Livres audio gratuits pour 'Ludovic Coudert' :


ARISTOTE – La Métaphysique (Livre 1, Chapitres 1 et 2)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 21min | Genre : Philosophie


Aristote

Si les hommes aiment particulièrement voir, c’est parce que la vue fournit une infinité de perceptions. Connaissances des distances, profondeurs, formes sont apportées plus par la vue que par l’ouïe. La couleur, en effet, qui excite les sensations de la vue, est une qualité permanente des objets (du moins quand le jour dispense assez de lumière) alors que les objets – qui pourraient tous produire une vibration sonore – sont temporairement audibles (c’est-à-dire de temps à autre seulement) alors même que nous serions capables de percevoir leurs sons à chaque instant. Les couleurs quotidiennes apportent ainsi avec elles plus de richesses que les sons quotidiens (si l’on excepte bien sûr les paroles, qui, du fait de leurs significations, et non de leur seule sonorité, donnent une certaine supériorité à l’ouïe sur la vue). Le monde « visible » qui nous intéresse provient donc du monde de la couleur.
Mais, dans le plaisir de voir, la couleur n’est pas l’essentiel. Car voir vraiment, ce n’est pas voir la couleur seulement, mais voir ce que la couleur révèle : la distinction, la profondeur et l’ordre des choses, un invisible qui ordonne le visible. Ainsi, le plaisir de voir annonce le goût pour la sagesse. Il est signe du désir de savoir métaphysique. Les hommes, en effet, savourent, plus que tout, la connaissance qui ordonne les autres : connaissances du monde et de soi, notamment. Cette connaissance s’appelle la Sophia (Sagesse) et Aristote l’identifie avec, d’une part, la connaissance des causes premières, et, d’autre part, avec la vie même du dieu. Voir vraiment, c’est vivre. Connaître la sagesse, c’est participer à la vie divine.
La Métaphysique d’Aristote propose au lecteur de s’acheminer lentement jusqu’à la connaissance de l’invisible le plus élevé, qui ordonne tout être et tout savoir : l’Acte pur, Dieu. Dans les sujets d’étude, tout ne se vaut pas. On peut – voire on doit – ignorer certaines choses, car le temps pourra manquer.

Traduction : Alexis Pierron (1814-1878) et Charles Zévort (1816-1887).

La Metaphysique (Livre 1, Chapitres 1 et 2).

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 20 496 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BIBLE HÉBRAÏQUE et NOUVEAU TESTAMENT (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : –h –min | Genre : Religion


Bible de Gutemberg

De nombreux extraits de la Bible sont disponibles sur Littérature audio.com. Afin de mieux les situer et les retrouver par rapport à la structure générale de l’œuvre, voici la table des matières complète, avec les liens vers les différents textes déjà enregistrés.

Sauf mention contraire indiquée ci-dessous, la traduction choisie est celle de Louis Segond (1810-1885).

Illustration : une page de la Bible de Gutemberg (1454, source : Wikimedia Commons).

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 118 428 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

STEVENSON, Robert Louis – Un logement pour la nuit

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Robert Louis Stevenson - A Lodging for the night

Sous-titrée parfois Une histoire de François Villon, cette nouvelle est en effet inspirée par le Paris du XVème siècle. L’auteur de L’Île au Trésor y fait revivre la légende du poète maudit, dans un récit enlevé, avec des dialogues reflétant l’esprit du poète. Mais Stevenson, romancier, fait beaucoup mieux que simplement combler un vide de la biographie de François Villon…

« Le mois de novembre de l’année 1456 touchait à sa fin. La neige tombait sur Paris avec une persistance rigoureuse. [...] Les pauvres gens qui, le nez en l’air et les sourcils humides, la regardaient venir avaient peine à comprendre d’où une telle masse pouvait tomber. Maître François Villon avait, cette après-midi-là, à la fenêtre d’une taverne, proposé un problème : Était-ce le païen Jupiter plumant ses oies sur l’Olympe ? Ou étaient-ce les saints anges en train de muer ? Il n’était qu’un pauvre maître-ès-arts, avait-il ajouté, et comme la question touchait quelque peu à la divinité, il n’osait s’aventurer à conclure. »

Traduction : B. J. Lowe (1890).

> Écouter un extrait : Première Partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 10 265 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PLATON – La République (Livre Quatrième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Platon

Au livre IV, Socrate revient enfin sur le sujet initial de la justice, qui avait été approché dans le livre I. Mais l’idée qu’il énonce à son sujet est, encore une fois, bien paradoxale :

« Ainsi, mon cher ami, la justice pourrait bien consister à s’occuper de ses propres affaires. [...] » La justice est de l’ordre du souci de soi. Toutefois, ce souci de soi n’est pas l’égoïsme au sens vulgaire du terme. Pour comprendre tout cela, il faut suivre la « chasse » que Socrate entreprend dans ce livre IV, en compagnie de Glaucon et Adimante, les deux frères cadets de Platon.

