Livres audio gratuits pour 'Michel de Montaigne' :


MONTAIGNE, Michel (de) – Trois Essais du Livre premier (Essais I, 18, 34, 52)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Essais


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Trois nouveaux Essais du Livre I :

Choses qui manquent dans nos usages (I, 34) :
« Feu mon père, homme dont le jugement était très sûr, pour quelqu’un qui n’avait que l’aide de son expérience et de ses qualités naturelles, m’a dit autrefois qu’il aurait voulu faire en sorte que dans chaque ville il y eût un endroit prévu pour cela et bien indiqué, où ceux qui auraient besoin de quelque chose puissent se rendre et faire enregistrer leur demande auprès d’un employé dont ce serait la tâche. »

Sur la parcimonie des Anciens (I, 52) :
« Scipion Émilien, après deux triomphes et le consulat, alla en ambassade avec sept serviteurs seulement. On prétend qu’Homère n’en eut jamais qu’un seul, et Platon trois. Quant à Zénon, chef de l’école « stoïque », il n’en avait aucun. »

Il ne faut juger de notre (bon)heur qu’après la mort (I, 18) :
« Pour juger de la vie d’autrui, je regarde toujours comment s’en est passé la fin. Et l’un des principaux soucis que j’ai de la mienne, c’est qu’elle se passe bien, c’est-à-dire tranquillement et sans bruit. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Choses qui manquent dans nos usages.

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MONTAIGNE, Michel (de) – De ne communiquer sa gloire – Sur Démocrite et Héraclite (Essais I, 41, 50)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Essais


Michel de Montaigne 1

De ne communiquer sa gloire (titre originel) ou On ne transmet pas sa réputation à un autre (Livre I, chapitre 41) :
« Nous prestons nos biens et nos vies au besoin de nos amis : mais de communiquer son honneur, et d’estrener autruy de sa gloire, il ne se voit gueres », dit dans son langage Montaigne qui illustre le thème de plusieurs témoignages historiques.

Le titre Sur Démocrite et Héraclite (Livre I, chapitre 50), comme souvent, est trompeur. Le philosophe qui rit et le philosophe qui pleure sont juste mentionnés vers la fin et non pas étudiés et comparés comme dans la fiction de Fénelon sur le même sujet. L’essai est plutôt une explication de la méthode de travail de l’auteur :
« Je prends le premier sujet qui me vient au hasard : tous me sont également bons, et je ne tente jamais de les traiter en entier, car je suis incapable d’embrasser la totalité de quoique ce soit. Et d’ailleurs, ceux qui nous promettent de le faire nele font pas plus ! [...] Tout mouvement nous révèle. On juge un cheval non seulement en le voyant manoeuvrer dans le manège, mais aussi en le voyant marcher au pas, et au repos à l’écurie. [...] Les choses, en elles-mêmes, ont peut-être leurs poids, leurs dimensions, et leurs propriétés, mais à l’intérieur, en nous-mêmes, l’âme les retaille à sa guise. Pour Cicéron, la mort est effroyable ; pour Caton, elle est désirable ; et pour Socrate, elle est indifférente. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

On ne transmet pas sa réputation à un autre.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Sur les noms – Sur l’oisiveté – Sur la constance (Essais I, 8, 12, 46)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 24min | Genre : Essais


Jacob Matham - L'Oisiveté

Trois Essais du Livre I.

« Combien y a-t-il, en effet, dans chaque famille, de personnes portant le même prénom et le même nom ? Et dans toutes les familles, tous les siècles, tous les pays – combien ? L’histoire a retenu trois « Socrate », cinq « Platon », huit « Aristote », sept « Xénophon », vingt « Démétrius », vingt « Théodore »… sans parler de ceux demeurés inconnus. Qu’est-ce qui empêche mon palefrenier de s’appeler « Pompée le grand » ? » (Sur les noms, I, 46)

« Si on n’occupe pas nos esprits avec quelque chose qui les bride et les contraigne, ils se jettent sans retenue par-ci, par-là, dans le terrain vague de l’imagination. » (Sur l’oisiveté, I, 08)

« Et le jeu de la constance consiste principalement à supporter vaillamment les malheurs pour lesquels il n’est pas de remède. Si bien qu’il n’y a pas d’acrobatie du corps ni de passe d’armes de main que nous devions trouver mauvaises si cela peut nous garantir contre le coup qu’on nous porte. » (Sur la constance, I, 12)

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Sur les noms.

