Livres audio gratuits pour 'Jean Boccace' :


BOCCACE, Jean – L’Esprit crédule – Le Songe réalisé – Le Jardin enchanté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Nouvelles


Le Jardin enchanté

Ces trois nouvelles du Décaméron ne parlent ni de femme infidèle, ni de mari idiot, ni de moine vicieux, ni de crimes…

L’Esprit crédule (Huitième Journée, Nouvelle III) est le récit d’une farce dont est victime, de la part de ses camarades, un peintre florentin simple d’esprit.

Dans Le Songe réalisé (Neuvième Journée, Nouvelle VII) un mari essaye d’améliorer le caractère de sa femme en lui faisant peur… en vain :
« Peut-être connaissez-vous Talan de Môle, homme d’une honnêteté reconnue. Il avait épousé une jeune fille, nommée Marguerite… Fantasque, opiniâtre, inflexible et revêche, voilà son portrait au naturel. Personne ne faisait rien à son gré, il suffisait qu’on lui conseillât une chose pour qu’elle fît tout le contraire. Je vous laisse à penser si elle devait faire le bonheur de son mari. »

Le Jardin enchanté (Dixième Journée, Nouvelle V) est l’idée d’une femme vertueuse qui s’était adressée à un magicien :
« Il arriva enfin, ce mois si désiré, et la nuit après les fêtes de Noël, lorsque toute la campagne était couverte de neige et de glace, le magicien fit tant, avec le secours de son art, qu’il parut dans un pré voisin de la ville un des plus beaux jardins qu’on ait jamais vus, réunissant les fleurs et la verdure du printemps aux fruits de l’automne. »
La femme vertueuse… le resta, son mari fut sublime de générosité, le soupirant rivalisa avec lui de noblesse et devint son ami, et le magicien refusa son salaire.

Trois lectures pour la trêve de Noël.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Jardin enchanté dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

> Écouter un extrait : L’Esprit crédule.

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BOCCACE, Jean – Le Ressuscité

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Ressuscité

Le Ressuscité (Troisième Journée,VIIIème Nouvelle du Décaméron)) prend pour cibles, une fois de plus, un abbé philogyne, une femme infidèle et un mari stupide et trompé…

« L’onction que l’abbé mettait dans ses discours, le zèle qu’il montrait pour leur salut, le faisaient passer pour un saint dans l’esprit du couple. Enfin il joua si bien son personnage, que la femme mourait d’envie de le prendre pour son directeur. Elle en demanda la permission à son mari, qui la lui accorda volontiers. »

Molière aurait-il lu ce texte avant d’écrire Tartuffe, trois siècles plus tard :

« Quoique religieux, quoique abbé, quoique saint, je n’en suis pas moins homme. J’en aurais plus de mérite sans doute devant Dieu, si je pouvais faire le sacrifice de l’amour que vous m’avez inspiré et du plaisir que j’en attends ; mais je vous avoue que ce sacrifice est au-dessus de mes forces, tant votre beauté a fait d’impression sur mon âme. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Ressuscité, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Ressuscité.

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BOCCACE, Jean – Le Roi Pierre d’Aragon – Le Magnifique – Conclusion

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Nouvelles


Le Roi Pierre d'Aragon

Le Roi Pierre d’Aragon (Dixième Journée, Nouvelle 7 du Décaméron) a su faire le bonheur de la belle Lise, la fille d’un apothicaire florentin :

« C’est par de pareilles actions qu’on mérite l’attachement de ses sujets, qu’on donne l’exemple de la bienfaisance, et qu’on obtient une réputation glorieuse et immortelle : mais c’est ce dont les grands seigneurs s’embarrassent peu aujourd’hui. Ils ne se distinguent des autres hommes que par la cruauté et la tyrannie. »

La cinquième nouvelle de la Troisième Journée, Le Magnifique est plus légère et ressemble à la quinzaine déjà publiée. C’est le chemin, en trois étapes d’une conquête :
a) « Vous avez trop d’esprit, madame, pour ne vous être pas aperçue, depuis longtemps, que je brûle d’amour pour vous : je vous en demande pardon ; mais je n’ai pu me défendre des charmes de votre beauté ; elle l’emporte sur celle de toutes les femmes que je connais. »
b) « La dame n’ouvrit point la bouche, mais laissa connaître au Magnifique qu’elle n’était pas aussi insensible qu’elle l’avait paru d’abord. »
c) « On imagine bien que ce ne fut pas la seule nuit qu’ils passèrent ensemble : leur commerce dura tout le temps de l’absence du mari. La chronique prétend même qu’ils trouvèrent le moyen de se réunir plusieurs fois depuis le retour du cocu. »

C’est une nouvelle comme cette dernière qui pousse Boccace à écrire cette Conclusion que toute lectrice bien pensante et choquée doit parcourir :
« Qui blâmera les nudités, les caprices de l’imagination dans le pinceau du peintre ? Qu’il peigne saint Michel, une lance à la main, combattant le diable, ou saint Georges aux prises avec un dragon ; qu’il représente Adam et Ève dans l’état où ils étaient en sortant des mains du Créateur, personne n’y trouve a redire. Au reste, ce n’est ni dans une église, où tout doit partir du cœur et être énoncé avec les paroles les plus rigoureuses, que ces Nouvelles ont été contées. [...] Au reste, ceux ou celles qui voudront lire des Nouvelles ont la liberté du choix. Qu’ils prennent celles qui leur plairont et laissent les autres de côté. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Roi Pierre d’Aragon, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

> Écouter un extrait : Le Roi Pierre d’Aragon.

