Livres audio gratuits pour 'Michel de Montaigne' :


MONTAIGNE, Michel (de) – De la liberté de conscience – Toutes choses ont leur saison (Essais II, 19, 28)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Essais


Julien l'Apostat

De la liberté de conscience (Livre II, Chapitre 19) est surtout un éloge (avec réserves) de Julien l’Apostat qui régna de 362 à 363 comme empereur chrétien, mais abjura sa religion, d’où son surnom. Montaigne fait un parallèle avec les guerres civiles qui ravagent son temps, et on lui demanda de supprimer cet Essai…

« Voilà donc à peu près ce que l’histoire peut dire, en quoi l’attitude de l’empereur Julien mérite d’être considérée ; c’est qu’il s’est servi, pour attiser les dissensions civiles, de la même recette que celle que nos rois viennent d’employer pour les éteindre : la liberté de conscience. »

L’Essai Toutes choses ont leur saison (Livre II, Chapitre 28), c’est à dire « Chaque chose en son temps » se résume dans ces lignes :
« On peut étudier à tout âge, mais pas aller à l’école : rien de plus sot qu’un vieillard apprenant l’alphabet ! … Toute chose ne convient pas à tout âge. S’il faut étudier, que ce soit quelque chose qui convient à l’état dans lequel nous sommes. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

De la liberté de conscience.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 622 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – Comment notre esprit s’empêche soi-même – Contre la fainéantise (Essais II, 14, 21)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Essais


Âne de Buridan

Le très bref Essai Comme notre esprit s’empêche soi-même (Livre II, chapitre 14) est une reprise du paradoxe de l’Âne de Buridan, philosophe du XIVème siècle :

« C’est une idée amusante que de concevoir un esprit balançant exactement entre deux envies semblables : on est sûr qu’il ne prendra jamais parti, puisque l’inclination et le choix reposent sur une inégalité de valeurs. »

P.S. : Voltaire (encore lui !) au chant douze de La Pucelle d’Orléans rappellera cette légende :

« Connaissez-vous cette histoire frivole
D’un certain âne illustre dans l’école ?
Dans l’écurie on vint lui présenter
Pour son diner deux mesures égales,
De même force, à pareils intervalles ;
Des deux côtés l’âne se vit tenter
Également, et, dressant ses oreilles,
Juste au milieu des deux formes pareilles,
De l’équilibre accomplissant les lois,
Mourut de faim, de peur de faire un choix. »

Contre la fainéantise (Livre II, Chapitre 21) devrait plutôt s’intituler « Contre la fainéantise des Rois. » Rappel : en France, l’époque des Rois fainéants (Thierry III, Childéric III…) s’étend de 670 à 750.

« Et l’on devrait bien souvent rappeler aux rois, que cette grande responsabilité qu’on leur donne de commander à tant d’hommes, n’est pas une charge pour les oisifs, et qu’il n’est rien qui puisse si justement ôter aux sujets d’un prince l’envie de se dévouer et de risquer leur vie pour son service, que de le voir lui-même flâner à des occupations inutiles et plates, et rien qui les décourage mieux de prendre soin de sa vie que de le voir si peu soucieux de la leur. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Comment notre esprit s’empêche soi-même.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 7 653 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – Du démentir – De la conscience – À demain les affaires (Essais II, 4, 5, 18)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Essais


Jacques Amyot, admiré par Montaigne

Toutes les études consacrées au dessein des Essais sont parties de ce chapitre Du démentir (Livre II, 18) :
« En me peignant pour les autres, je me suis peint avec des couleurs plus nettes que celles qui étaient les miennes au début. Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre ne m’a fait. C’est un livre consubstantiel à son auteur : il ne s’occupe que de moi, il fait partie de ma vie ; il n’a pas d’autre objectif ni de but extérieur à lui-même comme tous les autres livres. »

Dans De la conscience (Livre II, 5), Montaigne s’attarde sur la torture, très employée de son temps :
« Il arrive donc que le juge, qui a soumis un homme à la « question » pour ne pas le faire mourir s’il est innocent, le fait finalement mourir et innocent… et torturé. Il en est tant qui se sont accusés eux-mêmes en faisant de fausses confessions. »

