Livres audio gratuits pour 'Ludovic Coudert' :


BALZAC, Honoré (de) – La Comédie humaine (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : -h –min | Genre : Romans


Honore de Balzac par Gerard Seguin

La Comédie humaine est le titre sous lequel Honoré de Balzac a regroupé un ensemble de plus de 90 ouvrages – romans, nouvelles, contes et essais – de genres réaliste, romantique, fantastique ou philosophique, et dont l’écriture s’échelonne de 1829 à 1850.
Par cette œuvre, Balzac veut faire une « histoire naturelle de la société », explorant de façon systématique les groupes sociaux et les rouages de la société afin de brosser une vaste fresque de son époque susceptible de servir de référence aux générations futures.
Il répartit ses récits en trois grands ensembles : Études de mœurs, Études philosophiques et Études analytiques.

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PLATON – La République (Livre septième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

La fin du livre VI présentait la science du bien indispensable au gouvernement de l’État. Socrate propose au début du livre VII une dernière image pour faire comprendre le mouvement qu’inspire le Bien. Dans l’image de la caverne se trouve représentées la conversion et la remontée de l’âme du moins intelligible au plus intelligible (le Bien pur) : ce destin de l’âme est figuré ici par la vie d’un prisonnier de cette caverne, qu’on libère un jour de ses chaînes. Cette ascension d’un prisonnier est bien analogue à l’ascension des degrés du savoir. Au sommet des sciences, Socrate place la dialectique qui parvient sans l’aide d’aucun sens, au moyen de la raison seule, à atteindre à l’essence de chaque chose et à ne pas s’arrêter avant d’avoir saisi par la seule intelligence l’essence du Bien.
Or il faut la voir pour se conduire « avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique ». Le dialecticien est à même d’interroger et de discerner ce qu’une loi permet d’atteindre pour le bien de la Cité. Et cette science est si inhabituelle, rare, et précieuse que la Cité pourra obliger les philosophes à gouverner. Certains seront en effet tentés de rester plongés dans le délice de la contemplation (theoria) de l’Idée du Bien, et de se tenir à l’écart de toute vie publique (le prisonnier libéré refuse logiquement de revenir dans sa prison).
Parce que la loi ne se préoccupe pas de fournir un bonheur exceptionnel à une seule classe de citoyens et s’efforce de réaliser le bonheur de la cité toute entière, elle doit veiller, en formant de tels hommes, à ne pas leur laisser oublier le but voulu : ils doivent concourir, sans se détourner, au bien du tout de l’État. Les philosophes seront contraints, malgré eux si nécessaire, de gouverner.

Les Gardiens-philosophes devront être préparés aussi à recevoir cet enseignement de la science suprême du Bien qu’est la dialectique. Ainsi, en préparation de cette étude, on les initiera à d’autres sciences, préludes à la dialectique, et qui les habitueront à se tourner vers le monde intelligible : l’arithmétique et la géométrie (connaissances de ce qui est toujours, elles habituent l’âme à élever le regard vers ce qui est le plus élevé), puis la stéréométrie, et enfin l’astronomie et la musique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre sixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 50min | Genre : Philosophie


Platon

Philosophe est celui qui aime la réalité et se plaît au seul spectacle de la vérité. D’où cette idée de Socrate : le philosophe est le plus apte à gouverner ; il doit être pris pour roi. Mais selon l’opinion de la foule (que vient alors faire parler Adimante), le philosophe est le plus inutile des hommes. En quoi rendrait-il service à l’État ? Le philosophe-roi semble impossible.

Indispensables gardiens de l’État véritable, les philosophes ne trouvent leur place dans aucun État existant. En effet, les États n’utilisent pas les rares philosophes qui parviennent à grandir en leur sein, comme il le faudrait cependant. Et les naturels philosophes sont le plus souvent corrompus par leur milieu et par leur éducation. Enfin, ceux qui se livrent à la philosophie ne sont pas tous philosophes, et la foule, incapable de faire la distinction, les rejette ensemble dans une opprobre commune.

C’est qu’à la foule manque la science du bien. Même si elle peut être réconciliée avec l’idée d’un gouvernement de philosophes en admettant ce que signifie de bon l’amour de la sagesse pour le gouvernement de l’État, la multitude n’a pas la science du bien. Cette science est celle que devront avoir absolument les gardiens de l’État véritable.

