Livres audio gratuits pour 'Irlande' :


HEARN, Lafcadio – Youma

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 4h 4min | Genre : Romans


Jacques Amans - Créole au turban rouge

Youma (1890) raconte le tragique destin d’une da, esclave martiniquaise qu’on destinait aux soins des jeunes enfants, qui devra choisir, alors qu’un vent d’émancipation venu de la France républicaine de 1848 souffle sur la Martinique, entre son dévouement pour la fillette dont elle a la charge et la promesse de liberté que lui offre l’homme qu’elle aime… Au delà de l’histoire romantique de Youma, ce court roman, hommage à la beauté des paysages martiniquais, pose également la douloureuse question de la reconstruction d’une société après l’abolition de l’esclavage : comment éviter que la haine et la violence ne séparent les hommes de façon irrémédiable ?

Né dans l’île ionienne de Leucade (Lefkada), fils d’un officier irlandais et d’une aristocrate grecque, Patrick Lafcadio Hearn (1850-1904) émigra très tôt aux États-Unis où il travailla comme reporter. Il défraya la chronique de Cincinatti en épousant une Noire (dont il divorcera quelques annés plus tard), alors que les mariages mixtes sont interdits, ce qui lui coûta sa place dans un journal local. Traducteur en anglais des grands auteurs français (Maupassant, Mérimée, Gautier, Flaubert…), La Nouvelle-Orléans, puis la Martinique, marquèrent ses débuts comme écrivain : passionné par la culture créole, il consacra divers ouvrages aux proverbes, à la cuisine ou aux contes créoles, publia un récit de son voyage à la Martinique et deux romans Chita (1888) et Youma.
En 1890, sa vie et sa carrière littéraire prennent un nouveau tournant : envoyé comme correspondant au Japon, il épouse la fille d’un samouraï et adopte la citoyenneté japonaise et le nom de Koizumi Yakumo. Il s’intéresse alors aux traditions de son nouveau pays et publiera de nombreux recueils de contes issus de l’imaginaire fantastique japonais…

Aimé Césaire lui rendra hommage en 1960 dans un poème intitulé Statue de Lafcadio Hearn et son épouse, Suzanne Césaire, adaptera Youma pour un groupe théâtral martiniquais en 1952.

Traduction : Marc Logé (pseud. de Mary-Cécile Loge, 1887-1949).

Illustration : Jacques Amans, Créole au turban rouge (1840).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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STOKER, Bram – Dracula (Partie 01)

Donneurs de voix : Pauline Pucciano & Vincent de l’Épine | Durée : 5h 5min | Genre : Romans


Dracula

1897. Un jeune clerc de notaire voit une mission de transaction immobilière en Transylvanie se transformer en indicible cauchemar dans un château ténébreux… Un bateau en provenance de Varna gagne les côtes anglaises, piloté par un cadavre… Une jeune fille assiste, impuissante, à la lente transformation de sa meilleure amie, qui porte deux mystérieux trous rouges à la gorge, tandis que des loups et des chauve-souris surgissent sans cesse de nulle part… Dans un asile de Londres, un aliéné collectionne les mouches et les araignées en attendant le Maître…

Dracula est un mythe littéraire, un roman épistolaire d’une incroyable diversité, qui fait peser, sur un univers victorien discrètement critiqué, la menace d’un mal archaïque et tout-puissant. Monstre gentleman, aussi cruel que raffiné, noble, protéiforme, entêté, inexorable, solitaire, amoureux à sa manière, Dracula exerce toujours la même fascination après plus d’un siècle.

Traduction : Pauline Pucciano et Vincent de l’Épine.

La citation de Hamlet (chapitre III) est issue de la traduction de François Guizot (1787-1874) (Hamlet, Acte I, Scène V).

Illustration : Edvard Munch, Vampire (1893).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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WILDE, Oscar – La Cruauté dans les prisons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 47min | Genre : Nouvelles


Détail de la façade de la prison de Reading

La Cruauté dans les prisons (anglaises de 1897) :

« Monsieur,
Je lis avec un grand regret, dans les colonnes de votre journal, que le gardien Martin, de la Reading Prison, a été révoqué pour avoir donné quelques biscuits à un petit enfant affamé.

J’ai vu les trois enfants moi-même, le lundi qui précéda ma mise en liberté. Ils venaient d’être condamnés et se tenaient en rang, dans le hall central, vêtus du costume des prisons et portant leurs feuilles sous le bras, prêts à être conduits dans les cellules qui leur étaient désignées. Je suivais par hasard une galerie menant au parloir où je devais avoir une entrevue avec un de mes amis.

