Livres audio gratuits pour 'Jean-Baptiste-Joseph Champagnac' :


CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – La Belle Tonnelière – Parricide commis par deux frères aidés par leur mère

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Empoisonnement à l'arsenic

Deux nouvelles se passant au 18ème siècle :

La Belle Tonnelière est une histoire compliquée d’héritage qui s’achève par un empoisonnement :

« Pour prévenir l’infidélité des héritiers, qui auraient pu facilement soustraire un testament olographe qui les dépouillait, il en fit déposer un double chez un notaire, et garda la première minute dans ses papiers. Il fit ensuite un codicile, par lequel, après avoir confirmé son testament, il faisait des legs à ses héritiers des deux branches ; mais à condition qu’ils consentiraient à l’exécution du testament ; sans quoi, leurs legs étaient révoqués. »

Parricide commis par deux frères aidés par leur mère a un titre clair :

« Le parricide est un crime si anti-naturel, que les législateurs de l’antiquité, le regardant comme impossible, n’avaient pas voulu le comprendre dans les cas prévus par les lois. À Rome, il fut ignoré pendant six cents ans ; mais depuis, trop d’exemples ont prouvé que la méchanceté de l’homme était capable d’enfanter les attentats les plus énormes, que rien ne pouvait lui servir de frein. Le fait suivant est de nature à fortifier cette assertion. »

La Belle Tonnelière.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Vanini, brûlé vif à Toulouse, comme athée – Cartouche et Mandrin – Assassin reconnu par un aveugle

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Histoire


Le portrait de Mandrin tiré d'après nature dans les prisons de Valence et a été exécuté le 26 May 1755

1) Vanini, brûlé vif à Toulouse, comme athée est relaté avec écœurement par Champagnac, d’ordinaire moins véhément dans sa Chronique du crime et de l’innocence :

« En vertu de quel article de loi des juges pouvaient-ils condamner un homme, leur semblable, pour crime d’athéisme ? »

2) On aurait pu s’attendre à des détails nombreux sur les crimes de Cartouche et de Mandrin :

« Nous nous étions proposé d’abord de passer sous silence les tristes exploits de ces dégoûtants héros de gibet ; mais les noms de Cartouche et de Mandrin sont entourés d’une renommée si ignominieusement proverbiale, que la crainte du reproche de les avoir oubliés dans la Chronique du crime nous oblige d’accorder quelques lignes à ces scélérats. »

3) Assassin condamné sur la déposition d’un aveugle nous prouve que la « police » menait des enquêtes soignées, même au temps du « supplice de la roue ». (Le 6 octobre 1791, l’Assemblée nationale votera le code pénal qui stipule que « La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu’il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés. » et que « Tout condamné à mort aura la tête tranchée. », abolissant ainsi définitivement l’usage de la roue légitimé par François Ier en 1534.)

Illustration : Le portrait de Mandrin tiré d’après nature dans les prisons de Valence et a été exécuté le 26 May 1755.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – La Femme adultère – Innocents condamnés

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


La torture des brodequins

Extraites de Chronique du crime et de l’innocence, ces deux affaires sont du début et de la fin du XVIIème siècle. Dans les deux sont citées « la question ordinaire et la question extraordinaire » :
« La torture des brodequins fut utilisée en France jusqu’en 1780 pour soutirer des aveux. Inscrit dans le système judiciaire du Moyen Âge et de l’Ancien Régime, ils étaient conçus pour broyer les jambes. Les blessures étaient souvent si sévères que les os éclataient. [...] Des coins étaient ensuite enfoncés à coups de marteau entre les deux planches centrales, ce qui, en resserrant les planches autour des jambes de l’accusé, leur imprimait une force cruelle.
Le nombre de coins variait : quatre pour la question ordinaire, huit pour la question extraordinaire. » (Wikipédia)

La Femme adultère et complice des assassins de son mari se passe à Toulouse :
« Quant à la femme, auteur de tous ces malheurs, condamnée à la peine capitale, elle fut conduite à la mort le 16. Avant de subir son arrêt, elle adressa aux assistants une allocution si touchante, si empreinte d’un vrai repentir, que tout le monde fondait en larmes, en priant pour elle. »