À demain les affaires (Livre II, 4) pourrait être une illustration du dicton populaire « Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire aujourd’hui » :
« Et Plutarque lui-même m’a appris que Jules César eût été sauvé si, allant au Sénat le jour où il fut assassiné par les conjurés, il avait lu un document qu’on lui présenta… Cela étant dit, il est tout de même bien difficile, en ce qui concerne les actions humaines, de formuler raisonnablement une règle assez précise pour que le hasard n’y conserve pas ses droits. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Sur le démentir.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 9 737 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – De la cruauté (Essais II, 11)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 41min | Genre : Essais


Torture

L’Essai 11 du Livre II, De la cruauté, développe trois thèmes :

1- La vertu est un combat avec soi-même

« La vertu refuse de prendre la facilité pour compagne, et le chemin emprunté par les pas que dirige une bonne inclination naturelle, doux et en pente légère, n’est pas celui de la véritable vertu. Celle-ci réclame au contraire un chemin rude et plein d’épines… »

2- La cruauté envers les hommes

« Je vis à une époque où abondent les exemples effarants de cruauté, à cause des désordres entraînés par nos guerres civiles. Et l’on ne voit rien de pire dans l’histoire ancienne, que ce à quoi nous assistons tous les jours. Mais cela ne m’y a nullement habitué. Je ne pouvais pas croire, avant de l’avoir vu moi-même, qu’il puisse y avoir des esprits assez monstrueux pour être capables de commettre des meurtres rien que pour le plaisir, découper à la hache les membres de quelqu’un, s’exciter à inventer des tortures inusitées et des morts nouvelles. »

3- La cruauté à l’égard des animaux

« Un naturel sanguinaire à l’égard des bêtes témoigne d’une propension naturelle à la cruauté. Quand on se fut habitué, à Rome, aux spectacles demises à mort d’animaux, on en vint aux hommes et aux gladiateurs. La Nature, je le crains, a donné à l’Homme un penchant à l’inhumanité. Personne ne prend plaisir à voir des bêtes jouer et se caresser – et tout le monde en prend à les voir s’entre-déchirer et se démembrer. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

De la cruauté.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 9 977 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – Des plus excellents hommes – De trois bonnes femmes (Essais II, 35, 36)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 42min | Genre : Essais


Epaminondas

Des plus excellents hommes (Livre II, chapitre 36) :

« Si l’on me demandait de faire un choix parmi tous les hommes qui sont venus à ma connaissance, je crois qu’il y en a trois que je mettrais au-dessus des autres. L’un est Homère. [...] Le second personnage est pour moi Alexandre le Grand. [...] Le troisième personnage, et le plus éminent de tous à mon avis, c’est Epaminondas. »

De trois bonnes femmes (Livre II, chapitre 35) :

« J’ai choisi de parler ici de trois femmes qui ont déployé leur bonté et leur affection pour entourer la mort de leurs maris. »

Une épouse de condition modeste d’un voisin de Pline le Jeune qui choisit de mourir avec son mari très malade à qui elle conseille le suicide.

La noble Arria qui se poignarde devant son mari Paetus. « Elle n’eut le temps que de dire ces trois mots d’une si grande profondeur : « Tiens, Pætus, cela ne fait pas mal » en cherchant à lui ôter la crainte de la suivre dans la mort. Pætus se frappa aussitôt avec ce même glaive… »

Quand Sénèque, contraint de mourir sur l’ordre de Néron, dit à sa femme Paulina : « Apaise ta douleur, et console-toi avec ce que tu as connu de moi et de mes actes, et poursuis le reste de ta vie avec les honnêtes occupations auxquelles tu t’adonnes. », Paulina répond : « Non, Sénèque, je ne vous laisserai pas sans ma compagnie dans des circonstances aussi graves… je partirai en même temps que vous. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Des plus excellents hommes.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 5 982 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – Des livres (Essais II, 10)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Essais


Auteurs grecs et latins

« Si tel livre m’ennuie, j’en prends un autre, et ne m’y replonge que dans les moments où l’ennui de ne rien faire me prend. »

Dans l’Essai Des livres (Livre II, Chapitre 10), Montaigne nous dit ses préférences ; la littérature contemporaine (Boccace, Rabelais, Jean Second) ne le passionne pas ; il met bien au-dessus ses chers Anciens, admire spécialement Plutarque et Sénèque et privilégie certains poètes : « je dirai qu’il m’a toujours semblé qu’en matière de poésie, Virgile, Lucrèce, Catulle et Horace étaient au premier rang, et de loin. Et tout particulièrement Virgile avec ses Géorgiques, que j’estime être l’ouvrage le plus accompli de la poésie. » Il trouve Plaute supérieur à Térence.