Contraint par ses interlocuteurs, Socrate finit par dire, par images, la nature du bien en soi, faisant comprendre ainsi ce qu’est cette science la plus indispensable pour les gardiens de l’État. Le Bien est, pour le monde intelligible, l’analogue parfait du soleil, pour le monde visible. Il donne l’intelligibilité aux objets connaissables et à l’esprit le pouvoir de les connaître. Il permet enfin de se conduire avec justice, dans la vie privée comme dans la vie publique.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – La République (Livre Cinquième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


Platon

Socrate surprend au moins plus d’une fois ses amis par ses propositions paradoxales, dans ce livre V de la République.

De quoi s’agit-il ? Après avoir défini la justice comme harmonie de l’âme et de la cité, Socrate est amené à réfléchir aux conditions pour réaliser cette justice. Il les formule en trois paradoxes magistralement déroutants.

Le premier : les hommes et les femmes seront traités en égaux pour leur éducation et pour les fonctions publiques, car il n’y a pas de différence d’aptitude, qui découle de la différence de sexe, pour ce qui concerne la garde de l’État. Hommes et femmes s’entraîneront donc ensemble, nus, dans les gymnases ! Les femmes pourront être gardiennes, guerrières, philosophes…

Le deuxième : parmi la classe des guerriers, les femmes et les enfants seront communs à tous : il sera ainsi impossible de savoir pour un enfant de qui il est le descendant. La famille sera donc, pour eux, abolie. Dans une éducation alors organisée par l’État, un eugénisme sera pratiqué et les enfants pourront être initiés à l’art de la guerre. Avec ce communisme – uniquement imposé à la classe dirigeante des guerriers – toute propriété privée disparaît. Le reste des citoyens de l’État (les non-dirigeants donc !) seront les seuls autorisés à s’affairer pour convoiter des richesses matérielles et en revendiquer la propriété. Pour éteindre la cupidité, Platon envisage donc les moyens les plus radicaux : les chefs (guerriers-gardiens) de l’État seraient privés de propriété sur les biens qu’ils possèdent ou utilisent, mais tous les autres hommes dans l’État pourraient rechercher autant qu’ils le veulent possessions et légitime propriété. Paradoxe renversant ! Les chefs seraient ainsi plus pauvres que ceux qu’ils ont mission de commander.

Enfin, troisième paradoxe, qui devrait choquer le lecteur bien plus que les deux précédents, car Socrate a gardé pour la fin le plus inacceptable selon l’opinion courante : les rois, d’après lui, doivent devenir philosophes ou les philosophes devenir roi, pour que le gouvernement de l’État soit le mieux réalisé… Et qu’est-ce donc qu’un philosophe ? Non pas tant un homme épris du savoir (ce ne serait qu’un homme curieux) mais plutôt celui qui n’aime que le spectacle de la vérité et la réalité, et qui par là, comme le dira le livre suivant (VI), est le plus apte à gouverner.

Les philosophes au pouvoir : perfection de la sagesse politique ou dernière vague de folie ?

Aristote, dans la Politique, discute précisément ces audacieuses thèses platoniciennes de la République.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PÉGUY, Charles – Notre cœur vil (Poème)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 2min | Genre : Poésie


Charles Péguy

Le 17 décembre 1911 Charles Péguy poste une lettre douloureuse et magnifique à celle qu’il aime en secret, Blanche Raphaël. Poème en acrostiche où chaque quatrain commence par une lettre qui compose le prénom de BLANCHE, cette lettre émouvante, tout en suggérant la profondeur de l’amour et de sa blessure, dit la souffrance d’un cœur qui résiste à l’emportement. En effet, entre le tourment et la consolation, le chrétien sent d’un côté la faiblesse d’un « cœur vil » et d’un autre côté sait qu’il peut espérer en la rédemption des cœurs affligés et sincèrement contrits.

« La jeune femme vient combler chez Péguy le manque de compréhension de la part de sa femme Charlotte. Non seulement cette dernière lui reproche d’avoir englouti sa dot dans la gestion d’une revue qui compte à peine mille abonnés, mais elle n’approuve pas l’évolution politique et spirituelle de son mari.

En proie à un ouragan sentimental avec Blanche, Péguy n’en refuse pas moins de céder à tout « dérèglement du cœur » et c’est aussi la force de résister qu’il ira chercher auprès de la Vierge de Chartres. En 1910, l’écrivain a incité la jeune femme à se marier, mais il ne se libère toujours pas de ce qu’un de ses proches a appelé son « adultère cérébral ». Il lui écrira plusieurs lettres de guerre, en lui demandant de prier avec lui, bien qu’israélite, par le Pater noster et l’Ave Maria. » (Pierre-Yves Le Priol, La Croix, édition du 5 septembre 2014, p. 28)

« Béni sois-tu, cœur pur
Pour ta détresse ;
Béni sois-tu, cœur dur
Pour ta tendresse.