Innocents condamnés, ou La Famille d’Anglade, à Paris, commence ainsi :
« Dans l’examen de nos fastes judiciaires, on n’a que trop souvent l’occasion de déplorer les effets de l’incertitude et des erreurs de la justice humaine. Quelquefois le crime, ou plutôt ceux qui l’ont commis, ont tellement pris leurs précautions, qu’ils restent même à l’abri de tout soupçon ; tandis que des indices accablants viennent forcer les juges à condamner l’innocence. »

La Femme adultère et complice des assassins de son mari.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Chronique du crime et de l’innocence (Nouvelle Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


La Voisin

La Chronique du crime et de l’innocence consigne le souvenir de quantité de forfaits commis par (ou sur) des personnages connus ou complètement ignorés.
La sélection aujourd’hui proposée est en grande partie consacrée à la crédulité humaine sur les esprits et les fantômes.

1) Le Spectre, ou La Fourberie découverte :

« Telle fut l’issue de cette cause de spectre, où, par l’incroyable crédulité du premier juge, l’innocence faillit succomber sous le poids de la plus grossière calomnie. Le jugement fut rendu en 1729. »

2) La Voisin et La Vigoureux, empoisonneuses :

« Il y avait déjà quelques années que la marquise de Brinvilliers avait donné le spectacle de son juste châtiment. Son supplice n’empêcha pas plusieurs scélérats de renouveler ses crimes. La veuve d’un sieur de Montvoisin, plus connue sous le nom de la Voisin, s’était unie, vers 1677, avec une autre femme nommée la Vigoureux, pour trafiquer des poisons de l’Italien Exili, qui avait fait de tristes découvertes en ce genre. Elles cachaient leur infâme commerce par des prédictions et de prétendues apparitions d’esprits, dont elles amusaient les âmes crédules et faibles

3) Diablerie et magie :

« Toutes ces absurdités étaient reçues chez les courtisans et chez les bourgeois de Paris comme des vérités incontestables. »

4) Conseils aux amateurs d’Histoire à propos de Le Masque de fer. Comparez la version donnée ici avec L’Homme au masque de fer de Bernède et La Marquise de Brinvilliers avec le texte d’Alexandre Dumas publié sous le même titre.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Chronique du crime et de l’innocence (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Osvaldo Tofani - Homme pendu à un gibet

La Chronique du crime et de l’innocence est consacrée à des faits historiques concernant des personnages illustres comme les précédents enregistrés, mais surtout à des faits divers de justice en général ignorés du public…

Voleur audacieux : « Les environs de la ville de Crespy-en-Valois furent, depuis 1773 jusqu’en 1775, le théâtre des attentats d’un voleur dont la témérité était presque sans exemples. Mais ce qu’il y avait de plus extraordinaire, c’est qu’il paraît qu’il n’eut point de complices dans l’exécution de ses crimes. Seul, il escaladait les murailles, pénétrait dans les maisons, forçait portes et fenêtres, se faisait jour à travers les murs, entrait dans les chambres, enlevait les effets qu’il y trouvait, sans être arrêté ni effrayé par la présence des personnes qui y étaient couchées ou endormies. »

Autres temps, autres verdicts ; ce petit voleur à la tire « fut condamné à être pendu et étranglé à une potence plantée sur la place de la Couture de Crespy ».

L’Audace d’un assassin gracié : « Un meurtrier, dévoué par les lois au supplice, triomphait lorsqu’il devait trembler encore ; il croyait son forfait effacé par la grâce émanée en sa faveur de la clémence royale ; il confondait la vengeance publique avec la réparation particulière, et il osait demander des dommages-intérêts, parce que ses meubles avaient été saisis par les parens de celui qu’il avait immolé dans sa fureur. »

Assassinat du sieur Pain : « Les jugemens qui n’ont pour base que des présomptions ou des conjectures sont presque toujours des actes d’iniquité. Nous avons vu déjà bien des innocens succomber sous de semblables condamnations, victimes malheureuses de la fatale prévention de leurs juges. [...] Huit jours après, le cadavre de Me Pain fut trouvé dans un étang à quelque distance de la maison qu’il habitait, ayant un pot rempli de sable attaché au cou. »

Illustration : Osvaldo Tofani, Homme pendu à un gibet (1892).