C’étaient de tout petits enfants. Le plus jeune (celui auquel le gardien donna les gâteaux) était un tout petiot maigrelet pour lequel on n’avait évidemment pu trouver de costume assez petit pour le vêtir. J’avais certainement vu bien des enfants détenus, au cours des deux ans durant lesquels je fus moi-même emprisonné. [...] »

Oscar Wilde a cotoyé dans la prison anglaise de Reading des enfants incarcérés objets de traitements inhumains. Il exprime sa révolte aussi à l’égard de incompétence des médecins psychiatres des maisons d’arrêt.

Traduction anonyme (1897)

Illustration : Détail de la façade de la prison de Reading en 1844.

La Cruauté dans les prisons.

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MITCHELL, Susan Langstaff – Five Poems

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 6min | Genre : Poésie


Susan Langstaff Mitchell - Cinq Poèmes

Susan Langstaff Mitchell est une poétesse irlandaise, née à Carrick-on-Shannon, et ayant vécu de 1866 à 1926.

Les poèmes enregistrés ici sont tirés du recueil The Living Chalice and Other Poems publié en 1908.

Amergin

« I buzz in the dizzy fly, I crawl in the creeping things.
I croak in the frog’s throat and fly on the bird’s wings.

I play on the keys of the brain, a thought goes here, goes there ;
Bird or beast it has bounds, but I am everywhere.

I dip in the pools of the rocks and the minnow plays with me.
Finned I am like a fish, and merry children are we.

At the dumb call of darkness I go to the ocean’s side,
I stand on the docile beach and bridle the eager tide.

The fretted waters I hold in the hollow of my hand.
From my heart go fire and dew and the green and the brown land. »

> Écouter un extrait : Amergin.

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WILDE, Oscar – Le Portrait de Dorian Gray (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 7h 42min | Genre : Romans


Le Portrait de Dorian Gray

Dorian Gray est un jeune dandy d’une grande beauté, perpétuellement en quête de plaisirs. Lorsqu’il aperçoit le portrait que son ami Basil Hallward a fait de lui, il fait le vœu d’être toujours semblable à cette image de jeunesse rayonnante. Son vœu est exaucé : Dorian Gray a beau sombrer peu à peu dans le vice, son visage demeure d’une pureté inaltérable. Mais le portrait, reflet de la noirceur de son âme, vieillit et devient de plus en plus grimaçant…

« Le but de la vie est le développement de la personnalité. Réaliser sa propre nature : c’est ce que nous tâchons tous de faire. Les hommes sont effrayés d’eux-mêmes aujourd’hui. Ils ont oublié le plus haut de tous les devoirs, le devoir que l’on se doit à soi-même. Naturellement ils sont charitables. Ils nourrissent le pauvre et vêtent le loqueteux ; mais ils laissent crever de faim leurs âmes et vont nus. Le courage nous a quittés ; peut-être n’en eûmes-nous jamais ! La terreur de la Société, qui est la base de toute morale, la terreur de Dieu, qui est le secret de la religion : voilà les deux choses qui nous gouvernent. Et encore… »

Traduction anonyme (1904).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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KAVANAGH, Julia – Ma cousine Jane

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Ma cousine Jane

Ma cousine Jane a été publié par la Revue des deux mondes en août 1879 avec cet apostille :
« Cette nouvelle est tirée du joli recueil intitulé Forget-me-nots publié récemment après la mort de son auteur, miss Kavanagh, un romancier anglais de beaucoup de talent et très sympathique à la France, qui garde son tombeau. Nous pensons, en publiant ces quelques pages, inspirer au lecteur le désir de connaître le reste d’une œuvre remarquable par le plus délicat parfum de grâce et de pureté. »

Le début : « Quand ma cousine vint, un beau matin, me dire du petit air gauche qui lui était particulier : – Cousin William, M. Forbes a demandé ma main, et j’ai dit oui, – je pensai qu’il fallait que je fusse un bien vieux cousin, un cousin ne comptant plus du tout aux yeux d’une jeune fille, pour qu’on me jugeât digne de recevoir le premier une pareille confidence.
Cette nouvelle me fit plaisir et chagrin tout à la fois : plaisir par la raison qu’il s’agissait d’un excellent parti ; chagrin parce que je songeai que M. Forbes allait emmener notre Jane.
Ce que c’est que l’égoïsme ! »

Traduction anonyme (1879).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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WILDE, Oscar – L’Anniversaire de l’Infante

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


L'Anniversaire de l'Infante

Une maison de grenades, contes d’Oscar Wilde, comprend quatre histoires Le Jeune Roi, L’Enfant étoile, Le Pêcheur et son âme, et L’Anniversaire de l’Infante que voici qui montre qu’une fille de Roi n’a pas la même sensibilité qu’un nain disgracieux né dans la forêt.

