À prendre ou à laisser

Donneuse de voix : Domi | Durée : 7h 13min | Genre : Société


Henri Roorda

Henri Roorda (1870-1925), pédagogue, professeur de mathématiques lausanois, est aussi humoriste, pamphlétaire connu sous le nom de Baltasar.
À prendre ou à laisser, publié en 1919 est un recueil de 73 petites chroniques humoristiques, caustiques mais sans méchanceté publiées dans les journaux La Tribune et La Gazette dans lesquelles il décortique nos gestes les plus anodins et où l’absurde le dispute au politiquement incorrect.
Ces petits textes laissent transparaître l’humour et le pessimisme joyeux de Roorda, témoin effaré de la Grande Guerre qui veut remettre de l’humanité dans l’homme. (Biliothèque Numérique Romande)

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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