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BOCCACE, Jean – Le Mari confesseur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Nouvelles


Le Mari confesseur

La cinquième nouvelle de la septième journée du Décaméron, Le Mari confesseur, ressemble à ses vingt « sœurs » déjà enregistrées. C’est une succession de farces dont est victime un mari jaloux trompé qui se veut trompeur ; il faut dire que son épouse a l’esprit fertile en ruses et gagne aisément la partie…

« Le méchant jaloux, qui croyait avoir appris par une ruse le secret de sa femme, se trouvant lui-même pris pour dupe, n’eut rien à répliquer. Il remercia le ciel de s’être trompé, regarda sa femme comme un modèle de sagesse et de vertu, et cessa d’être jaloux précisément dans le temps qu’il avait sujet de l’être. »

Amusez-vous !

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Mari confesseur, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Le Mari confesseur.

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BOCCACE, Jean – Les Deux Amis

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Contes


Les Deux Amis

Les Deux Amis est une double illustration des engagements de l’amitié ; un Athénien et un Romain rivalisent de générosité mutuelle au temps d’Auguste.
Notez la remarquable plaidoirie de Titus défendant son mariage (plutôt illégal) devant la famille de Sophronie dont à aucun moment on n’entend la voix ! (Curieux, non ?) Voyez plutôt : le jeune fiancé cède (c’est le mot) sa fiancée à son grand ami Titus :
« J’amènerai Sophronie dans ma maison, je ferai les noces ; le soir, dans le plus grand secret, tu iras coucher avec elle, comme avec ta femme. Ensuite, lorsque les circonstances le permettront, nous rendrons l’aventure publique. Qu’on agrée ou qu’on n’agrée pas ce mariage clandestin, il sera fait, et il ne sera au pouvoir de personne d’en briser les nœuds. »

Conclusion du conte : « Pourquoi donc les hommes se montrent-ils si empressés à se procurer des parents, des frères, à grossir leur suite d’un grand nombre de domestiques, et qu’ils négligent de se procurer de véritables amis ? On est quelquefois délaissé par ses parents, abandonné par ses serviteurs ; qu’on retrouve un ami, lui seul répare cette perte en entier. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Deux Amis, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Deux Amis.

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BOCCACE, Jean – Les Amants éconduits – L’Avare dupé

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Contes


L'Homme gros d'enfant

Les Amants éconduits met en scène une femme ingénieuse ayant envie de se débarrasser de deux amants qui l’importunent.
L’Avare dupé, ou L’Homme gros d’enfant est une grosse farce leste d’un goût douteux, mais Boccace est Boccace !

« La messagère revient, fait son rapport, et, un moment après, entre Lebrun accompagné du médecin. Il tâte le pouls du malade, et lui dit, en présence de sa femme : « Calandrin, mon ami, si tu veux que je te parle vrai, tu n’as d’autre mal que d’être gros d’enfant. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : L’Avare dupé, ou L’Homme gros d’enfant, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Amants éconduits.

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BOCCACE, Jean – Les Oraisons pour la santé – L’Oraison contre les revenants

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Contes


Les Oraisons pour la santé

Deux nouvelles du Décaméron où les mots « oraison » et « patenôtres » prennent des significations érotiques. L’ordre monastique à Florence y est vivement attaqué par les narrateurs.

« Hélas ! à la honte de ce siècle pervers et corrompu, les moines, vous le savez, ne rougissent pas de paraître dans le monde, gras, dodus, vermeils, délicats, recherchés dans leurs habits, et de marcher, non comme la modeste colombe, mais tels que des coqs orgueilleux, qui lèvent avec fierté leur crête panachée. Leurs chambres sont pleines de pots de confitures, de dragées, d’eaux de senteurs, des meilleurs vins de Grèce et des autres pays, de liqueurs, de fruits d’ambroisie ; de sorte qu’elles ressemblent plutôt à des boutiques d’épiciers ou de parfumeurs qu’à des cellules de religieux. » (Les Oraisons pour la santé)

« Ainsi on peut choisir, entre ces deux oraisons, celle qui plaira le plus, ou les adopter toutes deux, si on le juge à propos. On vient de voir qu’elles ont une grande vertu : les dames peuvent en faire usage dans l’occasion. » (L’Oraison contre les revenants, ou La Tête d’âne)

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Oraisons pour la santé, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

Les Oraisons pour la santé.

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BOCCACE, Jean – L’Innocence reconnue

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Contes


L'Innocence reconnue

L’Innocence reconnue (II,8) est la quinzième des nouvelles du Décaméron enregistrées (il en reste 85…)

Une princesse, mariée, éconduite par l’honnête comte à qui elle voulait s’offrir, se venge de cette humiliation, entraînant mille péripéties jusqu’à la fin heureuse, comme il se doit dans les contes de Boccace.

« Le vertueux Gautier, qui, tout innocent qu’il était, semblait, par sa fuite, s’être déclaré criminel, arriva à Calais, avec ses deux enfants, sans se faire connaître. Il passa tout de suite en Angleterre, et marcha droit à Londres, sous l’habit de mendiant. La première leçon qu’il fit à ses enfants fut de leur recommander de souffrir patiemment la pauvreté où la fortune les avait réduits, et de ne déclarer jamais à qui que ce fût, s’ils ne voulaient s’exposer à perdre la vie, ni d’où ils étaient, ni qui était leur père. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : L’Innocence reconnue, dans l’édition du Décaméron de 1846, aux éditions Barbier.

L’Innocence reconnue.

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