> Écouter un extrait : Voleur audacieux.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – La Marquise de Brinvilliers, empoisonnements qu’elle commet dans sa famille, son supplice

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Histoire


La Brinvilliers par Lebrun

Dans La Marquise de Brinvilliers, empoisonnements qu’elle commet dans sa famille, son supplice, Champagnac a souvent recours à des lettres de Madame de Sévigné faisant mention à plusieurs reprises de Marie Madeleine Dreux d’Aubray, marquise de Brinvilliers (1630-1676), célèbre par l’Affaire des poisons.

« Enfin c’en est fait, La Brinvilliers est en l’air, son pauvre petit corps a été jeté, après l’exécution, dans un fort grand feu, et ses cendres au vent ; de sorte que nous la respirerons ; et, par la communication des petits esprits, il nous prendra quelque humeur empoisonnante dont nous serons tout étonnés. Elle fut jugée dès hier : ce matin on lui a lu son arrêt, on l’a présentée à la question : elle a dit qu’il n’en était pas besoin, qu’elle dirait tout : en effet, jusqu’à quatre heures, elle a conté sa vie plus épouvantable qu’on ne pensait. [...] Il n’est pas possible que cette horrible femme soit en paradis : sa vilaine âme doit être séparée des autres. Assassiner, c’est une bagatelle en comparaison d’être huit mois à tuer son père, à recevoir toutes ses caresses et ses douceurs, à quoi elle ne répondait qu’en doublant toujours la dose. »

La Marquise de Brinvilliers, empoisonnements qu’elle commet dans sa famille, son supplice.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Henri IV et ses assassins

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Histoire


Henri IV et Ravaillac

Chacun sait que Ravaillac assassina Henri IV en 1610, mais La Chronique du crime et de l’innocence nous donne des détails historiques précieux sur cet attentat et l’article est enrichi d’un jugement de Voltaire valable en 2015, hélas !, comme en 1610.

« Le propre du fanatisme est d’échauffer les têtes. Quand le feu qui fait bouillir les cervelles superstitieuses a fait tomber quelques flammèches dans une âme insensée et atroce ; quand un ignorant furieux croit imiter saintement Phinée, Aod, Judith et leurs semblables, cet ignorant a plus de complices qu’il ne pense. Bien des gens l’ont excité au parricide sans le savoir. Quelques personnes profèrent des paroles indiscrètes et violentes ; un Chastel, un Ravaillac, un Damiens les recueillent : ceux qui les ont prononcées ne se doutent pas du mal qu’ils ont fait ; ils sont complices involontaires ; mais il n’y a eu ni complot ni instigation. En un mot, on connaît bien mal l’esprit humain, si l’on ignore que le fanatisme rend la populace capable de tout. »

Ajoutons la réflexion, sur le même sujet, de Chateaubriand :

« Ravaillac était bien près de Jacques Clément : c’est un fait unique dans l’histoire, que le dernier roi d’une race et le premier roi d’une autre aient été assassinés de la même façon, chacun d’eux par un seul homme, au milieu de leurs gardes et de leur cour, dans l’espace de vingt-un ans. Le même fanatisme anima les deux assassins ; mais l’un immola un prince catholique, l’autre un prince qu’il croyait protestant. »

Henri IV et ses assassins.

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Le Surintendant Fouquet – Malheurs et fin tragique de la Marquise de Gange

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Histoire


Fouquet

La Chronique du crime et de l’innocence de Champagnac est une mine de petites histoires qui enrichissent la grande Histoire. Les héros sont des personnages illustres, comme Abélard ou Fouquet et des victimes moins connues comme Diane de Joannis, née en 1635, devenue femme du Marquis de Gange et belle-sœur de deux scélérats.

Le Surintendant Fouquet
« Le procès du surintendant Fouquet est un des événemens les plus curieux et les plus intéressans du règne de Louis XIV. Sa perte fut tramée avec une perfidie si odieuse, et la conduite de ses ennemis, dont plusieurs siégèrent parmi ses juges, fut si passionnée, qu’on s’intéresserait à l’infortune de Fouquet, quand même il eût été plus coupable qu’il ne l’était réellement. »

Malheurs et fin tragique de la Marquise de Gange
« Les fastes du crime offrent peu d’histoires d’un intérêt aussi puissant que celle de l’infortunée marquise de Gange… L’amour, si toutefois on peut donner ce nom à des fureurs de tigre, l’amour, la vengeance et la cupidité, forment le nœud et le dénoûment de cette lamentable tragédie. »

Le Surintendant Fouquet.

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