Livres audio gratuits pour 'Ludovic Coudert' :


WEIL, Simone – Autobiographie spirituelle (Lettre au Père Perrin)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 57min | Genre : Correspondance


Simone Weil

« Au Père Perrin, 14 mai 1942 à Marseille,

À lire pour commencer. P.-S.
Cette lettre est effroyablement longue – mais comme il n’y a pas lieu d’y répondre – d’autant moins que je serai sans doute partie – vous avez des années devant vous, si vous voulez, pour en prendre connaissance. Prenez-en connaissance, quand même, un jour ou l’autre. »

« Je peux dire que dans toute ma vie je n’ai jamais, à aucun moment, cherché Dieu.
[...]
Comme je vous l’ai écrit, le Christ lui-même est descendu et m’a prise.
Dans mes raisonnements sur l’insolubilité du problème de Dieu, je n’avais pas prévu la possibilité de cela, d’un contact réel, de personne à personne, ici-bas, entre un être humain et Dieu. J’avais vaguement entendu parler de choses de ce genre, mais je n’y avais jamais cru. »

Simone Weil. (Lettre publiée, post-mortem, en 1955, dans le recueil Attente de Dieu).

Autobiographie spirituelle.

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WEIL, Simone – Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l’amour de Dieu

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Simone Weil 1921 170220px

« Bien qu’aujourd’hui on semble l’ignorer, la formation de la faculté d’attention est le but véritable et presque l’unique intérêt des études. »

Le bon usage spirituel et chrétien des études, visant donc à la sainteté, dépend de deux conditions : d’abord de la pureté de l’intention dans laquelle l’étude est menée ; ensuite de regarder en face ses erreurs pour les corriger. C’est sur la première condition surtout que porte le texte de Simone Weil : en effet, dit-elle, « pour faire vraiment attention, il faut savoir comment s’y prendre ». C’est que, estime-t-elle, on confond souvent attention et volonté, qui sont pourtant très différentes.

« La volonté [...] contrairement à ce que l’on croit d’ordinaire, n’a presque aucune place dans l’étude. L’intelligence ne peut être menée que par le désir. Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie. L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie. »

Mais, « il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à la véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue ». Et, ce « quelque chose » est « beaucoup plus proche du mal que la chair ».

C’est pourquoi, conclut Simone Weil, « toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi. Si on fait attention avec cette intention, un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres. »

Ces Réflexions sur le bon usage des études en vue de l’amour de Dieu ont été publiées pour la première fois, après la mort de Simone Weil en 1955, dans le recueil intitulé Attente de Dieu, par le père Perrin. Le texte a été écrit entre janvier et mai 1942.

Réflexions sur le bon usage des études en vue de l’amour de Dieu, avec accompagnement musical.

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WEIL, Simone – Le Conte des six cygnes dans Grimm

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 8min | Genre : Philosophie


simoneweil170220

« Parmi les plus belles pensées de Platon sont celles qu’il a trouvées par la méditation des mythes. Qui sait si de nos mythes aussi il n’y aurait pas des idées à tirer ? Choisissons-en un presque au hasard parmi les contes de Grimm, et prenons-le comme objet, en ayant soin de dire, comme Socrate : je dirai comme vrai tout ce que je vais dire.

Un roi tenait cachés dans la forêt ses six fils et sa fille, craignant pour eux la haine de leur belle mère, qui était magicienne. [...] »

À l’extrême fin de sa vie, Simone Weil a sans doute dû s’identifier à l’héroïne de ce conte. « Silence de la petite fille dans Grimm qui sauve les sept cygnes ses frères. Silence du juste d’Isaïe. [...] Silence du Christ. Une sorte de convention divine, un pacte d’amour de Dieu avec lui-même, condamne ici-bas la vérité au silence. » (Carnet de Londres, 1942)

Quand elle rédige sa méditation sur le conte des Six Cygnes (ou sept, peu importe) de Grimm, elle a 16 ans et suit la classe d’Alain, dont on sent l’influence ici. Mais le lecteur aperçoit la cohérence, l’unité et la liberté de sa pensée de 1925 jusqu’à sa mort en 1943.

On trouvera d’autres contes de Grimm sur cette page et un mythe rapporté par Platon ici.

Le Conte des six cygnes dans Grimm.

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GRIMM, Frères – Les Six Cygnes

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 15min | Genre : Contes


Anne Anderson - Les Six Cygnes

« Un roi chassait une fois dans une grande forêt, et il poursuivait le gibier avec tant d’ardeur qu’aucun de ses gens ne pouvait le suivre. Quand le soir vint et que le prince s’arrêta, il se trouva qu’il s’était égaré. En vain chercha-t-il une issue, il n’en découvrit aucune. Enfin il aperçut une vieille femme au chef branlant : c’était une sorcière.

Le roi lui parla et dit :
« Ma bonne femme, ne pourriez-vous pas me montrer un chemin qui mène hors de cette forêt ? »
- Oh, oui certes, seigneur, je le puis répondit-elle, mais à une seule condition et si vous ne la remplissez pas, vous resterez dans la forêt et vous y mourrez de faim.
- Quelle est cette condition ? demanda le roi.
- J’ai une fille, reprit la vieille, qui est aussi belle que personne au monde, et qui mérite bien de devenir votre femme ; si vous consentez à l’épouser et à faire d’elle la reine du pays, je vous montrerai le chemin qui mène hors de la forêt. »

Traduction: Félix Frank (1837-1895) et E. Alsleben (1869).

