Livres audio gratuits pour 'Inde' :


YUGADHARA – Chant épique

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 15min | Genre : Contemporains


Ajanta Padmapani

Fragment épique de Yugadhara (1962-1988), poète mystique indien, traduit de l’hindi par Madhabi Maharaj et moi-même. Le texte est court et inachevé, l’auteur étant décédé prématurément dans un accident de la circulation. Je pense, néanmoins, malgré sa brièveté et son caractère inachevé, que ce texte mérite d’être découvert.

Difficile à analyser, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, il semble tirer son influence aussi bien de l’Iliade que de la Bhagavad-Gītā.

Quel était au juste le projet de l’auteur ? Quelle suite comptait-il donner à ce fragment ? Je serais bien vaniteux si je prétendais connaître la réponse. J’avouerai donc que je ne sais vraiment pas l’orientation que l’auteur souhaitait donner à son œuvre. On sent néanmoins une remontée vers le langage, comme si le véritable sujet du poème était le langage. Mais tout cela n’est qu’une impression.

Je vous laisse le découvrir…

Quelques extraits :

« Quand on voit dans le nid, une coquille qui se brise, c’est pour un oiseau la vie qui commence. Mais quand c’est le verbe qui bouge, qu’on le sent, qu’il est là, alors soudain, pareillement c’est l’éclosion. L’œuf de la langue se brise, et les ailes de la pensée, dans un élan sublime, aussitôt vers les cieux majestueusement se déploient… »

« Le chien à visage d’homme se reprend : « Oh ! mais quelle étrange métamorphose ai-je donc subi ? Je me sens si calme maintenant. Une force tranquille est en moi, qui me berce. Tel je me revois : mes pensées se cognent sans bruit contre les murs où je les lance, comme si la pensée était toujours impure, comme si la pensée n’avait pas le pouvoir de se cristalliser, comme si elle passait par le feu pour atteindre le cristal de l’Écriture… »»

Traduction : Madhabi Maharaj et Ahikar.

Avec l’aimable autorisation des parents de l’auteur.

Illustration : Le beau bodhisattva Padmapani (Ajanta, Ve-VIe siècle).

Le Chien rouge, chant épique.

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TAGORE, Rabindranath – La Muette

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


Rabindranath Tagore, à Paris, dans les jardins Albert Kahn

Cette nouvelle de Rabindranath Tagore (1861-1941), récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1913, traduite de l’anglais par Gabriel Mourey (1865-1943) et publiée en 1914 dans le supplément littéraire du Figaro, nous conte avec des mots simples et des images poignantes le destin d’une jeune fille muette dans le Bengale de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Nous aimerions que cette histoire, ô combien émouvante et criante de vérité, appartienne uniquement au passé, mais malheureusement, je crains fort qu’il n’en soit rien.

Illustration : Rabindranath Tagore, à Paris, dans les jardins Albert Kahn.

La Muette.

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BESCHI, Costantino Giuseppe – Aventures du gourou Paramarta, contes indiens

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 2h 26min | Genre : Contes


Inde

Huit contes indiens, mais qui pourraient être de toute autre origine, tant la sottise est universelle ! Ici elle est très drôle !

Costantino Giuseppe Beschi, connu également sous son nom tamoul de Viramamunivar (Italie, 1680- Inde, 1747), est un prêtre jésuite italien, missionnaire en Inde du Sud. Ayant acquis une grande maîtrise de la langue tamoule, et ses écrits étant populaires, il est parfois considéré comme le père de la littérature tamoule moderne. (Source : Wikipédia).

Traduction : Jean-Antoine Dubois (1765-1848).

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ANONYME – Les Aventures du gourou Paramarta : Le Passage de la rivière

Donneuse de voix : Karine | Durée : 20min | Genre : Contes


Bhagavad Gita

Extrait d’un recueil de contes indiens, Le Passage de la rivière nous raconte comment le gourou Paramarta et ses cinq disciples traversèrent un jour avec grand mal une rivière.

Traduction : Jean-Antoine Dubois (1765-1848).

Le Passage de la rivière.

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PAÑCATANTRA – La Guerre des corbeaux et des hiboux – La Perte du bien acquis

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 4h 30min | Genre : Contes


Pancatantra

Sans le Pañcatantra, aurions-nous La Fontaine qui avouait dans la préface de son second recueil tenir une grande partie de ses fables d’un sage indien ?

Le Pañcatantra se présente comme une instruction à l’usage des princes, un art de gouverner, où tout un bestiaire parlant à comportement humain nous fera vivre la désunion des amis (Livre I), l’acquisition des amis (Livre II), la guerre des corbeaux et des hiboux (livre III), la perte du bien acquis (livre IV) et la conduite inconsidérée (livre V).

Pour la datation, Louis Renou remonte jusqu’aux débuts de l’ère chrétienne. Pour ma part, je remonterais encore plus haut, puisque je le daterais fin IVe, début IIIe siècle avant notre ère.

Dans l’ordre des grandes créations surgies de l’Inde, il vient juste après les deux grandes épopées, Mahābhārata et Rāmāyaṇa (IVe siècle avant notre ère), mais avant la Jātaka-mālā d’Aśvaghoṣa (IIe siècle de notre ère) ou la Bṛhatkathā de Gunadhya (IIIe siècle de notre ère).