Loué sois-tu, cœur las,
Pour ta bassesse;
Loué sois-tu, cœur bas,
Pour ta hautesse.

Avoué tu seras
Au dernier jour,
Quand tu comparaîtras
Au clair séjour.

Noué sois-tu serré
Comme une corde
Sur la très révérée
Miséricorde

Cloué sois-tu, cœur sec,
Au dur gibet
Sous la serre et le bec
Et sous l’onglet.

Honni sois-tu, cœur double,
Ô faux ami;
Honni sois-tu, cœur trouble,
Cher ennemi.

Et pardonné sois-tu,
Notre cœur vil,
Au nom des Trois Vertus;
Ainsi soit-il. » (Notre cœur vil)

Notre cœur vil (avec accompagnement musical).

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PÉGUY, Charles – La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 4min | Genre : Philosophie


Charles Peguy

Dans son numéro du 19 octobre 1902, le journal La Raison publiait un article d’un certain Henry Bérenger, dans lequel celui-ci attaque les « intellectuels ». Au détour d’une phrase, il laisse tomber ces mots sur un professeur de philosophie à l’université, Mr Célestin Bouglé : ce dernier serait, comme universitaire, selon Bérenger, « subventionné par l’État ». Ces mots vont être l’occasion d’une mise au point cinglante de la part de Péguy, sur le sens des mots « subventionné » et « rémunéré », dans les Cahiers de la quinzaine qui suivent.

Péguy rappelle – n’est-ce pas vrai encore de nos jours ? – qu’en faisant le choix d’une carrière dans l’enseignement, les maîtres renoncent à une vie qui donnerait « une situation financière brillante [...] dans l’industrie ou dans le commerce ». Péguy n’est pas dans la position de celui qui défendrait son salaire, puisque lui-même vit (tant bien que mal d’ailleurs) de son métier de journaliste. Il entend défendre le principe non négociable de la liberté de l’esprit, qui doit fonder un enseignement, parce qu’il est une condition indispensable d’une recherche philosophique sérieuse. Péguy formule donc deux principes essentiels pour une école digne de ce nom : enseigner bien sûr la vérité, mais aussi, bien payer les professeurs.

La rémunération des professeurs est la condition de la liberté de l’enseignement.

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PLATON – Phèdre (Extrait : Le Mythe de Theuth et l’écriture)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 10min | Genre : Philosophie


Theuth

« SOCRATE.
Sais-tu comment on peut être le plus agréable à Dieu par ses discours, écrits ou parlés ?

PHÈDRE.
Nullement ; et toi ?

SOCRATE.
Je puis du moins te rapporter une ancienne tradition ; les anciens savent la vérité. Si nous pouvions la trouver par nous-mêmes, attacherions-nous encore beaucoup de prix aux opinions humaines ?

PHÈDRE.
Plaisante question. Mais dis donc ce que tu as appris des anciens ?

SOCRATE.
J’ai entendu dire que près de Naucratis, en Égypte, il y eut un dieu, l’un des plus anciennement adorés dans le pays, et celui-là même auquel est consacré l’oiseau que l’on nomme Ibis. Ce dieu s’appelle Theuth. On dit qu’il a inventé le premier les nombres, le calcul, la géométrie et l’astronomie ; les jeux d’échecs, de dés, et l’écriture. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Avec l’aimable participation de Sylvain B. qui a lu les répliques de Socrate.

Phèdre (Extrait : Le mythe de Theuth et l’écriture).

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BALZAC, Honoré (de) – Le Médecin de campagne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 10h | Genre : Romans


Benassis Genestas

« Aux cœurs blessés, l’ombre et le silence ».

Dans une lettre à Mme Hanska de janvier 1833, Balzac, parlant de son Médecin de campagne, écrivait : « En ce moment, j’achève un ouvrage tout à fait évangélique et qui me semble l’Imitation de Jésus-Christ poétisée. Il y a une épigraphe qui dira dans quelle disposition j’étais en écrivant ce livre : Aux cœurs blessés, l’ombre et le silence. Il faut avoir souffert pour comprendre cette ligne dans toute son étendue, et il faut avoir souffert autant que moi pour l’enfanter en un jour de deuil. » (Lettres à l’Étrangère, I, 6-7.)

« – Ne sera-ce pas une belle vie à raconter ? dit Genestas.
- Oui, reprit Goguelat, c’est, sauf les batailles, le Napoléon de notre vallée. »

Le docteur Benassis et le commandant Genestas sont deux des « cœurs blessés » évoqués dans la dédicace de Balzac, qui rendent ce livre particulièrement touchant et mémorable.

> Écouter un extrait : Chapitre 01, Première Partie.

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