Livres audio gratuits pour 'Luigi Gualdo' :


GUALDO, Luigi – Un rendez-vous

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 31min | Genre : Nouvelles


Un rendez-vous

Cette mélancolique nouvelle galante de Luigi Gualdo (1844-1898) a été publiée dans La Nouvelle Revue en 1890.

« Vers la fin de l’hiver, dans un grand bal, à Rome, le poète Luciano Ricciardi se tenait debout, dans un coin, à regarder. Pauvre et d’origine obscure, il s’imposait par son talent, par un charme souvent irrésistible. Jeune et beau et ayant eu des succès, il était, naturellement, antipathique à beaucoup. Mais ceux-là mêmes qui affectaient de le mépriser le sentaient supérieur.
Son attention se concentra tout à coup sur une très belle femme qui entrait parmi la foule, au bras d’un personnage haut placé. Déjà la veille, au théâtre, il avait admiré cette étrangère, dans laquelle un naïf même aurait reconnu une de ces personnes qui jouent « un premier rôle » sur la scène de la vie. Elle aussi avait remarqué Luciano et tourné longuement vers lui son binocle, sans aucune gêne. À la sortie – pis encore – elle lui avait jeté un regard doux et impérieux, qui disait trop, et, montée en voiture, s’était encore penchée à la portière pour le revoir. »

Traduction anonyme (1890).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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GUALDO, Luigi – Un mariage excentrique

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 8h 14min | Genre : Romans


Un mariage excentrique

Pour sauver Elisa Valenti d’un mariage de raison avec l’odieux Gorletti, le marquis d’Astorre va lui proposer un mariage de convenance. Ce bienfaiteur blasé le restera-t-il ?

Luigi Gualdo (1844-1898) est un poète et écrivain italien et français d’adoption. Un mariage excentrique est dédié à Paul Bourget.

« L’événement qu’on attendait ce jour-là n’avait certes rien de bien extraordinaire ; il s’agissait de l’arrivée du neveu de la marquise, le beau Massimo d’Astorre, célèbre par ses folies, sa prodigalité et sa vie d’aventures. Sa tante, qui ne l’avait plus revu depuis plusieurs années, l’aimait beaucoup, tout en désapprouvant sa conduite, et elle s’était sentie tout émue lorsqu’il lui avait écrit qu’il irait enfin lui rendre la visite depuis si longtemps promise. Il aurait dû arriver ce jour-là vers deux heures ; on l’avait attendu avec impatience, avec curiosité, presque avec émotion – inutilement. On ne parlait plus que de lui dans la maison depuis dix jours. La vie y était si tranquille, les habitudes si uniformes, que l’arrivée de Massimo prenait la valeur d’un événement de la plus haute importance. C’était quelque chose d’intéressant, de savoureux, de piquant, presque comme un léger scandale. Vers cinq heures, au salon on causait toujours de lui, on disait qu’il n’arriverait que le lendemain, lorsque, annoncé à haute voix, il entra tout à coup avec une aisance particulière, baisa la main à la marquise, s’inclina devant les dames, causa avec une facilité calme, et mit tout le monde à son aise. »

Traduction anonyme (1879).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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