Livres audio gratuits pour 'Octave Mirbeau' :


MIRBEAU, Octave – L’Homme dans le grenier

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Nouvelles


L'Homme dans le grenier

L’étrange disparition de Clément ou L’Homme dans le grenier fut écrit par Octave Mirbeau en 1897.

« On fouilla la campagne, le bois, les carrières de Marteuil dont les galeries s’enfoncent très loin, sous la terre ; on sonda la rivière. Les gendarmes commencèrent d’inextricables enquêtes qui n’aboutirent qu’à de crapuleuses ribotes dans les bouchons ; le parquet poursuivit une molle instruction qui n’aboutit à rien. Nulle part, nulle trace de Clément. »

Illustration : Gustave Doré, Orlando furioso (1879).

L’Homme dans le grenier.

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MIRBEAU, Octave – Le Concombre fugitif – Mon jardinier

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Nouvelles


Silphium albiflorum

Deux textes de plein air dont Le Concombre fugitif, bel hymne à la fleur (qui chagrinera peut-être les amateurs de bégonias !).

« Oh ! les jardins d’aujourd’hui, comme ils me sont hostiles ! Et quel morne ennui les attriste ! À quel rôle abject de tapis d’antichambre, de mosaïque d’écurie, de couvre-pieds de cocottes, les jardiniers, mosaïculteurs et cloisonneurs de pelouses, n’ont-ils pas condamné les fleurs ! Tout ce qu’elles peuvent avoir, en elles, de personnalité mystérieuse, tout ce qu’elles contiennent de symboles émouvants et de délicieuses analogies, tout l’art exquis qui rayonne, en prodiges de formes éducatrices, de leurs calices, on s’acharne à le leur enlever. On les oblige à disparaître, taillées, rognées, ébarbées, nivelées par un criminel sécateur, dans une confusion inharmonique, dans une sorte de tissage mécanique et odieux. Elles ne sont plus tolérées dans les jardins, qu’à la condition de dire la suprême sottise du jardinier, d’étaler par des chiffres et par des noms la richesse et la vanité du propriétaire. Les hommes exigent qu’elles descendent jusqu’à leur snobisme, jusqu’à leur vulgarité. Rien n’est triste comme des fleurs asservies.
Les fleurs que j’aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. »

Les moqueries habituelles d’Octave Mirbeau parsèment Mon jardinier.

Illustration : Fleur de Silphium albiflorum.

Le Concombre fugitif.

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MIRBEAU, Octave – Gavinard

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 14min | Genre : Nouvelles


Gavinard

L’immorale nouvelle Gavinard est parue dans le magazine La Lecture en 1896.

«« Je vais grandement vous étonner, monsieur… Je suis votre fils… »
S’il avait eu quelque peu de lettres, Alexandre de Gavinard eût pu se rappeler ce qui advint à La Fontaine, en des circonstances analogues, et dire comme lui : « Enchanté de vous voir, monsieur, donnez vous la peine de vous asseoir ». Il se contenta de se renverser sur son fauteuil, de croiser les mains sur son ventre, qu’il avait très gros.
« Continuez », fit-il doucement. »

Gavinard.

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MIRBEAU, Octave – La Femme du peintre

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 9min | Genre : Nouvelles


La-Femme du peintre.gif

La nouvelle La Femme du peintre est paru dans le magazine illustré La Vie littéraire en 1898.

Le début : « Vers le soir, la malade eut une dernière convulsion, poussa un dernier râle, mourut. Et longtemps, devant le pâle cadavre qui se refroidissait, le mari, l’éminent peintre Barnez, demeura anéanti, ne comprenant pas, ne pouvant croire que la mort fût venue, comme ça, si vite, lui ravir sa femme ! En trois jours emportée ! En trois jours, elle si belle, si vivante, d’une chair si glorieuse, d’un dessin si pur, si correct, si Renaissance ! En trois jours, elle qui posait avec de si admirables, si académiques mouvements, pour les impératrices byzantines, pour les courtisanes, les nymphes, les saintes ! Elle qui lui avait valu une première médaille pour sa Mort d’Agrippine ! En trois jours ! Il n’y avait pas une semaine qu’elle était là, couchée sur la table à modèle, parmi des soies jaunes et des coussins écarlates, posant pour une Cléopâtre, avec laquelle il eût certainement remporté la médaille d’honneur, conquis un siège à l’Institut, peut-être ! »

La Femme du peintre.

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MIRBEAU, Octave – Le Dernier Voyage – Vers le bonheur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Honoré Daumier - Le Compartiment de troisième classe (1862)

Deux nouvelles de Mirbeau, « l’irrécupérable » (selon Jean Paul Sartre) qui osait dire :
« Il n’y a pas de pires ignorants, de pires imbéciles, de pires réactionnaires, par conséquent de plus dangereuses bêtes que ce qu’on appelle les hommes d’esprit. »

Le Dernier Voyage
« Est-ce une mort subite ? ou bien est-ce un crime ? se demandaient, près de moi deux voyageurs.
- C’est un crime ! proférai-je… Un meurtre… Un vrai meurtre… Je le sais… »

Vers le bonheur, ou Comment une lune rose peut faire cesser une lune de miel.

