Livres audio gratuits pour 'Jean Giraudoux' :


GIRAUDOUX, Jean – Les Provinciales (Seconde Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 51min | Genre : Nouvelles


Claude Monet - La Grande Creuse au pont de Vervy

La deuxième partie des Provinciales débute par trois brèves allégories :

Le Printemps : « C’était le printemps, frère de l’été. Vous n’auriez pas su distinguer le blé du gazon, ni l’amitié de l’amour ; le ciel était lointain, et montait jusqu’au soleil ; les haleines des hommes ne ternissaient plus l’air, et ne s’y continuaient pas comme une rivière boueuse dans un fleuve transparent ; les trains seuls, à l’horizon, fumaient ; c’étaient les pluies fines tombant de l’azur comme si midi avait sa rosée ; c’était un petit ruisseau, amoureux de son eau, et qui courait après elle, murmurant en vain des noms. »

La Nostalgie : « Ô Nostalgie, adieu ! ma lampe s’est allumée d’elle-même, là-bas, et mon chien m’attend, allongé en sphinx devant la porte qu’il ne comprend plus. Adieu. » « Adieu, toi qui nous enveloppes dans le souvenir comme dans la robe de Nessus, qui poses tes mains à tout moment sur nos oreilles de sorte que nous n’entendons le bonheur que par bouffées incohérentes, pareils à des enfants espiègles quand jouent les orgues. »

À l’amour, à l’amitié : « Il n’y a plus d’amitié ; il n’y a plus, amie, d’amour ; il n’y a plus, sur ta robe, sur ton visage, qu’un miroitement et qu’un rayonnement sous lequel tu tremblotes toute. »

Ces poèmes en prose sont suivis de La Pharmacienne, histoire amusante de la mésaventure d’un agent voyer (de la voirie) qui,voyant mal, s’était trompé de femme…

Illustration : Claude Monet, La Grande Creuse au pont de Vervy (1889, détail).

Allégories.

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GIRAUDOUX, Jean – Les Provinciales (Première Partie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 5min | Genre : Nouvelles


Claude Monet - La Grande Creuse au pont de Vervy

Les Provinciales (1909) sont la première œuvre littéraire de Giraudoux et se passent dans le paradis perdu de son enfance, dans le Limousin, à Bellac et à Pellevoisin.
La première partie du recueil contient trois nouvelles : De ma fenêtre, Sainte Estelle et Le Petit Duc, où abondent comparaisons et métaphores campagnardes insolites qui laissent pressentir le grand poète en prose que deviendra le petit Jean.

« Tout le jour des rayons maladroits se brisent sur des surfaces qu’ils croyaient molles, et qui vous les renvoient durement, alors que le soleil m’est encore invisible, et n’a pas quitté les champs. Ils vous viennent des toits, sur lesquels un vernis inépuisable coule, d’un œil-de-bœuf qui n’ose les laisser pénétrer dans les greniers, de la rivière, si profonde que les poissons y sont à l’ombre. Les murs, les murs s’étendent, et emmagasinent de la chaleur pour l’hiver ; les mouches voltigent sans crainte autour des toiles d’araignées où elles prennent et sucent des moucherons. Puis, peu avant la nuit, le soleil lui-même arrive, escorté de nuées, de bruits et de couleurs. Avant d’enfoncer dans l’horizon, il y jette sa robe, apparaît nu et jaune, et allume de grands incendies d’où montent les fumées qui bourrent les nuages. Alors notre père Voie passe. Le soleil se couche quand il est passé. On me couche avec le soleil. »

Joli sujet de thèse : « les images du style giralducien »…

Illustration : Claude Monet, La Grande Creuse au pont de Vervy (1889, détail).

> Écouter un extrait : De ma fenêtre.

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GIRAUDOUX, Jean – Elpénor

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h | Genre : Mythologie


Elpénor

Elpénor de Jean Giraudoux, paru en 1926, est composé de quatre chapitres : Le Cyclope (1908), Les Sirènes (1912), Morts d’Elpénor (1919) et Nouvelles Morts d’Elpénor (1926).

Dans la mythologie grecque, Elpénor est l’un des compagnons d’Ulysse au retour de Troie. Il est cité pour la première fois au chant X de L’Odyssée lors de l’escale d’Ulysse sur l’île de Circé où il meurt en tombant, ivre, de la terrasse d’un palais. Stupide, continuel danger pour ses compagnons, ce « cerveau de crétin », « Charlot de l’Odyssée » exclut l’« astucieux Ulysse » de l’épopée et prend sa place. (C’est lui qui, à la fin, arrive chez les Phéaciens et se fait passer pour Ulysse auprès de Nausicaa.)

Cette œuvre de jeunesse est un vrai canulard, certes irrévérencieux car Giraudoux refuse tout grandissement épique et préfère peindre la réalité quotidienne et familière en se moquant : « Les larmes du cyclope tombaient dans le seau où le lait caillait, et il fit ce jour-là le plus délicieux de ses fromages. » Mais, au fond, même en prenant le contre-pied d’Homère, il va dans son sens car le grand poète épique cherche à peindre des héros plus humains que divins.

Il est évident que la connaissance des épisodes de L’Odyssée auxquels Giraudoux nous renvoie éclaire sa parodie, et vous pouvez vous documenter en écoutant les chants de L’Odyssée publiés sur le site en 2011 (Chants VI, IX, X et XII).

> Écouter un extrait : 01. Le Cyclope.

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GIRAUDOUX, Jean – Siegfried et le Limousin

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 8h | Genre : Romans


Jean Giraudoux

Jean Giraudoux mort en 1944 peut donc revivre ici… Tout au long de l’année nous aurons l’occasion de parler de sa vie. Il était surtout homme de théâtre. Sa première pièce Siegfried (1927) est tirée de son roman Siegfried et le Limousin publié cinq ans plus tôt.

« J’ai raconté l’histoire d’un Français privé de la mémoire par une blessure reçue à la guerre, rééduqué sous le nom de Siegfried par ceux qui l’ont recueilli dans une nation et des mœurs qui ne sont pas les siennes, et ramené par des amis à son ancienne vie.
J’avais à parler de l’Allemagne, et le mégaphone lui-même n’est pas assez sonore dans ce cas. La question franco-allemande est la seule question grave de l’univers. Tous les autres problèmes relèvent de la finance ou de la calamité. »

Le sujet est donc la réconciliation entre la France et l’Allemagne après 1918 à travers le destin d’un amnésique. Dans ce récit parfois un peu déroutant nous rencontrons des personnages dont l’intérêt est de conserver secrète l’identité et la nationalité de Siegfried, pour le bien être et la stabilité de l’Allemagne…
Notons aussi que Giraudoux dont la culture germanique est très riche abonde en allusions historiques et en souvenirs érudits qui nous échappent.

(Pardon pour avoir écorché dans la lecture quelques noms allemands semés dans des phrases aussi longues que celles de Marcel Proust !)

> Écouter un extrait : Chapitre 01 .

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