Livres audio gratuits pour 'Philosophie antique' :


SÉNÈQUE – Lettres à Lucilius

Donneuse de voix : Domi | Durée : 23h 45min | Genre : Philosophie


Sénèque par Claude Vignon

Les Lettres à Lucilius sont un ensemble de 124 lettres écrites par Sénèque lors des dernières années de sa vie (63–64) à l’intention de Lucilius le Jeune, alors gouverneur romain de Sicile. Les Lettres touchent à une foule de sujets – de la vie quotidienne aux préoccupations métaphysiques – et tendent à expliciter et mettre en valeur les enseignements du stoïcisme adopté par Sénèque. [...] En plus de leur attrait principalement philosophique, elles fournissent maintes indications sur le mode de vie des Romains de l’époque (Ier siècle). (Wikipédia)

Traducteur : Joseph Baillard (1799?-18??).

NB : La traduction lue se trouve sur Wikisource ; elle est complétée par le texte numérisé par S. Schoeffert – Édition H. Diaz qui donne : « Permission de redistribuer librement ce fichier pour un usage non-commercial et sous condition de préserver cette mention et la précédente ».

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ARISTOTE – De la mémoire et de la réminiscence

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Mnémosyne, déesse de la mémoire

Selon Aristote, auteur de De la mémoire et de la réminiscence, le cœur est le siège de l’intelligence, du courage et de la mémoire, d’où l’expression « savoir par cœur ». La mémoire est comme une écriture. Les traces du passé étaient gravées sur une tablette de cire, dont les inscriptions étaient plus ou moins durables. Se souvenir consisterait donc à relire ce qui avait été inscrit quelque part au coin de son âme.

Ce traité d’Aristote, qui remonte à 350 avant JC, est très accessible :

« La mémoire ne s’applique pas davantage au présent : c’est l’objet de la sensation ; car la sensation ne nous fait connaître ni le futur, ni le passé ; elle nous donne le présent, et pas autre chose. La mémoire ne concerne que le passé, et l’on ne peut jamais dire qu’on se rappelle le présent quand il est présent ; par exemple, qu’on se rappelle cet objet blanc au moment même où on le voit, pas plus qu’on ne se rappelle l’objet que l’esprit contemple, au moment où on le contemple et où on le pense ; on dit seulement qu’on sent l’un et qu’on sait l’autre. » (Chapitre 1)

« Il y a aussi des choses dont nous nous souvenons beaucoup mieux, pour les avoir vues une seule fois, que nous ne nous souvenons de certaines autres que nous avons mille fois vues. Lors donc que la réminiscence a lieu en nous, c’est que nous éprouvons de nouveau quelques-unes des émotions antérieures, jusqu’à ce que nous éprouvions l’émotion après laquelle celle-ci vient habituellement. Voilà aussi pourquoi notre esprit recherche ce qui a suivi, soit à partir de tel instant ou de tel autre, soit à partir d’une chose semblable ou contraire, soit même d’un objet simplement voisin ; et cet effort de l’esprit suffit pour produire la réminiscence. » (Chapitre 2)

Quelques passages réclament cependant plus d’efforts :

« Voilà donc ce qu’est la mémoire et ce que c’est que se souvenir. Répétons-le : c’est la présence dans l’esprit de l’image, comme copie de l’objet dont elle est l’image ; et la partie de l’âme à laquelle elle appartient en nous, c’est le principe même de la sensibilité, par lequel nous percevons la notion du temps. »

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Illustration : Mnémosyne, déesse de la mémoire, mosaïque romaine (Musée de Tarragone).

De la mémoire et de la réminiscence.