Je vous propose ici la lecture du livre III, ainsi que celle du livre IV dans la très belle traduction d’Édouard Lancereau (1819-1895). Pour ceux que cela intéresse, j’ai joint à cette lecture une étude réalisée en 2010 où j’explique notamment pourquoi – à mon avis – le Pañcatantra a été écrit par Cāṇakya (~350, ~ 283 av. J.-C.) fin IV, début IIIe siècle avant notre ère (cf. La Pseudépigraphie chez les Indiens).

À l’attention des auditeurs, je préciserai encore que l’écoute n’est pas aussi aisée que pour les Fables de La Fontaine, qu’il s’agit d’une œuvre indienne qui a plus de deux millénaires, et que les fables sont imbriquées les unes dans les autres. Mais leur contenu est d’une richesse inépuisable, et comme me le disait un jour un de mes amis alpinistes : « Plus la montagne est haute, plus la victoire est grande ! »

Pour terminer je citerai Louis Renou qui nous rappelle dans son introduction que le Pañcatantra a donné naissance à plus de deux cents traductions dans les langues les plus diverses d’Europe et d’Asie, et qu’après la Bible aucun ouvrage sorti de la main des hommes n’a connu pareil essor.

Je vous souhaite à tous une très bonne écoute.

Vous pouvez écouter si vous le désirez Le singe et le crocodile en sanskrit (en français vous le trouverez au tout début du Livre IV.)

Illustration : Manuscrit syrien de 1354. Le lièvre Lambakarna montrant le disque de la lune au roi des éléphants Tchatourdanta.

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SOMADEVA – L’Histoire romanesque d’Udayana, roi de Vatsa

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 18min | Genre : Contes


SOMADEVA

L’Histoire romanesque d’Udayana, roi de Vatsa est un extrait du Kathāsaritsāgara de Somadeva (Océan qui reçoit les rivières des contes) écrit au Cachemire entre 1063 et 1082.

Mais le véritable auteur est Gunadhya qui vécut au IIIe siècle de notre ère, et écrivit la Bṛhatkathā (La Grande Histoire) en paiçâcî. Son œuvre est perdue, mais elle reste pour les Indiens le premier et le plus célèbre des grands romans de l’Inde.

Somadeva n’est qu’un adaptateur ; il le proclame lui-même et s’en fait gloire.
La popularité de Gunadhya fut immense : au Népal, il est au rang des saints. La légende rejoint le personnage. Comme pour Dante qui passait pour être descendu aux Enfers comme son héros, Gunadhya passe pour être un génie céleste déchu, retombé dans la condition humaine, comme les personnages de la Bṛhatkathā.

Extrait : « Son époux ne se lassait point de la contempler. Elle lui confia qu’elle avait une envie, le priant de la contenter : c’était de se baigner dans un étang qu’on aurait rempli de sang. Le roi, voulant satisfaire à son désir, sans enfreindre la morale, fit emplir un bassin d’une solution de laque et autres matières colorantes : cela ressemblait à un lac de sang. La reine s’y baignant, se trouva enduite de laque rouge. Soudain, un oiseau de la race de Garuda fond sur elle et l’enlève, pensant qu’elle fût un quartier de chair. »

Traduction : Félix Lacôte (1873-1925).

Ouvrage de référence : Essai sur Gunadhya et la Bṛhatkathā de Félix Lacôte (1908).
Illustration : aquarelle sur papier du 16ème siècle représentant une scène du Kathāsaritsāgara (source : Wikipédia).

L’Histoire romanesque d’Udayana, roi de Vatsa.

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ANONYME – Le Dhammapada

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 1h 32min | Genre : Religion


buddha

Le Dhammapada, signifiant « Les vers du Dharma », est un des textes bouddhistes plus anciens qui soient conservés de nos jours. Écrit originellement en pali, les vers du Dhammapada sont courts, percutants et riches en enseignements. Recueil populaire par excellence, il est attribué à Bouddha.

« Celui qui connaît ses anciens domiciles, dont la vue embrasse le ciel et l’enfer, qui a atteint le terme des renaissances, qui est arrivé dans la solitude à la Science Parfaite, celui qui, en toutes choses, est arrivé à la Perfection, — celui-là, je le dis un Brahmane. »

Traduction : Fernand Hu (1878).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PAVIE, Théodore – Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Voyages


Charmeur de serpents

A vingt-cinq ans, Théodore Pavie (1811-1896) possédait au moins neuf langues dont l’allemand, l’hébreu, l’arabe, l’hindoustani, le chinois, le mandchou. De ses séjours en Amérique, au Moyen-Orient, en Inde, à l’Île de la Réunion… il rapporta des carnets de dessins inédits et la matière d’une cinquantaine d’articles parus dans la Revue des deux mondes où figure en 1840 Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

« L’un des joueurs de tambourins, grand garçon d’une belle taille, se laissa attacher les pieds, lier les mains derrière le cou, et enfermer dans un filet à poissons bien serré par une douzaine de nœuds. Dans cet état, après l’avoir promené autour du cercle des spectateurs, on le conduisit près d’un panier de deux pieds de haut sur quatorze pouces de large. [...] Il enleva le patient, toujours incarcéré dans son filet, et le plaça au fond du panier, en rabattant le couvercle sur sa tête ; il s’en fallait de plus de trois pieds que les bords se joignissent. On jeta un manteau sur le tout. »

L’évasion du prisonnier enchaîné de la malle cadenassée et transpercée de poignards n’a guère changé…

Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

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