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BOCCACE, Jean – Les Deux Songes – Les Malheurs de la jalousie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Les Malheurs de la jalousie

Trente nouvelles du Décaméron étant publiées, il n’en reste plus que soixante-dix à lire !

Les Deux Songes (IV-6) :

« Continuant donc de se voir comme mari et femme, il arriva que la jeune demoiselle rêva une nuit qu’elle était dans le jardin avec son cher Gabriel, qu’elle le tenait entre ses bras ; que dans cette situation elle avait vu sortir du corps de son amant quelque chose de noir et d’affreux, dont elle n’avait pu démêler la forme ; que ce je ne sais quoi, ayant saisi Gabriel, avait, malgré ses efforts, arraché cet amant d’entre ses bras, et qu’ensuite cette espèce de fantôme avait disparu avec sa proie, après s’être roulé quelque temps par terre. »

Les Malheurs de la jalousie (IV-4) :

« Comme on se lasse de tout, même d’être heureux ; comme la maîtresse la plus jolie et la plus aimable cesse à la longue de le paraître à celui qui en jouit librement, il arriva que Restaignon, qui avait été si épris de la sienne, se refroidit au point de chercher à lui faire infidélité. Dans une fête où il se trouva, il vit une jeune demoiselle de condition, qui lui parut si aimable qu’il en devint amoureux. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Malheurs de la jalousie dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Deux Songes.

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ALPHONSE DE LIGUORI – Préparation à la mort

Donneuse de voix : Domi | Durée : 3h 53min | Genre : Religion


Alphonse de Liguori

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque de Nocera, fondateur des Rédemptoristes, Docteur de l’Église.

De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L’enfant est doué. À seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès.
Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort. À vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient prêtre et se consacre aux « lazzaroni », ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés. Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l’Église une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.

Décédé le 1er août 1787, béatifié le 6 septembre 1816, canonisé le 26 mai 1839 et déclaré Docteur de l’Église le 23 mars 1871.

Le 30 mars 2011, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Alphonse de Liguori, évêque et docteur de l’Église, « un insigne théologien moraliste, un maître de spiritualité… Né dans une noble famille napolitaine en 1696, il fut un brillant avocat avant d’abandonner cette profession pour devenir prêtre en 1726 ». Puis le Pape a rappelé que saint Alphonse « entreprit une œuvre d’évangélisation par la catéchèse parmi les plus pauvres, auxquels il aimait prêcher en leur présentant les fondements de la foi. » (Source : Nominis).

Traduction : M. l’abbé Salet (1823).

> Écouter un extrait : Préface.

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BOCCACE, Jean – Le Quiproquo, ou Le Pèlerin

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


Le Quiproquo, ou Le Pèlerin

Le siècle (1350) des deux grands amis Boccace et Pétrarque était encore bien trop religieux pour vouloir nuire à la religion. Rien dans le Décaméron n’est contraire à la foi chrétienne et si Boccace montre son animosité avec virulence contre les moines dans Le Quiproquo, ou Le Pèlerin, nouvelle VII de la troisième journée, il précise que ce sont les mauvais moines seulement qu’il attaque.

« Les religieux étaient autrefois de savants et pieux personnages ; mais aujourd’hui la plupart n’ont de commun que l’habit avec leurs illustres prédécesseurs… Les religieux des premiers temps ne désiraient que le salut des âmes : les modernes ne cherchent que le plaisir et les richesses… Mais ceux qui déclament en chaire le plus violemment contre la fornication sont les plus ardents à courtiser, à séduire, à débaucher, non-seulement les femmes du monde, mais même des religieuses. »

Le reste du conte, qui frise parfois l’invraisemblance, est le récit d’un quiproquo sur l’identité d’une victime qui n’était pas le pèlerin déguisé.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Quiproquo, ou Le Pèlerin dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Quiproquo, ou Le Pèlerin.

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BOCCACE, Jean – Le Philosophe vindicatif

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 9min | Genre : Nouvelles


Le Philosophe vindicatif

Aucune de la trentaine de nouvelles, en général brèves, du Décaméron (1350) publiées sur le site n’avait atteint une telle dimension…

Le thème de la vengeance d’un philosophe cruel ridiculisé par la coquetterie d’une « méchante et jolie veuve » est le sujet d’une querelle entre deux adversaires aussi malins et riches en arguments l’un que l’autre pour justifier leur position.

