Livres audio gratuits pour 'Marcel Schwob' :


SCHWOB, Marcel – Le Roi au masque d’or

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 4h 38min | Genre : Contes


Marcel Schwob - Le Roi au masque d'or

L’univers cruel et étrange des contes de Marcel Schwob n’est peut-être guère approprié pour les fêtes de Noël. Vous y assisterez à des scènes de torture médiévale, à des meurtres sanglants ou des crimes passionnels et même à un sabbat de sorcières ou à un embaumement de cadavres en Lybie… Comme dans La Légende des gueux, l’horreur serait intolérable sans la poésie, les mots et le pouvoir d’envoûtement de Schwob.

Deux contes doivent être écoutés aujourd’hui, vendredi 21 décembre 2012, en ce jour de fin du monde annoncée : La Mort d’Odjigh et L’Incendie terrestre.
« Dans ce temps, la race humaine semblait près de périr. L’orbe du soleil avait la froideur de la lune. Un hiver éternel faisait craqueler le sol. Les montagnes qui avaient surgi, vomissant vers le ciel les entrailles flamboyantes de la terre, étaient grises de lave glacée. Les contrées étaient parcourues de rainures parallèles ou étoilées ; des crevasses prodigieuses, soudainement ouvertes, abîmaient les choses supérieures avec un effondrement, et on voyait se diriger vers elles, dans une lente glissade, de longues files de blocs erratiques. L’air obscur était pailleté d’aiguillettes transparentes ; une sinistre blancheur couvrait la campagne ; le rayonnement d’argent universel paraissait stériliser le monde. » (La Mort d’Odjigh)

« Ce fut alors que par une nuit d’électricité, le signal de dévastation parut tomber du ciel. Une tempête inconnue souffla d’en haut, engendrée par la corruption de la terre. Les froidures et les chaleurs, les clairs de soleil et les neiges, les pluies et les rayons confondus avaient fait naître des forces de destruction qui éclatèrent soudain. » (L’Incendie terrestre)

21 contes composent le recueil Le Roi au masque d’or, paru en 1892. Deux d’entre eux n’ont pas été lus ici, étant déjà disponibles sur Littérature audio.com : La Machine à parler et Bargette, publié dans Le Livre de Monelle sous le titre La Déçue.

Illustration : Le Roi au masque d’or, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

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> Écouter un extrait : Le Roi au masque d’or.

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DEFOE, Daniel – Moll Flanders

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 15h 30min | Genre : Romans


Daniel Defoe - Moll Flanders

Plus connu sous le titre de Moll Flanders, ce roman picaresque de Daniel Defoe fut publié en 1722 sous le titre suivant qui, à lui seul, est un parfait résumé de l’intrigue : Heurs et Malheurs de la Fameuse Moll Flanders, etc., qui naquit à Newgate, et, durant une vie continuellement variée de trois fois vingt ans, outre son enfance, fut douze ans prostituée, cinq fois mariée (dont l’une à son propre frère), douze ans voleuse, huit ans félonne déportée en Virginie, finalement devint riche, vécut honnête, et mourut repentante ; écrits d’après ces propres mémoires.

Comme Lady Roxana (1724), Moll Flanders cherche à échapper à la misère grâce à ses charmes. Mais Roxana évolue dans un milieu aisé, se fait courtisane des puissants de ce monde, alors que Moll, née en prison d’une mère voleuse, doit se contenter de mariages successifs avec des petits bourgeois qui, à leur mort, ne lui laissent souvent presque rien pour s’en sortir, la condamnant, l’âge venant, à la délinquance… Moll Flanders est certes un roman critique avec la société de son temps dans laquelle on pouvait être condamné à mort pour un simple vol, mais il s’agit aussi d’un roman d’aventures car les heurs et malheurs de Moll ne nous laissent guère de répit : intrigues d’alcôve, mariages, accouchements (pas toujours souhaités !), scènes de vol à l’étalage et de poursuites, séjour en prison, péripéties en mer et en Virginie…