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PLATON – Euthydème

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Jusqu’ici j’ignorais encore ce que c’était que des athlètes parfaits ; en voilà, grâce à Dieu : ils excellent dans toute espèce d’exercices. Et ils ne sont pas comme les frères Acarnaniens qui ne savaient que les exercices du corps : d’abord ils sont supérieurs dans ce genre par une manière de combattre qui assure toujours la victoire ; ils savent très bien se battre armés de toutes pièces, et l’enseignent à qui les paie ; mais de plus, ils excellent dans les combats judiciaires et enseignent aussi à plaider ou à composer des plaidoyers. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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AUGUSTIN (Saint) – Les Confessions

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 11h 37min | Genre : Religion


Sandro Botticelli - Saint Augustin dans son cabinet de travail (1480)

Né en 354 à Thagaste (aujourd’hui Souk-Ahras, en Algérie), Augustin a quarante-trois ans lorsque vers 397 il entreprend la rédaction des Confessions. Il est converti au christianisme depuis onze ans, prêtre depuis six ans, et évêque d’Hippone (aujourd’hui Annaba, dans le Constantinois) depuis deux ans environ. Le christianisme a définitivement triomphé des antiques religions païennes, mais les païens sont encore nombreux et les chrétiens sont eux-mêmes divisés. Cet homme de la fin de l’Antiquité, ce chrétien hanté par les problèmes essentiels de la foi en un Dieu tout-puissant et miséricordieux, du péché, de la grâce, du bien, est aussi un très grand écrivain, et c’est l’auteur de l’Antiquité qui nous est le mieux connu.
Baptisé vers l’âge de trente ans, après avoir été manichéen, et avoir longtemps vécu avec une femme qui lui a donné un fils, Adéodat, Augustin rédige les treize « livres » de ses Confessions pour retracer son itinéraire spirituel. Il y souligne sa dette envers sa mère, Monique, et envers Ambroise, évêque de Milan, y consigne sans fard l’aveu de ses faiblesses charnelles, et, se fondant sur l’Écriture sainte, proclame la gloire de Dieu. Les Confessions sont la première grande autobiographie de la littérature occidentale.

Une sélection d’extraits de cet ouvrage est également disponible sur notre site à cette adresse.

Traducteur: L. Moreau (1914).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – Le Politique

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Où donc trouver la route de la science politique ? Il faut découvrir cette route, et après l’avoir séparée des autres, lui donner pour enseigne une seule et unique idée ; puis, désignant encore sous une seule et unique idée toutes les directions qui s’écartent de celle-là, amener notre esprit à concevoir toutes les sciences comme formant deux espèces. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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SÉNÈQUE – De la constance du sage

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 5min | Genre : Philosophie


Sénèque à Cordoue

Sénèque (4 av. J.-C.- 65 ap. J.-C.), est un philosophe de l’école stoïcienne. Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le Jeune pour le distinguer de son père.

Le texte présenté est destiné à Sérénus et fut composé entre 55 et 58. Sénèque veut démontrer à son interlocuteur que le Sage ne subit ni injustice, ni offense. Sénèque écrit : «  L’injure a pour but de faire du mal à quelqu’un : or la sagesse ne laisse point place au mal. Il n’est de mal pour elle que la honte, laquelle n’a point accès où habitent déjà l’honneur et la vertu : l’injure ne va donc point jusqu’au sage. Car si elle est la souffrance d’un mal, dès que le sage n’en souffre aucun, aucune injure ne peut le toucher. Toujours elle ôte quelque chose à celui qu’elle attaque, et on ne la reçoit jamais sans quelque détriment de sa dignité, de sa personne ou de ses biens extérieurs ; or le sage ne peut rien perdre : il a tout placé en lui… »

Traduction : Joseph Baillard (1799-18?).

De la constance du sage.

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PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La Caverne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Philosophie


Platon

« – Maintenant, repris-je, pour avoir une idée de la conduite de l’homme par rapport à la science et à l’ignorance, figure-toi la situation que je vais te décrire. Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. La lumière leur vient d’un feu allumé à une certaine distance en haut derrière eux. Entre ce feu et les captifs s’élève un chemin, le long duquel imagine un petit mur semblable à ces cloisons que les charlatans mettent entre eux et les spectateurs, et au-dessus desquelles apparaissent les merveilles qu’ils montrent.

- Je vois cela.

- Figure-toi encore qu’il passe le long de ce mur, des hommes portant des objets de toute sorte qui paraissent ainsi au-dessus du mur, des figures d’hommes et d’animaux en bois ou en pierre, et de mille formes différentes ; et naturellement parmi ceux qui passent, les uns se parlent entre eux, d’autres ne disent rien.

- Voilà un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Voilà pourtant ce que nous sommes. »

Extrait de La République (Livre VII).

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

La Caverne.

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