Écoutez le jugement des fleurs et des oiseaux…

« Mais les Oiseaux éprouvaient un je ne sais quoi en la faveur du petit Nain. Ils l’avaient vu maintes fois dans la forêt, dansant comme un elfe, à la poursuite des feuilles chassées en tourbillon, ou bien recroquevillé dans le creux d’un vieux chêne, et partageant ses noisettes avec les écureuils. Et qu’il fût laid, voilà qui leur était bien égal ! »

Traduction : Albert Savine (1859-1927).

Illustration : L’Anniversaire de l’Infante, par C. Le Breton (1924).

L’Anniversaire de l’Infante.

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WILDE, Oscar – L’Âme humaine sous le régime socialiste

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Essais


Oscar Wilde en 1892

L’Âme humaine sous le régime socialiste d’Oscar Wilde parut en 1891, treize ans avant la sortie du premier numéro du journal L’Humanité fondé par Jaurès.

« Le principal avantage qui résulterait de l’établissement du socialisme serait, à n’en pas douter, que nous serions délivrés par lui de cette sordide nécessité de vivre pour d’autres, qui dans l’état actuel des choses, pèse d’un poids si lourd sur tous presque sans exception. En fait, on ne voit pas qui peut s’y soustraire. »

Wilde défend ainsi un socialisme radicalement original, centré sur l’idéal de l’artiste et de l’homme cultivé, contre tout despotisme qui le contraindrait, fût-ce celui du peuple ou des bons sentiments.
Cet essai aborde des sujets divers, mais il est évident que Wilde est surtout préoccupé de la condition de l’artiste dans la société anglaise de son temps qu’il attaque.

Voici quelques-unes des phrases qu’il développe dans ce long article :
« Le but véritable consiste à s’efforcer de reconstruire la société sur une base telle que la pauvreté soit impossible. »

« Le socialisme en lui-même aura pour grand avantage de conduire à l’individualisme. »

« C’est seulement par l’association volontaire que l’homme se développe dans toute sa beauté. »

« La véritable perfection de l’homme consiste non dans ce qu’il a, mais dans ce qu’il est. »

« Quand Jésus parle de pauvres, il entend simplement par là des personnalités, tout comme sa mention de riches s’applique à des hommes qui n’ont pas développé leurs personnalités. »

« Il y a dans une nation, une seule classe qui pense plus à l’argent que les riches, et ce sont les pauvres. »

« Tous les systèmes de gouvernement sont des avortements. »

« On avait jadis fondé de grandes espérances sur la démocratie, mais le mot de démocratie signifie simplement que le peuple régit le peuple à coups de triques dans l’intérêt du peuple. »

« L’État a pour objet de faire ce qui est utile. »

« Le rôle de l’individu est de faire ce qui est beau. »

« Actuellement, la machine fait concurrence à l’homme. »

« Dans des conditions normales, la machine sera pour l’homme un serviteur. »

« L’art est le mode d’individualisme le plus intense que le monde ait connu. »

« Or, l’Art ne doit jamais chercher à être populaire. C’est au public lui-même à tâcher de se rendre artistique. »

« La vérité, c’est que le public se sert des classiques d’un pays comme d’un moyen pour tenir en échec les progrès de l’Art. »

« Le fait, c’est que le public a une insatiable curiosité de connaître toutes choses, excepté les choses qui valent la peine d’être connues. »

« Le journalisme, qui le sait bien, et qui a des habitudes mercantiles, répond à ces demandes. »

« L’œuvre d’art est faite pour s’imposer au spectateur ; le spectateur n’a point à s’imposer à l’œuvre d’art. »

« Un véritable artiste ne tient aucun compte du public : pour lui le public n’existe pas. »

« La forme de gouvernement la plus avantageuse à l’artiste, est l’absence totale de gouvernement. »

« Le nouvel Individualisme est le nouvel Hellénisme. »

Traduction : Albert Savine (1859-1927).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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