NB : En guise d’avertissement pour les auditeurs qui pourraient être surpris par la structure de ce roman, citons la préface de Marcel Schwob (1867-1905) : « Il me reste à dire quelques mots de ma traduction. Je sens qu’elle est bien imparfaite, mais elle a au moins un mérite : partout où cela a été possible, les phrases ont conservé le mouvement et les coupures de la prose de de Foë. J’ai respecté la couleur du style autant que j’ai pu. Les nonchalances de langage et les redites exquises de la narratrice ont été rendues avec le plus grand soin. Enfin j’ai essayé de mettre sous les yeux du lecteur français l’œuvre même de Daniel de Foë. » et observons que le roman se compose d’une seule et unique partie, sans aucun découpage, et qu’afin d’offrir un meilleur confort d’écoute, l’enregistrement a été scindé en chapitres d’une durée moyenne de 30 à 40 minutes…

Illustration pour l’édition new-yorkaise (éd. George D. Sproul) de Moll Flanders, 1903.

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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SCHWOB, Marcel – La Légende des gueux

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 3h 54min | Genre : Contes


Marcel Schwob - La Vendeuse d'ambre

Marcel Schwob écrit, dans la préface de Cœur double (1891), le recueil dont La Légende des gueux constitue la deuxième partie : « Toutes les terreurs que l’homme a pu éprouver, la longue série des criminels les a reproduites d’âge en âge jusqu’à nos jours. Les actions des simples et des gueux sont des effets de la terreur et répandent la terreur. La superstition et la magie, la soif de l’or, la recherche de la sensation, la vie brutale et inconsciente, autant de causes des crimes qui mènent à la vision de l’échafaud futur dans Fleur de Cinq-pierres, à l’échafaud lui-même, avec son horrible réalité, dans Instantanées. L’homme devient pitoyable, après avoir ressenti toutes les terreurs, après les avoir rendues concrètes en les incarnant dans ces pauvres êtres qui en souffrent. »

Les seize contes de La Légende des gueux nous invitent en effet à partager autant de tranches de vie de « gueux », de petites gens, à travers les siècles, depuis l’âge de la pierre polie jusqu’à une époque future et apocalyptique. Et si la terreur et la pitié évoquées par l’auteur dans la préface sont presque omniprésentes, ces histoires ne sont pas non plus dépourvues de tendresse et d’espoir…

Note : La plupart des contes de la première partie de Cœur double sont déjà disponibles sur notre site : Les Striges, Le Sabot, Les Trois Gabelous, Le Train 081, Arachné, L’Homme double, Lilith, Les Portes de l’opium, Spiritisme, Un squelette.

Illustration : La Vendeuse d’ambre, par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

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> Écouter un extrait : La Vendeuse d’ambre.

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SCHWOB, Marcel – La Croisade des enfants

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 53min | Genre : Contes


Witold Wojtkiewicz - La Croisade des enfants

« La Croisade des enfants est une suite de proses poétiques inspirées à Marcel Schwob par des chroniques du XIIIe siècle, racontant l’exode, à cette époque, d’enfants de tous pays vers la Terre sainte. Pour montrer de quelle façon différente le même événement peut impressionner différents individus, Marcel Schwob en a écrit huit récits : un moine, un lépreux, le pape Innocent III, les enfants eux-mêmes, un clerc de Marseille où ils s’embarquèrent, un musulman qui les rencontra, d’autres enfants trouvés en route, et enfin Grégoire IX qui vécut longtemps obsédé par le souvenir des fugitifs. Sur un livret tiré de ces proses par Marcel Schwob lui-même, M. Gabriel Pierné a écrit une partition qu’on donnait tout récemment au Châtelet… »
Paul Léautaud, extrait de Marcel Schwob, article publié dans la revue Mercure de France en 1905.

Les auditeurs curieux peuvent se rendre sur cette page afin d’écouter un enregistrement de la légende musicale adaptée par Gabriel Pierné à partir du poème Marcel Schwob.

Illustration : Witold Wojtkiewicz (?-1909) – La Croisade des enfants.

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La Croisade des enfants.