Ces deux jugements sur Cicéron et Platon nous surprennent cependant :
« Mais si je dois dire hardiment la vérité, la façon d’écrire de Cicéron me semble ennuyeuse, et même tout ce qu’on trouve chez lui. »
« Ai-je le droit, à notre époque, d’avoir cette audace sacrilège : trouver longuets les dialogues de Platon lui-même, qui finissent par étouffer ce qu’il veut dire, et déplorer que cet homme, qui avait de bien meilleures choses à dire, passe autant de temps à ces discussions préparatoires si longues et tellement inutiles ? Mon ignorance me fournira une excuse, si je dis que je ne vois rien de beau dans sa façon d’écrire. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Des livres.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 8 586 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – Essais (Livre Troisième)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 11min | Genre : Essais


Michel de Montaigne - Essais Livre 3

Réflexions de Montaigne à propos du livre III des Essais : « Laisse, lecteur, courir encore ce coup d’essai et ce troisième « ajouté » fait des restes de mon portrait… J’ajoute, et ne corrige pas. Mon livre est toujours le même, sauf qu’au fur et à mesure des rééditions, je m’autorise, pour que l’acheteur ne reparte pas les mains vides, et comme ce n’est qu’une sorte de marqueterie plus ou moins jointe, de lui ajouter quelque ornement supplémentaire. »

Voici les treize chapitres du troisième livre des Essais. (Les cinquante-sept essais du Livre I sont sur le site)

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Chapitre 1 : De l’utile et de l’honeste.
Chapitre 2 : Du repentir.
Chapitre 3 : De trois commerces.
Chapitre 4 : De la diversion.
Chapitre 5 : Sur des vers de Virgile.
Chapitre 6 : Des coches.
Chapitre 7 : De l’incommodité de la grandeur.
Chapitre 8 : De l’art de conférer.
Chapitre 9 : De la vanité.
Chapitre 10 : De mesnager sa volonté.
Chapitre 11 : Sur les boiteux.
Chapitre 12 : De la physionomie.
Chapitre 13 : De l’expérience.



> Télécharger ce livre audio par archive(s) Zip [Aide] :

Essais (Livre 3).zip

> Consulter la version texte de ce livre audio : voir dans chaque chapitre.
Page vue 27 322 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MONTAIGNE, Michel (de) – De la vanité (Essais III, 9)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 50min | Genre : Essais


Journal d'Italie

Quand Montaigne écrit dans De la vanité (Livre III, chapitre 9) : « Les noms de mes chapitres n’en couvrent pas toujours le sujet ; souvent ils n’y font qu’une allusion, par quelque côté… C’est le lecteur peu attentif qui risque de perdre mon sujet (pas moi)… Mon style et mon esprit vagabondent de concert », il doit penser précisément à ce long chapitre dont l’essentiel est consacré aux voyages. Mais une foule d’autres thèmes sont abordés : les soucis de son domaine, les ennuis domestiques, l’argent, le destin de Rome, la mémoire, son livre Les Essais, l’orthographe, la dépendance de soi ; la beauté de Paris, l’anti-racisme, la mort (très important), le style des Essais et sa fierté d’être nommé citoyen romain.

Écoutez le gascon Montaigne en 1580 :
« Je vois toujours Paris d’un bon œil. Cette ville a conquis mon cœur dès mon enfance, et il s’est passé avec elle ce qui se passe avec les choses les meilleures : plus j’ai eu l’occasion, ensuite, de voir d’autres belles villes, et plus s’est développée mon affection pour la beauté de celle-ci. Je l’aime par elle-même, plus par ce qu’elle est tout simplement que renforcée d’apparats étrangers. Je l’aime tendrement, j’aime jusqu’à ses verrues et ses taches. Je ne suis français que par cette grande cité. Elle est grande par ses habitants, par sa situation exceptionnelle, mais surtout grande et incomparable par la variété et la diversité de ses agréments. C’est la gloire de la France, et l’un des plus nobles ornements du monde. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Première Partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 14 009 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour Michel de Montaigne :