Outre ce sujet, le lecteur trouvera dans ce livre une réflexion sur la tempérance, le courage et enfin la prudence. Cette dernière réalité a un nom qui prête à confusion aujourd’hui. Socrate n’entend pas par là la crainte d’un danger, mais plutôt la connaissance excellente de ce qu’il faut faire, selon les circonstances et la raison, connaissance qui tient l’homme éloigné à la fois de l’indécision et de la précipitation.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : 01. Vertus de la bonne éducation.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 24 172 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LOUIS XVI, Roi de France – Testament

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Correspondance


louis 16[1]

« [...] Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roy, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens. »

Le jour de Noël 1792, Louis XVI est en prison à la tour du Temple. Le verdict de son procès devant la Convention n’a pas encore été prononcé. Mais le roi pressent déjà la fin tragique vers laquelle le tourment révolutionnaire le conduit. Privé depuis plusieurs semaines de tous contacts avec les siens, sans confesseur, il rédige alors ses dernières volontés et ses sentiments.
Ce texte prend ainsi nettement l’aspect d’une Confession et d’un examen de conscience : il n’est pas un simple testament, ni une simple lettre d’Adieu. Il s’y reflète une inquiétude spirituelle, l’espoir du pardon de ses péchés, un attachement fort à l’Église Catholique fondée sur la tradition apostolique, et la ferme volonté de ne pas nourrir de ressentiments, ni de haine envers quiconque. De là l’émotion particulière qui émane de ce texte touchant et vraiment empreint de majesté et de générosité chrétienne. Sans illusion sur ses semblables, le roi pardonne à ceux-là qui l’ont déjà fait souffrir et qui vont bientôt être ses bourreaux. Sa condamnation à mort sera votée à une courte majorité. Louis XVI sera exécuté le 21 janvier 1793.

Lu et enregistré, le 8 juin 2012, jour-anniversaire de la mort de Louis XVII à la prison du Temple en 1795, par suite de mauvais traitements, à l’âge de 10 ans.

Testament.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 17 815 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

VIRGILE – Énéide (Chant second, La Prise de Troie)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 30min | Genre : Mythologie


Federico Barocci - Énée

Enée raconte à Didon la prise de Troie par les Grecs et son départ de la ville. Virgile trouve les mots et les images pour faire revivre cet épisode célèbre. Il y montre incessamment que son héros, jusque dans sa fuite, reste digne d’admiration. Chalcas, Laoccoon, Anchise, Pyrrhus, fils d’Achille, l’ombre d’Hector, puis celle de Créuse, Vénus, mère d’Enée, sont quelques uns des personnages évoqués par Enée pendant le récit de cette bataille.

« Reine vous m’ordonnez de rouvrir la source amère de mes larmes ; vous voulez que je retrace la puissance de Troie et son déplorable empire, s’écroulant sous les coups des Grecs : épouvantable catastrophe, dont j’ai été le témoin, dont je fus presque la victime. À ce récit douloureux quel farouche Dolope, quel soldat de Pyrrhus ou du barbare Ulysse, pourrait retenir ses pleurs ? »

Traduction : Jean-Nicolas-Marie Deguerle (1766-1824).

Ce texte fait suite au Chant premier que vous pouvez retrouver ici.

> Écouter un extrait : Première Partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 15 333 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

PÉGUY, Charles – Le Mystère des Saints Innocents (Extrait : Quand une fois on a connu d’être aimé, Poème)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16min | Genre : Poésie


Septième Croisade

« Quand une fois on a connu d’être aimé librement, les soumissions n’ont plus aucun goût. [...] »

Saint Louis et Joinville, sous le regard de leur Créateur.

La liberté des francs et la joie de Dieu.

Dans ce justement célèbre poème du Mystère des Saint Innocents, paru en 1912 (il y a donc 100 ans exactement cette année) Péguy affirme de façon saisissante et profonde (avec un brin d’humour !) l’amour de Dieu pour la liberté de l’homme libre, et la vraie grandeur de l’homme.

Quand une fois on a connu d’être aimé.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 8 888 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SÉGUR, Comtesse (de) – Le Mauvais Génie

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 5h 43min | Genre : Romans


Comtesse de Ségur - Le Mauvais Génie

« Alcide :
Dis-moi donc, Julien, tu pourrais tout de même faire une fameuse affaire avec Monsieur Georgey ; il ne regarde pas à l’argent ; il est riche, tu pourrais lui vendre une de tes dindes pour huit francs.

Julien :
D’abord, je t’ai dit que c’est Madame Bonard qui les vend elle-même ; ensuite, quand je la lui vendrais huit francs, je ne vois pas ce que j’y gagnerais.

Alcide :
Comment, nigaud, tu ne comprends pas que, le prix d’une dinde étant de quatre francs, tu empocherais quatre francs et tu en donnerais autant à Madame Bonard ?

Julien :
Mais ce serait voler, cela !

Alcide :
Pas du tout, puisqu’elle n’y perdrait rien.

Julien :
C’est vrai ; mais, tout de même cela ne me semble pas honnête. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01 : Une dinde perdue.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 30 266 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour Ludovic Coudert :