Livres audio gratuits pour 'Ludovic Coudert' :


DICKENS, Charles – Contes

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 8h 10min | Genre : Contes


Charles Dickens - Contes

La plupart des romans de Charles Dickens, dont Littérature audio.com fête aujourd’hui le bicentenaire de la naissance, furent initialement publiés sous forme de feuilletons dans différentes revues, certaines entièrement écrites de sa main. C’est le cas par exemple de Master Humphrey’s Clock, revue hebdomadaire publiée entre 1840 et 1841, dans laquelle Maître Humphrey se raconte et évoque le cercle de ses amis, parmi lesquels Mr. Pickwick. Les histoires de Maître Humphrey, présentées aujourd’hui dans le conte intitulé L’Horloge de Maître Humphrey, consistent en une sorte de canevas qui servit de cadre pour la première publication de deux grands romans : Le Magasin d’Antiquités et Barnaby Rudge.

Les autres contes de ce recueil furent pour la plupart publiés dans d’autres revues et sont autant d’incursions dans le monde de Dickens : celui des petites gens, des bas-fonds de Londres, des escrocs et des policiers, bien sûr, mais encore du rêve, du fantastique et de la poésie…

Traduction : Robert de Cerisy (1888).

Illustration : Frontispice du Tome 2 de Master Humphrey’s Clock, édité par Chapman and Hall, 1841.

> Écouter un extrait : 01. Aux abois.

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BALZAC, Honoré (de) – La Maison Nucingen

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 3h 1min | Genre : Romans


La Maison Nucingen

Classé dans les Scènes de la Vie Parisienne, La Maison Nucingen parut en 1838. Le personnage du baron de Nucingen apparaît pour la première fois dans Le Père Goriot, puis dans Melmoth réconcilié où il était évoqué par l’intermédiaire de son caissier. Dans la Maison Nucingen, Balzac s’inspire un peu du même sujet : la spéculation boursière, l’agiotage qui font rage à une époque d’industrialisation sans précédent, où la folie des investissements hasardeux peut conduire au triomphe ou à la ruine.

Mais il y expose en plus un véritable traité de technique financière telle qu’elle fonctionnait dans une période de fébrilité boursière, pas très éloignée des méthodes pratiquées à notre époque.
« Nucingen avait compris ce que nous ne comprenons qu’aujourd’hui : que l’argent n’est une puissance que quand il est en quantités disproportionnées. » (La Maison Nucingen).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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PLATON – La République (Livre Premier, Version 2)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 59min | Genre : Philosophie


Platon Buste

Ce dialogue, d’une trentaine de pages, est la partie introductive de La République de Platon, livre souvent tenu pour l’œuvre majeure du philosophe. Il y est question de la justice, et des opinions que les uns et les autres en ont. Les opinions se heurtent. La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Ou, plus généralement, selon Polémarque, le fils de Céphale, « rendre à chacun son dû » ? Le ton et le contenu du début de cette discussion irriteront profondément Thrasymaque qui voudra forcer Socrate à dire que la justice n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate semblera, à juste titre, d’une redoutable et froide rigueur. De cette rencontre, naît ce dialogue d’une richesse étonnante, où l’on trouve défendues deux thèses essentielles de la pensée platonicienne : que la justice est harmonie et santé de l’âme, et qu’il vaut mieux subir que commettre une injustice.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.
Thrasymaque à Socrate: « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné… » (347d)

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

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> Écouter un extrait : Prologue.

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BIBLE HÉBRAÏQUE – Proverbes de Salomon (Extrait)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 7min | Genre : Religion


Auguste Rodin - La Main de Dieu

Comment représenter la sagesse ? Loin d’en donner une image grave et ennuyeuse, comme le font parfois les hommes, le huitième chapitre du Livre des Proverbes de Salomon la peint sous des couleurs étonnantes. Il donne la parole à la sagesse divine, personnifiée, et identifiée plus tard par les théologiens chrétiens au Christ lui-même, Verbe de Dieu ; la fin du chapitre la compare à un enfant jouant devant Dieu au milieu des hommes :

« J’étais avec lui, et je réglais toutes choses. J’étais chaque jour dans les délices, me jouant sans cesse devant lui ; me jouant dans le monde ; et mes délices sont d’être avec les enfants des hommes »(Proverbes, VIII, 30-31).

Ce passage fournit, pendant des siècles, un objet de prédilection aux méditations des théologiens spéculatifs, sur le mystère de la création – comme par exemple Saint Thomas d’Aquin, dans son commentaire du De Hebdomadibus de Boèce. C’est qu’un tel passage manifeste magnifiquement, en effet, la gratuité de l’amour dans l’acte divin.

Cet extrait du livre des Proverbes est à entendre ici dans la traduction célèbre de la Bible, parue en 1672, de Louis-Isaac Lemaître de Sacy (1613-1684), contemporain de Pascal.

Accéder au sommaire de La Bible

Proverbes de Salomon (Chapitre VIII).

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PÉGUY, Charles – Note sur Bergson

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 31min | Genre : Philosophie


Henri Bergson

Curieuse « note » en vérité ! De belle longueur (42 pages), elle fait place en effet à une digression, presque sur toute sa longueur, dont le sujet manifeste est : Descartes… Est-elle alors mal nommée ?

Au début du XXème siècle, une querelle s’éleva au sujet de la philosophie de Bergson, lequel attirait de nombreux admirateurs à ses cours. On la taxe d’irrationalisme ou d’antirationalisme. Bergson critiquait certes l’intellectualisme, mais ne révoquait pas l’intelligence, ni la raison, ni la sagesse. Dénonçant les procès instruits sur des contre-sens, Charles Péguy prend parti pour Bergson, dans cette Note.

Entre Descartes, philosophe de la raison, et Bergson, philosophe de l’intuition, notre auteur discerne les différences certes, mais il regarde et souligne surtout une puissance analogue d’invention et de renouvellement. Après quatre premières pages au vocabulaire assez technique, Péguy trouve les images neuves, et qui lui resteront propres, pour toucher l’intelligence et le cœur de son lecteur. C’est tout un art de lire les philosophes qui nous est ici suggéré en des formules mémorables. Le ton est viril, jamais pédant, quoique savant. La prose y a son élévation mystique. On entend résonner un propos empreint de panache, d’esprit chevaleresque, de liberté d’esprit et de franchise. On devine, en plus d’un endroit, l’attachement à la France de celui qui, la même année, mourra au champs d’honneur à Villeroy, en Seine et Marne, en 1914.

« Une grande philosophie n’est pas celle qui n’est jamais battue. Mais une petite philosophie est toujours celle qui ne se bat pas. »

> Écouter un extrait : Partie 01.

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