Les Six Cygnes, avec accompagnement musical.

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WEIL, Simone – Prologue à « La Connaissance surnaturelle »

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 6min | Genre : Poésie


Simone Weil 1921 170220px

À la fin d’avril 1942, Simone Weil, qui pensait partir incessamment en Amérique, confia à Gustave Thibon dix cahiers de notes et de réflexions personnelles. Ces cahiers furent publiés après la mort de Simone Weil sous le titre : La Connaissance surnaturelle, par Gustave Thibon.
Ce texte que Simone Weil avait recopié soigneusement en récapitulation de ses réflexions des cahiers résume « sous forme symbolique et mythique » l’histoire de son âme. D’après son amie Simone Pétrement, on peut y trouver « comment Dieu vient chercher l’âme et ensuite se retire », laisse l’âme seule, « afin qu’elle puisse le chercher à son tour et l’aimer librement » (Oeuvres de Simone Weil, publiées chez Texto Gallimard, p. 806).

Ainsi les catégories proposées sur le site Littérature audio.com, pour classer le texte, ont semblé toutes déficientes. Nul ne peut dire, en effet, avec certitude, à quel genre de texte s’essayait ici Simone Weil. Le titre n’est pas d’elle non plus. Par une lointaine ressemblance avec quelques poèmes en prose de Baudelaire, et en s’appuyant sur le sens étymologique du mot poésie, je choisis finalement de le classer sous la catégorie « Poésie », au sens le plus large et le plus élevé du terme.

Prologue à « La Connaissance surnaturelle » (1942).

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WEIL, Simone – Note sur la suppression générale des partis politiques

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 57min | Genre : Philosophie


Simone Weil

L’homme démocratique moderne regarde comme une vache sacrée le pluralisme des partis politiques.

Le texte que l’on va entendre ici déboulonne l’édifice de cette statue encore aimée, consciemment ou inconsciemment.

Cette institution des partis est en effet adorée d’autant plus religieusement que l’on se complaît souvent, dans la simple imprécation verbale contre les partis, sans tirer au clair le concept même de parti politique.

C’est donc tout le mérite de la Note de Simone Weil, écrite vraisemblablement dans les années 1940 que de faire ce travail d’analyse et d’en tirer les conclusions.

« L’usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les deux problèmes que voici :
Comment donner en fait aux hommes qui composent le peuple de France la possibilité d’exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ?
Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu’il circule à travers lui aucune espèce de passion collective ?
Si on ne pense pas à ces deux points, il est inutile de parler de légitimité républicaine.
Des solutions ne sont pas faciles à concevoir. Mais il est évident, après examen attentif, que toute solution impliquerait d’abord la suppression des partis politiques. »
Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques.

Note sur la suppression générale des partis politiques.

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WEIL, Simone – La Porte (Poème)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 2min | Genre : Poésie


Simone Weil

Ses poèmes sont un aspect peu connu de l’œuvre de Simone Weil. En voici un, écrit en octobre 1941, peu après le début de son séjour en Ardèche, chez Gustave Thibon.
Ce poème est sans doute lui même une porte, comme celle qu’il évoque.
Il s’agit pour l’homme qui y frappe de découvrir l’absolu qui le transcende :

« Ouvrez-nous donc la porte et nous verrons les vergers,
Nous boirons leur eau froide où la lune a mis sa trace.
La longue route brûle ennemie aux étrangers.
Nous errons sans savoir et ne trouvons nulle place.

Nous voulons voir des fleurs. Ici la soif est sur nous.
Attendant et souffrant, nous voici devant la porte.
S’il le faut nous romprons cette porte avec nos coups.
Nous pressons et poussons, mais la barrière est trop forte.

Il faut languir, attendre et regarder vainement.
Nous regardons la porte ; elle est close, inébranlable.
Nous y fixons nos yeux ; nous pleurons sous le tourment ;
Nous la voyons toujours ; le poids du temps nous accable.

La porte est devant nous ; que nous sert-il de vouloir ?
Il vaut mieux s’en aller abandonnant l’espérance.
Nous n’entrerons jamais. Nous sommes las de la voir…
La porte en s’ouvrant laissa passer tant de silence

Que ni les vergers ne sont parus ni nulle fleur ;
Seul l’espace immense où sont le vide et la lumière
Fut soudain présent de part en part, combla le cœur,
Et lava les yeux presque aveugles sous la poussière. » (La Porte)

La Porte.

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MARIE-ANTOINETTE – Testament (Dernière Lettre)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 7min | Genre : Histoire


marie-antoinette

Lettre touchante et d’autant plus émouvante quand on sait que sa destinataire, Madame Elisabeth, n’en eut jamais connaissance. Madame Elisabeth, sœur du défunt roi Louis XVI et détenue avec les enfants royaux au Temple, subit le même sort que son frère quelques mois après la reine.

Marie-Antoinette rédige cette lettre dans son cachot de la Conciergerie, le 16 octobre 1793, à 4h30 du matin, juste après l’annonce de sa condamnation. Elle vient de vivre dans l’isolement le plus complet une captivité de deux mois et demi, sans aucune communication avec ses enfants.

Son ultime pensée est pour ses enfants et l’état d’esprit qu’ils devront avoir après la mort de leurs deux parents : non pas vengeance, mais pardon.

« Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément : qu’il ne cherche pas à venger notre mort. »

On pourra retrouver aussi sur le site de Littérature audio le testament de Louis XVI.

Dernière lettre à Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI.

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