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SCHWOB, Marcel – La Machine à parler

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Le Phonographe d'Edison

« Et nous savons tous deux, n’est-ce pas, que Platon avait prédit, bien avant Poe, la puissance de la parole.  « La voix n’est pas qu’un frappement sur l’air : car le doigt en s’agitant peut frapper l’air et ne pourra jamais faire de la voix. » Et nous savons aussi qu’un jour du mois de décembre 1890, le jour anniversaire de la mort de Robert Browning, on entendit sortir à Edison-House du cercueil d’un phonographe la voix vivante du poète, et que les ondes sonores de l’air peuvent ressusciter à tout jamais. »

La Machine à parler.

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SCHWOB, Marcel – Le Livre de Monelle

Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 2h 53min | Genre : Contes


Marcel Schwob - La Fidèle (Jeanie)

« Monelle me trouva dans la plaine où j’errais et me prit par la main.
– N’aie point de surprise, dit-elle, c’est moi et ce n’est pas moi ;
Tu me retrouveras encore et tu me perdras ;
Encore une fois je viendrai parmi vous ; car peu d’hommes m’ont vue et aucun ne m’a comprise ;
Et tu m’oublieras et tu me reconnaîtras et tu m’oublieras.
Et Monelle dit encore : je te parlerai des petites prostituées, et tu sauras le commencement. [...] »

Maurice Maeterlinck écrivait dans le Mercure de France, lors de la publication du Livre de Monelle en 1894 : « Je ne puis tout citer de ces pages, les plus parfaites qui soient dans nos littératures, les plus simples et les plus religieusement profondes qu’il m’ait été donné de lire, et qui, par je ne sais quel sortilège admirable, semblent flotter sans cesse entre deux éternités indécises… Je ne puis tout citer ; mais cependant, La Fuite de Monelle, cette fuite de Monelle qui est un chef d’œuvre d’une incomparable douceur, et sa patience et son royaume et sa résurrection, lorsque ce livre se referme sur d’autres paroles de l’enfant, qui entourent d’âme toute l’œuvre, comme les vieilles villes étaient entourées d’eau… »

Illustration : La Fidèle (Jeanie), par Georges de Feure, pour le recueil La Porte des rêves (1899).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Paroles de Monelle.

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SCHWOB, Marcel – Les Portes de l’opium

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Nouvelles


Les Portes de l'opium

« En approchant, je vis que ces lanternes étaient peintes de fleurs orientales et qu’elles dessinaient en l’air les mots :
Maison d’opium. [...] Alors, sans réflexion, j’allumai, et je tirai deux bouffées d’une fumée âcre et vénéneuse qui me rendit fou. [...] C’est alors qu’un panneau glissa dans la chambre, par où entra une jeune femme comme je n’en avais jamais vu. Elle avait la figure frottée de safran et les yeux attirés vers les tempes ; ses cils étaient gommés d’or et les conques de ses oreilles délicatement relevées d’une ligne rose… Ainsi parée, avec sa peau épicée et peinte, elle avait l’aspect et l’odeur des statues d’ivoire de Chine, curieusement ajourées et rehaussées de couleurs bariolées. Elle était nue jusqu’à la ceinture ; ses seins pendaient comme deux poires et une étoffe brune guillochée d’or flottait sur ses pieds. »

Un conte extrait du recueil Cœur double

Les Portes de l’opium.

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SCHWOB, Marcel – Préface de « Messieurs les Ronds de Cuir » de Georges Courteline

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 11min | Genre : Essais


Marseille

Un essai amusant sur le rire de Marcel Schwob, introduisant le livre de son ami Georges Courteline.

«Edgar Poe a écrit clans un conte que personne n’a voulu traduire : « Savez-vous qu’à Sparte (qui est aujourd’hui Palacochori), à l’ouest de la citadelle, parmi un chaos de ruines à peine visibles, émerge un socle où on peut encore lire les lettres AAΣM ? C’est évidemment la mutilation de ΓEAAΣMA. Or à Sparte, mille temples et autels étaient consacrés à mille divinités diverses. N’est-il pas étrange que la stèle du RIRE ait survécu à toutes les autres ? »»

Préface de « Messieurs les Ronds de Cuir » de George Courteline.

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