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MONTAIGNE, Michel (de) – De la diversion (Essais III, 4)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Essais


Montaigne

De la diversion (Livre III, chapitre 4) mélange, comme habituellement, confidences personnelles de Montaigne (même très intimes, par exemple sur ses calculs rénaux) et nombreuses références historiques.
La diversion, c’est penser ou faire penser à autre chose pour détourner l’esprit d’un péril ou d’une souffrance ; c’est donc un bien pour l’homme.

Faisant allusion au chagrin que lui causa la mort de son ami la Boétie :
« Je fus autrefois touché d’un puissant déplaisir selon ma complexion et encore plus que puissant ; je m’y fusse perdu à l’aventure si je m’en fusse fié à mes forces. Ayant besoin d’une véhémente diversion pour m’en distraire, je me fis, par art, amoureux, et par étude, à quoi l’âge m’aidait. L’amour me soulagea et me retira du mal qui m’était causé par l’amitié. Partout ailleurs de même : une aigre imagination me tient ; je trouve pus court, que de le dompter, la changer ; je lui en substitue, si je ne puis une contraire, au moins une autre. »
Contrairement à Montaigne, Pascal considérera plus tard que le « divertissement » est néfaste, car il nous éloigne des vraies valeurs et de Dieu, seule quête essentielle dans la vie d’un homme.

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

De la diversion.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Caton le jeune – La Couardise – L’Âme décharge ses passions sur les objets faux (Essais I, 4, 15, 36)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Essais


Caton d'Utique

Les titres exacts de ces trois Essais du Livre I sont :
Sur Caton le jeune (chapitre 36) : « Je ne commets pas l’erreur courante qui consiste à juger autrui d’après moi-même. Je lui accorde volontiers des qualités différentes des miennes.  [...] Nos jugements sont malades, ils ne font que suivre la dépravation de nos mœurs. Je vois la plupart des esprits de mon temps s’ingénier à obscurcir la gloire des belles et généreuses action d’antan, en leur donnant de viles interprétations et en leur inventant des circonstances et des causes sans fondement. »

De la punition de la couardise (chapitre 15) : « En vérité, il est juste qu’on fasse une grande différence entre les fautes qui nous viennent de notre faiblesse et celles qui nous viennent de notre malignité. »

Comme l’âme décharge ses passions sur des objets faux, quand les vrais lui défaillent (chapitre 4) :
« Quelles causes n’inventons-nous pas aux malheurs qui nous arrivent ? À quoi ne nous en prenons-nous pas, à tort ou à raison, pour avoir quelque chose contre quoi nous battre ? »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Sur Caton le jeune.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Considérations sur Cicéron (Essais I, 39)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Essais


Cicéron

Considérations sur Cicéron (Livre I, chapitre 39), est, malgré son titre, un essai plutôt consacré à des considérations personnelles de l’auteur sur les qualités du style des écrivains épistoliers et sur le sien propre qu’à l’orateur romain.

« J’ai naturellement un style familier, en privé. Mais il m’est propre, et n’est pas adapté aux affaires publiques, comme mon langage, de toutes façons : il est trop resserré, désordonné, abrupt, particulier. Et je ne suis pas habile en matière de lettres cérémonieuses, qui ne sont rien d’autre qu’une belle enfilade de paroles courtoises. »

« J’ai horreur de sentir le flatteur ; ce qui fait que j’adopte naturellement une façon de parler sèche, ronde et crue, qui peut passer d’ailleurs pour qui ne me connaît, pour dédaigneuse. Ceux que j’honore le plus sont ceux à qui je rends le moins d’honneurs. Là où mon âme est dans une grande allégresse, j’oublie d’être conforme aux convenances. »

« Pour souhaiter la bienvenue, prendre congé, remercier, saluer, faire mes offres de service, et tous ces compliments verbeux qu’exigent les lois cérémonieuses de notre politesse, je ne connais personne qui soit aussi bêtement à court de paroles que moi. Et je n’ai jamais su faire de lettres de faveur ou de recommandation sans que ceux à qui elles étaient destinées les trouvent sèches et tièdes. »

Montaigne pense, comme Buffon le dira plus tard dans une célèbre formule, que « le style est l’homme même » (Discours sur le style).