Le Philosophe vindicatif (septième nouvelle de la journée VIII), écrit deux cents ans avant les Essais de Montaigne, ne l’oublions pas, figure parmi les premières créations de la littérature italienne en prose.

L’histoire se termine par cet avertissement :
« Madame Hélène ignorait sans doute de quoi sont capables les gens d’étude quand on les outrage. Ce sont des diables d’autant plus dangereux qu’ils sont plus instruits ; ainsi gardez-vous bien, mesdames, de jamais tromper un philosophe. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Philosophe vindicatif dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Philosophe vindicatif.

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BOCCACE, Jean – L’Esprit crédule – Le Songe réalisé – Le Jardin enchanté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Nouvelles


Le Jardin enchanté

Ces trois nouvelles du Décaméron ne parlent ni de femme infidèle, ni de mari idiot, ni de moine vicieux, ni de crimes…

L’Esprit crédule (Huitième Journée, Nouvelle III) est le récit d’une farce dont est victime, de la part de ses camarades, un peintre florentin simple d’esprit.

Dans Le Songe réalisé (Neuvième Journée, Nouvelle VII) un mari essaye d’améliorer le caractère de sa femme en lui faisant peur… en vain :
« Peut-être connaissez-vous Talan de Môle, homme d’une honnêteté reconnue. Il avait épousé une jeune fille, nommée Marguerite… Fantasque, opiniâtre, inflexible et revêche, voilà son portrait au naturel. Personne ne faisait rien à son gré, il suffisait qu’on lui conseillât une chose pour qu’elle fît tout le contraire. Je vous laisse à penser si elle devait faire le bonheur de son mari. »

Le Jardin enchanté (Dixième Journée, Nouvelle V) est l’idée d’une femme vertueuse qui s’était adressée à un magicien :
« Il arriva enfin, ce mois si désiré, et la nuit après les fêtes de Noël, lorsque toute la campagne était couverte de neige et de glace, le magicien fit tant, avec le secours de son art, qu’il parut dans un pré voisin de la ville un des plus beaux jardins qu’on ait jamais vus, réunissant les fleurs et la verdure du printemps aux fruits de l’automne. »
La femme vertueuse… le resta, son mari fut sublime de générosité, le soupirant rivalisa avec lui de noblesse et devint son ami, et le magicien refusa son salaire.

Trois lectures pour la trêve de Noël.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Jardin enchanté dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

> Écouter un extrait : L’Esprit crédule.

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BOCCACE, Jean – Le Ressuscité

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Ressuscité

Le Ressuscité (Troisième Journée,VIIIème Nouvelle du Décaméron)) prend pour cibles, une fois de plus, un abbé philogyne, une femme infidèle et un mari stupide et trompé…

« L’onction que l’abbé mettait dans ses discours, le zèle qu’il montrait pour leur salut, le faisaient passer pour un saint dans l’esprit du couple. Enfin il joua si bien son personnage, que la femme mourait d’envie de le prendre pour son directeur. Elle en demanda la permission à son mari, qui la lui accorda volontiers. »

Molière aurait-il lu ce texte avant d’écrire Tartuffe, trois siècles plus tard :

« Quoique religieux, quoique abbé, quoique saint, je n’en suis pas moins homme. J’en aurais plus de mérite sans doute devant Dieu, si je pouvais faire le sacrifice de l’amour que vous m’avez inspiré et du plaisir que j’en attends ; mais je vous avoue que ce sacrifice est au-dessus de mes forces, tant votre beauté a fait d’impression sur mon âme. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Ressuscité, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Ressuscité.