Illustration : Honoré Daumier, Le Compartiment de troisième classe (1862).

Le Dernier Voyage.

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MIRBEAU, Octave – La Villa hantée – Le Numéro 24

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


La Villa hantée

Octave Mirbeau s’amuse en nous présentant La Villa hantée :

« Toutes les nuits, il y vient un fantôme… Oh ! ce n’est pas un fantôme à tête de mort, à corps de squelette, et qui traîne des suaires, des ferrailles, des lueurs de lune, par les couloirs, sur le coup de minuit… Non… C’est un fantôme comme on n’en voit pas souvent, même en rêve, un adorable et merveilleux fantôme, à tête et à corps de femme, dont la chevelure rousse, les yeux bleus, la chair irradiante sous la transparence des batistes parfumées, feraient damner un saint… Ce fantôme a ceci de particulier qu’il connaît tous les secrets de l’amour et qu’il en invente, et qu’il est discret, discret… Il vient quand on veut… il s’en va de même…
Personne n’en sait rien… ni vu, ni connu. »

Ne manquez pas les dernières lignes de Le Numéro 24 très surprenantes.

Illustration : La Villa hantée (1899).

La Villa hantée.

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MIRBEAU, Octave – Victor Hugo – Amour ! Amour !

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 31min | Genre : Histoire


L'Apothéose de Victor Hugo au Théâtre français

Octave Mirbeau avait souvent la dent dure. Mais dans son article Victor Hugo, rédigé deux jours après la mort du Poète, foisonnent les éloges sans la moindre réserve.

Avec Victor Hugo, « le théâtre, le roman, le poème, qui s’étaient faits coterie, redeviennent foule. Le clavier du génie humain reprend toutes ses notes méprisées et brisées. Et de bas en haut, du grotesque au sublime, le monument s’élève, semblable à la cathédrale gothique, dont la forêt de piliers et de colonnettes abrite tout un monde chimérique et réel, angélique et démoniaque, dans l’ enchevêtrement des feuillages de pierre. »

En revanche, on retrouve dans Amour ! Amour ! (chapitre de Les Écrivains) la plume critique et sans concession du dégoûté de la littérature « amoureuse » vingt ans plus tard.

« Alors que la science s’efforce de désembroussailler les sources de la vie de toutes les erreurs métaphysiques qui les cachent, mornes ronces, à notre raison ; alors qu’elle conquiert des mondes inexplorés, qu’elle interroge l’infini de l’espace et l’éternité de la matière ; alors qu’elle va cherchant, au fond des mers primitives, la matière primordiale d’où nous sortons, et qu’elle suit son lent développement à travers les millions d’années et les millions de formes, jusqu’à son évolution la plus parfaite, l’homme ; la littérature, elle, en est encore à vagir de pauvres chansons sur deux ou trois sentiments artificiels et conventionnels, qui devraient cependant être bien épuisés, depuis le temps qu’ils servent à nous amuser – car il paraît qu’ils nous amusent. »

Illustration : L’Apothéose de Victor Hugo au Théâtre français (1902).

Victor Hugo.

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MIRBEAU, Octave – Le Polonais – Le Tambour – La Fée Dum-Dum

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


La Fée Dum-Dum

Trois contes d’Octave Mirbeau.

Le Polonais (le début) :
« La maison où demeure le Polonais est, sur la route, près de la forêt, pour ainsi dire, enclavée dans la forêt ; une cahute indiciblement misérable, dont les murs en torchis s’écaillent, dont le toit de chaume, çà et là crevé, s’effondre, montrant les lattes pourries. »

Le Tambour (le début) :
« Saint Latuin était – et il est toujours, j’aime à le croire – le patron vénéré de notre paroisse. Premier évêque de Normandie, au premier siècle de l’ère chrétienne, il avait chassé du pays percheron, à coups de crosse, les druides, sacrificateurs de sang humain. On raconte, dans des livres très anciens, que son ombre, seule, guérissait les malades et ressuscitait les morts. »

La Fée Dum-Dum (la fin) :

« Nous sommes, mon cher monsieur, des sauvages pires que les anthropophages de l’Australie, puisque, ayant conscience de notre sauvagerie, nous y persistons. Et puisque c’est par la guerre, c’est-à-dire par le vol, le pillage et le massacre, que nous entendons gouverner, commercer, régler nos différends, venger notre honneur !… eh bien ! nous n’avons qu’à supporter les inconvénients de cet état de brutalité où nous voulons nous maintenir quand même !… Allez-vous demander au tigre de mettre des gants à ses griffes lorsqu’il déchire sa proie ! Non, non !… Pas d’hypocrisie !… Nous sommes des brutes, agissons en brutes. Nous ne sommes pas près, encore, de voir se lever, sur nous, l’aube blanche de la civilisation et le rayonnant soleil de l’amour humain. »

> Écouter un extrait : Le Polonais.

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