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Considérations sur Cicéron.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Trois Brefs Essais du Livre I (Essais I, 7, 13, 16)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Essais


Cenotaphe de Montaigne

Que l’intention juge nos actions (Livre I, Chapitre 7) :
« La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations. Mais j’en connais qui ont vu les choses autrement. [...] Nous ne pouvons être liés par un serment au-delà de nos forces et de nos moyens, pour la bonne raison que les faits et les actes ne dépendent pas de nous et qu’il n’est rien qui soit vraiment en notre pouvoir que la volonté : c’est sur elle que se fondent et s’établissent nécessairement toutes les règles concernant les devoirs de l’homme. »

Cérémonie de l’entrevue des rois (Livre I, Chapitre 13) :
« Selon la règle courante, ce serait une notable impolitesse, s’il s’agit d’un égal, et plus encore s’il s’agit d’un personnage important, de ne pas être chez vous quand il vous aurait averti qu’il allait y venir. [...] Pour moi, j’oublie souvent l’un et l’autre de ces vains devoirs, comme je retranche de ma maison autant que je le puis toute cérémonie. Quelqu’un s’en offense. Qu’y puis-je ? Il vaut mieux que je l’offense une fois que de me faire offense à moi-même tous les jours ! »

Un trait de quelques ambassadeurs (LivreI, Chapitre 16) :
« À la lecture des livres d’histoire, qui sont écrits par des gens de toutes sortes, j’ai pris l’habitude de chercher à savoir qui en sont les auteurs. Si ce sont des gens qui n’exercent que dans les Lettres, j’apprends chez eux particulièrement le style et le langage ; si ce sont des médecins, je les suis plus volontiers quand ils nous parlent de la santé et des maladies. Si ce sont des jurisconsultes, il faut apprendre chez eux les controverses juridiques [...]. Si ce sont des théologiens, les affaires de l’Église, les règles de la censure ecclésiastique, les dispenses et les mariages. Si ce sont des courtisans, l’Étiquette et les cérémonials. Si ce sont des gens de guerre, ce qui est de leur compétence, et principalement les récits des exploits auxquels ils ont participé en personne. Si ce sont des ambassadeurs, les projets, les secrets, les opérations et la manière de les conduire. »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

> Écouter un extrait : Que l’intention juge nos actions.

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MONTAIGNE, Michel (de) – Sur l’inégalité entre les hommes (Essais I, 42)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Essais


Inégalités

Voici quelques phrases extraites de l’Essai 42 du Livre I, Sur l’inégalité entre les hommes.
« Il y a plus de distance de tel homme à tel autre qu’il n’y en a de tel homme à tel animal, et je pense qu’il y a autant de niveaux d’esprits qu’il y a de brasses d’ici jusqu’au ciel, et aussi innombrables.

Alors pourquoi, pour juger un homme, le jugez-vous tout enveloppé et comme empaqueté ? Il prend bien soin de ne nous montrer que les éléments qui ne sont pas les siens, et nous cache ceux par lesquels seulement on peut vraiment estimer sa valeur. Ce que vous recherchez, c’est le prix de l’épée, non de son fourreau ; et peut-être bien que vous n’en donnerez pas un sou quand vous l’aurez dégainée.

Les flatteurs d’Alexandre le Grand voulaient lui faire croire qu’il était le fils de Jupiter ; un jour, comme il était blessé, et qu’il regardait couler le sang de sa plaie, il s’écria : « Eh bien ! Qu’en dites-vous ? n’est-ce pas là un sang vermeil et purement humain ? Il n’a pas la qualité de celui qu’Homère fait s’écouler des blessures des dieux. »

Il n’est rien de si ennuyeux, d’aussi écœurant que l’abondance. Quel désir ne s’émousserait d’avoir trois cent femmes à sa disposition, comme le Grand Turc dans sos sérail ? »

Traduction en français moderne de Guy de Pernon.

Sur l’inégalité entre les hommes.

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