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BOCCACE, Jean – Le Roi Pierre d’Aragon – Le Magnifique – Conclusion

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Nouvelles


Le Roi Pierre d'Aragon

Le Roi Pierre d’Aragon (Dixième Journée, Nouvelle 7 du Décaméron) a su faire le bonheur de la belle Lise, la fille d’un apothicaire florentin :

« C’est par de pareilles actions qu’on mérite l’attachement de ses sujets, qu’on donne l’exemple de la bienfaisance, et qu’on obtient une réputation glorieuse et immortelle : mais c’est ce dont les grands seigneurs s’embarrassent peu aujourd’hui. Ils ne se distinguent des autres hommes que par la cruauté et la tyrannie. »

La cinquième nouvelle de la Troisième Journée, Le Magnifique est plus légère et ressemble à la quinzaine déjà publiée. C’est le chemin, en trois étapes d’une conquête :
a) « Vous avez trop d’esprit, madame, pour ne vous être pas aperçue, depuis longtemps, que je brûle d’amour pour vous : je vous en demande pardon ; mais je n’ai pu me défendre des charmes de votre beauté ; elle l’emporte sur celle de toutes les femmes que je connais. »
b) « La dame n’ouvrit point la bouche, mais laissa connaître au Magnifique qu’elle n’était pas aussi insensible qu’elle l’avait paru d’abord. »
c) « On imagine bien que ce ne fut pas la seule nuit qu’ils passèrent ensemble : leur commerce dura tout le temps de l’absence du mari. La chronique prétend même qu’ils trouvèrent le moyen de se réunir plusieurs fois depuis le retour du cocu. »

C’est une nouvelle comme cette dernière qui pousse Boccace à écrire cette Conclusion que toute lectrice bien pensante et choquée doit parcourir :
« Qui blâmera les nudités, les caprices de l’imagination dans le pinceau du peintre ? Qu’il peigne saint Michel, une lance à la main, combattant le diable, ou saint Georges aux prises avec un dragon ; qu’il représente Adam et Ève dans l’état où ils étaient en sortant des mains du Créateur, personne n’y trouve a redire. Au reste, ce n’est ni dans une église, où tout doit partir du cœur et être énoncé avec les paroles les plus rigoureuses, que ces Nouvelles ont été contées. [...] Au reste, ceux ou celles qui voudront lire des Nouvelles ont la liberté du choix. Qu’ils prennent celles qui leur plairont et laissent les autres de côté. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Roi Pierre d’Aragon, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

> Écouter un extrait : Le Roi Pierre d’Aragon.

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D’ANNUNZIO, Gabriele – Episcopo et Cie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 45min | Genre : Romans


Episcopo et Cie

Giovanni Episcopo, humble employé administratif, mène une vie paisible à Rome dans une modeste pension de famille. Il change de domicile, se lie avec des personnages équivoques et tombe bientôt sous le charme de Ginevra Canale, amante et complice de Giulio Wanzer qui s’enfuit en Argentine. Il perd son emploi, devient, malgré lui, l’époux de Ginevra dont il a un fils Ciro. Lorsque Wanzer réapparaît et tente de lui reprendre Ginevra, Episcopo l’assassine et se dénonce ensuite à la police, après la mort de son enfant.

Gabriele D’Annunzio (1863-1938) nous fait écouter, sur les lieux du crime, la confession détaillée, criante de sincérité d’Episcopo et Cie (1892), avec ses repentirs, ses trous de mémoire, ses reprises, ses plongées dans la dégradation humaine.
Un poignant roman réaliste italien qui fait penser inévitablement au roman fleuve russe de Dostoïevski Crime et châtiment (1866) dans lequel le meurtrier Raskolnikov convainc la police de sa culpabilité.

« Je me souviens de tout, de tout, de tout ! Vous entendez ? Je me rappelle les paroles de mon fils, ses gestes, ses regards, ses larmes, ses soupirs, ses cris, les moindres particularités de son existence, tout, depuis l’heure où il est né jusqu’à l’heure où il est mort.
Il est mort. Voilà seize jours déjà qu’il est mort. Et moi, je suis encore vivant. Mais je dois mourir ; et, plus tôt je mourrai, mieux cela vaudra. Mon enfant veut que j’aille le rejoindre.
Vous me croyez fou ? Non ? Il me semblait lire dans vos yeux… Non, monsieur, je ne suis pas fou encore. Ce que je vous raconte, c’est la vérité. Tout est vrai. Les morts reviennent. »

Traduction : Georges Hérelle (1848-1935).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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